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les Sanni ; car ils font encore très-guerriers 8í enne-mis irréconciliables de cette ville : ils habitent de^ lieuxtrès-forts, 8c n’ont point de roi. Ils ont autrefois payétribut aux Romains ; mais à présent ils s’adonnent au bri-gandage , ne payant rien à personne. 11 faudra pour-tant qu’ils le payent dans la fuite, ou nous les extermi-nerons. Ils touchent aux Machelons 6c aux Henio-ques, qui ont pour roi Anchiale. Ceux-ci ont pour voi-sins les Zydretes, soumis àPharasmane; 8c ces der-niers font voisins des Laziens, qui obéissent au roi Ma-Iassas. Ces Machelons d’Arrien font les mémes que lepeuple Matrones de Pline, 1 . 6 , c. 4, & les Zydretcedu Periple font les mêmes que Pline appelle Ampreutce.Ce dernier semble courtoise plusieurs peuples auxquelsle nom d 'Heniochi & commun ; car en premier lieu,il appelle unë nation Sanni-Heniochi, 6c nomme ensuiteun peuple simplement Heniochi. Voici le pasiage entier:Xn orâ ante Trapezunta flurnen Pyxites : ultra verò gensSannorum Heniochorum. Flumen Absarum, cum ca-Jlello , cognomine in faucibus, d Trape^unte CXL. M. P.Ejus loci à tergo montium Iberia ejl : in orâ vero He-niochi , Ampreuttz , Las, Voila donc les Heniochi biennettement distingués des Sanni Heniochi , peuple dontle nom est composé de deux, comme celui SArmeno-chalibes , de Celtiberi , 8c autres. Le fleuve Ampfarusles féparoit. C’étoient fans doute de ces Henoques dontles montagnes voisines prenoient le nom d’HENOCHiiMontes. Pline, /. 6 , c. 9, qui dit que le Cyrus y prendfa source, nous apprend qu’on les nommoit auiïì Co-RAXICI MONTES. C’est apparemment où il faut placer?e pays nommé Henochia Regio par Etienne le Géo-graphe.
r. HENIOCHI : outre les peuples dont nous venonsde parler, il y avoit encore un autre peuple de mêmenom, à l’orient de la mer Caspienne, vers l’Oxus 8c laBactriane, selon Pline, 1.6, c. 16.
HENIOCHIA Regio ôe
HENOCHII Montes. Voyez Heniochi r.
1. HENLEY, petite ville d’Angleterre, au comtéd’Oxford , fur la Tamise, entre la ville d’Oxford 5 c cellede Windsor, à quatre ou cinq lieues de l’une & de l’autre.Ce lieu se distingue par son commerce de grains germésdont on fait de la biere. On croit que cette ville estl’ancienne Calleva.
2. IIEMLEY, bourg d’Angleterre, dans la provincede Warwick. On y tient marché public. Etat prés. dela G. Bret, t. 1.
HENNA. Voyez Enna.
HENNEBERG, château 6c comté d’Allemagne, en-tre la Thuringe, le landgraviat de Hesse , l’abbaye deFulde, 6c l’évêché de Wurtzbourg. Le château de Hen-neberg, qui donnoit ce nom au comté, étoit situé sûrune montagne , au-dessus d’un village de même nom ;mais il est ruiné. Le comté qui a été ensuite princi-pauté , a eu autrefois fes seigneurs particuliers ; mais leurfamille s’étant éteinte , les ducs de Saxe en recueilli-rent la succession en vertu d’un accord, 6c gouvernè-rent ce pays en commun par une administration établieà Meinungen , durant plus de soixante 6c dix ans ; aprèsquoi, ces biens furent partagés entre les diverses branchesde la maison de Saxe. * Cellarius, Geogr. nostr. temp.p. 247 &suiv.
Celle de Saxe-Naumbourg eut pour fa part ce qui estauprès de la forêt de Thuringe , savoir Schleujïngen ,autrefois résidence des comtes 8c des princes ; à présentil y a une école publique ; Sula , célébré par les armesque l’on y fabrique ; 6c Rundorf, forteresse avec unbailliage & le village de Benshus , qui a été autrefoisun bailliage.
Ce qui est auprès de la W erre , riviere , qui, aprèsavoir reçu la Fulde, prend le nom de Wefêr, savoirMeinungen , 8c la forteresse de Masfeld , avec quantitéde villages voisins , entre lesquels est Henneberg , aupied de la montagne où font les ruines du château demême nom. Themar, Wafungen, &c Breitungen, qui, àcause d’un monastère de filles, est surnommé Frouenbrei-tungen appartient a la famille de Gotha, depuis l’ex-tinction de celle d’Altenbourg, qui possédoit Meinungen ^Masfeld , 6C Themar ; 6c Meinungen fut la résidence deBernard, troisième fils d’Ernest, duc de Gotha, dont labranche en porte encore le nom ; ce grince avoit aussi
Sal{tingen , bourg important pour fes salines , situe íìila W erre, 6c censé autrefois entre les comtés Saxons,dans la Thuringe. . .
