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Tome troisième. G - L.
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E c *tte ifle. Son nom moderne est Olìvtrì ; eî'ie íeprend du bourg d’Oliveri, qui est à son embouchure.

• 3 * HELICON , montagne de .Gréce , dans la Béo-„ !e> a rentrée Egaux confins c\e la Ph. cicle. Elle étoìt^onlacrée aux Muses. Elle est remarquable , dit Paufa-d aS ’ 1 " ^ ’ P ar H bonté à terroir , Sc par la quantité^ es arbres. Strabon , 8, lui donne beaucoup d’éten-

la 6 • s ^ ^ngueur ; car elle touche à la Phocide par

a E artle septentrionale de cette province , & en partiee 0 j 1 ^ c puchant, & avance jusqu’au portMycos, quit e dernier de la Phocide. Ilájoûteque fur cette mon»tamed’tf avoit un temple dédié aux Muses ; la fon-des - » ,,Rfl°-êrene., Sc la grotte des Nymphes Liberhri-il y " 3 ^8srd de la grotte , elle n’étoit pas unique ;n 0m en p av °rt en d’autres lieux qui portoient le mêmeq u I Lette montagne est devenue fameuse par FhonneurVrage^ P °^ Ies ^ ont àit de la célébrer dans leurs ou»

nvà" ' K?y a & di Gríct » *• L, /. 47 , dit qu’onlagnon A pre(entemer >t Zagara, Wheler, son compa-t de v °yage , s’étend davantage fur cette matière,Ce î l 9 - Les Turcs, dit-il, appellent aujourd’huilièvre” 10 ™ 3 *’' 16 Zagara à cause de la grande quantité detre a,K;^ Ul s , y en gendrent, quoiqu il y ait beaucoup d’au-tion deV u tout de sangliers St de cerfs. La descnp-tavníi fiinn , on prouve indubitablement que cetternon-rf J 1 Hélicon ; C ar elle étoit, selon lui, fur le golfereo E?" ou de Corinthe , bordant la Phocide , qu’elleque f u 11 oord , inclinant un peu à l’ouest. II ajoûtela PK CS "?tues croupes pendoient fur le dernier port defort ° C - ? d’où il s’appelloit Mycus. Elle n’étoit pas

t ei e .' 0l gnée Hu Parnasté, Sc ne lui cédois ni en hau-t lr ni en étendue : enfin c’étoient toutes deux des mon-de rochers , Sc leur croupe étoit toujours cou-ìi/m 6 nei § e - Le mont Hélicon étoit autrefois consacréx Mufe s par les Thraces , Sc ce fut le pays natal dul^e Hésiode. Voyez Ascra. Je ne trouve rien en ceni les monumens d’Orphée ou des Muses, ni ceuxs Hésiode, que Pausanias dit y avoir vus de son tems ;*7 Pour ce qui est de la fontaine d’Hippocrene, elle étoitalors gelée. Ayant avancé ure lieue Sc demie vers le^jatit jusqu’aux neiges , il fallut m’arrêter & me contenterue descendre de cheval , & de tâcher de grimper furquelque rocher plus haut d’où je pusse découvrir le paysde dessous & le haut des montagnes ; eníorte que l'es-pace qui y étoit renfermé me parut comme un lac glacéÒC couvert de neiges. Mon guide me dit qu’en été ony voit une belle vallée couverte de verdure Sc de fleurs,avec une belle fontaine au milieu. Je me trouvai disposea croire que c’étoìf là qu’étoit-la fontaine d’Hippocrene,^ le bois délicieux des Mules.

- HELíí , ancien peuple dont parle Céfaire, frets dem.Ojegoire deNazianze, dans les Dialogues. Ortélius,

hefaur. dit qu’on ne fait rien du pays où vivoit cettenation.

T HEUMNA, village dont il est parlé dans la Vie áeSc pç us ’ écrite par Théodoret. U étoit dans la Syrie,t_rc U , t 'd , i re aux environs de la ville de Cyr.îioile p , H»í 5 .j,î, ville de FEspagne Tarrago-tion >ybe, /.n». 889, Sc Appien, en fontmen-de Tit ^ Xylander croient que c’est la Silpia

G ro e l "ve. Voyez ce mot. L’éditson de Polybe pari. TJrî\^ Cr ' t ce riom fans aspiration ElinGA.ville d 1 *r*- , ‘OPOLlS, ville du soleil. C’est une ancienneétoìt; » a Celefyrie, selon Ptolomee, /. j •> c - D- ElleAbila. j| re le Liban Sc l’Anti-Liban , entre Laodicée Scvenu ' f y av °ù un temple consacré au soleil d’où lui estfiques rpfl n ° tr >. On y voit encore à présent de magni-c’efl Cg es .de ce temple. Je crois , dit D. Calmer, queen difa n . e ville que le prophète Amos a voulu marquer,de l’j,i . ’ c * i, v. 5 : l’exterminerai les habitans du campde Bgv e ' L’hébreu porte : J’exrerminerai les habitansle nom 1 TH ‘ AVEN ou de la vallée d’miquité. 11 donneNoient ft 6 av en à la ville que les payens nom-

jourd’h tíE n KA TH-BAAL, Sc que l’on nomme encore au-Baalbech , la vallée de Bad. Maundrell,

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^PPnse 0 ^ a H e d àp à Jérusalem , p. 127, dit : on^ soldì/ Ue - a ^ 1 ancienne Helìopolis ou la villeir abe n ?’ vEntable signification de ce mot là : le nomHus anrip 6 P»"e ^ourd'hui, & qui est peut-être sonn 3 peut signifier la même chose ; car quoique

HEL 321

Bdal signifie soutes ìes idoles en général , de quelquesexe ou'condition quelles puissent être, on l’attribue sou-vent au soleil, idole souveraine de ce pays* Voyez Bal-=LLG.

