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Sc s’étend en longueur , du midi au nord, on vient auquartier des Juifs, qui font en grand nombre dans cetteville: leur demeure est auprès du pied de la montagne,fur laquelle est le château qui, ai n st que la montagne,s'étend dú midi au nord ; & il est au couchant à l’é-gard de lá ville. Ce château est tout bâti de pierres, Scest fort long. Les murailles en parodient bonnes , 6 c, parintervalle, il y a des tours. La montagne fur laquelle ilest situé est toute de roc, Sc escarpée pr'esqUe de touscôtés. Ce château commande tous les environs; St il ya une muraille, qui en est tirée un peû fur le penchant,du côté de la ville, avec quelques tours. II est assez fortPour le pays, 8c a été bâti par les Guebre's. On faiten cette ville de bonne poudre à canon. La boisson yest fort mauvaise ; car on n’y a que de seau de citerne,qui est fort-mal faine. II est bon d’y éteindre un ferrouge , Sc de la passer par un linge, à cause des versqui s’y trouvent. Toute la campagne aux environs deLaar est pleine de tamarisses extrêmement gros ; Sc Thé-venot ( Suite du Voyage de Levant, c. 4, p, 156,) dequi Remprunte ce que je viens de dire , ajoute qu’iln’en a jamais tant vu en un endroit. Corneille le Brun(Voyage de Perse, c. 59 , P- 3 * 7 ») 9ui y passa vers lasi n d’Août 1705 , dit que c’est une place de grand né-goce , où il fe fait des manufactures de foie, 8c les meil-leurs canons de fusils de toute la Perse. Je trouvai, dit-il, toutes les avenues de cette ville bien entretenues , Scla plupart des maisons fort élevées, entre lesquelles il yen a plusieurs qui ont des ouvertures pour recevoir levent. Le bazar, cjui est au milieu de la ville, en est leplus beau bâtiment: il est de pierre, voûté, Sc remplide boutiques, avec deux rangées au milieu, Sc a deuxcents seize pas de longe. . .. Les avenues de cette villeressemblent à un bois, le terrein en étant rempli depalmiers, d’orangers'Sc de citronniers; ce qui fait qu’ona de la peine à la voir par dehors. . . Elle est ou-verte comme un village, 8c s’étend fort loin, dè côté Scd’autre, entre les montagnes. II s’y trouve un grand nom-bre de mosquées ; mais il n’y en a point de belles : la.principale, qui a un grand dôme, se nomme Pirpanond’après un de leurs saints.
1. L A AS, contrée d’Asie, dans la Tartarie. Voyez
Làsa.
2. LA AS, petite ville d’Allemagne^ au cercle d’Au-triche, dans la Carniole, avec un chaleau fur le Boickou Poyck, peu loin du lac de Czircknitz. Ce lieu estfameux dans l’Histoire de la guerre tìu Cilli, en 1435.fZeyler, Çarn. Topogr.
LAATTHA, a«*tôw , ville de l'Arabie heureuse,selon Ptolomée, /. 6 , c. 6. L’édition de Bertius porteA aáSòa, LAATHTHA.
LABA, ville de l’Arabie heureuse, vers le golfe Ela-nitique, selon le même.
LABAC, bois de France , au département de lamaîtrise des eaux Sc forêts de Pamiers; il est de centsoixante-fept arpens 8c demi.
LABACA, ville del’Inde, en-deçà du Gange, aupays du peuple Pandovi, selon Ptolomée, /. 7 , c. 1.
LABAE, ville de la Chattenie, contrée des Ger-rhéens, dans l’Arabie heureuse, selon Etienne le Géo-graphe, Sc un fragment du treizième livre de Polybe.C’est la même que Laba de Ptolomée j au jugement deÊerkélius ; mais il n’a pas fait réflexion fur l’éloigne-ment du pays des Gerrhéens Sc du golfe Elanitique ; ily avoit toute l’Arabie entre deux : ainsi ces deux lieuxn'ont rien de commun qu’une ressemblance de nom.
LABAN , lieu dont il est parlé au Deuteronome, c. 1,v, 1. D. Calmet, qui dit qu’il est inconnu, observepourtant qu’il étoit au-delà du Jourdain, dans les plainesde Moab.
LAB ANA, lieu de la Palestine, dans la Tribu deJuda, selon le livre de Jofué, c. 15 , y. 42,. Les Sep-tante lisent Lebna. Voyez Lebna.
LABANATH, lieu de la Palestine, dans la tribud’Afer, selon Jofué, c. 29 , v. 2,7., D. Calmet croitque c’est le promontoire Blanc, situé entre Ecdippe ScTyr, selon Pline, /. 5 , c. 19. L’hebreu lit Sihor La-imnath , au lieu de Sihor Sc Labanath ; ce qui fait croireque ces deux mots ne marquent qu’un même lieu, Sc queSihor est le nom d’un ruisseau, comme qui diroit : Etle ruisseau (Peau trouble qui ejl Jur le promontoire Blanc.
