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Tome troisième. G - L.
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. LAC

4 . Ënsin 11 y a des lacs où il entre des rivières Std où il en fort.

Ceux du premier ordre font ou grands, ou petits, vumédiocres. Les médiocres St les petits fe dessèchentsouvent, lorsque les étés font brulans; St en ce cas cefont pas des lacs, mais des étangs. 11 suffit, pour lesformer, qu’un terrein soit bas St d’un fol que l’eau nePénétré pas facilement ; alors les pluies du voisinage s’y^Massent & forment un petit lac. C’est ainsi que dansses Indes on ménage des lieux bordés de pierres poury conserver de l’eau, au bord des grands chemins, afinde donner à boire aux passans ; ce qui est une grandeparité chez les idolâtres de l’Indoustan. II y en a d’unmille ou de deux milles de circuit. Ils fe remplissent dansses saisons pluvieuses, qui tiennent lieu d’hyver à' ce cli-mat. II fe forme aussi de petits lacs St des étangs du dé-bordement de certains fleuves. C’est ainsi que le Nil,se Gange, Stc. qui ont des débordemens réglés, laissentdans leur voisinage des lacs & des étangs, lorsque l’inon-dation est passée. Les lacs qui ne reçoivent point de ri-■vteres apparentes , ne font pas toujours un effet despluies. II y en a qui ont dans leur bassin des sources quiseur fournissent des eaux à mesure que l’air St le soleilles dissipent, ou que le rivage les boit.

Ceux du second rang , c’est-à-dire, les lacs d’où ilfort des rivières, fans qu’il paroisse qu’il y en entre au-cune , sont en grand nombre. Ils fe forment de ce quela source ou les sources d’une riviere se trouvant dansbn endroit plus bas que tous les lieux qui sont à l’entour,d faut que l’eau remplisse ce creux, jusqu’à ce qu’étantmontée à un certain niveau, elle trouve une sortie.

II y a au contraire des lács où il entre des rivières &cd où il ne paroît pas qu’il en forte aucune. Tel est leAsphaltite où tombe le Jourdain, qui n’en fort pas.Vuelques-uns ont donné le nom de lac à la mer Cas-P ! en.ne,parceque,difent-ils, il n’y a, à proprement parler,de mer que l’Océan St les grands golfes qui en font desAppendices ; au lieu que la mer Caspienne n’a aucunec °mmunication visible avec l’Océan. II est vrai que l’on® c onjecturé , avec bien de la vraisemblance , qu’elle ades conduits souterreins par lesquels elle communiqueay ec la mer Noire St le golfe Persique ; mais on n’en amtcune certitude physique ; St cette communication íèm-fcle avoir été devinée après coup, afin dé rendre raisonPourquoi cette mer, qui reçoit de grands fleuves, commele Kur, l’Aras* le Wolga, le Ja'ík, leSihien, le Gé-hon Sc quantité d’autres , ne s'accroît pas néanmoins ,quoiqu’il ne paroiflè aucun débouchement de toutes ceseaux. II fe peut faire qu’une partie de ces eaux fe perdedans des cavités , & passe dans des réservoirs des mon-tagnes, dont ces sortes des lacs font environnés , Stqu’elle y forme la source d’autres ruisseaux St rivièreslui tombent ailleurs, ou qui ne reviennent qu’en partiedans cette mer. Outre que le fond du baffin peut être,îu quelques endroits , d’une terre poreuse , qui laisse«Happer une partie des eaux. * Klrcher. Mund. sise-

serran.

Ë y a ensin des lacs qui se forment du concours dePmsieurs rivières, & qui lé déchargent par une autre ri-^ ler e, ou qu’une riviere traverse. Les uns rendent par leur0rt je beaucoup plus d’eau qu’il n’y en entre ; & en ceil faut que dans le bafíìn il y ait des sources fecrettesy aboutissent. D’autres rendent beaucoup moinse au que l a riviere qui y entre ne leur en apporte ; &users il faut dire qu’une partie de cette eau , ou fe dé-tourne par des conduits souterreins, ou se perd dans untonds spongieux. D’autres enfin en rendent St en reçoi-vent egalement, St en ce cas il n’y a aucune des causes«lui produisent les effets dont on vient de parler.

■Les lac formés par des rivières ou des ruisseaux tien-bent, pour la qualité de leurs eaux, de la nature de cellesu ruisseau ou de la riviere qui les forme. La plûpartse m _ d’eau douce; quelques-uns font d’eau salée, soir àcause du voisinage de la mer avec laquelle ils ont unecommunication connue ou cachée, soit par la qualitésaline des terres dont leur baffin est formé , soit par lemélange de quelques sources salées qui s’y rendent. II sePeut aussi que la riviere, qui produit un lac, soit très-douce, comme le Jourdain, &. q Ue se lac ait une eau dequalité différente, comme le l ac Asphaltite ou la merMorte. Cela vient du terrein où le laç s’est formé*

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II y a des lacs où il y a des sises dont quelques-urlessont assez grandes pour être habitées. Les Grecs rendenfle mot de lac par Asora & par KÍnmc } & c’est de cedernier que ses Latins ont fait Lacus , d’où viennent lesmots de Lago St Lagiina des Italiens, 1 e Lake des An-gîois & le Lougth des Iriandois. Les Alse'iiànds fe ser-vent du mot Set , qui signifie auffi une mer, avec cettedifférence que dans la signification de lac, il est mascu-lin ; St dans celle de mer, il est féminin.

