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Tome troisième. G - L.
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LEB

fuatre-vingt-dix stades, selon Strabon, l. io. Pausan'ias,oroîí/z, c. 26, dit qu’il y avoir un temple d’Esculape,ati fur le modele de celui qui étoit à Cyrène ; St Phi-°itrate, /. 4, c. n , dans la vie d’Apollonius dit que0ute la Crète se rendoit à ce temple , de même queoute l’Asie se rendoit à Pergame. Ce temple est nomméEBeneum, A-íCaveut», selon Ortéîius. Ce mot ne veut

'Ti? Ue tem P^ e des Lébéniens.

PEBER , ( la riviere de ) riviere de la haute Alsace.e a sa source à l’orient des montagnes de Vosge, aux°, ns de la Lorraine, auprès de Kéburg", elle serpente'tuelque tems vers le nord, St reçoit, entr’autres ruisteaux,el ui qui vient d’un village auquel il donne son nom depetit Lébereau. Les François ont changé ce nom en celui. e petit Lièvre. Cette riviere étant arrivée à Sainte-Ma-* Ie ~des-Mines, se tourne vers l’orient, St, continuant àe charger de divers ruisteaux, passe à un lieu nomméJ: grand Lébereau , se mêle aveCj une autre riviere à3 instei n ; se partage en deux branches, puis en deuxaut; res , qui forment plusieurs isles. L’un de ces brasto mbe dans les fossés de Schlestadt ; un autre arrose lejerritoire de cette ville, St va au-dessous se jetter dansm ; le troisième passe à Ebersheim Sc se jette dans la^êine,riviere à son tour. *H. Seogre, Carte d’Alsace.

La vallée qu’arrofe la riviere du Leber, est appelìéeou Leberaw ou Leberthal. Sainte-Marie-aux-Mi-ne * ^ 1 endroit îe plus important.

LEBERON, Lebero , montagne de France, en Pro-vence. Elle s’étend, au couchant, l’espace de quelquesheues, fur la frontière de Dauphine, entre la Durance,# a ville d’Apt St la riviere de Colaxon , au septentrion.Baudrand , édition Í705.

LEBETHRIUS. Voyez Libethra.

LEBlDON, lieu où sacrisioient les Arabes Moabi-* es 5 selon Hésyche. * Ortel. Thés.

LEBINTHUS, iste de la mer de Crète. PomponiusMêla, /. 2, c. 7, nomme comme iíles voisines l’une delautre Nijyros , Lebintkos , Calymnia. Ovide, dans sesMétamorphoses, /. 8, v. 222, dans la description du vol" Lare St de Dédale son pere, dit de même :

Dextra Lebynthos erat f œcundaque nielle Caíymne.

Pline, /. 4, c. 12, nomme cette iste entre les écueilsLorasice, aujourd’hui Drasonift, St Piste de Léros. C’estprésentement Levita , ,sle de l’Archipel.

l- LEBNA, campement des Israélites, dans le de-sort, entre Remnon-Pharez St Resta. D. Calmer, Dicl.croît que ce campement étoit dans le territoire , St,comme parle l’Ecriture, dans le désert de la ville deLEBNa ou Lebona, au midi de ia te, te de Chanaan.Lebna fut^ dans la fuite, donnée à ia tribu de Juda ; elleftit cedee aux prêtres St devint une ville de refuge.*Num. c. 23, v. 21.

II yavoit le campement de Lebna &; la ville de Lebna.Le campement nommé Lebna dans notre Vulgate, à Ten-dfoit cité, est appelle Lebona par S. Jérôme, de Locishebr. Lebona , dit-il, 111 dejïrto , cajlra filiorum Israël.

