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Tome troisième. G - L.
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lexandre, le dernier monument de ses victoires. En-deçà vivoient les Oxydraqius , chez qui ce princecourut un extrême danger , pour avoir témérairementsauté fur le rempart de leur ville. Sangale , ville, ap-partenois aux Caîbéens , 6c fut rasée. Le peuple Molli,étoit puissant, 6l s’étendoit au bord de l’indus. Ontrouvoit le long de ce fleuve diverses nations, donton fait à peine les noms barbares. Sur le bord orientalde l’indus, au-dessus des iíles qu’il lorme à son embou-chure , étoit Alexandrie ; & dans une de ces iíles, laville de Patale. Sur la côte de la mer en-deçà del’indus, étoient les Orites 6c les Arabitns , nationsIndiennes , quoique mêlées avec les Gédrosiens &autres peuples qui étoient fous la domination des Perses.

Comme les Macédoniens n’allerent point le long desCÔ'es qui font au delà de l’Indus , les anciens ameursn’enont guère par'é : j’ai déja dit ailleurs que c'est à leupsconquêtes que les Grecs ont été redevables de la commis-Tance plus particulière qu’ils eurent de ces pays. Amenvante deux villes marchandes , Mìnnagora 6c Barygaxa.C’est en vain que j’ajoûterois ‘ici une lisse oblcure dequantité de peuples que Ptolomée place dans cette par-tie de l’Inde en-deçà du Gange ; j’ai eu foin de lesnommer en leur rang.

II. L’INDE, AU-DELA du Gange, a été encoremoins connue des anciens. Ptolomée qui en a le plusécrit, fait assez voir que l’on n’en favoit que peu dechoses de son tems, par les noms qu’il donne aux pays& aux habifans. II met au-delà du golfe du Gange,le pays d 1 argent , eniuite les Anthropophages,les Padéens , & les Lestes , ou les Voleurs.J’ai remarqué ailleurs, que ce mot Anthropophages n’estsouvent qu’un nom donné à une nation peu connue ,dont on ignore le véritable nom. 11 place ensuite laChersonÈse d’or où é’oit Tacola ,ville marchande,& le fleuve Chrysoana. C’est dans ce dernier pays quequelques géographes cherchent ,1e pays d’O P H i R.Voyez ce mot. Ptolomée borne l’Incle au-delà duGange par ce fleuve à l'occident, par la Scyth e 6cJa Serique au septentrion ; par le pays des Sìnes aulevant, 6c par l’Océan au midi.

DES AUTRES INDES.

I. De l’Inde en Afrique.

Voyez l’article Ethiopie de ce Dictionnoire, Sciesobservations de Freret , fur la Cyropédie. * Mém. deVAcadémie des belles■ lettres , t. 8 , p. 3 54 .

II. Des Indes deXénophon,vers la Colchide.

Xénophon, parlant dans son premier livre delaCyro-pedie, des préparatifs du roi d’Asiyrie , pour faire laguerre aux Médes , dit qu’il sollicita les rois de Lydie,de Phrygie , de 'Paphlag nie, &t celui des Indes , àjoindre leurs armes aux siennes contre Cyaxare , roides Médes ; ce dernier appella les Perses à son secours,qui lui envoyerent Cvrus à la tête d’une armée detrente mille hommes. A peine Cyrus fut-il dans la Mé-<îie, qu’il arriva à la cour de Cyaxare des ambafladeursdu roi des Indiens, chargés de s’informer du sujet dela guerre, & d’offrir le secours du roi, leur maître, àcelui des deux partis dont la cause feroit la plus juste.Cyrus, au nom de Cyaxare, offre de s'en rapporter auroi des Indes , ot accepte fa médiation. Pendant que cesambassadeurs vont à la cour d’Aflyrie , s acquitter deleur commission , Cyrus marche contre le roi d’Armé-nie , & 1 oblige de fe soumettre à Cyaxare, dont ilavoit toujours ete tributaire. 11 1 engage à distribuer lesterres incultes de es états aux Chaldéens, montagnardsféroces , que la-Itenlite de leur pays obligeoit de fairedes courses fur les terres de leurs voisins. Là, Cyrusapprend que ces Chaldeens accoutumés à la guerre,dont ils s’étoient fait une profession , servoient sou-vent dans les troupes du roi des m des, prince richeen or, le même qui avoit envove c es ; mbassacìeurs enMédie. Cyrus instruit de ce détail, envoie aussi uneambassade à ce prince, sous prétexté de lui emprunterde l’argent , mais au fond, dans le dessein de lui ap-prendre ses nouveaux succès, & peut-être de négocier