Le lac d’Agnano. C’est un assez petit lac entreNaples & Pouzzol, fur le bord duquel est la grotte duchien. Voyez Grotte du Chien.

Le lac d’Alemibigou d’Alêmibigen, ou plutôt,

Le lac d’Alemipegon. Voyez Alimibig.

Le lac d’Alto-Bosco, lac d’Asie, dans la partieoccidentale de la Natolie, près d’un bourg de mêmenom, peu loin d’Ephèfe. Voyez AltO-Bosco.

Le lac d’Amitatan , où d’Amuitan. VoyezAmitatan.

Le lac d’Andoria. Voyez ànDORIA.

Le lac d’Anguillara : c’est le même que se lacde Bracciano. Voyez ci-après.

Le lac d’Anneci. Voyez Annfci.

Le lac d’Aquilonde. Voyez Aquilonde.

Le lac des Assinibouls. Voyez Assinibouls»

Le lac d’Atitlan. Voyez Atitlan.

Le lac d’Averne. Voyez Averne.

Le lac d’Aulagas. Voyez Aulagas.

Le lac d’Autacan, lac d’Egypte, dans fa partieseptentrionale; du côte d’Aléxandrie. Baudrand, éd. 1705,dit qu’on 1 e nomme plus souvent 1 e lac de Buchiara ouBucheira. Voyez Buchiara.

Le lac de Bacalal. Voyez Bacalal.

Le lac de Baikal. Voyez Baikal.

Le lac de Balaton, lac de la basse Hongrie ; ses.Allemands 1 e nomment Platfie; il s’étend en long, aucomté de Salav/ar, St est formé par la riviere de Sas-witz, qui, au sortir de ce lac au nord-est, passe à Albe-Royale : Kaniseha est au fud-ouest, St à un peu moins desept petites lieues de ce lac. * Robert de Vaugoniy „Atlas.

Le lac de BaSSANO , petit lac d’Italie, dans l’éta t

de l’égliíe, au Patrimoine de S. Pierre, prés du bourg

de même nom, à une lieue au couchant du Tibre , Scde la ville d’Orta, au midi. * Baudrand, éd. 170^.

Le lac de Bienne. Voyez Bienne.

Le lac de Bientina. Voyez Bientina.

Le lac de .Boicale. Voyez Baikal.

Le lac de Bolsena, lac d’Italie, au duché d©Castro, qui est de l’état du duc de Parme & de Plai-sance , quoique séquestré par 1e pape. Il prend son nomde Bolsena, bourg situé sur la rive septentrionale, Scest formé par plusieurs ruisseaux qui y tombait entre Bol-sena Sc Borghetto. A Torient de ce lac est Montesias-cone. Sur la rive méridionale font Bifentio, Capo diMonte, St Marta. Auprès de ce dernier lieu est la dé-charge du lac dont fe sonne une riviere nommée aussiMarta. II y a deux sises, dont la plus occidentale s’ap-pelle Bisentina, St la plus orientale Martana. II a étéconnu des anciens fous le nom de Vulsinus Lacus.Voyez ce mot. Quelques-uns Pont appellé 1 e Lac de Mar-ta , à cause du lieu Sc de la riviere de même nom* M a gin, Ital.

Le lac de Bonbon , petit lac de l’Amérique mé-ridionale au Pérou, dans l’audience de Tima, au nord-est de la montagne de Los Atavillos, à la source de laXaucan ou de la riviere de Màragno.

Le sec Bonbon doit être le même que le lac deLaun-Cocha, ou la nviefë des Amazones prend fàsource. Mais il faut bien distinguer cette riviere de cellede Xauca, qu on confond ici mal-à-propos.

Le lac de Borno, OU lac de Bournou, lacd’Afrique , vers la source du Niger, selon quelques-uns.De l’Ifle dans fa carte particulière de la Barbarie , de laNigritie St de la Guinée, avoit suivi ce sentiment, en1707; mais il en a changé depuis; St dans son Afriquepubliée, en 1712., il donne ce lac comme source du Ni-ger , vers le 36 e d. de longitude, & par le 16 d, de la-titude-nord, à l’orient de la ville de Bournou.

Le LAC nommé par les Indiens, la bouche de la mer ~lac de l’Amérique méridionale, au Brésil, dans la C3VÎ-

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