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sphère,qui est opposé, s’appelle ¥ hémisphère méridional.De l’Ifle a publié deux bonnes cartes qui représententles deux hémisphères dans le sens que nous lui donnonsici. Rien n’empêche que l’on ne se serve du mot hé-misphère , pour signifier un globe coupé autrement ,pourvu que la section passe par le centre. Par exemple ,on peut le couper de façon que le centre sera Tolede,ou Paris, ou Stockholm, ou toute autre ville que l’onveut, ce n’en fera pas moins un hémisphère, à parlerà la rigueur; mais alors il faut l’expliquer.
II est impossible de voir d’un seul coup d’œil plus dela moitié d’un globe ; c’est ce qui a obligé les géogra-phes de partager les mappemondes en deux côtés quifont deux vrais hémisphères : les deux pôles n’y fontpas au centre , mais aux extrémités supérieures & infé-rieures des deux cercles.
HEMMETHAL, O') petit bailliage de Suisse, aucanton deSchaffhouse. Etat ÇyDel. de laSuijse , t.^,p<)-j.
HEMODES : dans sédition de Pomponius Mêla parOlivarius, on lit, p. ioi : Septem Hemodes contra Ger-maniam projeche in illo Jitiu qnem Codanum diximus ;ce qui signifie que vis-a-vis de la Germanie, dans legolfe Codanus, ( c’est-à-dire á l’entrée de la mer Balti-que , ) il y a sept ifles nommées Hemodes. Cela s’ac-corde assez bien avec l’état présent des isles du Dane-marck , qui, fans parler de quelques-unes moins impor-tantes , font au nombre de sept, savoir Seeland , Fu-nen, Langelandt , Muen , Faljler , Laland & Femeren;& cependant cette convenance n’a pu assurer à ce pas-sage l’honneur d’être conservé dans les nouvelles édi-tions. L’édition de Gronovius change ainsi les parolesde Mêla, 1 . 3 , c. 6. Septem JEmodce. Contra Germa-niam veÉce in illo Jinu quem Codanum diximus , sex.En premier lieu, les jEmodes ou Hemodes ne font plusles ifles du golfe, mais d’autres ifles au nombre de sept,en quelqu’autre lieu qu elles soient. Secondement, el-les font différentes de six autres ifles qui font dans cegolfe ; & Gronovius conjecture que ce mot sex a étéoublié par les copistes , parce que la periode finissantpar diximus , & la suivante par ces' mots ex iis , lemot sex a paru une répétition inutile de celuiqui dic-toit a des gens qui n’entendoient pas ce qu’ils écrivoient.Ce mot vecla , qui avoit paru si étrange à Olivarius &à d’autres critiques qui l’avoient changé en proveclœ , quisignifie la même chose, a engagé Isaac Voisins à le chan-ger en Vecta, qu’il prend pour l’isie de Wight ; & il faitfaire une double faute à Mêla, savoir que l’ifle de Wightest à l’opposite de la Germanie, qu’elle est dans legolfe Codanus. Si l’on détache ainsi les Hemodes oujE modes de ce golfe, on ne peut plus savoir en quelendroit Mêla a voulu les mettre. Voyez ìEmodes.
HEMODUS. Voyez Emodus.
HÊMONÁ, ancienne ville de la Palestine, dans latribu de Benjamin. * Josuè, c. 18, v. 24.
HEMOPSONESTIA : au lieu de ce mot qu’on liten quelques éditions de Procope , JEdisc. 1. 5 , c. 5 , ilfaut lire Mopsuestia. Voyez Mopsueste,
HEMS. Voyez Emese.
HEMUATvE, ancien peuple de l’Arabie heureuse,selon Pline , l. 6 , c. 18.
HENADDA, lieu de la Palestine : les Septante lenomment Anna. * Jofus c. 19,
HÈNAIM. Voyez Enaïm.
HENAN., Voyez Enam.
HENARÈS, ( l’ ) riviere d'Espagne; elle fa sourcedans la vieille Castille, au-dessus de Siguenza qu’elle ar-rose ; d’où, coulant dans la nouvelle Castille 61 au paysd’AIcaria par Hita ôt Guadalajara, St à AI cala, elle sejette un peu après dans leXarama à Mejorada, à quatrejieues au-deslùs de Tolede, après avoir reçu dans soncours les petites rivières de Hornova, Canamarès, Sa-lade, Duke, Torete, Sorbe Sf Vadiel. * Baudrand ,éd. 1705.
JíEND u Send , St Hind ve Sind ; c’est ce que
nous appelions d’un mot général les Indes orientales ,qui' font partagées par les Orientaux en ces deux dif-férons noms HEND ScSend. Le pays de H end est lo-fent de celui de Send. Le golfe de Perse est à son cou-rbant ; l’ecean Indien, à son midi ; à l’orient, de fort grandsdéserts qui le séparent de la Chine; au septentrion, lepays des Azac, ouTartares. II paroît par cette position,
que le Send est seulement ce qui s’étend de-çà & de-sele long du fleuve Indus, particulièrement vers ses em-bouchures. * D’Herbelot , Biblioth. orient. .
