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Tome troisième. G - L.
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liades , du nom du soleil, qu ils reconnoîffent pour fau-teur de leur naissance. Leurs noms étoient O chim , Cer-caphe , Macar , Aclis , Tenages , Triopas , & CandaU.Ils s’appliquerent tous à Tastronomie , cultivèrent la na-vigation , & déterminèrent le cours des heures. Tena-ges avoit plus d’efprit que les autres ; par jalousie, ils letuerent ; le meurtre fut reconnu, Sc ils furent réduitsà prendre la fuite. Actis le quatrième, (pour ne parlerque de celui-là, ) s’en alla en Egypte , Sc y fonda laville qu’il nomma La ville du soleil , en l’honneur deson pere. Cet historien suppose ensuite qu’un délugeayant fait périr dans la Gréce la plupart des hommes Sctous les monumens des sciences, les Egyptiens qui lesavoient conservées,profitèrent de l’ignorance où les Grecstomberent, Sc se firent honneur d’une invention quine leur appartenoit pas. On voit dans ce récit, que j’aiabrégé, qu’il n’est fait que pour diminuer la honte queles Grecs avoient de devoir les sciences aux Egyptiensà qui ils tâchoient d'en enlever l’honneur.

Avec le tems , les Juifs eurent auísi un temple à He-liopolis ( a ) : Onias, fils d’Onias III, s’étant retiré enEgypte, Sc ayant gagné les bonnes grâces de PtoloméePhilometor Sc de Cleopatre sa femme, obtint permis-sion de bâtir un temple semblable ( b ) à celui de Jéru-salem , à l’uíàge des Juifs qui étoient en Egypte. Cetemple que l’on appella Onion , iubsista jusqu’au temsde Vespasien qui le fit fermer par Lupus ( c ), préfetd’Egypte.

Paulin, qui succéda quelque tems après à Lupus, fitôter tous les ornemens Sc toutes les richesses qui y étoient ;en fit fermer toutes les portes, Sc ne permit pas qu’ony fît aucun exercice de religion. * ( a ) D. Calma , Dict.(*>) Joseph. Antiq. 1 . 12 , c. 15 ; Sc 1 . 20 , c. 8. ( c ) DeBell. 1 . 7, c. 27.

Le P. Hardouin se trompe, ce me semble , dans lanote qu’il faite fur le mot Heliopolites , qui est le nom dunome ou de la province, dont elle étoit là capitale. 11dit que la ville d Heliopolis, où l’on croyois que le phé-nix portoit son nid, est attribuée par quelques-uns à l’E-gypte, Sc par quelque sautres à 1 " Arabie; de-là vient,pourfuit-il , Terreur d’Etienne qui a cru qu’il y avoitdeux villes de ce nom ; car, dit-il, elle étoit aux con-fins de l’Egypte Sc de TArabie , comme Pline nous ! ap-prend , /. 5 , c. 10. Cet auteur dit effectivement: Unumpreetereà intus , & Arabite conterminum claritaùs rnagnceSol'ts oppidum. Mais cela ne dit pas qu’il n’y eût qu’unefeule ville d’Egypte , nommée Heliopolis. Etienne araison d’en mettre deux. Ptolomée , /. 4, c. 5 , en metdeux aussi, Sc donne la position de Tune Sc de Tautre;Sc , ce qui est remarquable , elles étoient dans le mêmenome. II appelle la premiere qui est celle-ci la métro-pole du soleil ; il nomme Tautre Heliopolis.

'ha/# , c’est-à-dire, Longitude. Latitude.

du soleil, 62 d . 30' 30 d . 10'

’HAnb joáiç , Heliopolis, 62. 30. 29. 50.

La seconde étoit au midi de la premiere ; mais elle n’é-toit pas fur le Nil comme elle. Ptolomée,qui avoit passé unepartie de fa vie à Alexandrie en Egypte , est fort croyablefur ce chapitre. Le P. Hardouin nomme la premiere,qu’il croit unique, BELHESA ; 8c c’est, selon lui, lenom moderne. Antonin la nomme Heliu Sc la metà xxiv. m. p. de Memphis. Elle est aussi nomméeHeliu, ville épiscopale, dans la Notice deHierocèls.

3. HELIOPOLIS, ville d’Egypte, différente de lamétropole de même nom, quoique dans la même pro-vince. Voyez Tarticle précédent.

4. HELIOPOLIS , ville d’Arabie, au pays des Aro-mates , selon Etienne , qui avertit qu’elle étoit différentede celle d’Egypte. .11 y a trois partis à prendre. Le pre-mier est de dire, avec des savans critiques, qu’Etienne setrompe , Sc que c est la même qui étoit aux confins del’Egypte Sc de 1 Arabie ; le second qu’il y avoit effecti-vement une Ville du Soleil dans l’Arabie heureuse, Scque c’est peut-être la même qu Etienne nomme BBœsampsa qui étoit, dit-il, sur le golfe Arabique, versla mer Rouge, c’est~a*dire, vers la mer qui est hors dudétroit de Bab-El-Mandel. II avertit que ce nom signifieMaison du Soleil. Le troisième parti est enfin de" direque cette Ville du Soleil est aussi imaginaire que le bu~

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cher précieux que le phénix s’y construit pour s’y brûler*

5. HELIOPOLIS, ville de la Thrace, selon Etienne*

6. HELIOPOLIS , ancien nom de Corinthe qui ru

d’abord nommée ainsi, puis PAGUS, puis Ephy ra ^enfin Corinthe , selon le même Etienne. .

