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Tome troisième. G - L.
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HEP

l’article AD SËPTEM FRATRES, qui est le nom latin.

HEPTAGONIAS, lieu du Peloponnèse, dans la La-eonie, près de Lacédémone, selon Tite-Live, L 35.

HEPTANESIA, iste de l’Inde, en-deçà du Gange,selonPtolomée, /. 7, c. 1. En réduisant ridée qu’il avoitde la presqu’isle d’en-deqà le Gange, aux idées que nousen ont données les fréquentes navigations des moder-nes , il paroît qu’il a entendu par-là les istes voisines deGoa, quoiqu’il éloigne trop les siennes du continent.

HEPTANOMUS ou Heptanomia. Voyez Hep-

TAPOLIS.

HEPTAPAGUS , lieu ou champ d’Italie , au borddu Tibre. Denys d’Haìicarnaífe, L 2,’ en fait mention.

HEPTAPOLIS , ou les sept villes ., ou I’Hepta-POLE, contrée d’Egypte , selon Denys le Periégete,V. 251. Eustathe, son commentateur, nous apprend, en pre-mier lieu, quel’Heptapole fut nommée 'tArcadie, 6c qu’a-■vant l’empereur Arcadius on la nommoit Heptanome■6c HEPTANOMîE ; en second lieu, qu’il y avoit plusd’un sentiment sur les villes dont l’Heptapole étoitcomposée ; que quelques-uns entendoient par-là sept vil-les situées le long du Nil ; Memphis , Diospolis,Memnonie , la petite & la grande Cataracte, & Syene,qui toutes, selon lui, étoient sur la rive gauche de cefleuve, ôc Babylone qui étoit sur la rive droite. D'au-tres comptoient autrement les sept villes de l’Heptapole,savoir ;

IV dans la Thebaïde ,

Panopolis, Lycopolis ,

Antinoi Civitas , Hermopolis ^

III dans l’Arcadie.

Heraclée , Qxyryncus ,

Memphis.

Cette distinction de l’Arcadie, qui ne comprenoitquetrois villes de l’Heptapole , prouve que l’Heptapole 6cl’Arcadie en Egypte , ne désignoient pas le même pays.A examiner les vers dç Denys le Periégete, on voltqu’il fait trois parts de l’Egypte , savoir la Thebaïde :ceux , dit-il, qui habitent la fameuse ville de Thhbes ,cette ancienne cité qui a cent portes , où la jlatue deMemnon salue la naissante aurore par des sons harmo-nieux , l'Heptanome , c’est ce qu’il exprime par cesmots : & ceux qui occupent le milieu des terres où ejll’Heptapole ; 6c enfin la baffe Egypte, qu’il désigne ainsi :8c ceux qui vivent auprès de la mer jusqu’au lac Sirbop.On voit par-là que la premiere opinion, rapportée parEustathe, n’y convient point, puisqu elle va chercher unepartie de ses villes dans la Thebaïde , 6c tout au hautde l’Egypte, au lieu qu’il falloit se borner entre la The-baïde skie Delta. Ptolomée, l. 4, c. 5 , qui nommeprécisément l’Heptanome, dit que le pays situé au mididu grand Delta & de la basse Egypte est YHeptanomìde,dont le premier nome, au couchant du fleuve est Mem-phis ; le second est le nome d’ Heraclée , HERACLEOTESNOMOS , au couchant duquel est le nome d ’Arsnoé,ArsinoïTES NOMOS, 6c au levant celui d 'Aphrodito-polis , Aphroditopolites NOMOS; au couchant dufleuve est celui d 'Oyrinchos, Oxyrinchites NOMOS;ensuite celui de Cynon ou de Cynopolis , CynopolI-tes nomos ; à l’orient du fleuve, celui d’ Hermopolis ,LIermopolites nomos ; ôc enfui le nome à’Anti-noiipolis , Antinoïtes. Sous ces nomes on rangeoitles deux OASites. Ptolomée ajoûte que le pays qui estau midi de l’Heptanome, s’appelle la Thebaïde. A comp-ter pour rien les deux oasites, qui étoient annexés à d’au-tres nomes. Ptolomée nous donne ici huit nomes, aulieu de sept, qu’il faut pour répondre exactement aunom de ce pays. Mais cela peut venir de ce que le nom.ayant été donné à ce canton dans un tems qu’il ne ren-fermoit que sept nomes, avec le tems on y en joignit unautre; ôc nous allons voir que ce fut le nome Antinoïte,qui n’existoit pas du terris d Auguste , puisque la villed’Antirìoiis ne fut élevée que fous l’empire d’Adrien.Elle subsistoit bien auparavant fous le nom de Besa ;mais ce n’étoit qu’un simple lieu fans département, ounôme : elle ne devint célébré que par les honneurs qu’A-.drien rendit à Antinous, dont il lui donna le nom; ainsi

HER

elle fut ajoûtée , après coup, à l’Heptanome. Les cieuxoasites étoient au couchant des montagnes , Ôc iure11 -comptés auflì comme une annexe de l’Heptanome, fl 1 ' javant l’apothéose d’Antinous, renfermoit, selon xtolomée, sept villes capitales d’autant de nôme s 1 1voir ,

Villes ,

Memphis,

Heraclée,

Arsinoé,Aphroditopolis ,Oxyrinchos,

Gynon ou Cynopolis,Hermopolis.

