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Tome troisième. G - L.
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après avoir coulé quelque rems vers le nord, se tourneVers l’orient.

r. LÉAOTUNG, (riviere de) dáns la Tartarie, ouplutôt Léao ; elle a fa source dans la Tartarie, au-delàde la grande muraille, & se perd dans la mer j au cou 5 -chant de la forteresse de Sanuan. Du côté de l’occident,cette riviere est très - marécageuse ; & ses bords fortchargés de limon , auffi les historiens Chinois ont - ilsrapporté que quand Taïqungum, de la famille de Tangavoulut la faire traverser à son armée, pour la mener enCorée ; il fut obligé d’élever une chaussée de deux centsstades.

LÉAOYANG, métropole du Léaotung. Voyezcet article.

LÉAWAVA, port de mer, fur la côte orientale del’iíle de Ceylan, dans le pays de même nom. II y adans la partie occidentale de Tille un autre port nomméPortaloon , d’où une partie des habitans de cette côte& de l’isle tire du sel & du poisson. Mais comme lesparties orientales du royaume ne pourroient tirer du selde ce port, tant à cause de l’éloignement, qu’à cause dela difficulté qu’il y a de conduire du bétail au traversde tant de montagnes , elles font soulagées d’une autremaniéré dans laquelle on peut remarquer un effet de laProvidence divine. Quand le vent d’est régne, il faitentrer l’eau de la mer dans le port de Léav/ava, qui estfur la côte de Test ; & ensuite lorsque le vent d’ouestamene le beau tems, cette eau se congele & fournit auxhabitans du pays plus de sel qu’il ne leur en faut. Cequ’il y a encore de remarquable , c’est que la ville deLéawava est située de telle maniéré que les Portugaisni les Hollandois n’ont jamais pu ôter aux Chingulaisce fel-là, dont ils font un si grand cas , qu’ils le mettententre les principales provisions que l’on doit faire pourles tems de troubles. Auffi la plupart de ceux-ci en ontde petits magasins. Cette place est entourée de monta-gnes du côté de la terre ; & du côté de.la mer, il n’estpas sûr pour les vaisseaux de s’y mettre à l’ancre. Aureste, le pays est mal-sain ; ce qu’ils attribuent à un puis-sant dieu qui est sur le grand chemin d’un village desenvirons, appelle Coteragom ; tous ceux qui vontse pourvoir de ce sel, grands ôí petits, font obligés defaire quelque offrande à ce dieu ; fa puissance & mêmeson nom jettent la terreur dans l’esprit de ces idolâtres,jusques-là que ceux du pays qui ont trahi leur prince,& qui ont servi les étrangers contre lui , n’ont jamaisvoulu fe joindre à eux pour faire une irruption du côtéoù réside ce prétendu dieu. * Knox , Pelât, de Ceylan,I. part. c. 2, p. 16.

LEBADIA , ancienne ville de Gréce, dans la Béo-tie. Elle a été également nommée par les Grecs As HctìU& AtÇaS'tí* , Lebadia & Lebadea. Elle étoit voisine de

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oues voyageurs emploient ce mot fur la Méditerrafl e ®oí ailleurs, pour signifier le fud-ouest.

LEBECII. Voyez Lebui. .

LEBEDA, ou Lepeda , selon Baudrand, ville dBarbarie, au royaume de Tripoli, fur la côte de la wetMéditerranée, avec un assez bon port & un vieux cha-teau, entre le golfe de Capez au couchant, & celui delaSidre au levant, à cent milles de Tripoli vers l’orie nr *On y voit quantité de ruines, la plupart ensevelies dan*les fables, entr’autres, celles d’un amphithéâtre bâti P asl’empereur Sévere, dont on croit que cette ville étoit 13patrie. C’est de-là qu’on a tiré tant c!e belles colomnesde marbre, que l’on a transportées en France ; celles dgrand autel de Saint- Germain-des-Prez, à Paris , s° slCde ce marbre.

Voyez LeptíS , qui est l’ancien nom de cette ville-LEBEDONTIA , ville de l’Espagne Tarragonoife»fur la côte de la Méditerranée. Festus Avienus, Orarit. v. 507.

Mox quippe Sellus , ( nomen hoc monti ejl vêtus)Adusque alfa nubìumfubducitur ,

Adjìabat ijlum civitas Lebedontìa ,

Priore Jkalo, nunc ager vacuus lare ,

Lustra 6- ferarum fujlinet cubilia.

C’est-à-dire que la ville de Lébédontia avoit éié aupr^du mont Sellus ; qu’eîle ne fubíistoit plus, ôc queplace où elle avoit été , étoit déserte, Sc servoit de í e-traite aux bêtes sauvages.

