ISL
Tah? 01111 ^ 6 V L:iLSCa - Cela s’accorde assez bien âvec ke de Peutinger, dont voici le calcul.
Isunisca ,
Ad Enum ,
XX.
Eedaio ,
XIII»
Artobrìge ,
XVI.
Ivavo ,
XVI»
de» 6 ar ‘ US kiflè au lecteur à juger des raisons de cesgrands hommes , en quoi je dois l’imiter.
I Xo ^ > royaume du Japon, dans Fille Niphon. Voyez
ouIciodorum Arvernorum,Císsn IODORUM ’ ou même IxiDORUM, noms latinsISlOrv" ' v ^ e France, en Auvergne.h 0Ur 9^-lM, ou IciODORUM TuRONUM, ïseure,Vç r . f OE France, en Touraine , sur la riviere de Creuse,y a.-n Con dns du Berri. S. Eustoche, évêque d» Tours,
I JSK RC paroiííe -X Tçfc V °yez ISIDIS.
'Peripl p’ r * v kre d’Asie , dans la Colchide. Àrriën,vi st abl' Eux. p. 7 edit. Oxon. dit qu’elle est na-
c eile cfu’ivs met entre ^embouchure de l’Acìnaíis Sclaûtre r v° gre » à quatre-vingt-dix stades de l’une Sc dem e t ausl' Vlere- Scylax de Caryatide, p. 31 edit. Oxon.
]<jpr-d, d; ette riviere dans la Colchide.
SìJ v'i , lieu dont il est parlé dans les Oracles desp as |* eS ’/ 0 ^ *04. Ortélius , Thejaur. doute si ce n’estParlé r» 16 âose qu ’ljidis Oppidum , dont Pline aKittsÍ ^ àoit dans le Delta d’Egypte.
Eti en , ou làioiv, ville de la hante Egypte, selonl a ° e e Géographe. Antonio, Itiner. la nomme Isiu,Pas rl entre dsÍLtìm Sc Huracon , à vingt-quatre milleísf A ne 5 ^ a vingt mille de l’autre.d e j>. A' La Vie de S. Ludger nomme ainsi une rivierea ncienne Frise, avec quelques autres , savoir Ar-
n ^P a , Lada. Sc Rura. Ortélius soupçonne que ce sont^ourd’hui I’Issel , Horndiep , Iada Sc la Roer..ISLANDE, (F) grande iíle de l’Europe, que l’on croitj re UTHULÉ des anciens, qui la regardoient commed 1 derniere borne de la terre habitable , quoiqu’il y ait°es lavans qui mettent ailleurs cette ThuLÉ. Voyez ceq>>e nous en disons dans son article particulier. Voici cetyie nous en apprend la Peyrere dans fa Relation. L’Is-lande est une iíle de l’Océan Deucalédonien , à t z d.3c/ de longitude, Sc à 65 d. 44' de latitude. Cette situa-tion est prise lur l’évêché septentrional de l’iste, nomméììvEE, qu’Arngrimus Jonas rapporte dans fa CrimogéeFkndique , où il dit qu’il la tient de l’évêque même deP°le, Gundebrand de Thorlac, son compatriote Sc in-llI Re ami , auditeur de Tycho-Brahé Sc grand astrolo-|i le> Les limites de f Mande sont ; au levant, la mer*jyperborée ; au midi, l’océan Deucalédonien ; le cou-hant regarde le Groënland, vers le cap Ferwel ; Sc so>° r ù est exposé à la mer Glacée du même Groënland.P longitude Sc la latitude de cette iíle ne sont pas assezj-^^ninées par cet auteur. Duval fait passer par le mi-] a j e 1 Mande le premier méridien ; mais De FIste met^-Plus grande partie de cette iíle au couchant cîu prè-les méridien , Sc n’en laisse qu’une petite partie auÇr) » cela est ainsi fur la Mappemonde qu’il a publiéeav • err úer lj eu - dans son Hémisphère septentrional il/> "tivi l’opinion de Duwal.
boréale de l’iste est sous le cercle polaire;D P, anle méridionale commence au 64 e d. de latitude.latit n j contraire étend cette iste depuis 64 d. 45 ceCr’ l Us qu’à 68 d. 15'; Sc pour la longitude, il luiridi e ‘ l X o» sept degrés de chaque côte du premier mê-liez -E dernier auteur en a fait une Carte particu-d’OrAr 1 e o devant laRelation de la Payrene . es Atlas0 7. « Mercator lui en avoient fourni 1 ébauché.Si c i]e n lt que FMande est deux fois plus grande que laqu e ss; n connoîtra aussi paria sphère, ÔC 1 élévationest vérl/x^ottee de cette iste, que ce que 1 on en ditest , ble l qu’au solstice d’été , Sc tant que le soleil4 'di re de ^ nes des gémeaux Sc de l’écreviue , c est-
ç nt - ' r ux mois durant, le soleil ne se couche pas oCy r . us Fhorizon de l’Iílande septentrionale ; que L on.i Çs toujours quelque peu, skia moitié aux joursP Us longs 3 depuis les dix heures du soir jusqu a deux
Ç V ?
