IND
Ppose gratuitement que Bœtorum , doit être changéa °!\ tour en Batavorum. Lé P. Hardouin , in Plin.
raison de dire que ces Indiens , après leur nau-j a § e fur la côte, a voient pu être menés par terre au roies oueves. Outre les Suéves, voisins des Gaules, il yy°« d’autres Suéves- fur la mer Baltique ; mais celay el t bon qu’à montrer l’inutilité de la conjecture de°uius. II n’en est pas moins difficile de savoir com*nt de véritables Indiens ont pu échouer fur quel-n> CÔte ^ ue ce de la Germanie.
^ P.Audifret, raille ceux qui les font passer par le détroitè^Uian. Mais comment vinrent-ils du détroit d’Anian ?
^Uand ils furent dans la mer Pacifique, par où fe trouve-j^ n í'ils en-deçà de l’Amerique ? Fût-ce par le détroit de• a gellan, ou par le midi de la terre du Feu ? II faut n avoir3 isvu de Carte, pour dire dépareilles sornettes.
M. Huet leur trace deux routes différentes. Ils pu-ç nt , dit - il, descendre l’Oxus , entrer dans la mer^pienne, remonter le Volga, passer dans le Dvina1 en est proche , St qui va tomber dans la mer Bal-a V e ; Avec le respect dû à M. Huet , cette route quit e ,! e praticable au feu Czar , ne l’étoit pas pour des*ns; elle est impossible. Une tempête ne pouvoitUu’T ^ re àire ce chemin -à un vaisseau d’Indiens. Ceils * ^oute est un peu plus croyable : ou bien, dit-il_,— u i Prircru- venir de la mer septentrionale de Tartarie,
■ a u-defíus de la Chine , traverser le détroit dePof ! ^ ats ’ ê>t venir dans la mer d’Allemagne. Cette fup-Car tl0 ^ n ' e ^ £ l u ’ un P eu pììis croyable que la premiere ;d’P en ^ n ce détroit étant impénétrable à nos navigateursl e | r °P e , à cause des glaces St du froid , croît-on queVa'ir * ens n’auroient point été gelés de froid , St leur «j 'heau brisé contre ces affreux écueils de glaces , avecjj S quels les Samoyedes ont de la peine à fe familiariser?,a ut donc fe résoudre à nier le fait, ou à adopter laP e nsee que M. Huet, Hifi. du Commerce , p. 352, pro-ol e enfin comme 1 & sienne. La voici dans fes propres^rmes.
j On donnoit le nom d *Indiens aux étrangers venuss régions éloignées St inconnues. Sur une pareille^ re ur on a donné à l'Amérique le nom S Inde occi-.fntale. Comment peut-on connoître le pays de ces gens,°Ht on n’entendoit point la langue ? II me paroît affez^faifemblable que c’étoient des Norvégiens ou desScrit-‘Jnniens occidentaux , que nous appelions aujourd’huihappons , qui, voisins de la mer , St pêchans dans lesPetits bateaux dont ils ont coutume de fe servir, furentsurpris de ces vents violents , à quoi leur côte est sujette,^portés vers le midi , St jettes fur la côte d’Allema-Leur couleur basanée, la groísiéreté des Allemands^hez q U i ds abordèrent, St l’extrême ignorance, où l’onj o>t alors de la géographie , St particulièrement de celle^ nord St du levant, purent bien les faire passer pourp ai ens. Ce ne fut que fous les auspices d’Auguste , quen Poussa la navigation .vers le nord, jusqu’à la Cim-Cherfonnèfe, qui est le Jutland. L’on fe figuroit. s mers, qui s’approchoient davantage du nord,l a oient point navigables, soit pour les glaces, soit pourî e ctu anteur des eaux destituées de chaleur. On peut con-même chose de ces autres prétendus Indiens,d e p dlt qui abordèrent vers la côte de Lubec, du teinspr^j^Pereur Frédéric Barberousse. II est aisé de Com-qu e re que des Lappons, navigeant fur le golfe Botni-l e v ’ p °ur la pêche ou pour le trafic, furent poussés parnt dans la mer Baltique, vers la côte méridionale.
DES INDES.
Dans leur état présent.
A p' *
du non^d’/ 1011 des anciens, nous appelions aujourd’huipr°p reiîl des pays auxquels on ne le donne qu’irn-
0 cc idental es ' ^ ous divisons les ÍNDES en orientales &1 ^es
. Vaste na tS ORIENTALES comprennent proprementjì°ûte le s m COnn u fous le nom d’ÍNDOUSTAN. On yde puis L p es dtuées au midi des côtes, qui s’étendent‘toatre ar a «j rse ì Us qu’à la Chine. On peut les diviser enlandes parties, s aYO i r j
DIndoustan,
ÎND A
Là presqu’isle en-deça du Gange ,
La presqu’isle au-dela du Gange,
Les isles de la mer des Indes.