LEBEDUS , ville ancienne de l’Asie proprementdite, dans l’Ionie, ou fur l’isthme , ou du moins auç£ eSde l’isthme, entre Smyrne 8c Colophone, selon la T a 'ble de Peutinger, qui compte ainsi la distance ;

Smyrna y

Teos, XX. M. P.

Lebedos , XV. M. P.

Colofon , XX . M. P»

Pline, l. 5 , c. 29, qui fuit un ordre tout opposé,Colophon , que baigne le Halèse, ensuite le temple d’A'pollon Clarien, Lebedos. Strabon , /. 14, parle des jeu*que l’on y célébrois, tous les ans, enl’honneur deBac*chus ; c’est à quoi fe rapporte une médaille de Gét*avec la figure de Bacchus, & ce mot aebeaiqn. Lfsi''machus renversa Lebedus, & en transporta les habita"*à Ephèse, comme Pausanias, Attic. c. 9, le raconte*Depuis ce tems-là , cette ville ne put se relever, & de*meura moins un bourg qu’un village. Horace, /. 1, ep- lí >V. 5 6* seq. dit à ce sujet :

Chéronée , selon Pausanias, Bottìc. c. 39. Strabon l qdit plus précisément, qu'elle étoit entre l’Hélicon &Cheronee, auprès de Coronee. Aulu-Gelle, décrivant laroute d’Athènes à| Delphes par Lébadie, dit que c’étoitun ancien bourg , dans la Béotie , Oppidum . Stacedans fa Thébaide, /. 7, v . 343, dit; *

Et valles , Lebadea , tuas & Hyampolis acriSubnixam fcopulo.

II y avoit à Lébadée un oracle de Jupiter Tropho-nìen. Strabon, toc. cit. dit que pour le consulter on des-cendoit dans une ouverture qui s’étoit faite fous terre.Voyez Trophonius. Pline, /. 8, c. s8, parlant deLébadie, dit qu’il n’y avoit point de taupes , & quequand on y en portoit elles fuyoient la terre. Ce lieun’a presque point changé de nom, 8c s’appelle encoreLivadia; nom qu il donne à toute la contrée. Voyez

^LEBiEA, ville de la haute Macédoine, selon Hédote, /. 8 , c. 137* ,, 1. , „ , ,

LEBAHIM ; Arias Montanus dit que c est le nom .

breu de Cyrène.

LEBAN. Voyez Lebona.

LEBAOTH, ancien lieu de la Palestine. Dom Cal-mes dit que c’étoit une ville de la tribu de Juda. II enest parlé au Livre de Jofaé , c. 15, v. 32.

LEBECCE, puLemsçhe, ou Lieeccio ; quel-

An ven.it invotum Attalids ex urbìbus una ,

An Leledum laudas odio maris atque viarum ?

Scis Lebedus quàin fit Gabiis defertior atqueFidenis vicus. Tamen illic vivere vellem , &c.

C’est-à-dire : Souhaìtcrìetyvous de faire votre séjour da níquelqu'une des villes d'Attalus ? où vous arrêuneyv° ll fà Lebedus , à cause de l'aversion que vous aveç pourmer & pour les incommodités du voyage ? SaveySoAque Lebedus est un village plus désert que Gables &Fidénes ? Cependant j’y voudrois payer ma vie ,Surquoi Dacier remarque : on fait par Strabon que L®"bedus étoit un lieu assez désert, plus des trois quartsTannée, & qu’il n’étoit fréquenté que pendant que ,comédiens y séjournoient pour jouer leurs pièces & ce "lébrer les fêtes de Bacchus. C’est pourquoi les LébédiefJ*les recevoient avec tant de joie. Hérodote, StrabonMêla parlent de Lebedus, comme étant Tune des doi’* íSanciennes villes d’Ionie. Ortélius observe que quelqu®*interprètes d’Horace se sont trompés, en disant, que L e 'bedus , dont ce poète parle ici, n’étoit pas 1’aneten' 1ville d’Ionie, mais quelque village maritime d’Irahe. oquelques-uns aboient goûter la fraîcheur pendant Tete-LEBEGUIN, lieu d’Allemagne. au duché de M»* .deboutg, aux frontières du pavs d’Anhalt.

LEBENA, MCma, ville de Tifle de Crète, fur faméridionale, selon Ptolomée. Elle émit voisine du p 1 .montoire de Léon ; c’étoit une ville marchande qservoit de port à la ville de Gortyne , dont elle etoi