Tout le pays de Hend St de Send pris ensemble, *«divise en trois parties. La première s’appelle Giufô r & >nous l’appellons Gu^erate ou Decan : elle confine ave írle pays de Gaznen, de Multan St de Makhran, estla plus occidentale. La seconde porte le nom de Msnibar , que nous appelions le Malabar : elle est à 1 o*rient St au midi du Guzerate , St on l’appelle encorçBeladalsulsus le pays du poivre , parce qu’il y vient enabondance : l’arbre qui --le porte, s’attache aux autresScies embrasse comme le- lierre. La troisième partie.St la plus orientale, s’appelle Mabar , ou Mebar , motqui signifie en Arabe le trajet St le paffage , à cause <se6l’on passe de cette partie des Indes à la Chine : elseest toute entiere au-delà du golfe de Bengale, St a po>stcapitale la grande ville deCANACOR, ou CANCANOR*C’est-là que l’empereur ou le plus grand roi des IndeSfait son séjour, selon sauteur du Messahet alârdh, qui c**une Géographie Persienne. Le titre des rois de cepays est Birdaoval , dit le même auteur qui vivoit avantque les successeurs de Tamerlan se fustènt rendus mai'tres de la plus grande partie des Indes. Ebn - Alvaru*écrit dans la première partie de fa Géographie Arabrqu*,que le pays de Hend s’étend depuis le Send, St le Ma>ran, jusqu’à la ville deKanoge, de l’occident à f orient,qui est un espace d’environ trois mois de chemin P 3 ^terre , St que depuis Kanoge , en tirant de l’orient ve f $le septentrion, on va jusqu’au Tonbut ou Tebet, e °quatre mois de chemin , à journées de caravane.même géographe dit que les rois des Indes portent 1 enom de Raian. Nous les appelions Ragias (oujas ; ) mais le plus puissant , 8t l’empereur de totf*s’appelle Belhar. 11 marque, entre les principales viH**de ce pays, Kanbaïat, c’est Cambaya, Souménat, Masssoura, ou Mahourat, St Canoge ou Kénnauge. II dit au* 11que les ifles principales de la mer Indienne sont Camerohqui est le cap de Comorin ; car les ifles St les presqu'îlechez les Orientaux s’appellent du même nom, SiseSili ; Giamcout, Serandib qui est Zeilan ; Lameri, K- 3 **ou Kalé, qui est peut-être Calecut, St Meherage.
Hend St Send , ou les Indes, font séparées de seChine, selon les auteurs Orientaux, par le cap de Co-morin ; car les anciens donnoient le nom de Sf eílarabe , St de Thcin en persien, aux pays de Ssem>dePegu, duTunquinSt de la Cochinchine. LesOriePtaux ont quelquefois compris l’Ethiopie sous le nesejdes Indes , St les Persans nomment encore aujourd Mun Ethiopien Siah Hindou , ou Hindi , un Indien flO 1 'Leurs histoires portent que les Indiens demanderent d eévêques à Simon le Syrien, patriarche Jacobite d’Ase? 3 ^drie. II ne faut point douter que ces Indiens ne so'^les Abiífins ; car nos histoires gréques St latines P° r ^tent que S. Frumentius qui passa en Ethiopie , set ^voyé par S. Athanase aux Indiens. Une partie des »,des fut rendue tributaire aux Arabes, fous le regt> e - sValid, sixième Khalife de la race desOmmiades; ^elles ne furent subjuguées entièrement que par Mahifl° u ^fils de Sebekteghin, lequel y pénétra bien avant,moins jusqu’au Gange, ce que n’avoit fait encore f\cun prince étranger, depuis Alexandre le Grand; c 0 ;ce qui fait qu’Ebn Amid n’appelle jamais Mahmoud .de Gaznah , ou Sultan de Gaznin , mais roi de 3 udes. Khosrou Schah, dernier Sultan des Gaznevides, *° ^le royaume de Lahaver, ou Lahor. Les Orientas Apestent Bahar AL Hend la mer des Indes , -jjídonnent auffi le nom de Herkend. Scherif-Al'^ .écrit que cette mer s’étend depuis les côtes de se ,\ r éeprise, comme nous avons vu ci-dessus, jusqu’à 1 ^ ní \é
du golfe Arabique, ou mer Rouge. Les anciens ont docette même étendue a ce qu’ils appelloient g£
throeum , comme il paroît par le Periple d’Ar rie ^]sesy ont compris, auísi-hien que les Arabes, les de 11 * °Arabique & Persique. stq
HENDECAN, ville de Perse, dans la P r ° v „ puit*Fars, ou dans la Perse proprement dite. II y a p;hl. ot*qui exhale une vapeur pestilentielle. *D , Herbelot,o l ■
HENDMEND, MonRobertde VaugondyM*^ fled’Asie, dans la Perse. Elle a fa source dans les inontagriBalck, traverse le pays de Candahar, passe «e-ta a