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Tome troisième. G - L.
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4 6o IBÍ

par la Colchide. Voici les villes 8c les bourgs qu’il ymet.

Nubium ou Lubium , village, Sur a,

Aginna , Artanìsfa ,

Vasceda , Mesleta ,

Varica , Zalìjja,

& Armaclica.

L’Ibérie, dont nous parlons ici, est surnommée AJhi-tique , pour la distinguer de l’Espagne, qui est Tlbéried’Europe. Les éditeurs de Ptolomée sc sont étrangementégarés , quant à la marge du chapitre déja cité, ils ontajoûté cette remarque ridicule. Iberia. Eoa quondamPana dicta , poflea Spaniam vocal Plutarchus. Ce n’estpas que Plutarque ait jamais rien dit de pareil. Mais unautre Plutarque , qui s’appelle le. Géographe , parlant deBaçchus , dit qu’il astémbla une armée de Pans & de.Satyres, 6c qu’il subjugua les Indiens. II ajoute qu’ayantsoumis l’ibérie, il laiíïa Pan pour y commander; quecelui-ci lui donna son nom, 6c lappella Pania, d’ouest venu ensuite le nom de Spania. II est vifible quePlutarque parle ici de l Espagne ou Iberie Européenne ,& non point de Ylkérie Asiatique. Cette derniere estprésentement comprise dans la Géorgie.

IBERICUM MARE, ou IiJerum mare, nom latinde la mer d’Espagne.

IBERINGvE , I&a íyycu , ville de l’Inde , au-delà duGange , selon Ptolomée , /. 7, c. 2.

IBERIUM, nom latin d’ivRY.

1. IBERUS, nom latin de I’Ebre. Voyez ce mot.

2. IBERUS , petite riviere d’Espagne , dans la Béti-que. On l’appelle RlO Tinto. Voyez ce mot. Floriendel Campo, dit de Kio Tinto , qu’on le nommait autre-fois Iberus; 6c c’est de cette petite riviere qu’Ortélius en-tend ces vers de Festus Avienus, Ora marit,

Iberus inde manat amnis & locos ,

Fcecundat undâ. Plurimi ab ipso feruntDiclos Iberos ; non ab illo jLumineQuod inquietos Vascones prcelabitur .

Ce fleuve qui coule chez les Vascons est l’Ebre. N’endéplaise à Avienus : il a beau dire que c’est l’opiniondu plus grand nombre , que les Espagnols prenoientleur nom Iberi de cette petite riviere qui coule dansl’Andalousie : il ne le persuadera point à ceux qui fontusage de leur raison.

3. IBERUS , petite riviere dans l’ibérie Asiatique.Pline, /. 6, c. 10, dit qu’elle se perd dans le Cyrus.

IBERUS. Nonius dit, íur l’autorité de Caton, qu’uneriviere nommée ainsi, avoit fa source chez les Catina-tes ; mais ce dernier nom est inconnu d’ailleurs.

IBETTES , riviere de l’ifle de Sainos, selon Pline ,

y. 5, c. 31.

IBI, peuple des Indes. Diodore de Sicile , /. 17, rap-porte une ancienne tradition , selon laquelle ce peupletiroit son origine d’Hercule, qui 1 avoit laissé là aprèsla vaine tentative qu’il fit pour se rendre maure d’Aorne.Orose, /. 3, c. 19, le nomme SiBl ou Sybi. Justinl’appelle AsYBl, 6c Quinte-Curce SOBII, selon Orté-lius, qui croit que le nom Ibi est le vrai , 8c que l’jn’est entrée dans ce mot que par Terreur des copistes ,qui l’ont prise du mot précédent qu’elle finissoit, pourla mettre au commencement du mot suivant. On en aquantité d’exemples.

1 B 1 D 1 NGES , siège épiscopal dans l’Isaurie, dont ontrouve que Basilius étoit évêque. * Harduin. Collect.conc.

IBIONES ou Vibiones , ancien peuple de la Sar-matie , en Europe ; selon Ptolomée, l. 3, c. 5, ilsétoient entre les Nascï 6c l es Idrœ.

IBIRTHA, ville de 1 Arabie heureuse , selon Ptolo-mée, é. 6, c. 7. Elle étoit dans les terres.

IBIS. Voyez Oasis.