Les comtes 6c princes de Henneberg n’avoientville en Thuringe, au-delà de la forêt, qu 'Ilmenapfut dévolue aux ducs de Weimar, en vertu du traitepartage. Mais les mines d’argent que l’on y remit edétat, furent toujours possédées en commun. Cette m aïson eut aussi ce que possede celle d’Eifenach , qui en e .^une branche, savoir Zilbach, au-delà de la W erre, mai-son de chasse, avec les bois qui en dépendent, & d 311le même canton Nordheim , surnommé le Froid ; líaufNordheim, avec le château de Lichtenberg , qui est P reS
de-là ; 6c le bourg d ’Ojlheim , qui, quoiqu’enclavé dau s
la Franconie est de la Saxe. Le bailliage à'Eisckberg 0 ^de Fischbach , aux confins de la Hesse & de Fulde, net 1 'tra point dans le partage; 6c il est destiné à l’école d eSchleusingen. ,
II faut mettre aussi dans le comté de Henneberg Srfí aí _calde, qui est présentement du cercle de Franconie , *l’entrée de la forêt de Thuringe. Cette ville 6c son tes'ritoire, divisés en plusieurs bailliages , est au landgrave d eHesse-C assel.
HENNEBON, ville de France, en Bretagne, au d>0'cèfe de Vannes, à six lieues au nord-ouestd’Auray, fu sriviere de Blavet , à deux lieues au-dessus de ion embouchure. On divise cette ville en trois parties , savon»la ville neuve , la ville murée 6c la vieille ville. L’égh‘ ede Notre-Dame du chef est paroissiale , 6c ornée dUdassez beau clocher de pierre. On trouve dans cette vm ede riches marchands, 6c des gens de condition, de tres'bonne compagnie. Près de Hennebon est la Joie, abba^de filles , ordre de Cîteaux, fondée par Blanche de N 3 'varre, femme de Jean I, duc de Bretagne , l’an iz 5 0 ** Piganiol de la Force, Description de la France, f- Í*p. 148 6c 235.
HENNENBERG, ancien nom de la montagne d’ E ngelberg , en Suisse , auprès du monastère d’EngelberAJ’ai parlé de ce monastère au motENGELBERG; mais vo>edes particularités qui regardent la vallée 6c la inoritag 0 ®de même nom. C’est le docte Scheuchzer, Iter Af 1 ! 1 ’anno 1702, qui les a fournies à fauteur de l’Etat & de*Délices de la Suisse, t. 2, ^.457. La vallée d’Engelbersest située dans la partie méridionale du canton d’ApP® 1 }zel, 8c plus haute de sept cents pieds que la vallée d Cri*Elle est de toutes parts environnée de montagnes convertes d’une neige 6c d’une glace perpétuelle ; il y f° u .continuellement un vent des plus froids8c des plus âpre 5 ’ce qui a donné lieu au proverbe » que dans la vdBd’Engelberg , l'hyver dure treize mois ; le rejle du test 1 **s'ily en a, ejì réservé pour U été. Au fud-est du moùasi er ?on voit la montagne de Tittlisberg, dont le sommettoujours couvert de neige 8c de glace. II y en aprétendent que c’est la montagne la plus haute de td 1la Suisse. Du même côté se voit aussi le mont Engelbf 1 ^ou la montagne des anges , ainsi nommée , parce d 11 ? £assure qu’il y a eu une apparition d’anges , lorsqu’^ _question de fonder le monastère. Cette montagne s . a ^ tpelloit autrefois le Hennenberg , 8c son sommet r etieencore le nom de Hanen.
HENNON. Voyez Gehennon.
HENNIN-Bossut ; c’est le même que Bofjut , etre Condé 6c Saint-Guillain , fur la Haisne. . ...
HENNIN-LiETARD , Henniacum-Lietardi , r .tense monafierium , abbaye régulière en France, d e . 0 .dre de S. Augustin , dans un bourg de l’Artois, a«cèfe 6c à trois lieues au nord-est d’Arras , à deux 3 ^de Lens , fondée l’an 1040. Le bourg fut érigé en ce 111en 1*179 , en faveur de la maison de BournonvíHf',HENNUIN, fort de France, dans la Flandre, 3 tr glieues de Gravelines , fur les confins de l’Artois, e . e<Bourbourg 6c Ardres. La France l’a laissé tomber en rU*Baudr. éd. 1705.
, HENOTICTONTI, ’EmtimW. Tzetzèsainsi une forte d’homme monstrueux , au rapport dlius, Tkesaur.
HENQUISE, montagne d’Afrique, au roy 31110 i ietMaroc, dans la province de Sus, 8c l’une des brafl '■ gdu mont Atlas. La ville de Messa est au pied de ^montagne, qui a, du levant au couchant, douze lieues. ^habitans font plus braves que ceux de Héa, parce 9