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gne & une ville, & cite Alexandre. Ortélius, Thesaur.trouve ce nom employé par ^Etius le Médecin, pour dé-signer une montagne de la Pamphilie. C’étoit une placeforte, située fur une colline, avec garnison, selon Stra-bon, /. 14, p. 669.
1. LvESTRGYONES, a auvpvyónç ^ ancien peupleque les anciens ont placé diversement. Homere, Odyfs.I. 10, les met en Italie, aux environs de Lamus , villequi, dans la fuite, a été nommée Formies. II appelle leurpays la spacieuse Lestrygonie. Ils avoient pour roi An-tiphate, géant & anthropophage. Madame Dacier re-marque là-deffus , que tous les historiens conviennentque la ville de Lamus est Formies, & que Formies étoitl’ancienne habitation des Lestryngons. Elle le prouveainsi. Cicéron ad Attic . 1 . 2, epist. 13, dit: Si verò inhanc T»Kí7iv\oy veneris Atuçpuytvin* , Formias dìco.Pline, /. 3 , c. 5 : Oppidum. Formiez , Horm'uz ante dic-Cum, ut exiflimavere , antiqua Lœfirygonumsedes. Voilàpour les Lestrygons du continent, fur les côtes de laCampanie. Voyez Liestrygoni/E rupes.
2. LdESTRYGONES , a xtrp^yo'etf , ancien peuplede la Sicile, selon quelques-uns. Eustathe expliquant unpastage du neuvième livre de l’Odystee, où Homereparle de l’arrivée d’Ulysse chez les Cyclopes, s’exprimeainsi : les anciens disent que de me me qu’^Eole régnoisdans les iíles de Lipari, de même les Cyclopes & lesLestrygons régnoient dans le territoire de Lentini, &aux environs de l’Etna; que c’étoient des hommes cruels& barbares, & que par cette raison toute la côte, lelong du détroit,n’étoit pas abordable pour tout le inonde.Thucydide, /. 6, avoit dit long-teins auparavant, que lesplus anciens habitans de la Sicile avoient été les Cyclo-pes & les Lestrygons qui en occupoient une partie; maisce qu’il ajoûte fait voir qu’il ne le donné que comme unetradition fort obscure. Je lie fais. dit-il, ni quelle sorted’hommes c’étoit, ni d’où ils étoiént sortis, ni où ils sontpassés.IIsuffit,ajoûte ce judicieux historien, de savoir ceque les poètes en ont dit ; & chacun en peut penser ce qu’illui plait: après ces peuples, lesSìcaniens font les premiers.Lycophron ayant parlé des erreurs d’Ulysse , dans sonpoème, d’une maniéré très-obscure à son ordinaire, enestant: il verra eníùite les restes des flèches, Tzetzès; soncommentateur, dit: par les restes des flèches; le poèteentend les Lestrygons, peuple qu’Hercule extermina pres-qu’entieremedt à coups de flèches , lorsqu’il emme-noit les boeufs de Geryon qui avoit eu l’audace de luifaire la guerre. II appelle donc reste des flèches ceux qui■échaperent du carnage que fit Hercule. Les Lestrygonsfont les mêmes que le peuple de Sicile, nommé à présentLeontins. Voilà ce que dit Tzetzès, commentateur deLycophron. Diodore , /. 4, fait bien mention de cecombat d’Hercule en Sicile ; mais il dit que ce fut avecles Sicaniens , tk non pas avec les Lestrygons. Voyezl’article suivant.
LdESTRYGONLE RUPES, Us-roches des Leftry-gons. Silius Italicus, ô 7, v. 276, 409 & seq. nommeainsi la ville de Formies, dans la Campanie.
Jîinc Lceflrygoniœsaxoso monte ptemebam
A tergo Rupes.
Ecce autem flatu ClaJJìs Phœnijja secundo
Littora Caieta , Lcejtrygoniosque recejsus ,
Sulcabat rosris.
Il met, l. 8, v. q 30, fur le même rivage Caïete, l’ancienroyaume d’Antiphate, Linterne, Cume, &c:
Et regnata Lamo Cajeta , domusqueAntiphatcz compres'a freto flagnisque palujlrtLinternum & quondam fatorum confcia Cume , 8îc.
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H fait plus ; il place ces Lestrygons de Sicile auprèsla ville de Lentini, v. 126 & 127:
■Prima Leontinos vaflarunt pmlia campos ,
' Regnatam duro quondam Lcejlrygone terrain • .
Cela est conforme à l’aùtorité de Pline, /• J » c ‘ *qui met les champs des Lestrygons Lœjirygonii cam ? l s íauprès de Lentini. Cela s’accorde auíìi avec ce ^eEolybe, p. 1377, dans un Extrait tiré du huitième fvre : les Lestrygons , qui, à ce qu’on raconte, occupoient la campagne de Lentini. .
