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j°it plusieurs corps de cazernes. Sur le rempart du côtéla porte de France , il y a trois grands cavaliers deterre.
Le fort, qui est fur la hauteur, occupe un commande-ment ; c’est une espece d’ouvrage à couronne, composé*j e trois bastions entiers , & de deux demi-bastions. Cestjeux derniers font du côté de la ville ; ils forment en-er nble quatre fronts de fortifications ; les deux fronts,font for la hauteur, font couverts chacun d’une demilune , le tout de terre. Cet ouwage a plusieurs tra-Jí e tses fur les courtines ; & on en peut remarquer uneUr-tout bien plus grande que les autres, dans le grandbastion du milieu. Tous ces ouvrages du fort font en-crés d’un fossé sec & d’un chemin couvert. La tête duPont de communication est au centre de cet ouvrage ;
fo est couverte par un petit ouvrage de terre avec sonP e dt fossé plein d’eau. La gorge du fort est formée parSí 1 fossé plein d’eau dans lequel est construit cet ouvrage,f n tre savant-fossé, & ce folié est un marais impratica-Ce port a une porte de secours. Sur la hauteur voi-hne du fort est une commanderie ruinée ; mais il y atr ois redoutes de terre , lesquelles enferment chacuneredoute à mâchicoulis ; elles communiquent l’unea l’autre par un conduit souterrain, & ces redoutes com-muniquent aussi au fort. Le canal de Landau est forméPrincipalement des eaux de la Queich ; il vient d’An-Viller, & a été construit pour en amener les matériauxpour la construction de Landau ; il est formé par deuxJettées de charpente, qui soutiennent les terres. L’on voit,^ espace en espace, fur ce canal plusieurs écluses bien re-vêtues.
k i. LANDAiW, petite ville d’Allemagne,dans la basseBavière, fur FIsère, au-dessous de Dingelfingen, fur unèCote , à six m Iles de Landshut, en allant vers Passau, & àSuatre milles de Straubing, vers le midi. * Baudrand,ec *it. 1705.
L AND A W, petite ville & château d’Allemagne,comté de Waldeck , fur une très - haute montagne,j e comte Henri bâtir ce château, en 1360 ; ce lieu a étée séjour de quelquqs douairières de cette maison. *Zey-er > Haffiae & vicin. *sopogr. p. s7.
, BANDE, (la) en Fronfadois , ville de France,
a ^ns ]a Guienne diocèse élection de Bourdeaux,
2.. LAKDE-KÉRÛULD, (la) ou d’Airou, au-trefois petite ville, aujourd’hui village de France , enNormandie, à côso de Ville-Dieu , & à six lieues deCoutances, selon Corn. Dicl. Elle a été réduite en sim-ple paroisse, depuis l an T15} , qu’arriva le grand phéno-mène que Sigebert a décrit dans fa Chronique. II s’é-fova dans ce quartier-lâ un tourbillon qui enlevois tout cequ’il rencontroit; & enfin apparut une coîomne colorée<se bleu & de rouge, contre laquelle étoíent lancées des®éches de divers endroits , & il y avoit tout-à-l’entour*fiiandté d’oileanx de diverses sortes ; ce qui fut suivi® Un e peste , qui dépeupla tous les lieux voisins , adann - 1x33. Àr Landâ Aronìs, ce sont les termes deSi-§eb ert, cu ca mcridum quasi de terra emergens turbo ,^ la xini a quceque proxima mvolvit ct rapuit. A d ultunum"s a l l qucedum columna rubri ct carulei coloris fub tur-Jf e ascendens, in sublime jletit . ct videbantur ct au-J e ganiur quas sagittœ ct lancea in ipsâ columná de-■rS 1 -, licet non apparent intuentibus quiseas agitant, ctl 'J. turbine qui sabat super columnam apparebant quasiL s e jsce specìts volucrum in eodem volitandum. SubfecutaVs tllicb i n eddein villa mortalitas hominum , inter q no s. don ‘inus villa occubuit , nec folàm in istâ villa, sedetlam 'n multis lodsNormann'ue &snidmarum ngionum,tuortahtas h oc ann0 g ra sjata est. La Chronique dit malfonda Aroms ; il falloir dire fferoldi. Au reste la Lande-«aroud, ou d’Airou, est du diocèse de Coutances. Quel-qu.es-uns ont cru qu’il y avoit eu autrefois, en cette pa-roisse un prieuré dit de . 5 . Léonard des Bois , & que,«epuis.ce tems-là, il e st devenu un hermitage. II est ré-
. ... , , — équités -- — ,
que la ville ou le bourg de la Lande d Airou avoit unchâteau dont, pour toute marque, il ne reste plus qu’unchamp proche de-là, qu’on nomme encore aujourd’huite Pré du château.