Nomes.Memphites,Heracléotes,Arsinoites,Aphroditopolites ?Oxyrinchites,Cynopolites,Hermopo'lytes.

Ainsi dans les sept villes , que fournit la seconde opin'^strapportée par Eustathe, il faut retrancher Panopolis *rLycopolis, qui n’étoient point de l’Heptanome , 111315de la Thebaïde. Hermopolis, au contraire , qu’il dofl^à la Thebaïde n’en étoit pas , mais de l’Heptanome ; &YAntinoù polis , ou Antinoi civitas, n’étoit point du tei flSde Denys, qu’Eustathe expliquoit. Des deux sentim enîqu’il rapporte, il n’y en a aucun qui ne soit défectueuxAu reste, c’est dans l’Heptanome qu’il faut chercher ! eSprincipales merveilles de l’Egypte, comme les obehj'ques, les fameuses pyramides, le labyrinthe, le lac dMoëris, ôcc.

HEPTAPORUS , riviere d’Asie , dans la Troadeselon Homere, /. 12, v. 20, qui nomme de suitefleuves qui tombent du mont Ida dans la mer, sa' r ° lsJe Rhésus , YHeptaporus , le Carefus, le Rhodius ‘ eGranique , YAdjepe , le ScamaAdre ôc le Simoïs. Ph° edit que l’on ne trouvoit plus aucune trace des quat sepremiers. Ortélius a cru que c’étoit le même que le fleu veDraco, dont parle Procope, As dise. I. 5 , c. 2. I e 112■fais fur quoi il fonde fa conjecture.

HEPTAPYLOS, nom qu’a eu la ville deThèbes, eílBéotie. Voyez Thèbes. _ ,

Ce nom qui fignìfieseptportes, étoit plutôt une épith eteque le nom de cette ville. , f

HEPTA Udàta, c’est-à-dire les sept eaux , lieu d ,-talie, à quarante stades de Maruvium , c’est-à-di re 3cinq mille pas ; Cicéron, ad Auicum , /. 4, Epis- 1 fyappelle ce même lieu septem áqvje. Cluvier, y a 'ant. p. 683 , croit que c’est présentement le lac de Sam 1 ^Susanne, à l’orient de Rieti, au duché de Spolete ; m 3 'Holstenìus , Annotât, in CLuver. Ital. ant. p. 110, ajoUque pour trouver le nombre de sept, il faut y ajo utles autres lacs , tant grands que petits, qui sont à l’oriC 11 ’du côté de Terni, jusqu’à la Nera. Magin les mar c l liStrès-bien dans fa Carte.

HEQUESI, ancien peuple d’Espagne, dans le dép 3 Lternent de Bragues, selon Pline, /. 3 , c. 3 ; il est no' 11111jEquesilici , par corruption, dans quelques éditsofy'6c jEquesi dans une ancienne inscription de Grute rí

HERA : ce mot est le nom grec de la déeífeOutre les noms géographiques qué j’ai rapportés 3mot Junon, on peut ajouter ces deux-ci, tirés de r 3sanias. ,

1. HERA, lieu de l’Eolide, surnommé Mesate , P 3 f£qu’il étoit à moitié chemin , entre Erythrès &

1 selon Pausanias , l. 7, c. 5. Silburge a voulu chanf> e . r .■nom de Hera en Acra, qui veut dire un promoiit 01mais, comme Kuhnius l’observe très-bien , cement seroit une faute : il n’est point là questionpromontoire , mais d’une ifle déserte , entre Ery f stqui est du continent de l’Eolïe , 6c la ville de Lh 1 -située dans Piste de même qom. Pline, l. 4, c. í 2, ’ jctne la nomme que Mesate , dit que c’est une iffy ^sorte. Voyez Mesate. Ortélius en fait une v11 e » e {ll’Eolide , en quoi il se trompe. Sa conjecture, pt-peut-être YArgennum de Ptolomée, est fans sonde' 11 ^D’Erythrès à Chios^ il n’y avoit que la traverse 0 _troit ; quel besoin d’aller bien loin de-là cherch er '.soitmontoire Argennum , q U ï étoit au nord , & toUhors du détroit? . Tfíef 3

2. HERA. Ortélius. Thesaur. trouve une vill e m 3

en Arcadie, dans le livre de Pausanias. Je crois qpris Her^ea pour Hera. „

3. HERA, Pausanias, inEliacis, l. 6 ‘, 6> a0