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parfenant de plein droit. Voilà la véritable histoire de laréunion du Languedoc à la couronne, quoique Moréri6t ses continuateurs ayent dit que cette province avoitété réunie à la couronne sous ces trois conditions, i. qu’ilne seroit donné au Languedoc aucun gouverneur, quihe fût prince du sang ; r. que le roi n’imposeroit pointde tailles fans le consentement des états de la province ;3 > que cette province ne seroit point obligée d’user d’au-cun autre droit que du droit écrit. Autant de condi-tions, autant de chimères. Les droits des rois de Francefur le Languedoc sont les mêmes qu’ils ont fur les autresprovinces. II leur appartient par droit de conquête, parla cestìon d’Amauri de Montfort, en 12.2.3, & parletraité de Paris, en 122.8.
Le Languedoc est la province de France où le clergéest le plus nombreux ÔC le plus riche : on y compte troisarchevêchés :
Narbonne,
Alby.
Toulouse.,
II n’y avoit autrefois de métropole ecclésiastique queNarbonne; mais le pape Jean XXII érigea Toulouseen archevêché, en 1316; & l’évêché d’Albi fut dé-membré de Bourges, & érigé en archevêché, en 1676.II y a vingt évêchés dont voici les noms ; ceux qui sontmarqués d’une étoile, forent érigés par le pape Jean XXII.
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Agde,
*Lavaur,
»
Béziers,
* Mirepoix,
4 !
Lodève,Montpellier,
Montauban
1
Rieux,
i ^
Nîmes,
*S. Papoul,
H,
Alais,
Mende,
*Saint-Pons ,
Castres,
Usez,
Le Puy,
L.
Carcassonne,
Viviers,
í
* Alet,
Cominges.
L’évêché de Montpellier a succédé à celui de Mague-'lone. Montauban est dans le Querci, & du gouverne-ment de Guienne; mais comme plusieurs paroisses dubas Languedoc font de ce diocèse , & qu’en cette con-sidération l'évêque de Montauban a séance aux astèm-blées des états généraux du Languedoc, on peut le com-pter ici.
Des états du Languedoc.
Le Languedoc étant un pays d’état, l’afliette & la le-vée des impositions sont différentes de celles des autresprovinces, & cette différence m’engage de parler desétats ou assemblées générales. L’origine des états deLanguedoc est ancienne. Avant la réunion de cette pro-vince en un seul corps , le comte de Toulouse 8c chaqueseigneur particulier assembloient les peuples qui leurétoient soumis, lorsqu’ils vouloient faire fur eux quelqueimposition. Les rois, après la réunion du Languedoc àla couronne, observèrent à-peu-près ce même ordre,& les assembloient par sénéchaussées ; mais enfin ils trou-
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blesse qui est le baron, & les députés des villes princi-pales. On croit que c’est sous Charles VII, que cettederniere forme des états a commencé ; mais cette épo-que n’est pas bien sûre ; car depuis le régne de ceprince , on trouve encore quelques commiffions adres-sées aux sénéchaux. Dans cette incertitude on ne peutdire autre chose, si ce n’est que, depuis l’an 1500, lesétats de Languedoc se sont tenus en la forme qu’ils setiennent à présent, comme il parîot par les régistres decette astemblée, qui ne remontent pas plus haut.
Par les lettres parentes du roi François I, de l’an 1533,les états de Languedoc doivent s’affèmbler alternative-ment dans les trois sénéchaussées, pour la commoditéque les peuples peuvent retirer de cette convocation.C’est l’archevêque de Narbonne, qui est président né deces assemblées ; mais cette présidence lui a été quelque-fois contestée. L’évêque du diocèse dans lequel les étatsse font tenus, lui a quelquefois disputé cette prérogative.Les états ayant été convoqués à Nîmes en 1364, par
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Ârnoul d’Andrehan , maréchal de France, gouverneurde Languedoc, l’évêque de Nîmes prétendit y P re 1der ; mais la présidence fot adjugée à l’archeveque <■ eNarbonne. Le roi Charles VII, ayant, en 1441 f,°|i
voqué lui-même les états à Montauban, Sa Majesté 1 ajugea par lettres-patentes à l’évêque de cette ville, ayanégard à ce qui s’étoit pratiqué quelque teins auparavantà Toulouse, en faveur de {'archevêque de cette ville,contre les prétentions de. celui de Narbonne. L an1579, on tint les étas de Languedoc à Castelnauclaiy >en présence de Catherine de Medicis, &c. Ce fut oie*xandre de hardis, évêque de S. Papoul, qui y préfixaen qualité d’évêque diocésain. Cette astemblée c° ,nmença le 27 d’Avril , & finit le 8 de Mai. Depuis c ftems-là, il a toujours été pratiqué, conformément aux^'libérations des états, que la présidence appartient à l ar 'chevêque de Narbonne, &, à son défaut, au plus anc# 3archevêque ou évêque, &, au défaut de' prélats, au vl “caire général du plus ancien évêque. Malgré cet ufa§ e ’l’archevêque de Toulouse prétend être de droitJident des états de Languedoc.