2. HELIOPOLIS ou la ville du soleils ville ancienned’Egypte. II en est parlé dans la Genefe, c. 41 , v. 45 ,où elle est nommée ON dans le texte hébreu, Sc Helio~polis dans la Vulgate. II est dit que Pharaon , roi d’E-gypte , fit épousera Joseph, Azaneth, fille de Putiphar %prêtre d’Heliopolis. Quoiqu’il y ait eu plus d’une ville de cernom en Egypte, comme nous dirons ci-après , celleectest reconnoissable par fes temples Sc par les grandes mai»ions de ses prêtres qu’on y voyoit encore du tems deStrabon , quoiqu’elie fût abandonnée. Ces lieux, dit-il „L 17, p. 805 , approchent du sommet du Delta : c’est làqu’est Bubaste Sc fa préfecture , au-dessus de laquelle estla contrée (ou le nome) d’Helíopolis où se voit la villedu soleil , située fur une grande digue. Ií y a un templeconsacré au soleil, Sc dans un certain enclos on nourritle bœufMnevis que les habitans d’Heliopolis honorentcomme un dieu, de même qu’Apis est adoré par les ha«bitans de Memphis : devant la digue est un grand lacoù se déchargent les fossés voisins ; la ville est présente-ment déserte, Sc il y a un temple très-ancien, bâti à lamaniéré d’Egypte, Sc qui conserve des marques de la fu-reur Sc de l’impiété de Cambyse. Ce prince ravagea par-tie par le feu, partie par le fer, les temples Scies obélis-ques. Strabon décrit ensuite la forme des temples d’E-gypte : à I’entrée du temple, est une cour pavée de lalargeur d’un arpent , Sc de la longueur de trois ou dequatre ou même davantage. Ce lieu 5'appelle Drotnos yen grec, mot qui veut dire la course. Callimaque dit ;

d S'çífim lí(ji «toí KvxÇiJbtt

Cette course est consacrée à Anubis.

Le long de cet espace , des deux côtés de la largeur, sontposés des Sphinx de pierre, à vingt coudées, Sc 'mêmeplus, de distance l’un de l’autre. Après les Sphinx sontplusieurs vestibules de fuite, dont le nombre n’est pointfixé ; il y en a plus ou moins, à proportion de la lon-gueur 8c de la largeur des dromts ou courses. Après lesvestibules, est le temple qui est petit ; mais il a un grandparvis. II n’y a aucune figure ; ou, s’il y en a, ce n’estpoint celle d un homme , mais de quelque bête. Desdeux côtés du parvis s’étendent les ailes, (piïç£). Cesont deux murs aussi hauts que le temple. D’abord leurdistance est un peu plus grande que toute la largeur dutemple ; mais ils se rapprochent l’un de l’autre jusqu’àcinquante ou soixante coudées. Ces murailles font plei-nes de grandes figures sculptées pareilles aux ouvragesdes T oscans ou des anciens Grecs. 11 y a aussi un bâti-ment sacré, soutenu fur un grand nombre de colomnes,comme à Memphis , d’une fabrique dans le goût bar-bare ; les colomnes font grandes Sc disposées en plu-sieurs rangs; il n’y a ni peinture, ni grâce, c’est un amasde pierres.

Nous vîmes dans cette ville, continue Strabon, degrandes maisons où logeaient les prêtres ; car on dit quec’étoit la demeure des prêtres qui s’appliquoient à la phi-losophie Sc à l’astronomie ; mais ce genre de vie ÔC cesétudes n’y sont plus en usage. II y avoir seulement deshommes dont l’emploi étoit de diriger les sacrifices, Scd’en apprendre ìes cérémonies aux étrangers. Le géné-ral aElius Gailus, partant d Alexandrie, Sc remontant leNil, avoir à fa fuite un homme appellé Cheremon quifaisoit profession de cette science. Mais son ignorancejointe à beaucoup d’orgueil le faisoit mépriser., O11 nousfit voir aussi des maisons des prêtres 8C des appartemensoù Eudoxe 8c Platon avoient logé ; car ils étosent ve-nus ensemble dans cette ville, Sc avoient vécu l’un &l’autre, treize ans avec les prêtres. Ce qui fuit dansStrabon , ne regarde que les études des prêtres.Diodore de Sicile , /. 5 , c. 56 , raconte l’origine decette ville , fur la tradition des Grecs. H sepposedonc , comme une vérité , qu’au commencementdu monde , l’ifle de Rhodes , étant couverte d uneboue molle Sc détrempée , le soleil la sécha Sc la,rendit féconde , Sc qu il s’en forma sept hommes éga-lement Aborigines, qui furent nommés les Helia -

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