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Tome troisième. G - L.
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Chaque biar confient plusieurs feux , ou familles quees Suédois appellent Rekar; chaque rekar, apouríenour-* lr lui & se s troupeaux, une portion de terre, où il y abois, des lacs, des ruisseaux, & qui n’est ferméec lu fossés ni de murailles. Cette étendue de terreine « ordinairement très-grande , & il fe trouve plusieurs^ e kars qui ont de tous côtés plus de dix lieues d’éten-

La Lapponie Rujjìenne, ou Moscovite , est bornée au*?°rd parí’Océan; à l’orient, par la mer Blanche, qui y0r nie un grand golfe , &par la riviere de Zaloticzaqui5 Ion embouchure dans cette mer, au levant de Kiérni.bornes quittent ensuite cette riviere pour courirau midi ; ensuite elles suivent une ligne presque pa-. “de à cette riviere, jusqu’à fa sortie du lac de Mau-r ^gogerwi ; après quoi, elles remontent le lac dePajer-q 11 » ot, courant le long du méridien qui est par le 47 e d.

, e l°ngitude, elles fe tournent vers le nord-est , passentp ‘ orient du lac d’Enare, & vont joindre la riviere deacz , qui, à son embouchure, sépare cette Lapponie dugouvernement de 'W'ardhuys. Ainsi elle a la Carélie Sué-doise au midi, la Carélie Moscovite & la mer Blanchea l orient ; la Lapponie Suédoise, la Danoise, & le gou-Ve rnement de W ardhuys au couchant, & l’Océan au nordoriental. Les villes & bourgs font le long des côtes. Enç ommenqant par le midi de la mer Blanche, on trouve,ei1 faisant le tour du golfe ,

Kiérni, ville fur l’embouchure de la Salotitza.

L’ifle de Solofski, où est un monastère de même nom.Kéretti, ouKiélit, à l’embouchure de la riviere fraî-che.

Kéméloé, isie accompagnée de quelques autres.Kovoda, à l’embouchure d’une riviere qui vient dulac de Pajerfvi.

Kandalax , ou Kandalox.

pmbai, à l’embouchure de la riviere de même nom,S Ul tombe dans la Gouba ou riviere salée.

Y olna-Ostrof, ou Piste des Cerfs.

Le cap de Touria.

Soutkete, 1

Cascavaron, jVarfiga,

Polengi,

Pélitza, j

Sousnovitz, ou Piste de la Croix.

Les trois istes, à l’embouchure de la riviere de Po-JJoi.

Le cap Orlogone, avec une baie & un mouillage at entrée de la mèr Blanche.

Les istes de Lombacho.

Le cap de Svetenoës , & les istes de même nom,dans une anse , au fond de laquelle est le bourg de laJokéna, fur une riviere nommée de même, fort abon-de en poissons.

, Nook-Ostrof, en françois, Piste du Clou ; les Hol-an dois Pappellent Nagel-Eylant.

Le golfe du Marinier.

, Les Sept-Istes, à l’embouchure d’une riviere rempliee saumons : presque toutes les rivières de cette côteen font pleines.

La baie d’Or.

Daëlna-Olinie, ou Olinie Péloignée , pour la distin-de l’autre iste, nommée aussi Olinie.

Daélna Silensi, ou Silensi l’éloigné , port ainsi fur-‘Ornmé pa r l a même raison.

}- e Port Gabriel.

0 port de Varonia.

Kjiesna-Olinie, ou Piste d’Olinie, qui est proche.«hesna-Sdensi, port de Silensi, qui est proche.

L ìíle de Kilduin.

T * ( nv ', ere » la ville le lac de Kola.

Liste des Pêcheurs.

retzinka, riviere, avec un monastère de même nom.Dans les terres ; le lac de Polina ou Polina-Ozéro,ec une ville nommée aussi Polina. C’est de ce lacci-d st a nViere de ^ockéna, dont nous avons parlé

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> bourgs ou villages;

Description générale des happons ; Extrait de i'hiflçirede la Lapponie par Schejjer .

