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de Léon, & que l’autre en soit à près de cinquante lieues :nous ignorons la place précise de cette Lance , Lanciaou Lanciatum , qui doit avoir été quelque part dans levoisinage de Manjìlla ,, comme le remarque très-bien leP. Briet, Parai. 2. part. 1 . 4, p. 264. Pline , /. 3 ,£. 3 ; en nomme les habitans Lancienses , 5 c les met dansl’Aflurie.
3. LANCIA OPPIDANA, ancienne ville de la Lu-lìtanie, chez les Vettons, selon Ptolomée, l. 2, c. 5.On en trouve un monument du siécle d’Auguste, dansune inscription au Recueil de Gruter, /». 199, n. 3.
Term. Aug. Inter.
LANC. OPP. ET IG.EDIT.
C’est de celle-là qu’il faut entendre ce que Baudrand ditde Penna di Francìa , au levant d’été de Ciudad-Ro-drigo. Pline, /. 4 , c. 22, nomme les habitans de cetteville Lancienses.
4. LANCIA TRASCUDANA, selon Gruter, ouTranscudana, selon Vasaeus. Ortéîius dit que, dans uneinscription qui est à Alcantara, fur un pont , il est fairmention de Lancienses Oppidani , 5 c de LanciensesTranscudani. On ne fait aujourd’hui ce que c’est, quoi-que Baudrand ait conjecturé que c’est présentementGuarda en Portugal.
LANCIANO ou LanCiana , ville d’Italie , auíoyaume de Naples , dans l’Abruzze citérieure, dontelle est la capitale , avec un archevêché érigé en 1^62.Élie est assez grande, 5 c peuplée, à cinq milles de la côtedu golfe de Venise, fur le torrent de Feltrino , à deuxmilles de la riviere deSangro, à sept d’Ortona au midi,à dix de la petite riviere de Lenta, ôc presqu’au milieu,entre Chiéti 5 c Guasto di Amone, environ à quinze mil-les de chacune de ces deux villes ; elle est célébré parses foires. Voyez Anxani. * Baudr. éd. 1705.
LANCIATUM. Voyez Lancia, i.
LANCIENSES. Voyez Lancia, i, 2 5 c 3.
L ANCKIU N G , ville de la Chine, dans la provinced’Iunnan, au département deTali, seconde métropolede la province. Elle est plus occidentale que Pékin, de.T 6 d. çá', parles 26 ,d. de latitude. * Atlas Sinenfis*LANCOBARDI. Voyez l’articîe Lombards.
LANCOBRICA. Voyez Lacobrica.
L AND A , monastère de Pologne, dans le palatinatde Posnanie, fur la Varta. II est de l’ordre de Cîteaux,5 c fut fondé, l’an 1145 , par Miecislaw, en mémoire dela victoire qu’il avoit remportée fur les Russes comman-dés par Vladiflas II, roi de Pologne. Dlugojf. p. 472.
LANDAFF, petite ville d’Angleterre, au pays de Gal-les , dans le comté de Glamorgan, fur le Taff, un peuau-dessus de Cardiff. C’est une cité, mais si petite, qu’ellen’a point démarché. C’est néanmoins le siège d’un évê-que. Mais Fauteur de l’Etat présent de la Grande-Breta-gne, t. I, p- 141, dit que la prodigalité de íevêque■Kitchin, autrement Dunstan, réduisit cet évêché à untel degré de pauvreté, qu’à peine est-il capable d’entre-tenir son évêque. Baudrand dit qu’il y a un vieux châ-teau , ôc que la ville dépérit tous les jours, étant presqueréduite en village avec peu d’habitans, à caiife de la pro-ximité de Cardiff, dont elle n’est qu’à un mille, 6 c àdeux seulement de la Manche de la Saverne, 6 c à trentemilles de Bristol au couchant, 6 c à cent vingt-troîs millesde Londres. II se tint à Landais, l’an 988, un concile,appelle Landavense concilium.
LANDAIS, Landejium , lieu de France, dans le Berri,au diocèse de Bourges, avec une abbaye fous l’invoca-tion de Notre- Dame, ordre de Cîteaux, de la filiation deFabbaye de l’Aumône. Elle fut fondée, Fan 1115, par Ar-chambaud d'Argy, ôc Etienne Musel, gentilshommes, 6cfut d’abord occupée par des filles auxquelles des religieuxVuccéderent, Fan 1143* * Piganiolde la Force , t. 6 , p. 423.
