Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
743
JPEG-Download
 

LAR.

^atre mille pas de la première. Lazius croît que c'estPrésentement Larfeld , qui conserve Porigine de l’ancienn °*n, qui vient de Parbre nommé Larix.

LARICINUM. Voyez Larignum.

LARìENSES , ancien peuple. Strabon dit qu’il fut dé-ruit p ar un tremblement de terre. Ortélius, Thesaur.oupconne que ce peuple étoit dans la Gréce.

LARIGNUM, forteresse proche des Alpes, selon Vi-ruv e, /. i f c. 9. II rapporte que Jules-César , étantCairi Pé vers ces montagnes , voulut se rendre maître de5 e château, parce que ceux qui étoient dedans, le croyantimprenable par Pavantage de fa situation, avoient re-P e d’obéir à l’ordre qu’il avoit donné , dans tous les!e ux circonvoisins, de fournir à son armée les choses^ Ul lui pouvoient être nécessaires. César ayant fait avan-c cr sex troupes, apprit qu’il y avoit devant la porte ductl ateau une tour faite de bois, 6c d’une telle hauteur ,*ï Ue les ennemis en pouvoient aisément empêcher Pap-Ploche en jettant des pierres, ou en lançant des leviers,yefar fit jetter au pied de cette tour un grand nombred e fagots, afin d’y mettre le feu, & en peu de teins elleP ar ut embrasée; mais le feu s’étant éteint de lui-même,«ans qu’il eût consumé le bois de la tour, César futséduit à faire faire une tranchée tout-à-l’entour, hors de« portée des armes 6c des obstinés, qui furent enfin con-traints de se rendre. On lui dit alors que la tour étoit cons-tniite d’un bois appelle larix, qui avoit donné le nom deLarignum au château , 5 c que ces sortes d'arbres quict oient communs dans le pays, en ce tems-là, ne pon-ctuent être en dommages par les flammes. Ce même nome trouve écrit Laricium dans Isidore, /. 17, c. 7.

ï. LARINA, ville des Laviniens, selon Etienne le^cographe. C’est une faute. II faut lire des Dauniens.’°yez Parti cle suivant.

, LARINA, ville d’Italie, au royaumes de Naples,nans la Fouille, 6c dans la province de la Capitanate,ïi ec un évêché suffragant de Parchevêché de Rénovent.,*se est petite, mal peuplée, aux confins du comté deJ; 0 use, près de la riviere de Tiferno, à six milles deP^dia-Alferez , 6c à douze de Termini, fur le cheminì Bénévent. Voyez les articles Frentani Sc Lari-

. De la Martiniere se trompe ; cette ville étoit de Pan-Si en Samnium , & se nomme LaRINO. * Notes du PereLharlevoix.

1 L m R ^ A1 ^ ES ' surnommé FRENTANI, ancien peii-Ple d Italie, dans la Fouille. Voyez les articles Fren-tani Sc Lartnum.

1. LARINE, fontaine de l’Attique, selon Pline, /. 4 s

C ’

î LARINE, village d’Epire, selon Athénée, L 9.. LARINUM, ancienne ville d’Italie,, fur la rive droite, u Tiferno, ou Fortore, qui anciennement donnoit leVjUom de Frentani à ses habitans. Etienne nomme cette^'ue Larina ; & c’est le nom qu’elle porte encore au-^d’hui. Ptolomée /. 3 , c. 1 ; Cicéron, pro Cluent.C' 9 ; & Mêla, /. 1 , c. 4, disent Larinum. Les habi-/ ns font nommés Larinas au singulier. Silius Italicus,' *5 > v. 565 , dit:

Quaque jacet superi Larinas accola Pond.

e ^Hue , /. 3 , c. 11 , les appelle au pluriel Larinates ,?S n °mine Frentani. On pourroit croire que ce surnomj 01 * pour les distinguer de quelqu’autre austì nomméil^tt; mais, comme on n’en connoit point d’autres,j a » f . c l Ue ce surnom ait été ajouté, ou par un câpricer 1 u í a 8 e 7 ou pour quelqu’autre raison que nous igno-e /i ns ’ Le territoire de cette ville, qui etoit assez grand,Nommé Larìnus aeer par Cicéron pro Cluent , & La-n as ager par Tite-Live , l. %i& 17-U n • ^ 1S !’ ville d’Afrique. Saluste en parle dans son

ìttmre de la guerre de Jugurtha : mais on croît que La-s est m gemut: peut-être aussi Laris est-il pour Lares ,e meme que Saluste dn omnis pour omnes. En ce casse sero.s allez porte à croire que c’est le Lares de l’Afri-We proconfulaire. Voyez Larensis.anr ; LA e ' Gu . ,llaume de Ty r nomme ainsi une ville

désel nn * £ m 7 ant1 ^? e " tre l’Egypte 6c la Syrie, dans uncr t. * Ortelius. I hesaur.

C LARISSEville de Gréce, dans la Thessalie, fur

LAR.

