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de se garantir de leurs embûches, & on ne les rencontrequ’avec grand danger. Proche de ce même gouverne-ment habitent les Aymures ou Guaymures , les pluscruels Sauvages de tout le pays : ils chassent les hommescomme nous chassons les bêtes sauvages , Sc les dévo-rent quand ils les ont pris : ils mangent auffi leurs pro-pres enfans ; Sc ouvrant le ventre des femmes grosses,ils en tirent le fruit, qui est pour eux un mets délicat.Ces Barbares avoient détruit presque entièrement, laville dos Ilhéos , & on avoit été obligé d’abandonnerles campagnes, quoique fort fertiles ; mais enfin on lesa vaincus en plusieurs combats. _ .
ILI, mot qui sert de terminaison à plusieurs noms deprovinces dans la langue Turque; par exemple, les Turcsappellent Rourn Ili , c’est à-dire pays des Romains , ceque les Romains ont nommé la Tkrace , Sc nous enavons fait le mot corrompu àe Romehe, Sc 'ils se ser-vent souvent de ce nom pour signifier Y Europe, commede celui d’Atiadolie, qui signifie proprement la Natolìe ,pour désigner l’Asie en général. Ainsi chez eu x,Arnaud-llì est f Albanie ; Magiar-Ili, la.Hongrie; Erder-Ili,la Transilvanie. Ils ont aussi une façon de parler pro-verbiale , dont ils se servent quand on leur demandedes nouvelles , & ils répondent à celui qui les interrogeBigler, Sagler, Iller Amanler , c’est-à-dire : les seigneursJe portent bien , & les provinces font en paix. Cela veutdire : il ny a rlen nouveau.
ILIBERI, ancienne ville d’Espagne. Voyez Elibe-
IlVcA. Voyez Elica.
ILIENSES , ancien peuple de l’iíle de Sardaigne.Pline, /. 3 , c. 7, les met entre les plus fameuses nationsde cette ifle. Poinponius Mêla, l. z, c. 7, dit que c’enétoit la plus ancienne. Paufanias, l. 10 , c. 17, dit aucontraire, qu’après le sac de Troye , une partie desTroyens qui fuìvoient Enée, étant emportés en Sardai-gne par les tempêtes , se mêla avec les Grecs qui s’yétoient établis auparavant. Ce sont les mêmes que lesIlienses de Sardaigne, dont parlent Pline, Mêla Sc Tite-Live, l. 40, c. 19 ; Sc l. 41, c. 10, & qui lorsque lesAfricains vinrent pour détruire les Grecs, se réfugièrentdans les montagnes de fille, où ils gardèrent ce nomd 'Ilienses , jusqu’au tems de Paufanias, qui les nommeTroyens TpSts : je doute s’il faut les confondre avec lesJolaenses de Strabon , comme le veut Hermolaiis.Voyez farticle JOLAENSES. Voyez aussi ÍLION &Troye.
ILING, ville de la Chine, dans la province de Hu-quang, au département de Kingcheu, sixième métro-pole de la province. . Elle est plus occidentale que Pé-kin, de 6 d. 50% par les 31 d. iz' de latitude. * AtlasSinenjls.
ILINGiE, ancien peuple de la Germanie, selon Pto-Iomée ,l-z,c. n. Peucer croit que ce font les Elysiensde Tacite. Ortélius trouve que la ville de Lxgnits nediffère pas beaucoup de ce nom , soit par le son du mot,soit par fa situation.
1. ILION , ville de Gréce, dans la Macédoine. Tite-Live, /. 31, c. 27, en parie comme dune petite placequi fut prise par les Romains, qui étoient sous les or-dres de L. Ampustius , lieutenant du consul P. Sulpi-cius. II ajoû e que le nom de ce lieu étoit beaucoup plusconnu, à cause d’une autre ville d’Asie , qu’à cause decelle-cì.
z. ILION , nom de f ancienne ville de Troye , dansf Asie mineure. Les Grecs ont écrit Ilion , Sc les LatinsJlium . Servius prétend que Troja étoit le nom de lacontrée, o c Ilium le nom de la ville. Cependant on s’estaccoutume a nommer Troja , la ville même ; Sc le nomde Troye est plus souvent employé que celui d’Ilion ,pour signifier l ancienne Troye. Les poètes s’ensont pour-tant servis. Virgile dit '.Ilium in Italiamportans, auCommencement de 1 Eneïde. Horace , qui a plus depenchant pour lès terminaisons grecques, dit, /. 3, od. 3 :
Ilion , Ilion ,fatalis ìnceflusque judexEt mulier peregrina vertit.
II est là question de 1 ancienne Troye, démolie par l’ar-mée d’Agamemnon. Voyez son article particulier aumotTroye.
