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Tome troisième. G - L.
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ds nt en orient, entre 41 d. 39' 8c ?r d. %o> de Ion-£itude. Pierre le Grand ne trouvant pas que ce lac fûtnavigable à son gré, dans la partie méridionale, y a fait^euser un canal, pour établir une communication pour* es barques qui portent à S. Petersbourg les marchandises^provinces voisines. Ce canal aboutit à la riviere depolchova; & par ce moyen, on peut aller en bateaujnsqu’à Astracan, par les rivières de Volcha, de Mesta,

, ® Sna, & par un canal qui joint depuis cette derniere®' a Tuertza, riviere qui tombe dans le Wolga. Le lacne Ladoga est extrêmement poissonneux ; on y prend uneQuantité prodigieuse de saumons, 8c une espece de poif-son particulier, gros comme un harange : on le nomme la-~.°g; 8c c’est de-là, dit-on, que le lac prend le nom deLadoga. *Baudrand, édit. 1703.

, LADON (le) riviere de Grèce, au Péloponnèse,dans l’Arcadie, selon Pline , l. 4 , c. 6 , qui en met la°Urce dans les marais de la ville de Phénée. Paufanias,

'8, c. 20, dit que la source du Ladon est a cinquanteuades des limites qui séparaient les terres des Clitoriensp des Phinéates. II dit, fur la foi d’autrui, que 1 eau quiu répand dans le marais qui est dans le territoire de Phi-Nee, passant de-là dans les souterrains des montagnesVoisines, en sort, 8c forme la source du Ladon. II ne le§arantit point; mais il ajoute , 1 . 6 , c.- 22, que cette ri-vière surpasse toutes celles de la Gréce, par la beauté deses eaux, 8c qu’elle se perd dans le Pénée, auprès de Py-sos. II dit, /. 8, c. 15 , que la riviere de Tuthoa tombedans le Ladon, près des confins des Héréens, 8c queLs Arcadiens nomment ce lieu la plaine , ïltí ío», 8c que^endroit où le Ladon lui-même tombe dans l’Alphée,

? appelle l'IJle-aux-Corbeaux. Cette différence sembleinfirmer que cet auteur parle de deux Ladons, dont Fun|ombe dans le Pénée, & l’autre dans PAlphée. II devoirdire l 'Alphie dans les deux passages, puisqu’il s’agit cl’une* e ule riviere, comme on verra par la fuite du passage. IIeu, dit-il , des gens qui ont pris Enispe , Stratie 8cTarife , lieux dont parle Homere, Iliad. B. pour desEes du Ladon, qui éteint, peuplées d’hommes. le croisqne cette opinion est une grande erreur; car le Ladon n’aPoint d’iste assez grande pour un bac : quoique ce soit laPlus belle de toutes les rivières, tant des Grecs que desbarbares , le Ladon n’est pourtant point assez grand ,pour avoir des isles de i’étendue de celles qui sont dansle Pô, ou dans le Danube. Ovide, Fajlor. 1 . 5 •> Y" § 9 ’en parle auflíì, mais en homme qui consulte plus le be-soin de fa poésie, que la nature de cette riviere, car illui donne de la rapidité :

Arcades hue , Ladonque rapax.

Selon lui, le Ladon entraîne tout ; 8c Metam. /. I,V- 702, il dit au contraire, qu’il roule tranquillement sese aux sor le fable :

Honte arenojì placidutn Ladoms ad amntm ,

Vintrit,

Pénis le Périegete, v. 417, lui donne le surnom d 0 -S l gius , íiyÚyiQ-, que l’interprete Latin rend par pris-CUs , ancien. Priscien dans fa Périégèse 4a 3, traduite dec elle de Denis, dit de même :

Ttnditur atque vêtus qua longo gurgite Ladon.

Cette ancienneté est fans doute une allusion à la fablede Daphné, que ] es Arcadiens fuppofoient s’être passée

8lipre î "viere. . . ,

2. LADON; ( LE ) il y avoit une riviere de ce nom,

qui couloir au pied de la ville de Sarcles, dans l’Asie mi-neure, au rappo rt de Varron, dans ce passage rapportépar Nonius. Ladon fluens fub Sardibus flumen tulit au-re f m l ?Y er I Uod conquadravit rehsìo. C’est ainsi qu’Or-telms lifoit ce passage; mais sédition d’Aide, P . 1175,porte : Ludo fluens fub Sardibus /lumen tulu aurum la-£ er quod conquairavìt relìgi 0 . J

. 3 - LADON, (le) rivière de Gréce, dans la Béo-t‘e. Pausamas, A 8, c. i 0 , dit qu’on l’appelíoit ainsi,a vant la naissance d’Ismenius, dont elle prit ensuite len °Ri. Voyez l’article Ismenus,

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4. LADON. (le) Voyez Lethón.