3' LANDE 3 (la) bois de France, dans lAngou-
Lan jis
mois. II y en a deux que l’on distingue par les surnomsde grande & de petite. C’est un bois de cinquante-troisarpens ík demi, dans la maîtrise des eaux ôc forêts duduché d’Angoulême.
LANDECOURT, prieuré de Lorraine, au diocèsede Toul, ordre de S. Benoît. II dépend de l’abbaye deS. EpvredeToul, Sf est en commencle & à la colla-tion de F abbé de S. Epyre.
1. LANDECK , petite ville de Prusse, dans la Po-merelle , aux environs de Fridland & de Schlochau,selon Zeyler, Boris . Topogr. p. >36.
2. LANDECK, petite ville de Bohème, au comtéde Glats. II y a un bain d’eaux chaudes minérales.
ler, Boh. Topogr. p. 41.
LANDELEAU , bourg de France , dans la basse Bre-tagne , clans l’évêché de Quimper, au fud-ouest de Kar-hais. * Baudmnd, édit. 1705*
LANDELLE , bourg de France, dans la basse Nor-mandie , diocèse de Coutances. II y a marché , tous lesjeudis, & quelques foires annuelles. C’est une baronnie ,ou il y a une jurisdiction pour le seigneur du lieu.
LANDEMERIA , ancienne ville épiscopale d’Angle-terre. Le P. Hardouin , qui en fait mention, cite Grego-rius Landemerìenjis.
LANDEMìNE, bois de France, dans le Bourbon-noi's: il couvre cent cinquante-six arpens, & dépend dela maîtrise des eaux & forêts de Moulins.
LANDEN , petite ville des Pays bas Autrichiens,dans le Brabant, au quartier de Louvain, entre Han-nut & Tillemont, à deux lieues de cette derniere, &un peu plus de S. Tron, aux frontières de l’évêché deLiège , fur le ruisseau de Becke. C’est où mourut & futenterré le bienheureux Pépin qui en étoit seigneur. Cefut aussi le lieu de Ja naiíïance de la fille de sainte Ger-trude. De notre teins elle est devenue fameuse, par labataille que le maréchal de Luxembourg y donna, le mer-credi 29 Juillet 1693, à Farinée des alliés, commandéepar le prince d'Orange, roi d’Angleterre, & par l’é-lecteur de Bavière ; le maréchal y acheta la victoire parun très-grand carnage. On appelle aussi cette journée labataille de"Nervinde ou Neerwinde , du nom d’un villagevoisin. *His. du tems. Baillet, Topogr. des Saints,p . 614. . X.
LANDERNEAU , ville dé France , dans la basse Bre-tagne , au diocèse de Léon, fur la rivière d’Elhorn, dontelle se sert avec avantage, & qui «va se rendre à Brest,à quatre lieues au-dessous de Landerneau. Cette ville estle chef-liéu de la baronnie de Léon , l’une des plus an-ciennes baronnies, & des plus distinguées de Bretagne.II y a trois paroisses dans cette ville, savoir S. Julien ,S. Ouerdon , & S. Thomas. * Baudrand, édit. 1705.Piganiol de la Force , Descr. de la France , t. 5 , p. 245.Jaillot , Carte de la Bretagne.
LANDERON , petite ville de Suisse, dans la princi-pauté de Neufchâtel, à deux lieues de la ville de ce nom,près de Thièle. On prétend qu’elle a été bâtie des rui-nes d’une grande ville nommée Neronica , en FrançoisNerieu , qui tenoit depuis le mont Jura jusqu’à la Thièle,& depuis Landeron jusqu’à Cressi, village de cette châ-tellenie. * Etat & Del. de la Suisse, t. 3 , p. 244.
LANDES, (les) ou les Lanes de Bordeaux;en latin Jger-Sirdcus, pays de France, dans la Gasco-gne. Une partie dépend dé F élection de Bazas, géné-ralité de Bordeaux, une autre de sélection de Dax,généralité d’Auch ; enfin une autre de Marsan, paysabonné.«Les landes sont un pays de fables, de bruyè-res , de forêts de pins dont on tire le brai & le gou-dron , LL qui fait le principal commerce du pays. H y aen outre beaucoup de chênes verts, dont l’écorce fait leliège, & le tout en plaine ; ce qui présente à la vue ungrand désert, assez triste , quoique toujours verd. Ondivise les landes en grandes & en petites ; ses grandessont entre Bordeaux & Bayonne ; les petites, entre Ba-zas & Dax. II n’y croît poipt de froment, & fort peud’autres grains. ' .
Landes & bruyères sont presque fynonimes en Gas-cogne , & signifient une étendue de pays ou de terre in-culte. * Mémoires dressés fur des lieux.
, LANDES, bourg de France, dans la Saintonge, dansFélection de Saint-Jean-d’Angely.
LANDE-VAND, rivière de la Norvège, qui prendTome III. Xxxx ij