LANDAU , ville de France, dans la basse Alsace, aupays de Wasgou ; quoique cette ville en soit séparéed’une distance de cinq ou six lieues, ÔC qu’elle soit en-clavée dans le bas Palatinat, fur la riviere de Queich,qui fe jette dans le Rhin à Gerrnesheim. C’est une desplus anciennes villes impériales, à qui Rodolfe I donnales mêmes prérogatives 5 c franchises qu’à Haguenasv,en 1291. Ces avantages ôc la bonté du terroir y ayantattiré beaucoup d’habitans, il fallut en augmçntg: Feu-
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ceinte. L’empereur, Louis de Bavière, vers 1 an 1 3 ?
donna cette ville en engagement à l’évêque de Spire, C \-_en jouit près de deux cents ans. Enfin Fempereurmilien I la retira, Fan 1511, 6c la joignit à la jrretectu^ou landvogtey d’Alsace ; ce qui fut confirmé,lan D ’par Fempereur Charles V, qui ordonna qu’elle ne P° u ltoit jamais être séparée de la préfecture. Elle fut rà la couronne de France, par un arrêt du conseil dface, Fan 1680. Après cela le feu roi Louis XIV yfaire des fortifications dont nous parlerons dans la * U1de cet article; de forte qu’elle soutint, l’an ïJOìf U -grand siège contre Fempereur Joseph, qui étoit alors rdes Romains, 6c qui commandoit en personne. L arist .Françoise Faísiégea, 6c la reprit, l’année suivantemais en 1704, après la journée de Hochstedt, l es 1 ,péríaux, avec leurs alliés, l’affiégerent, pour la fecoslfois, ôc la reprirent. Ils en jouirent neuf ans, duranlesquels ils en perfectionnerent les fortifications ; ce 1 ?’in’empêcha point les François de la prendre encore, 1 a1713. Les Allemands prétendoient que cette ville eta .hors de F Alsace, devoir être restituée par les François »mais par le traité de Bade, Fan 1714, Fempereurles VI, avec tous les états de Fempire, ayant abando^cette prétention, consentirent qu’en vertu du traiteRysvyck,Ja ville de Landau avec ses dépendances, 00fiífant dans les villages de Nusdorff, Damhcin Ôc Q ul „kein , demeurât fortifiée au roi très-Chrétien, p° urejouir comme il faisoit avant la guerre. * Lonpt irU iDescr. de la France, i. part.p. 238. _
Cette ville, dit Piganiol de la Force, DescriptionFrance , t. 7, p. 435, est située dans Fendrait le P Iu gfertile 6c le plus agréable de la province, fur la rivi erde Queich, qui pafle au milieu, & àl’entrée de la Gorgd’Anweil. Elle est environnée de belles prairies 6í d ugrand nombre de petites villes, bourgs ôc villages, 0 °*les habitans fréquentent les marchés qui fe tiennent,fois la semaine, à Landau. La plupart des bourgeois! 0Luthériens. On compte dans cette ville sept cents Jfljhsons , neuf cents familles, ôc environ quatre mille h a01tans , dont la plûpart font marchands ou cabaret^ 5 *Landau étoit une des dix villes impériales de la préfetture cì’Haguenav. Cette place est teilemént commandesdu côté des montagnes d’Alsace , que le maréchalVauban fut obligé de se servir, pour ses fortifications, 0 ,système qu’il avoit inventé pour Béfort, qu’il a reen cette occasion , ôc perfectionné au Neuf-Brisa 0 -, .figure de la place est un octogone allongé , comp 0 .sept tours bastionnées, ôc de huit courtines qui l es 1 agnent. A la place d’une huitième tour bastionnée» °”construit un grand bastion retranché par la Gorge, q uappelle réduit, ôc qui sert de citadelle à cette place, P a ^que son retranchement commande la ville. Les seP s t0 ,bastionnées font couvertes chacune d’une grande co,tre-garde ou bastion détaché, qui, avec les tenaillons qfont entre chacun, ôc qui leur servent comme de gtine, forme cette seconde enceinte, laissant entre oSun fossé. Cette seconde enceinte est encore enveloppad’un grand fossé, dans lequel il y a huit demi-hines 4 2couvrent les fronts de la place. Le réduit est couvpar une grande contre-garde de terres, auffi-bien q°des demi-lunes qui le joint, mais qui est revêtue-tout est accompagné d’un grand chemin couvert ôcgrand glacis, au-delà duquel,du côté des montagn^’^un avant-fossé fort large, qui régne presque tout aU , ^de la place, ôc dans lequel on a pratiqué deux r ° etes. Une de ces redoutes sert à couvrir une écluse > 1 • e ftcouvre le pont qui sert de communication au fort 4 e >fur la hauteur. Du côté de la ville, son! trois aut re *rites redoutes de terre , entourées chacune d un Pjj gSfossé ; elles font placées à Fextrémité du glacis ’ r j-servent à empêcher les approches. A| la sortie p e fc*viere font deux grandes écluses qui servent a . . e estinondations autour de la ville. La sortie de la rividéfendue par plusieurs ouvrages de terre irregmier^. 1*vés les uns fur les autres pour couvrir entierstête du canal de sortie. On entre dans la vins Pseules portes , celle de France ôc celle bien
rues, pour la plûpart, font belles, & l es , ville, estconstruits ; la place, qui est au milieu 00 que
grande, ôc fa figure carrée. II n’y a oa ? . ma i s 0 n tguatre églises, hr feulement deux mag a11 *