Je traite de I’IndQUSTAN , dans un article particu*lier.
La presOu’isle en-deçà du Gange, est cettelongue terre qui s’avance vers le midi , & finit au capComorin. Sa côre occidentale est nommée côte de Ma-labar, & fa côte orientale est appellée côte de Coroman-del. En allant du nord-nord-ouest, dé cette presqu’iílévers le fud-iùd-est , on trouve le pays de Concan, lesroyaumes de Visapour & de Canara , les états du Sa-morin & de Travancor ; de-là en retournant vers lenord occidental, on côtoyé le royaume de Maduré, leMara va, les royaumes de Tanjaour, de Gingi, de Car-nate , de Golconde , de Cicocicol, & le pays de Jagre-nat. Le petit royaume de Maissour est dans Pintérieurdu pays. Le Grand-Mogol a conquis une grande partiede cette presqu’isle ; 6 c plusieurs rois n’y sont en quelquemaniéré que fes fermiers. Le P. Bouchet , Lettres édi-fiantes , t. 15, p. 3, & fuiv. nous donne une idée gé-nérale des Indes, qui s’écarte, quant à l’histoire des no-tions que nous en avions avant lui. Je joindrai ici cequ’il en dit, & j’y ajouterai quelques remarques.
Tous les géographes conviennent que les Indes orien-tales sont divisées en deux parties ; la premiere est en-deçà du Gange ; la seconde au-delà du même fleuve.Celle-là se trouve renfermée entre l«s fleuves de l’In-dus & du Gange, 6 c entre différentes mers qui enfont une péninsule. Elle est bornée du côté de l’ouestpar l’Indus , & la mer occidentale des Indes ; du côtéde l’orient par le Gange , & les côtes d’Orixa & deCoromandel ; du côté du sud par le cap de Comorin& la mer friéridionale des Indes ; & enfin du côté dunord, par les montagnes d’Ima , qui sont une fuite dumont Caucase. Les anciens géographes ont représentécette partie de l’Inde, sous la figure d’itne losange , dontles cotés étoient égaux 6 c les angles inégaux. Suivantcette description, qui est affez imparfaite , les côtés égauxsont d’une part les rivages du Gange & de l’índus, jus-qu’à leur embouchure, & les côtes de la mer occiden-tale des Indes , depuis l’embouchure du fleuve Indus,Jusqu’au cap de Comorin ; & de l’autre part les côtesd’Orixa & de Coromandel jusqu’au même cap. Lesdeux angles du sud au nord sont le cap de Comorin 6 cla fameuse montagne d’Ima ; les deux autres, de l’orientà l’oecident, sont les deux embouchures de l’Indus 6 cdu Gange. Les Indes'orientales, telles que je viens deles décrire, font partagées naturellement par cette chaînédes montagnes de Gâte, qui s’étendent depuis l’extré-mité de la mer méridionale , jusqu’à la partie la plusseptentrionale, Elles commencent au cap de Comorin ,6 c se terminent au mont Ima , que Ptolomée appelleImao. Quelques nouveaux géographes ont changé cenom : il est pourtant certain que c’est ainsi que les In-diens rappellent, 6 c qu’il n’est point nommé autrementdans leurs anciens livres. 11s disent que c’est fur cettemontagne que le Gange prend fa source. Comme lefleuve indus étoit le plus connu des anciens géographes,ils ont appelié de ce nom tous les peuples qui étoientau-delà de ce fleuve, jusqu’à la mer orientale; ôtparceque Delhi a été long-tems le séjour des souverains, onl’a regardé comme la capitale des Indes. Aujourd’hui ondonne le nom à’Indoufian à ce vaste pays , qui est ren-fermé entre l’Indus & le Gange. Les Indiens préten-dent que les divers royaumes, qui étoient compris danstoute l’étendue de ces terres , formoient autrefois unvaste empire, dont le souverain avoit sous lui plusieursautres princes qui lui payoient un tribut annuel. Ils re-gardoient cet empereur comme le maître du monde ;6 c dans la fuite il fut nommé empereur de Bisnagar. Detous ces royaumes, il n’y en a que dix ou douze, dontles noms fe soient conservés : on connoît maintenantles autres fous des noms très - différons de ceux qu ilsportoient autrefois. Le dernier des empereurs de Bisnagarmourut l’an 1659. C’est du débris de son empire quefe sont formés tant de divers états, & fur-tout celui deMogol. Un des premiers royaumes , qui se sépara de l’a li-cier! empereur des Indes, fut celui cle Guzarate ou deCambaye, situé à l’embouchure de 1 Indus. II fut gou,-
Tome III, R r r