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iflets , à l’abri desquels les pêcheurs verraient autrefoismouiller. Une lieue plus loin au large, il y a,de gros ro-chers , que la mer ne couvre jamais : ils paraissent cetrois lieues : le plus gros 6c le plus haut s’appelle laForillon. ■
A demi-lieue au large de la pointe du nord de la baiede Mirai on trouve Yljle-plate , dont les grands vaistèauxpeuvent approcher à la portée du canon : elle est juste-ment par les 46 d. E11 remontant de - là environ troislieues, vers le nord-ouest, le long de l iste, on rencon-tre Y Imitant ; c’est un bon havre , mais il n’y peut en-trer que de petits vaisseaux. On compte deux lieues de-là à la baie des Espagnols. 'Tous ceux qui ont vu cettebaie assurent qu’on ne peut voir un plus beau heu ; sonentrée n’a qu’un mille de large ; mais elle s’élargit peu-à-peu en dedans ; 6c au bout d’une lieue, elle se partageen deux bras, qui entrent plus de trois lieues dans lesterres , 6c forment de très-bons ports. II n’y a pas plusde deux lieues de-là à Labrador, qui n’est ni un havre,ni un port , ni une baie , mais proprement un golfe,qui partageroit toute l’isle en deux parties égales, fansun espace de terre d’environ huit cents pas de large ,qui rejoint ces deux parties vers le couchant. Ce golfea plqs de vingt lieues de long, fur une St deux de large:il y a dans ion milieu un lac de cinq lieues de large,fur huit de long. Lorsqu’il est pleine mer, dans le fondde ce golfe , la marée est toute basse dans la baie deS. Pierre , qui est sor la grande mer, dans l’endroit oùfe trouve une terre, qui empêche que les deux mers nefe joignent.
De Labrador au Port-Dauphin, il n’y a pas plus d’unelieue : ce port est un des plus beaux de l’Amérique :on mouille hors de Ion entrée en toute sûreté entre lesisles du Cïbou. Quand on veut y entrer, on trouve unelangue de terre , qui le ferme presqu’entiérement, & quine laisse que Le passage d’un vaisseau. Ce havre ainsifermé a près de deux lieues de circuit en oval ; lesvaisseaux y sont en toute assurance ; à peine y fentent-ils les vents , à cause de la hauteur des terres & desmontagnes. II y a tant d’eau par-tout, que les naviresy peuvent approcher la terre de toutes parts, jusqu’à yêtre amarrés. Comme tous ces ports, havres & baies fontun circuit autour de la partie orientale de l’isle , ils doi-vent nécesiairement fe rapprocher à mesure qu’ils s’avan-cent vers son centre ; ainsi en tirant un chemin par terrede l’extrémité du bras gauche de la baie des Espagnols,6c faisant quelques lieues vers le midi, on rencontreroitle fond de la baie de Mirai ; de-là on communiqueraitavec celle de Panadouc. Par le moyen d’un autre che-min , tiré de l’extrémité du bras droit de la même baie,on fe rendrait à Louisbourg, & à la baie de Gabary,en faisant cinq ou six lieues au sud-ouest, 6c on tom-berait même dans le lac de Labrador, en faisant au plusdeux lieues à l’ouest-nord-ouest ; ce qui ferait une grandecommodité pour les habitans, Sc un moyen aisé de se-courir tous ces postes par terre , en cas d’attaque.
L’Iste-Royale produisant les mêmes arbres que le Ca-nada , on peut. juger que le terrein y est propre aux mê-mes productions ; & les estais qu’on y a faits, y ont réustì :les montagnes même , dont les pentes sont fort dou-ces, y sont fertiles jusqu’au sommet. 11 y a des prairiesnaturelles dans toutes les baies. Le climat est le mêmefso’à Quebec ; & à mesure qu’on y coupe les bois , il, s adoucit. Les terres ont toutes leurs pentes vers le midi,
6 toutes à couvert des vents du nord 6c du nord-ouest ;ot elles sont exposées au soleil, depuis son lever jusqu’àson couchant. Le sieur Denys, dans fa Description del’Amerique septentrionale , dit qu’au fond du havre deSainte-Anne, ou du Port-Dauphin, il y aune haute mon-tagne de pierre plus dure que le marbre, & blanche commedu lait. Enfin on peut faire autour de cette iíle , 6c desifles voisines , une peche très-abondante de loups ma-rins, 6c de vac hes marines. * Notes du P. Charlevoix.