LesLappons font les plus petits hommes du septen-trion , n’ayant ordinairement que trois coudées de hau-teur. On en voit même qui font encore plus petits. Ilsfont la plupart laids &c courbés. Les Lapponnes sont beau-coup moins laides. Elles ont les cheveux noirs , & fur levisage un rouge naturel, mêlé de blanc, qui n’est pas désa-gréable. Les hommes ont le ^ visage pâle, basané, lecorps noir & comme roux, Pestomac large , le ventrepetit, les cuisses & les pieds menus, la tête grosse, levisage & le front larges, les yeux bleus, enfoncés & chas-sieux , le nez court &c plat, les joues abbatues , le mentonlong , le; cheveux courts, droits, durs &c noirs, ainsique la barbe. Ils font fort colères & brutaux. Les femmeslùr tout s’emportent jusqu’à l’excès.

La Lapponie est si voisine du pôle, que le soleil ne s’ycouche pas l’été, &c que l’hyver il n’y paroît point furPhorizon. Ils ont en hyver trois mois de nuit, & au-tant de jour en été. Le froid, qu’on foussie dans cette pre-mière saison est si violent, qu’il n’y a que les naturels dupays, qui le puissent supporter. Les fleuves les plus rapidesfe trouvent souvent gelés, &Ia glace est épaisse d’une, dedeux* & quelque fois de trois coudées.La chaleur n’est ^aè-res moins excessive dans l’autrefaison;car lesLappons n ontni primeurs ni automne. Quoique le soleil ne donne pasà plomb fur la Lapponie , cependant lorsqu’ií entre dansle signe de Pécrevisse, la chaleur augmente & continuedans ce pays, pendant quelques mois, fans qu’elle puisseêtre modérée par la fraîcheur de la nuit. Ce qui temperecette chaleur, ce sont les vapeurs de la mer voisine , &les neiges, qui demeurent tout Pété dans des fosses ouil y a de Pombre, & fur le sommet des hautes monta-gnes. II y pleut rarement au fort de Pété ; mais Phy verla terre est toute couverte de neige. Le ciel est d’ordi-naire serein en Lapponie , Pair net & sain, à cause qu’ily est agité par de fort grands vents, qui font presquecontinuels. LesLappons, pour fe dérober à leur fureur,fe jettent dans des cavernes & dans le creux des rochers,avec tous les animaux dont ils 1e servent, & ils y de-meurent tant que dure la tempête. La terre n’est ni grasseni maigre, mais si pleine de pierres & de rochers , quele grain n’y peut venir : le terroir en plusieurs lieux esthumide & mou ; ensorte qu’il s’affaisse fous le pied, àcause de l’incroyable quantité de marais & de ruisseaux.Aussi ne s’y trouve-t-il presque point d’endroit où l’onpuisse labourer commodément. II y a des pâturages fortgras, de petits arbres qui naissent fans avoir été plan-tés , de très-bonnes herbes à manger, & d’autres de dif-férentes espèces d’un verd admirable. La Lapponie estpleine de montagnes , aussi-bien que de rochers. Cellesqu’on nomme Dofrlms , font la séparation de la Nor-vège d’avec la Suéde. Leur hauteur est effroyable ; & lesvents, qui règnent fur leur sommet, empêchent 1 es arbresd’y prendre racine. Au pied de celles qui léparent laNorvège de la Lapponie , on trouve de vastes forêts oùil y a des lacs, des marais, & où les arbres font astèzéloignés les uns des autres. Au bas des coteaux on voitdes vallées charmantes , qu’arrofent un nombre presqueinfini de belles fontaines Ôt d’agréables ruisseaux, quife déchargent dans les rivières & les lacs, & <sedà dansle golfe de Bothnie. Quant aux bêtes sauvages, i! y ena une multitude prodigieuse , avec une si grande quan-tité d’oifeaux & de poissons, que la plupart des habitanss’en nourrissent. Ce pays abonde «Bailleurs en gibier &en venaison ; ensorte qu’ils en font trafic avec les na-tions voisines.

Les Lappons étoient payens avant que d’embrasser leChristianisme, & leur religion nedifféroit pas beaucoupde celle des Binons ; le mot de Jumala est encore en usagechez eux, & signifie Dieu. Ils ont aussi adoré pour Dieu,celui que les Suédois appellent Thor; mais on ne peutrien dire de certain touchant le culte que les Lapponsrendoient à ces dieux. Ce qu’il y a de constant, c estque Jumala étoit représenté sous la figure d un hommeassis fur un espece d autel, une couronne fur la tete, or-née de douze pierres précieuses, avec un collier d’or detrois cents marcs au cou ; d’autres disent qu’au lieu d’uu