Par-tout-là il n’est question que d’urt peuple dont lepoètes se sont fait une tradition que les historiens n onadoptée qu’avec défiance. Madame Dacier, dans fafur l’Odyssée d’Homere, déja citée, croit que les Les*tryngons, dans leur premiere origine, ont habité la->l*este, fur le fleuve Terias ; & elle le prouve par le paflagde Pline. Elle ajoûte: cela est si vrai, que le nom c®Lejlrygon , & celui de Léontin , ne font que le m c m snom ; car, comme Bochart l’a démontré , Lœsryg 0 ^est un nom Phénicien, lais lercarn , Lion qui devos*&c ce nom a été rendu en latin par celui de LeonW »qui signifie la même chose, & qui marque les mceu rSféroces & léonines de ces peuples barbares. II y a do |lCde l’apparenee que, comme les Phéaciens avoient quitteSieste pour aller à Corcyre, les Lestrygons, ou fi nepartie des Lestrygons, la quittèrent de même, & wS"rent s’établir fur les côtes de la Campanie : on ne p eltpas douter que Lamus qui bâtit Formies ne fût un Lestff"gon: son nom même le témoigne; car Lamus sigm»dèvorateur , étant tiré du Phœnicien Laham ou Laham^tqui signifie dévorer ; ôt de-là même a été tiré le n 0lrtde cette fameuse reine de l.ybie, appellée Lamia , p al j c , equ’elle fendoit le ventre des femmes grosses, pour ds*voter leurs enfans. Horace en parle dans font Art po £tique, v. 340:
N eu pransce Larnice vivum puerum extrahàt alvo.
Qu’on ne voie jamais dans vos pièces arracher du vefl*tre d’une Lamie un enfant tout vivant qu'elle ait dévore»LALSTRYGOMIE , ville dont Héfyche ne rapporteque le nom. * Ortel. Thef.
LAETE, bourg dont il est parlé dans un fragment dsSaiuste. * Ortel. Thef.
LAETI. Voyez Leti. .
LAETIA , nom latin de LIESSES. ,
LALTRINA , ville nommée par Lycophron. TzetzeSdit qu’elle étoit dans PElide au Péloponnèíe. Páusitni#*in Eliac. parle des Leetrincei. Voyez Leprium.
LiEVI. Voyez Levi, peuple de la Ligurie.LAFIDARI. Voyez Fidari.
LAFRANQUAIN, mouillage de France, fur Iacôt®de Rouffillon. Michelot, dans son Portulan de la m esMéditerranée, p. 5 5, dit la Franquine , & ajoûte qu’o^appelle ainsi une anse de fable, qui est du côté du no rde la pointe du cap de Leucate, dans laquelle on P eUmouiller avec des galères , à une petite portée de câst 0lîde terre, où il y a cinq à six brasses d’eau, fonds de f<£ble fin. On y est à couvert des vents depuis, le fud-stpest, jusqu’au nord-ouest ; mais le vent d'est-nord-est fdonne à plein, & il ne faut pas s’y laisser surprendre-dire vrai, ces. fortes de mouillages ne font bons que d 311une nécessité, 6>t pendant la belle saison.
LAGADIUM, pour Algidum.
LAGAMAN, ou Lamgan, ville d’Asie, au roya»"^de Cachemire , aux frontières de celui de Candaha *de Timur-Bec , î- 3 , c • 2 -
*Hìst,
in c®
Par-tout-là il s’agit des Lestrygons d’Homere, dans laCampanie. Mais ce poète reporte dans la Sicile leroyaume d’Antiphate, & le peuple Lestrygon. II sup-pose, avec la tradition rapportée par Thucydide, que lesLestrygons & les Cyclopes avoient précédé les Sica-niens dans la Sicile , /. 14, v. 33 6e 34:
Pofi iirum Antiphatce regnum & Cyclopia. régna ,f'ornere ygTttrunt primum nova rura Sicani,
j>r^m GAN ,l petite rivière d’Irlande, dans la prov.,c! Uííter, selon Baudrand , edit. 1703. Mais elle etxnommée Lagen-Water, dans l’Etat présent d’Irlande,p- 26. On y voit qu’elle a fa source dans le comté d®Do Vn , baigne Dromore, Lisbrun &c Belfast, & iedéchargé dans la baie de Carrickfergus.
LAGANIA , siège épiscopal, dans là premiere Gala*tie,.entre Jutiopolis, & Miniçon, ou Mniqpn. Eufss 1 'Jius, son evêque, souscrivit au second concile de Chaltcédoine, tenu, l’an 451. * Harduin. Collect. cône.
LAGANICI. Voyez Leusanicor^m*