LES ISLES ROYALES, ou les Isles de la Perle,.ou LES ISLES DE Perles , isles de l’Amérique, dansla mer du sud, ot dans la baie de Panama ; ce sont,dit Dampier , U oyages, t. 1, p. 188 , plusieurs iíles bai-ses St pleines de bois , ot sitnees au nord-nord-ouestquart de n§rd, & au sud-est quart de sud. Elles sont àenviron sept lieues de la terra ferme . elles ont quatorzelieues de longueur , éloignées de Panama d’environ
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douze. Je ne fais pourquoi on les appelleElles font quelquefois , & presque toujours , n oir * _dans les Cartes les IJles de la Perle. Je ne sauroisgmer pourquoi on leur donne ce nom ; car je n ymais vu d’huitres où l’on trouvât des perles,même des coquilles de ces huitres-là : pour les auj’y en ai souvent mangé. L’iste la plus feptentrionatoutes, fe nomme Pacheca où P ache que. C’est une Ptite iste , éloignée de Panama d’onze ou douze 1La plus méridionale s’appelle Yiíle de S. Paul. Je ne
N ois que ces deux-là, qui ayent des noms parti
quoique j’en ccnnoisse plusieurs qui les furpastent en edue. II y a dans les unes des plaisons 6c des ba"»^qu’on y cultive , & dans d’autres des champs de ^MM. de Panama, auxquels elles appartiennent, y 1nent des Nègres , pour cultiver les plantations, ou p ^en défricher de nouvelles. La plûpart de ces isles ?fur-tout les plus grandes, sont entièrement incultes ; .
pendant le terroir en est bon 6c gras, & plein degr aarbres. C’est dans ces isles incultes que fe refugi er j t P £sieurs Nègres déserteurs, qu’on appelle Marons. hstout le jour cachés dans les bois ; 6c lá nuit ils m rte I& vont piller les plantations. Entre ces isles & * a fferme, il y a un canal de sept à huit lieues de large
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fonnablement profond, 6c où l’on peut ancrer p ar 'Les iíles sont assez proches les unes des autres ; ce P'‘dant il y a dans les espaces qui les séparent plusieu^ .
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naux ferrés 6>c profonds, dans la plûpart desquels 1 »
a que des bateaux qui puissent pafíer. Du côte du ^ . aà environ une lieue de l’isle Saint-Paul , il y a ur L sl( Jendroit à caréner ; & on y va par un bon & P r0
wuuìc/u. a vaiuiu A vv UM1 y Yct yd.k UU UUH f-
canal, qui est du'côté du nord. Le flux y monte Ppendicùìairement jusqu’à près de dix pieds. fíre *
L’ISLE DE ROYELLAN, isle de France, en & ■
tagne, sor la côte, au midi de l'embouchure
de l a rr
viefë d’Etel.
L’ISLE DE RUGEN. Voyez Pojgen. n ( e-
L ISLE DE RUNEN, petite isle de France, eíltagne, près du port de Cancale. ,i. n e
L’ISLE DE RUSCO , petite isle d’Angleterre, ldes Sorlingues , à trois lieues de Lands-Énd. ^equ’une montagne entre des rochers. le
L’ISLE DÉ RUSE , petite isle de Suéde, K \ 3golfe de Bothnie, aux confins de la Heisingie & c c esGestricie, à l’embouchure de la Tynnéa, qui fep aredeux provinces. R jso
L’ISLE DE RUYGH, petite isle de laque, dans la Poméranie Suédoise, au nord de 1fedon.
L’ISLE DE SABA. Voyez Saba. : n3 le,
L’ISLE DE SABLE, isle de l’Amérique fepten trI ^ rS leà quinze lieues de l’isle du Cap-Breton , en tirant v ç et temidi, & dans le milieu de la baie de Camfea^soglohisle étoit autrefois remplie de vaches ; mais l eS ^ fl y adétruisirent tout, pendant le séjour qu’ils y so^' pe udans le milieu un étang d’eau douce , & d 1 j n2U easd’herbes qui poussent au travers du fable. Sa i0 ^ e llenord & íùd peut être de vingt-cinq lieues ; ’ï^ang 2 "n’a qu’uné portée de canon de largeur. Elle ei : sll er,reuíe à cauí'e des battures quelle a du côté d e * ^ctlesqui mettent trois ou quatre lieues hors , p arc£ j ^ c lson 2sont toutes plates 6c assèchent de basse met P lu j e f ablelieue. II n’y a plus dans cette isle que l’étaùg ? va cb e >6c quelque peu d’herbe, n’y étant resté au cline v0 ’ irles Anglois les ayant toutes tuées , pour er * ntentr' 0 '’peaux. * Denis , Description de l’Amérique le P lnale , t. 1 , c. 8. , • e sep'
L’isle de Sable est une petite isle de' l'Au^N sosotentrionale, au sud de l’Isle-Royale , -tirant vel ; ^ estouest, par içs 44 d. n r d’élevation du P. oIe 'so e ufort étroite 6c en arc. On trouve dans 1 °°, - fiH 2lac d’environ cinq lieues de circuit , ôc ce , llU -uest de dix. Ses deux extrémités font ec jl l’asobancs de (ables ; l’une court nord-est q uarî '/ , \ treù 1 ?'tre íud-est 6c nord-ouest. Elle est nord & UC r j est tal e c ccinq lieues de Camfeaux, qui est la pointe 0 . j 3 sontl’Acacìie , 6c elle a des montagnes de fable? ; ne pro."découvrir de sept à huit lieues. Du refte* & este
duit-elle quelques herbes & quelques broí. ai 1 j g baúfl 11n’a point de port. .On prétend, qu’en * 5 U ’ x(y 8 >de Lery y voulut faire un établissement.