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3. ILION ou Ilium, ville de f Asie mineure, disse-rente de la précédente, puisqu’il y avoit entre deurt undifférence de trente stades , selon Strabon, /• 1 3 > c ? ,à-dire de trois mille sept cents cinquante pas , d^que-les ont subsisté successivement. Pour ne parler icide cette derniere ville, f autre étoit détruite depuis longtems, Sc la nouvelle n’étoit encore qu’un village, 0étoit un temple de Minerve, lorsqu’Alexandre, nptcìe passage du Granique , s’y rendit pour sacrifier adéesse. La Chronologie met environ huit cents cinqu 30ans, entre la destruction de f ancienne Troye, &vée cl’Atexandre dans la Troade. Ce prince fit de ricncprésens à ce village, lui donna le titre de ville, & l aI *des ordres pour l’aggrandlt ; fer successeurs témoignerent de la dévotion pour ce lieu. Après fa mort Lyfimachus l’ainplifia Sc f environna d’un mur de quarantestades. Tite-Live, /. 3 5 , c. 43 , parlant du roi Antiocct^»dit : il débarqua & monta à lúum pour sacrifier à M 1nerve; & parlant, du général des Romains, /. yh c ‘ 9 \il dit : de-là il monta à Ilium , & ayant fait unfi ce à Minerve , il écouta favorablement les amban 3deurs d’Eléus, de Dardanus Sc de Rhoëtéus , qui 111Ê .toient leurs villes fous fa protection. Justin, parlantla même guerre d’Antiochus, /. 31, c. 8, dit: les R°mains entrés en Asie, étant venus à Ilium , ce neque félicitations mutuelles entr’eux & les habitans dlium. Cette ville n’avoit déja plus rien de f éclat fi 11 ,lui avoit donné Lysimachm. Strabon, l. 13, p. 5 ^ 4 ?dit expressément que quand les Romains passèrent ÊAsie, la nouvelle lliurn , qui fubsistoit de son tetf 15 *ressembloit plus à un village qu à une ville. II ajct 1que Démétrius lè Sceptien , dsoi; y avoir été,jeune, vers ce même teins , Scy avoir trouvé les ma’! 01 ,si délabrées , q réelles n’àvoient pas mêmè des toîtstuiles. Hégésianax , cité par Strabon, écrit que qtia'jles Gaulois passèrent en Asie , comme ils avoient besejd’une place forte, ils allerent à Ilium ; mais qu’-Bbandonnerent, parce qu’il n’y avoit point de murail‘ e .
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Elle fut pourtant remise en un meilleur état ; & fétoit fermée de nouveau, puisque Fimbria fut obhgG-.f assiéger , parce que les habitans refufoient de le la 1 "entrer : il la prit Sc la saccagea. Sylla qui défit Fimbf îconsola les habitans, Sc leiir fit du bien : leurs ass 3 ^allerent enfin de mieux en mieux jusqu’à ce que E 1 ,César, qui se regardoit comme un des descendans d’E n ® ’s’affectionna entièrement à eux, leur donna des â 3 "ff/la liberté, & f exemption des travaux publics. Tite-O^gl. 38, c. 39, rapporte que par le traité dë paix gLe roi Antiochus Sc les Romains, on avoit cédé R®!
Sc Gergithe aux habitans d’Ilium. Ce fut Jules " ^ Jequi mit le comble aux bienfaits des Romáins 0l ? {te ssoupçonna même ; dit Suétone , d’avoir voulu ê j sRome pour s’y établir, Sc y transporter les richesse. Jf empire. Le Fevre Sc Dacier assurent que l’on e . u £[lRome la même frayeur sous f empire d’Auguste, fi 111 ’ c gqualité d’héritier de Jules-Céfar, auroit pu exécute^,,projet, & que ce fut pour feu détourner en ffl otverts, qu Horace composa f ode 3, /. 3 ;
Juflum & tenacem propofti virum , Sc c.
Cette ville subsista encore fous les empereurs »on le voit par les témoignages de Tacite, Annal;,c. 55 , & de Pline , /. 5, c. 30. On a des lTie 4 ur elefrappées au nom de ses habitans ; f une de Ma sC ' c£l (ereprésente Hector fur un char à deux chevaux, aV f c gclégende aimin ektopi ; d’autres de Comin°° e gjjjad’Antonin fils de Sévere, fur lesquelles la légc^“ e e(l amême ; mais le char est à quatre chevaux. Oencore à deux chevaux, frappées sous Severe ,tres fous Gordien. dis enf
C’est de cette ville d’Ilion que les voyag elir L 0 y £ "•avoir vu les ruines , & non pas de f ancienne ^ j a jsainsi c’est badiner que d’y chercher les débris e nde Priam, Sc autres antiquités qui ne fauroientcet endroit. p H 3r "
ILIONENSES , ancien peuple d'itslie. H LA-douin veut que de ce nom Sc de celui qui siuG 1 j e fies-
VINII, on n’en fasse qu’un , qui signifie un P » £ ost Jé«cendu des Troyens, établis à Layinium , vi