7. HELIOPOLIS, ville épiscopale d’Asie, dafl s , aGalatie , selon la Notice de Léon le Sage, Sc celle deHieroclès.

8. HELIOPOLIS. Voyez Soltwedel.

Corneille met une ville épiscopale de ce nôffl d al1

la Cilicie. Je ne trouve dans les anciennes Notices, ^trois villes épiscopales de ce nom ; Tune en Phéisi cie >ou dans la Céléiyrie ; Tautre en Egypte, Sc la troisieU 1 ®en Galatie. r

HELIOPOLITES Nomos ; nome ou province dgypte, à Torient du Nil, entre le nôme Aphroditop?'lite au nord ; la pointe de la mer Rouge Sc l’Arab 1 ^pétrée à Torient ; Sc le nôme Bubastide au midi. 1étoit traversé dans fa longueur par le canal de Trapu»qui communiquoit du Nil à la mer Rouge, par Hét°spolis Sc Babylone. Ces deux villes , Sc les deux H®. -liopolis sont les seules que Ptolomée, /. 4, c. 5 , y altnommées. ,

HELIOTRAPEZA, ’haí» vgs.m'Qt , c’est-à-dire, aTable du Soleil, en latin Mensa Sohs. Pomponius M e J îfl. 3 . c. 9, parlant de l’iste de Méroé Sc de TEthiopj®»décrit les singularités des peuples Macrobiens. II y a, d 1 ,il, chez eux un lieu toujours garni de viandes prêtes amanger ; & comme il est permis à quiconque le ve Hd’en manger selon son appétit, on le nomme ladu Soleil ; St ils disent qu’à mesure que Ton rnaiig®’ ^renaît d’une façon miraculeuse de nouvelles viandes. y 0 'lin, c. 30, edit. Salrnas dit la même chose. He r °dote, l. 3 , c. 18, dit plus simplement en parlant d®Macrobiens : au sauxbourg il y a une prairie charg®de viandes rôties de toutes sortes d’animaux à q i!al j spied* ; toutes les nuits chaque magistrat a soin de 1faire servir ; St dès qu'il est jour, il est percnis à toutmonde de venir prendre fa nourriture. Pauíanias, /•c. t} ; & /.6, c. 26, parle aussi de cette Table du So' el s

HELIOTROPIUM, lieu de Gréce , dans le v p ,nage de Thèbes. Ortélius en fait une ville ; mais P<Tlybe , qu’il cite, l. 5 , p. 600, ne dit pas que c’en Wune : il dit lèuleinent que Philippe aprocha (on caiwde la ville de Thèbes ; qu’il partagea son armée en trois»St íè saisit des environs ; qu’une partie se posta alitezde ScOPiUM , une autour d’HELiOTROPiuM , Scla troisième se plaça sur la colline qui commande la Y 1Scopium Sc Heliotropium étoient tout au plus des i 311bourgs de Thèbes. ,

HÉLIS, ou Elis : Ortélius a cru, qu 'Elim ovj*s.lim qui est indéclinable, é, ,nt à l’accusatif, faisoit ^ou Elis au nominatif ; c’est pourquoi il nomme de ^dernier nom le lieu où Moïle trouva douze fonts 111Voyez Elim

HELISSEN , ou Hayleshem , abbaye d’hom 111 ^’ordre de Prémontré, dans le Brabant, à deux lieue 5Tillemont, fur les limites des diocèses de Namur &Liège.

HELÏSSON. Voyez Elissvs 2 Sc 4.

HELIU, ou f -

HELIUPOLIS, ou Helius. Voyez Heli oPfkj*

HELIU, ou Solis Delubrum , ou Lucus , c . edire le Temple, ou l e Bois du Soleil , ( iç,) ^Jjtle Pont-Euxin, où Diodore de Sicile, /. 4, c-tf’fesque se cacha Medée, lorsqu’elle fuyoit la colère ^ e ij e uparens; le mot dont se sert Thistorien, veut dire u" 1sacré , comme un temple, ou un bois dédié à tííievinité. ' , e l-

HELIUM: Pline I.4, c. if, après avoir nornt 11 ® jgques peuples, a joute ces mots : ils sont situés ® nbras du Rhin, surnommé Hélium , Sc celui de ce jj t ,jl,fleuve qui est appellé Flevum : on appelle ainsi 1 ^ j, 0 rdles embouchures par lesquelles le Rhin le jette eírdans le lac, Sc au couchant dans la Meuse, y ca n2Ítre deux une embouchure qui conserve un p- fl jy e sH'qui garda son nom. Ce paffage est aisé à exphq-’®L ^ estbouchure nommée Flevum , qui se jette dans les ^ ^le bras du Rhin qui tombe dans la Zuider-Zee, ^ aa absorbé ces lacs ; ce petit canal du rrnheu q iU EUtrecht Sc à Leyden, mais son embouchure a e