...... , -, ' >33
heures du matin , qu il se leve tout à fait ; d’où il s’en-íiiit qu’au solstice d’hiver, Sc tant que le soleil est dansles signes du sagittaire Sc du capricorne, c’est-à-cîire deuxmois durant, le soleil ne se leve pas tout entier fur lemême horizon, Sc qu’il n’en paraît que là moitié', auxjours les plus courts, depuis les dix heures du matin jus-1 qu’à deux heures après midi, qu’il se couche tout à sait.Cette iíle est nommée IJlande, à cause de la blancheurde ses glaces. On dit qu’elle a été fertile autrefois ; qu ellea porté de beaux bleds , Sc qu’elle a été couverte degrands bois , dont les Mandois bâtissoient de grands na-vires, Sc dont il se trouve encore aujourd’hui de gran-des Sc profondes racines aux mêmes lieux où étoienìjadis leurs forêts, mais brûlées Sc noires comme de Fé-béne. L’Iflande est maintenant si stérile, que le bled n’ysaurait naître ; Sc il n’y croît pas un arbre , quel qu’ilsoit, que du petit bouleau : si bien que l’on y mourraitde faim Sc de froid, si l’on n’y apportoit des farines desprovinces voisines, Sc si les glaces, qui se détachent aumois de Mai des ferres, qui font encore plus proches dupôle , ne leur portoient une si grande quantité de bois,qu’ils en ont suffisamment pour se chauffer, Sc pour sefaire des maisons , à la mode des autres peuples au nord.Us se servent, outre cela , pour Fun Sc pour l’autre , d’osde baleine Sc d’autres grands poissons, comme aussi dedeux sortes de tourbes pour íè chauffer ; l’une faite dégazons, qui est le cespes bituminosus ; Sc l’autre , quLl’on tire de terre, comme d’une carrière , que Arngri-mus Jonas appelle glebam fofíìlem , que l’on fait cuireáu soleil, ÔC qui brûle, quand elle est sèche, comme îègazon. L’une Sc F autre espece de tourbe témoigne aíïezle vice de la terre , qui la rend incapable de porter nîbled ni arbre. Ces glaces, qui abordent en Mande deLterres plus septentrionales, font quelquefois chargéesd’arbres prodigieusement grands ; Sc les Annales líîandi-ques font mention d’un, entr’autres , qui avoit soixante-trois coudées de longueur, Sc sept de grosseur.
■ Lorsque ces glaces, détachées du nord , font jointesà celles de l’ístande , les habitans de l’iste courent à laquête du bois, ôcà ía chasse de quantité de bêtes, qui,s’étant trop engagées dans la mer Glacée, voguent des-sus , ÔC abordent où les glaces les portent, comme desrenards roux &c blancs , des loups cerviei-s ; des oursblancs & noirs , & des licornes. La gráncle & précieusecorne, que le roi de Danemarck garde à Frédéricsbourg*qui est son Fontainebleau, est (à ce que l’on m’a dit,)d’une licorne prise sur les glaces d’Ma'nde. Elle est pluslongue Sc plus grosse, que celle de Saint-Denis. Le comted Ulfeld , grand-maître de Danemarck, en a une en-tiere Sc petite , de deux pieds de long, prise sur les mê-mes glaces. Iì m’a dit, que Forsqu’on la lui donna , ily avoit encore à la racine , de la chair & du poil de labête.
L’Istande est montagneuse Sc pierreuse. Les pâturagesy íont si extellens , qu’il en faut chasser le bétail, dépeur qu’il necreve. L’herbey sent si bon, que les étran-gers la recueillent & la sont sécher, pour la mettre parmileur linge. On dit néanmoins que la chair de bœuf n’yest pas bonne , Sc que leur mouton sent le bouc. LesMandois y sont accoutumés. Ils durcissent Sc cdliserventleurs viandes, en les exposant au vent Sc au soleil ; cequi les rend & de meilleur goût Sc de meilleure garde,que si on les avoit salées. Ils font quantité de beurre,qu’ils serrent dans des vaisseaux ; Sc au défaut de vais-seaux , ils l’amonedent dans leurs maisons, comme despiles de chaux. Leur breuvage ordinaire est de lait, Scde petit-lait, qu’ils boivent pur, ou mêlé avec de Feau.L’ifle porte de bons chevaux , que l’on nourrit en hyver,de poissons secs, aufsi-bien que les bœufs Sc les moutons,quand le foin leur a manqué. Les hommes même eixfont de la farine Sc du pain, quand les rigueurs d’un lon§hyver empêchent sabord de leur iíle aux étrangers quiont commerce avec eux.
II y a dans l’Iflande quantité de fontaines froides, dontles eaux sont claires Sc atjréables à boire ; d autres, quifont saines Sc nourrissantes comme de'la biere, quantitéde sources chaudes Sc salutaires pour les bains; ss- grandsétangs poissonneux ; de belles rivières navigables ; desports Sc des promontoires.
Bleskenius .raconte qn’d y a dans la partie occideti-*taie de l’Iflande un lac qui fume toujours , & qui est