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oreille
j) “ . e ' lui passent un filet rouge au travers cle P
, :te 5 & l’attachent derriere la cabane, au mêmero r °p t °ù ils ont coutume d’attather la victime cle To-cs j à-nsuite ils l'immolent de la même maniéré , &a r ent aufl^ le sang qui en est sorti. Cela fait, celui quiav eu I e soin du sacrifice, porte le bois de la victimegl e ec l es os de la tête & du cou, les pieds & les on-il ^ ur . monta g ne dédiée au Storjunkare. Quands >: ^arrivé , & qu’il approche de la pierre sacrée, il^ -cime profondément, fléchit les genoux, & lui rendle / raní k honneurs ; après quoi, il frotte la pierre avec^,8 qu’il a apporté, & une partie de la graisse duà j 1116 animal. II met le bois derriere l’idole , attachantt j p Corn e droite la partie avec laquelle cet animal mul-Pafî^ ^° n Espèce, & à la corne gauche un filet rouge,
•, e au travers d’un morceau d’étain, avec une petitej Ce d’argent.
i! )> e L Ur tr °ihéme dieu est le soleil, qu’il appellent Baìwe.t>ù -, forent tout l’été , parce qu’il a dissipé les ténèbresJ‘ s étoient avant qu’il leur eût rendu la lumière, &j, " leur eût apporté la chaleur. Us l’adorent auíïi commeauteur de toutes les productions. Ils n’ont aucune image'?leil, à cause que de lui-même il est visible, & ne lui, ac nfient que des rennes jeunes & femelles. Us y observentj es mêmes cérémonies dont on a parlé, si ce n’est que^.hlet, qu’il s passent au travers de Toreille droite du rennef blanc. Us ne prennent pas non plus, comme aux au-re s sacrifices une branche de bouleau , mais de bois dea Ple , pour faire le cercle qui est de la grandeur dessceaux dont on relie les demi-tonnes de biere. Usachent à ce cerceau de petits morceaux de chair, prise chacune des parties du corps de la victime, & les1 ndent derriere leur cqbane fur une espèce de table, &même lieu où ils offrent des sacrifices à Toron. Usn gent sor cette table , en forme cercle, les os princi-P a ux de la victime.
^ *‘ s n’offrent jamais de sacrifices à Toron , à Storjun-^ re ou au Soleil , qu’ils n’ayent reconnu auparavant, parmoyen d’un instrument qu’ils nomment Karmas ,
. es que semblable au tambour des anciens, si la victimek ra agréable. Après qu’ils l’on t attachée derriere la ca-ai je, ils tirent un poil de dessous le cou du renne, & l’at-achent à un des anneaux du tambour dont ils veulent se[ erv ir ; un d’entr’eux frappe 1 sur ce tambour ; & leshommes mêlant leurs voix à celles des femmes , de-mandent en chantant, si le dieu veut agréer la victime,m le paquet d’anneaux, à l’un desquels on a attachéE poil, se remue en même teins qu-on frappe sur leta mbour, & qu’il aille se reposer sur la figure de Toron,ilsPrennent ce mouvement pour une preuve que le sacrfice.P 1 plaira; Si au contraire le paquet d’anneaux demeure, ils offrent la même victime à Storjunkare. Aprèsj V ° tr battu une seconde fois le tambour, ils lui deman- -h e nt tous ensemble, encore en chantant, s’il veutaccep-e , r leur sacrifice, & profèrent le nom cle la montagne° u ils ont résolu de l’ossrir. S’ií arrive que le paquet d’an-heaux change peu-à-peu de place, & se repose sur ! endroitT tambour où l’image de Storjunkare est dessinée, il nedoutent point qu’il n’y consente. S’i! demeure fke commea premiere fois, ilss’adreffent au soleil, & tâchent de dé-Couvrir s’il veut bien que la victime lui soit immolée.
yutre ces trois dieux , les Lappons en ont d’autressENts, comme les manès des défuts, & la troupe desdhles. Us ne donnent point de nom particulier auxari es, & appellent feulement les morts, en général, Sitie,ans ériger aucune figure en leur honneur. Us se conten-ant de leur offrir certains sacrifices; & quand, parleT^en du tambour, ils ont reconnu que la victime leurf agréable, ils lui passent au travers de l’oreille droiten filet de laine noire, qu’ils lui attachent aux cornes,ette victime étant ainsi consacrée,- ils vont l’immoler,mangent sa chair, ne réservant qu’une petite partieu cœur , une autre du poumon, qu’ils divisent en-tTÍt ch , acune en trois parties, au travers desquelíes ilspatient de petites broches de bois, qu’ils trempent dans„ e lan 8 du renne, & qu’ils mettent dans une espèce decorbeille faite comme un traîneau de Lapponie. Us en-errent cette espèce de corbeille aussi-bien que tous lesds décharnés, assemblés & mis’dans un pâmer fait ex-es. Ceux des Lappons qui, sont encore attaches aux‘“Perstitions de. leurs ancêtres. ohsor
ancêtres,observent ces cérémonies
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quand ils veulent appailèr les manès. Qnanf aux Juhlesils ne leur consacrent aucune image non plus qu’aux ma-nès. Le lieu destiné pour les honorer, est fur quelqfi’ar-bre, à la portée d’un trait de flèche derriere la cabane.Le culte se termine par un sacrifice íùpersticieux, eril’hdnneur de cette troupe : vagabonde de lubies qu’ilsimaginent roder en l’air par les forets & les montagnesvoisines, la veille & le jour de Noël. Us jeûnent le pre-mier jour, ou plutôt ils ne mangent point de chair, &gardent quelque morceau des autres alimens qu’ils pren-nent. Ils font la même chose le jour de la fête.