IBITTI. Voyez Vin

IBIU, lieu d’Egypte , entre Oxyrinchon Sc Hermu-polis , à trente mille pas de h premiere , Sc à vingt-quatre mille de la seconde. Ortéiius en fait une ville ;cen’étoit qu’une munfìon ou un gîte, comme le dit beau-coup mieux Surita. Platon , dans un de ses Dialogues ,fait dire à Socrate : J’ai ouï dire qu’auprès de Naucratis

, ICA .

d’Egypte, il y avoit un des anciens dieux à qin et0 'Consacré Toiseau/èis, Sc que ce génie s’appellóit Thmt^Surita croit que ce paflage regarde Ylbiu d’Anto lU1 >mais Platon ne parle que d’un dieu , Sc d’un o» eanommé Ibis ; il né dit point que le lieu portât ce no» 1 -IBLIODURUM, ancien lieu de la Gaule Bel-pq^’selon l'Itinéraire d’Antonin, fur la route de Durocortorum , qui est Reims, à Divodurum . qui est Met{ , e!a .Fines Sc Divodurum , à six milles de Tune, & à hu^de Tautre ; ainsi ce lieu doit être à huit milles de Metzallant à Verdun. On croit que c’est CoNFLANS en J arnisi. Voyez ce mot.

IBORA , ’!£(»££ , ville d'Asie, dans la Cappadoce *selon Porphyrogenete, cité par Ortéiius, Thés- On ^dans la Notice de Hierocles, entre les sept villes épi sC °pales de la province d’Hélénopont, Ibyra, ’iÇúep-IBORG, Iburg , petite ville d’Allemagne , aucejcle de Westphalie, dans Tévêché d’Osnabrug , à troi*lieues de la capitale. Les évêques d’Osnabrug y ontse uvent fait leur résidence ( a ). Cette ville fut prise ( b ) i 3 "1553, P ar Philippe Magnus, fils de Henri le Jeune, d u °de Brunswig , qui y fit un riche butin. ( a ) HubndiGeogr .p. 503. ( b ) Zeyler , "Westph. Topog. p- 5 d*Chytrcú Saxon. /. 18. ,

1 BOS , petite ville de France , dans la Bigorre, 3deux lieues au couchant, de la ville de Tarbes.

IBRAHIMLIC , lieu de Perse, à vingt-sept ^ eíie (de Bagdat, vers le.Ourdissait : il est remarquable P a ,le mausolée d’un Santon mort en odeur de saintsdans Popinion des Mahométans. C’est pour le nio 111une bourgade. * Hiíl. de Timur-Bec , 1 . 3, c. 30. ,

IBRICKAM , baronnie d’irlande, dans la province o ,Connaught. C’est une de celles qui composent le com tede Thomond. * Etat prés. de la Gr. Bret. t. 3. .

IBRIONES , ancien peuple d’entre les Germains, ^Ion Jornandes. Lichtenaw, Fréculphe , Paul le O lzC 'frlisent Briones , Olibriones & Labrones. Ortéiius, Ty ‘de qui j’emprunte cet article , croit que ce sontBreones , dont parle Cafliodore, Eariar. L 1, c. 11 ’& que Fortunat, de Vitâ D. Martini , /. 4, les non 1111Brei. Velser les met entre le Lech 6c l’Inn.

IBROS. Baudrand avoit dit dans son DictionnaOlatin , qs Iberia , petite ville de TEspagne Bétique , eprésentement un petit village de T Andalousie , cUst aI ]Jà peine d’une lieue de Baéça , 8c qu’on l’appelle p r fsentement Ibros. 11 cite pour garant Martin Ximen e ‘On lui fait dire dans le Dictionnaire françois, qui P° r ,jjson nom , qu ’ Ibros , s’appelle en latin Iberta , & <ï uest à une lieue de Barca , du côté du nord. Ce sont™paremment deux fautes des copistes.

IBS. Voyez Ybs 1 6c 2.

IBYLL A, ville de la Tartésie, où se trouvent des &nés d’or 6c d’argent, au rapport d’Etienne le Gé°ê {phe. On doute s’il ne faut pas lire Ilipa. eZ

IÇA, riviere de PAmérique méridionale. A 1PUTUMAYO. . Cg.

ICAMPENSES, ancien peuple de la MauritanieIon la Table de Peutinger, Segm. 1.

ICANONA. Voyez Ticanona.

ICANUM, 6c

ellée

ICANUS, riviere de Dyrrachium , ainsi app elcause d’une forteresse ou d’un château de même n° ‘ sselon Vibius Sequester, p. 52, edit. Hejfelii.exemplaires portent'Ifamnus Dirrachi ; d’autresnus. Les manuscrits nomment aussi différemmentteau Idano , Icano ÔC Isano. . Q^\'

ICAR, montagne de la Scythie , en Asie, yf 0 tt Sliste, qui semble la nommer aussi le Montaureus. .

1. ICARIA , 'sc-reso, selon Ptolomée , l- 3 ’ V ôíIcaros, selon Solin, l. 11 , p. 22, edit. Stt^ 1Etienne qui la nomme auíîi DoLlCHE, ^ jj,

LRIS , 6c Ichtioessa. Pline , l- 4 > ’ jqé-

dit de même ; 6c Ortéiius y ajoute' Apollodoreraclide 6c Athenée. Cette ille a pris son nomselon les poètes.

Icarus Icarias nomine fecit aquas.Pausanias, in Bœoticis , dit qu’avant la chute

a’Rare