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Tome troisième. G - L.
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LAR.

Jamais vaisseaux partis des rives du Scamandre,

Aux champs Thessaliens oserent-ils descendre?

Et jamais dans Tarisse un lâche ravisseurMe vint-il enlever, ou ma femme ou ma soeur ?

2. LARISSE , surnommée Cremajîe , c’est-à-dire sus-pendue. Strabon lui donne ce surnom ; il nous apprendencore qu’elle étoit auffi nommée Pélasgie , apparem-ment parce quelleavoitété bâtie par les Pelasges, quoi-que située hors de la Pélasgiotide. Tite-Live la distin-

Î ;ue de l’autre : le général, dit-il, attaqua à l’improvistea ville de Tarisse, non pas la fameuse ville .de ce nomqui est dans la Thessalie, mais une autre nommée Cri-maíle, St s’en rendit maître, excepté de la citadelle.Celle-ci étoit presqu’au bord de la mer, entre Echinus& Antron. Eustathe Sc Porphyrogenete, cités par Or-télius , disent qu’elle avoit été anciennement appelléeArgos.

3. T A RISSE, forteresse de la Thessalie, près du montOssa, différente de celle qui étoit fur le Pénée. Etiennele Géographe les distingue, Strabon, L 9, p. 440, laqualifie àe petit lieu ou chdteaa x«pi -i-

4. TARISSE, autre place de la Thessalie, aux con-fins de la Macédoine, selon le même Etienne , dont elleest la huitième.

5. TARISSE, citadelle du Péloponnèse, dans l’Ar-gie, selon Strabon , /, 9 , p. 440, & Etienne le Géo-graphe. Pausanias, /. 3 , c. 17 , p. 2^0, nous en mar-que la situation, quand il dit: les Thébains ontCadmée,les Argiens ont Tarisse ; mais les Tacédémoniens n’ontrien de pareil, c’est-à-dire que Thébes avoit une cita-delle nomm éeCadmèe ; qu’Argos en avoit auffi une ap-pellée Larijje , mais que Sparte n’en avoit point du tout ;ainsi Tarisie étoit la citadelle d’Argos.

6. TARISSE, lieu du Péloponnèse, aux confins del’Achaïe propre, & de l’Elide , selon Xénophon , Hijì.Grccc. 1 . 3 , p. 471. Quelqu s savans veulent qu’au lieu deKctid A ) on lise itou* ,v« o w* >', c est-a-dire qu’au

lieu dune place , on entende une rivière qui couloir dansces quartiers, comme on fait d’ailleurs qu’ii y en avoitune; mais cela n’est point nécessaire. Sur cettte rivierenommée Lariffus, rien n’etnpêche qu’il n’y ait un bourg,ou une place appellée Lari[se; & même Strabon , L 9,p. 440 , dit, en parlant de cette riviere deTarissus, quiféparoit l’Elée & le territoire deDyme, queThéopompemet fur cette frontière une ville nommée LarìJJ'e. Celaest clair , &t s’accorde avec Xénophon.

7. TARISSE. Antonius Tiberalis , selon Ortélius,place une Tarisse entre Corinthe & Tégée. Ortéliussoupçonne que ce pourroit bien être la même que la Ta-risse des Argiens; mais cette derniere étoit auprès de laville d’Argos.

8. TARISSE, ville de Crète, selon Strabon, qui ditqu’elle avoit été resserrée dans la Japygie ; c’est une fautede ses copistes. Strabon a dit fans doute , que Tarisse sefondit dans la ville de Jerapydna , alors on entendpe qu’il veut dire: on connoit Jerapydna, ouAirapydnaen Crète , & on n’y connoît point de Japygie.

9. TARISSE, ville d’italie, dans la Campanie,, selonDenys d’Halicarnasse, Antiq. rom. 1 . 1 , c. 13 ; il dit :les Pélasgìens prirent fur les Arunces , peuple barbare,une grande partie de ces agréables terres, fécondes enpâturages, que nous appelions Campanie. Ils y bâtirentplusieurs villes, & Tarisse, entr’autres , qu’ils appelle-rent ainsi du nom de la capitale du Péloponnèse. Quel-ques-unes de ces villes fubíistoient encore de mon terris,après avoir souvent changé de maîtres. Pour Tarisse,eîl est si déserte & si ruinée, qu’il n’en reste d'autre ves-tige que le nom seul, qui même est aujourd’hui .peuconnu. Cette ville n’étoit pas éloignée du lieu qui portele nom de Popilius.

10. TARlSSE^ville d’Asie, fur le fleuve Hermès, dansla Msonie, aux confins de l’Eolide , au couchant &c au-Ressous deMagnésie du montSipyle.C’estla cinquièmed’E-tietine, qui la met dans l’Eolide, aux environs de Cume,surnommée Phric,qnidt. Strabon, /. 9 , p. 440 , donnece surnom à Tarisse. II dit, l. 13: quand on a passél’Hermus, de Tarisse à Cy me ou Cume il y a soixanteÔ£ dix stades. Xénophon dit dans l’on Histoire gré-

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que, l. 3 , p. 481 : ensuite Tymbrón assiégea Tarissesurnommée L’Egyptienne, &t ajoute qtie cette ville fat'sant une trop bonne résistance , les Ephores lui firent le-ver le siège. Elle étoit nommée Egyptienne , parce q uece tut une des villes que Cyrus l’Ancien donna a desEgyptiens, qui étant venus pour les intérêts du roi d As-syrie, passerent au service de Í011 vainqueur après la ba-taille. Cyrus leur donna des villes dans les hauts pay?,d l£Xénophon, Cyroped. 1. 7, lesquelles, pour cette railomont été appellees les villes des Egyptiens. II leur donnaencore Tarisse, 8t Cyllène dans le voisinage deCunie»proche de la mer; & toutes ces'villes font encore m 3 * 11 'tenant posiëdées par leur postérité.