Par édit donné à Paris, au mois d’Octobre de 1 331649, ses états de Languedoc doivent être assemblatous les ans, au mois d’Octobre, pendant un mois seuse'ment ; & les astìettes particulières un mois après les éta ts >pendant huit jours. Par le même édit il est porténulle imposition ne fera Uut, ìar.s ettres-patentes deMajesté, & fans délibération des états.
Les états de Languedoc sont composés à trois ° r 'dres, de l’église, de la noblesse, & du tiers-état.
L'ordre de l’église est composé de trois archevêque& de vingt évêques, dont le rang est réglé par l’ancse°sneté de leur sacre. Lorsqu’ils ne peuvent assister à l’ a *'semblée, ils ont droit d’y envoyer leurs vicaires générai#'
L’ordre de la noblesse est composé d’un comte, d’# 1vicomte & de vingt-un barons.
Le comte est le comte d’Alais. Cette terre fot achetspar le pape Clément VI, qui la donna au comte c j®Beaufort, son frété. Philippe de Valois l’érigea en con# e ‘1& en considération du pape, la noblesse de Languesconsentit qu’il eût la premiere place & la premiere voi*aux états ; ce qui a toujours été continué depuis en ^personne de ceux qui ont été revêtus de ce comté.
Le vicomte est le vicomte de Polignac, qui a la se'conde place fixe.
Les í barons sont le baron de Tour du Vivarez, c’essà-dire celui des douze barons du Vivarez, qui ont drO*d’entrer alternativement aux états, de douze en doU z . eannées, & qui ont place immédiatement après le vrcomte. Ces douze barons du Vivarez sont les barons d sTournon, de la Voulte, d’Annonay, de l’Argentis re 7d’Aps, de Crussol, de Joyeuse, de Sainte-Remaise ,Chaylar, de Montlor, de Boulogne, de Privas &de Chalançon. Ces deux derniers ne font qu’u !ieplace , & par conséquent entrent alternativement to 1 #ses vingt-quatre ans. Le baron duTour de Gevaudan 3sa place après celui, du Vivarez. II y a huit barons enGevaudan , qui entrent alternativement aux états &Languedoc. Ce sont les barons de Mercœur, de Cann"lac, de Tournel, de Randon , de Florac, d’Apcfaesode Peyre & de Cenaret.
Les autres barons de Languedoc, qui ont entrée a# 4états, font les seigneurs des baronnies de Florensac, d’A# 1 'bres , de Calvisson, de Castries, de Mirepoix, de Vil"leneuve, d’Arques de la Gardiolle, de Calstelnau,Bonnnafoux, de Clermont, deLoèdve, de Rouveyrot#*de Lanta , de Castelnau, d’Estratesons , de Ganges ,Gouffoulens, de Rieux & de S. Félix, Ces barons n’o aípoint de place fixe.
Lorsque les propriétaires des comté, vicomté & j 33 "]ronnies ne peuvent aller en personne, ils ont droit d e sl 'voyer en leur place un gentilhomme porteur de set#procuration; mais pour lors le procureur, avant que cSprendre place pour la premiere fois, doit, de mêmeles barons, faire preuve de noblesse de quatre gene^rions du côté paternel, & d’autant du côté manel, suivant la délibération des états, du 5 #* arlan 1654- ' ] & dé—
Le tiers-état est composé des maires, conil - 1 L, njo-putés des villes , chefs de diocèse, & des v* i nter £ tScésaines, qui entrent par-tûut aux états p° ur