743

la rive droite du fleuve Pénée, aujourd’hui- de la Selam-pria , dans la Pelasgiotide,' dix milles au-dessous d’Atrax.Cette ville , qui avoit toujours tenu un des premiersrang entre les villes de la Thessalie , étoit déchues dèsle tems de Lucain, qui dit, /. 6, v. 3 5 5 :

Atque olim Larissa poíens.

"Les Latins ont dit également Larìjsi & Larìjjenfes ,pour en désigner les habitans. Vide Cœsar. Civil . 1 . 3,c. 81; Sc Tite-Liv. 1 . 31, c. 31. Elle subsiste encoreprésentement; & Edouard Rrown, Voyageur Anglois;p. 75, qui la vit le siécle passe, en parle ainsi. Les Turcslui donnent le nom de Lenisabar. Elle est située fur lebord de la riviere de Selampria, & a, du côté du midi,une grance plaine, Sc de celui du septentrion le montOlympe. Sa situation est fort agréable, étant fur une terre 'un peu élevée. Il y a de fort belles places publiques,plusieurs mosquées pour les Turcs, à qui elle est, & quel-ques églises pour les Chrétiens. Cette ville est archiépisco-pale , & a plusieurs évêchés qui en dépendent. La ca-thédrale est dédiée à S. Achilleus. Le Grand-Seigneurpassa quelques années en cette ville, dans le terris de laguerre de Candie. Le palais qu’il habitoit, est au plus hautde la place. Le roi Philippe, pere d’Alexandre, ayantrésolu de tourner ses armes contre les Grecs, après avoirfait fa paix avec les Illyriens Sc les Pannoniens, choisitfa demeure dans la ville de Larisse , Sc par ce moyen ils’établit si bien dans la Thessalie , que les habitans dece pays ne lui servirent pas peu dans les guerres qu’ileut ensuite contre les Grecs. César rapporte qu’avant labataille de Pharfale, Scipion étoit dans Larisse avec unelégion; & c'est la premiere place où Pompée se retira,lorsqu’il eut été défait. II ne voulut point s’y arrêter;mais il vint fur le bord de la riviere, & prit un petitbateau pour aller du côté de la mer, où il trouva un na-vire prêt à lever l’ancre. II y a un assez beau pont depierre fur cette riviere. Ce pont a neuf arches, entrechacune desquelles on a eu loin de faire des trous , 5cdes passages , asin que l’eau puisse s’écouler , quand elleest trop haute, Sc pour empêcher que le pont ne tombe,lorsque la riviere se déborde. Les rues où se sair le plusgrand trafic dans Larisse sont couvertes, auífi-bien quedans les autres villes de Turquie. Les boutiques sont pe-tites , mais fort pleines, Sc l’on y voit toutes sortes demarchandises. Le maître de la maison, qui est assis lesjambes croisées, les vend ainsi à tous ceux qui en de-mandent , & qui s’arrêtent d’ordinaire dans la rue, fansentrer dans la boutique. Quant à celles qu’on ne trouvepoint dans ces boutiques, il y a toujours un homme àcheval qui va tout autour de la ville, pour crier touthaut clans quel endroit, 6c à quel prix on les peut avoir.Les Juifs, qui demeurent dans Larisse, y parlent ordinai-rement espagnol, comme ils font en Macédoine, enServie 5 c en Bulgarie. Paul Lucas, qui y étoit en 1706,nomme cette ville Large ; c’est le nom qu’elle a dansbeaucoup de Cartes géographiques. Voici ce qu’il en dit,Vyyages dans la Gréce, l’Ajle mineure, la Macédoine &l’Afrique , t, I , c. 30. Larze est située assez avantageu-sement dans une plaine fertile, Ôc fort arrosée d’unebelle riviere qui passe au pied de ses maisons. II y a en-tre la ville 5 c le reste de la plaine une communicationpar un pont de pierres des mieux construits. Sa riviereporte deux noms ; un que lui ont donné les Grecs , quiest Salampria ; l’autre Licoujium , qu’elle tient des Turcs.Malgré la diminution de Larze , il ne laisse pas de s’yfaire un petit commerce de diverses sortes de choses ; maisle négoce le plus ordinaire est de peaux de roussi: il yest véritablement considérable. Pour ses habitans, c’estcomme presque par toute la Turquie ; il y en a de troisfortes. Les Turcs y sont la plûpart médians Sc effron-tés. II n’y a qu’une église pour les Chrétiens Grecs,quoique ce soit un évêché. Les Juifs y son t au nombrede plus de deux cents familles, dont la plupart possè-dent de grandes richesses, 5c font la banque. Depuisquelques années, on y a établi un consul Anglois : il yà>t, pour fa nation , un fort gros commerce de bleds,dont il charge ordinairement plusieurs bâtimens, qu’il en-voie dans ses différentes parties du monde, & qui luirapportent un grand profit. Cette Lanffe étoit la patried Achille ; Sc c’est d’elle que Racine fait dire à ce héros,,dans Iphigenie, acle 4, fc. 6;