11. TARISSE , ville d’AIie, dans laTydie, sor I eCaistre. C’est la septième d’Etienne. II y avoit un tem-ple d’Apollon. Strabon sait auffi mention de cette ville»&c la met dans le champ du Caistre, au-dessus de Sar-des, à trente stades.

IL. TARISSE, ville d’Asie, dans la Troade, au bordde la mer, entre Colonce & ie promontoire Leclum. Stra-bon , l. 9, p. 440 , la met auprès de Hamaxitus. C'e"la quatrième d Etienne.

13. TARISSE, ville d’Asie, dans la Carie; ear c’eû

ainsi que je lis avec Paulimer dans Strabon , L 9 , p. 44°'En rf Kaeoi ;? «ft pour eV 7jî aYI/xÍ , dans T Attique. On 3très-bien remarqué que l’Attique étant si parfaitementconnue, que son lait jusqu aux noms des moindres viH 3 Iges , il íeroit étonnant qu'il y eût eu une Tarisse , st 31auroit échappé à tous les Grecs, & dont il n’y aurodeu que le leul Strabon, auteur Asiatique, qui écrivoit 3Rome, qui en eût fait mention. Strabon lui-même n e 3dit pas un mot dans là Description de l’Attique. Gepe^dam eette faute a été copiée par Etienne le Géographe& c’est une preuve qu’elle est ancienne. ,

14. TARISSE, ville de Syrie , à distance à-peu-p rí;5égaie, entre Apamée & Epiphanie. Ptolomée, /. 5, c.

la met dans la Caffiotide ; & Strabon, l. 16, nomma 3les villes placées aux environs d’Apamée, nomme Tard ela premiers. Pline, l. 5, c. 23, la désigne par le nomses habitans, qu’il appelle Larijfei. Elle étoit épiscopal& Téontius, ion évêque, qui assista au concile decée, est entre les prélats de la Céléí'yrie. Antonin,la met fur la route d’Antìoche à Emèfe, entre Apam êí&í Epiphanie, la met à seize mille pas de ces deux vill £S '

15. TARISSE, ville d’Assyrie, fur le Tigre. Xé 3 °^phon, dans fa Retraite des dix mille, /. 3 , dit : ils af"rivèrent au bord du Tigre, près d’une grande ville dé-serte, nommée LariJJ'e, qui avoit autrefois été habitéeles Médes. Elle avoit deux lieues de tour, avec un. ssssde cent pieds de haut, & vingt-cinq de large, tout b 3de briques; mais le bas étoit de pierre jusqu’à vingt p' ede hauteur.

16. TARISSE, ville de l’Arabie heureuse. Pline now 3 ^trois villes bâties par les Grecs en ce pays, savoir J rthusg., Tarisse & Chalcis, qui ne subsistaient déja pde son tems, ayant été détruites en diverse? guerre?-

17. TARISSE, montagne de l’Arabse péirée, le 1 °^

de la mer Méditerranée. C’est le nom moderne dui^taCassius, si nous en croyons Thévet. Baudrand, qui 1 e jen cela, ajoute qu’elle a pris son nom de l’ancienne^risse ouTarissa, ville d’Idumee , située à douze lse ue5 fl -Gaza, vers le midi. Pompée le Grand y fut tué & e jfcseveli. Baudouin, premier roi dé Jérusalem, mourut 3en cette ville de Tarisse, l’an n 18. , flS

18. TARISSE, riviere de la Turquie, en Europe» y

laRomanie. Elle a safource entre Andrinople &lick,d’où, coulant au midi, elle se rend dans l’Aisebss^au golfe de Magarise, après avoir arrosé Berga s, *PAspri & autres lieux. , r0 it

TARISSUS, riviere du Péloponnèse. Ellel’Achaïe proprement dite, d’avec l’Elide , comme I>sent Pausanias, /. 7, c. 16 ; 8c Tit.e-Tíve , /. 2 - 7 » ■ j eU rsCe dernier dit : étant partis de Dyine, 8c ayant V, 0l are j etroupes, ils passerent la riviere de Tarissus, qui Ê ^ er ditterritoire des Eléens de celui de Dyme. Te P re /T c0 nsa-que, près du bord de cette riviere, étoit un temPcré à Minerve Tarisséenne.

Ils

TARISTAN, (le) pays aux environs de ^ t ;’ cu |j e r,de Perse. II appartenoit autrefois à un pri nce P^ far a étéqui prenoit le titre de roi duLariftan. Ce P en . ^ esce n-gouverné autrefois par dçs princes qui fe ®“ 01 du?