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LABÀNIS, îíle de l’Arabie heureuse, dans la cnetdes Indes, selon Ortélius, qui cite Pline. L’édition duR. P. Hardouin, /. 6 , c. 2.8, lit Labatanis.
LABAPI, ou Lauapia, riviere de l’Amérique mé-ridionale , au Chili, à quinze lieues de celle de Biobio*Ces deux rivières font séparées l’une de l’autre par unelarge Sc spacieuse baie , fur laquelle est la province d’A-ràuco. Ceilè de Labapi est à 37 d. 30' de latitude méri-dionale , selon Herrera, Sc court depuis la forteresse queles Espagnols tiennent en ce lieu-là contre ceux d’A-rauco, vers le fud-ouest ; de sorte qu’elle semble sortirde la même baie. Elle est fort poissonneuse, Sc rieporte que de petits bâtimens. * Corn. Dict. De Lait.Ind. occid. I. 12, c. 14.
LAB ARA, bourg d’Asie, dans la Carie, selon Etiennele Géographe.
LABASA, ou DABASiE, félonies divers exemplairesde Ptolomée, /. 7, c. 1, peuple de l’Inde, en-deçàdu Gange.
dLABÀSSIS, ou Dalasis , contrée d’Asie, dans laCilicie, selon Ptolomée, cité par OrteliUs.
L AB ATH A. Voyez Lodabar.
LABATHLAN , village de la basse Hongrie, à unelieue de Gran. On y á trouvé une inscription qui donnelieu de conjecturer que c’est l’ancîenne Comtnercium dela basse Pánnonie. *Baudrand, éd. 1705.
LABBANA; Voyez Lambana.
LABDALUS, fort particulier de la ville de Syra-cuse, selon Thucydide, /. 6 , p. 482; 6 cl.j,p. 491.Ortélius croit que c’est là même hauteur que Tite-Live,/. 24, c. 21 , appelle Hexapylum.
LABDENSIS , siège épiscopal d’Afrique , dans laprovince proconfulaire. II est fait mention de Rusin, fortévêque , dans la Conférence de Carthage , p. 282 , édit.Dupin.
LABEATiE Sc Labeates , ancien peuple d’Illyrie.Pline, /. 3 , c. 22 , en parle comme d’un peuple qui neíùbsistoit plus de son tems. Ils étoient aux environs deScodra , aujourd’hui Scutari. Tite-Live, l. 44, c. 25,& 31, dit qu’ils étoient soumis au roi Gentius, Sc nommeleur pays LABEATIS Terra. Scutari étoit leur plusforte place.
LABEATIS PALUS ; le lac de Scutari. Tite-Livedécrivant la ville de Scodra, ancien nom de Scutari, ditqu’elle est entre deux rivières, dont l’une est laBarbaná( Boyana ) qui vient la baigner au couchant, Sc a 1 »source dans le lac de Labeatis. Ortélius dit avec Niger rsi ce lac Labeatis n’est pas le même que le lac de Scu-tari , il faut dire que ce dernier n’avoit point de nomchez les ânciens
LABECIA, ville de l’Arabie heureuse. Elle fut unedes places que détruisit Gallus dans son expédition, se-lon Pline, l. 6, c. 28.
LABEDE, ou Labade , très-petit royaume d’A-frique , fur la côte d’or, entre le royaume d’Akra, a}*couchant, 8c celui de Ningo au levant. Quoiqu’il n’astque quatre lieues, tout au plus, de circonférence , on 'ftrouve cependant deux villes assez considérables , favoi*Orso, Sc Labade ; cette seconde est très-peuplée. Elle estenvironnée d’un mur sec de pierre. Sa situation est dansune vaste prairie. Tous les Nègres de ce canton sontgénéralement livrés à la culture de leurs terres , Sc Qrttde nombreux troupeaux de moutons. * Anus, p. 52 »Barbot. p. 184. Côte de Guinée , par Bellin.
LABELLUM, nom latin deLAVELLO. Voyez ce nom»
LABEO, nom latin de Lons-LE-Saunier. Voy e2ce mot.
LABER, (le) riviere d’Allemagne, dans la Bavière*II y en a deux fort voisines l’une de l’autre ; Sc on l e ídistingue par les surnoms de gross Sc de klein , de grandSc de petit. Toutes les deux, après avoir enfermé en-tr’elles la petite ville de Rain, fe perdent dans le D 3 'nube, entre Augsbourg Sc Straubing, beaucoup P luprès de cette derniere. * Carte particul. de la Baviere.
La riviere de Laber ne coule point à Rain, Q ni Q aest bien éloigné, Sc placé fur la riviere d’Acha- ^donne à connoître qu’Augsbourg est fur le Danub equi est faux. II est fur le Lech, à une très-grande ^tance de Straubing. II falloit dire que le Láber fe re -dans le Danube, entre Ratisbonne Sc Straubing, 10plus près de cette derniere.