une alliance avec lui. II propose aux Arméniens & ? ,v 'Chalybi-s de lui donner de. guides Sc des interptek ^pour accompagner ses ambassadeurs, St leur dec arque si ,e roi des Indes refuse ses offres , il ne gard- erplus de mesures avec lui ; les ambassadeurs de Cyn^partent avec des Arméniens 6c des Chalybes : c fp e 'jdant il marche contre le roi d’Assyrie; &c à la n»la campagne , c'est-à-dire quatre mois au plus apteleur départ, les ambassadeurs de Cyrus revien ìent ave^ceux du roi des Indiens, qui apportent de l’argent, cle traité conclu. Avant que cette nouvelle éclate, seambassadeurs des Indiens vont à la cour de Lydie examiner les préparatifs de Crœlùs , 6c reviennent, a vanf ouverture de la campagne, en rendre compte à Cyn' s *On avoit connu jusqu’à ce jour deux nations que seanciens ont nommées Indiens. Ceux de l’Inde orientaproprement dite , qui habitoient entre l’Indus &Gange, Ôc les peupses de l’Ethiopie , nommés quelss^®fois indiens t comme dans Virgile , en parlant du Nu*

Septcm discurrit in or a ,

Usque colorutis amnis devexus ab Indis .

II est clair que Xénophon ne parle ni des uns niautres, 6c q.i’il faut chercher les indiens dans le voisenage de i’Arménie 6c du pays des Chaldéens ou Estalybes. i° .Farce que ces derniers, voisins des Anrseniens Ô£ des Médes, servoient souvent clans l’arin e *du roi des Indiens. z° Farce qae c’est chez ces peup eîque Cyrus prend des guides 6c des interprètes pour aisedans 1 inde- 3 0 Farce que quitre mois au plus suffispour aller d’Arménie, dans l’Inde , y négocier un trajse»le conchre , 6 c en apporter la nouvelle en Médse’ce qui suppose que ces pays n’étoient pas fort éso 1 '’.gués. j ai vu des personnes qui croyoient que ces au 1bassadeurs de Cyrus avoient été dans l’Inde prop re 'ment dite , par le nord de la mer Caspienne , erItraversant l’Ibérie , le pays des Sauromates , les vaftf*plaines arrosés par la Ria , les Rhymnicus , le D» 1 *6 c les Jaxartes, 6c q fils étoient entrés danspar la Sogdiane & les montagnes ou le fleuve so“ uîprend là source. Mais outre que ce chemin est tr °^long , & que ces pays qui ne sont pas même fort p!j a 'ticabîes aujourd’hui , étoient habités alors par c .*nations barbares, par des Scythes féroces , ennesej,des Médes 6c des Persans , 6c qui eussent refuso,passage à leurs ambassadeurs , quelle apparence ss 11 ! 1prince éloigné de la Médie 6c de l’Assyrie , de p! U ffde huit cens lieues , menace ces princes de leurla guerre , s’ils refusent fa médiation ? C’est à-peu-P'jcomme si le roi de Perse offroit la sienne aux rois nSuéde 6c de Danemarck, 6c menaçoit de se déd a s econtre l’un d’entr’eux. Nous ne voyons rien dansl’Hiso’VLde Xénophon , qui le puisse faire soupçonner d’une tefaçon de raisonner. II faut donc supposer que ceSdiens sont des peuples connus sous un autre n 0ÍIÌ, ’ £í iacres avoir examiné la chose avec attention , j e n j eSvois point, dont la situation convienne mieux a ve . C nScirconstances du récit de Xénophon que les hab ltade Colchos 6c de l’Ibérie.

III. Indes dont parle Nepos.

Pline, ayant avancé que la terre que rtous hab^ 0 ^’est environnée de l’Océan qui coule tout à ^ es j!r° 00 sallègue en preuve, /. z , c. 67 , l’autorité de ^ep^qui. parlant du tour du monde par la mer du n° rCl » ^que Q. Metellus Celer , qui avoit été consol ave .Afranius, étant alors proconsul des Gaules, I e . r0l yaI itSuéves, lui envoya en présent des Indiens q ul > rj r£l itfait voile de leur pays , pour aller commercer ,emportés par une tempête qui les jetta sor sos c °Germanie. , , v0 ir

En supposant ce fait véritable, il est plaisant ala torture que quelques savans ont donnée a ^ líT1 entde Pline , pour deviner assez inutilement , c ° (ger-ces Indiens ont pu être jettes sor les cô es de con -

manie. Voffius,^/« Melam. qui apparemment

noissoif point d’autres Suéves que ceux j; e u

dans l’intérieur du pays , change ce nom, , KL

de Suevomm rege , yeut qu’on sise à rege ReW f up p 0 se