Les Lappons n’avoient point anciennement de loge-mens fixes. Us ne bâtiffoient des cabanes que pour peude jours , tantôt dans un lieu , tantôt dans un autre, se-lon qu’ils le trouvoient propre pour la pêche & la chassé ;mais Charles IX leur ôta la liberté de roder ainsi, &assigna, en i6oz, un territoire particlier à chaque famille.Us ont commencé , depuis ce teins, à posteder certainsespaces de terre, fans que la coutume de changer de lieuse soit entièrement abolie; mais ils ne transportent leursJogemens d’un lieu en un autre, que dans les limites del’espace qui leur a été assigné: la néceffi.é qu’ils ont dechercher des vivres, est la feule cause de ces changemenscontinuels. Lorsqu’ils sont consumés en un endroit, il enfaut chercher ailleurs. Ce changement de demeure ne sefait pas de telle maniéré qu’ils abandonnent entièrementles premiers endroits pour n’y plus revenir; mais i!$ vontcomme en tournant, & font une maniéré de cercle. LesLappons des montagnes les quittent quand il n’y a plusde pâturages, & ils y reviennent lorsque les herbes sontgrandes. Ainsi il arrive qu’à la fin de Tannée ils ontparcouru tous les logemens de Tespace dont ils ont lapropriété. Ceux qui ont leurs habitations dans les’forêts,retournent plusieurs fois par an aux cabanes bâties furles bords des rivières, & près des lacs, selon les diffé-rentes faisons propres à la chaste -ou à la pêche. Lespremiers bâtissent leurs cabanes d’une autre maniéré queles Lappons des forêts. Us dressent aux quatre coins qua-tre pièces de bois, íurlesquelles ils iïettent trois perchesen forme de soliveaux, une sur chaque côté, & la troi-sième au derriere, sans qu il y en ait fur la face de de-vant. Us‘ appuient fur ces soliveaux d’autres petrhesbeaucoup plus longues; enforte qu’elles fe touchent pres-que par le haut ; mais elles font fort éloignées à l'en-droit où elles posent fur la terre. Cette cabane reffem-ble à un foît de quatre pans , ou à un pavillon qui a lafigure d’qne pyramide. Us jettent fur ces perches uneespèce de manteau de la plus grosse étoffe qui se trouve,& les plus riches en jettent encore une autre par-dessusd’une toile forte. Ceux des forêts bâtissent leurs cabanes,quelques-uns avec des planches,d’autres avec six pieds d’ar-bres, qui fe touchent par le haut,& font comme une espècedécavé, ils jettent par-dessus des branches d’arbres ou depin , ou des écorces, d’ordinaire de bouleau , qu’ils fontcuire, asin de les plier & de les mettre plus facilement enŒuvre. Ils les couvrent quelquefoisUe peaux d’animaux oucle cuirs bien tannés. Cette sorte de cabane diffère de l’au-tre, en ce qu’on ne la cquvre presque jamais de toile oud’étoffe , & qu’elle a six angles au lieu cle quatre. Cha-que cabane a deux portes, Tune fur le devant, quila plus grande , & ouverte tous les jours, & par laquelleon entre & on sort. Celle de derriere, plus petite, & e nforme cle poterne, sert à apporter dans la cabane toutesles choses nécessaires pour la nourriture, &, entr’autres,ce qu’iîs ont pris clans les bois ou dans les lacs. Ceseroitun crime de les apporter par la grande porte, commeau contraire, il ne’st permis à aucune femme d’entrerdans la cabane, ni cl’en sortir par ta porte de derriere,tant parce qu’ils ont, de ce côté-là , le lieu où ils offrentdes sacrifices à leurs dieux, que parce que la rencontre,ou la présence d’une femme, est d’un très-mauvais augureà un homme qui va à la chasse. La petite porte, selonWexionius, fe ferme d’elle-même en retombant. Vis-à-vis est une fenêtre qui donne du jour. C’est par cetteporte qu’entrent ceux qui reviennent de la chaste. Onquitte l’habit de chaste dans la garde-robe , large duneaune, & longue de trois. Elle est dans !a cabane au-de-dans 6s!a fenêtre, f k il est défendu aux femmes d’y met-tre le pied. Cette garde-robe est seulement un certainespace marqué par quelques pièces de bois, qui en fontles bornes. Le pavé de la cabane est partagé de telle.