5. LADON (LE ) Ortélius, Thefaur. dit que Philos-trate nomme ainsi l’Orente , fleuve de Syrie, dans laVie d’Apollonius, L 1 , c. ri.

LADONCEA ou Ladocea, village de Gréce , auPéloponnèse, dans l’Arcadie, félon Paufanias.

LÁDRÉ , petit bois de France. C’est un buissond’onze arpens de la maîtrise des eaux Sc forêts de Com-minges.

LADRONES ( ljlas de.los ) ou les Isles des Lar-rons, ancien nom des Ifles-Mariannes. Voyez Ma-RIANNES.

L/EA, iste nommée aussi Aphrodius. Voyez Aphro-DISIAS 6.

LJEJE Aqvje, lieu particulier de l’Espagne Tarra-gonoife, au pays desTurodes* selon Ptolomée, /. 2, c. 6 .L-íEANA , pour zElana.

LjEANITES Sinus. Agatarchide nomme ainsi le

golfe <£ Allana, '■

LAECENI ou Laceni, ancien peuple de F Arabie

heureuse, selon Ptolomée, l. 6 , c. 7.

, LiEDENATA, ville de la premiere Mœsie, féloniesNotices de l’Empire , Jecl. 30. Quelques exemplairesportent Lacdenata.

LiEDUS. Voyez Ledus.

LAEENI. Voyez Laeceni.

LAEETANI. Voyez Laletani.

LALEIA, ville de la Carie, selon Eienne le Géo-graphe , qui cite le cinquième livre de Paufanias.

LAELANNONIUS. Voyez Lelaannonius.

, LAELÍA , ville d’Espagne, dans la Boutique, au pays

des Turdétains , selon Ptolomée, /. 2, c. 4.

LdSMOCOPIA, ville cl’Europe, dans le Bosphore deThrace, fur la Propontide. Chalcondyle, L 8 , dit qu’ellefut bâtie par Mahomet, fils d’Amurath. Une note mar-ginale avertit qu’elle est proche de Sestos , 8c qu’on lanomme présentement Boga^asar..

LAEMON , montagne voisine du golfe Arabique,selon Agatarchide cité par Ortélius, Thefaur.

LiEPÂ , surnommée la grande , ancienne ville d’Es-pagne, dans la Baetique, au pays des Turdétains, selonPtolomée, /. 2, 0. 4. Ce surnom de grande fait con-noître qu’il y avoit encore une autre ville de mêmenom, mais plus petite. Pomponius Mêla, /. 3 , c. 1 ,n. 31, met ensemble Olìntìgi , Onoba Sc Lapa dans laBaetique, 8c les nomme de petites villes, ou même desbourgs, parva oppida. Cela me porte à croire que lenom de Lcepa , dans ces deux auteurs, signifie deux villesdifférentes, distinguées par les surnoms de grande 8c depetite. La grande est celle de Ptolomée ; la petite estcelle de Pomponius Mêla. Les critiques ont cru, aprèsOrtélius, que l’une de ces deux villes avoit été nom-mée Latinorum Lœpia par Pline. E11 effet, dans leséditions ordinaires de cet auteur, on y trouve ce mot ;mais cela est différent dans celle du P. Hardouin, /. 3 ,

c. 1. Au lieu de Beturia . habet oppida non igno-

bilia ArJ'am ., Mellariam , Mirobricam : regiones Ofin -tigi, Sifaponetn, Gaditani conventus, civium RomandRegina , Latinorum Lœpia , Vlïa , Carifa , cognomineAurélia , Urgia cognominata Caflrum Julium : on y

lit : Altéra Bceturia . Habet oppida non igno-

bilia : Arfam , Mellariam , Mirobricam , regionis Ofln-tìadis Sifaponem. Gaditani conventus : civium Roma-norum Regina : Latinorum Regia , Cariffa cognomineAurélia: Urgia , 8cc.

Ainsi Regina étoit une colonie de citoyens Romains;8c Regia Cariffa , surnommée Aurélia , étoit habitéepar des gens du pays Latin , ou qui jouiffoient simple-ment des droits du Latium. Les noms de Lcepia & deFlia ne sc trouvent point dans les manuscrits, au rapportdu P. Hardouin.

LzEPHANIA. Phavorin , Lexic. nomme ainsi unaville, fans nous aporendre de quel pays elle étoit.LCEPIA. Voyez LjEpa.

LAERNA, nom d’un lieu ; il se trouve dans unè an-cienne inscription rapportée au Trésor de Goltzius.

LAERTE, AAsi„ , ville de la Cilicie montagneuse,dans la Pamphilie, selon Ptolomée, L 5 * c - 5 * Etiennele Géographe nomme Laertes , Astlflnç, une petite con-trée de la Cilicie. 11 nomme auss de même une monta-

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