2. LEBNA, Lobna ou Labana, ou LÉENA. Lestrois premiers noms se trouvent dans la Vulggte, & lequatrième dans Eusèbe, St tous signisientune même villede la Palestine , dans la tribu de Juda. S. Jérôme dìtr>ue Josué en jouit, après en avoir tué le roi. Elle estcomptée entre les villes sacerdotales, auiLvre de Josué,c< 2.1, v. 13, St au premier des Paialipomènes , c. 6 ]V' 57 - Sennachérib, roid’Affyrie, aííiégeoit cette ville,0r squ’en une feule nuit Fange du Seigneur tua, (Reg. 1. 2,S: t y,) quatre-vingt-cinq mille hommes de son armée.Best parlé de cette vile danslíaïe, c. 37. Voyez Lobna.LEBNAVV, village d’AUemagne, en Bavière , dansarchevêché de Saltzbourg, sur laSaltz, au-destòus de.auffen. Quelques auteurs prennent ce lieu pour l’an-cienne Artobriga de Vindélicie , que d autres mettent àttzbourg , village situé fur le Danube,r. LEBONA. S. Jérôme nomme ainsi le campemente Lebna, dans le désert, comme nous lavons remar-ie ci-dessus.

,, 3 - LEBONA, ville de la Palestine , dans la tribuf kphraïm, au nord de la ville de Sino. Maundrel, danson Voyage d’Alep à Jérusalem , croit que c’est un lieuotiimé C h Ay- LABAN j à quatre lieues de Sichem,

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vers îe midi St à deux lieues de Béthel. * Judic. c. 21,V. iç.

LEBRIXA, ville d’Espagne, dans l’Andalousie, aunordd’Arcos de la Froncera, St à quatre lieues de Saint-Lucar de Baraméda. Cette ville est ancienne & fortagréable, quoique médiocrement grande. Elle étoit au-trefois fur la branche orientale du Guidaiquivir ; maiscette branche ayant été bouchée, Lebrixa se trouve au-jourd’hui à deux grandes lieues de ce fleuve. Elle futconnue des anciens sous le nom de Nesrisa, d’oùs’estformé le nom moderne , ou plutôt qu’elle porte encoreavec un fort léger changement. On y voit un vieux châ-teau , qui a résisté aux injures du tems St qui marquequelque chose de ce que cette ville étoit anciennement.On ne peut rien voir de plus beau que les dehors decette place. C’est une vaste St fertile campagne, où, dequelque côté qu’on tourne les yeux, on ne voit que desobjets qui font plaisir ; ici ce font d’agréables prairiesémaillées de fleurs, là des champs abondans en grains,ou des vignes qui produisent d’excellent vin, entre-cou-pées de bois d’ohviers, dont 011 tire la meilleure huilequi le Fasse en Espagne.

a LEBUI ou Liiìui , ancien peuple de la Gaule Cispa-dáne. Tite-Live, /. 21 , c. 38, en fait mention en plusd’un endroit ; dans l’un, parlant du passage d’Annibal,il dit ; ces deux passages ne l’auroient pas conduit chezle peuple Taunni, (le Piémont,) mai» par le. monia-gnes des Salasses, (le Val-d’Aoste,) iì (’eroit arrivé chezles Lébuens, qui ìoiií ud peuple Gaulois. Cluvier, Ital.ant. croît que ce 110m Lebui est le même que LlËlCídu Lebecií , dont Verceil St Laumello étoient les vil-les ; mais Tite-Live lui-même empêche qu’on ne tombédans cette erreur ; car il dit bien expressément,/. 5,c. 35,que les Libuens occupoient le pays où íònt Bnxia St Vé-ronne. Voyez LlBiCl.

LEBUNÍ, ancien peuple de l’Espagne Tarragonoife,selon Pline , /. 3 , c. 3. Hermolaiis Barbarus a conjec-turé que ce devoir être le même peuple que les Leuni,dont parle Pline dans le même livre; St Ortéîius a eula même pensée. C’est une erreur, dont Pline fournitlui-même la preuve. Nous avons dit à I’article d’Espa-GNE qu’elle étoit divisée, sous les Romains, en assembléesnommées en latin convenais : or Pline met les Ltbunisous l'assemblée de Lvgos ; au lieu que k's Leuni croientsous l’assemblée de Braga: ainsi c’étoient deux peuplesdissérens l’un de l’autre.

LEBUSA, village d’Asie, dans la Natolie, entre Ni-comédie St Chaicédoine. C’étoit autrefois une ville ma-ritime de Bithyme, appelìée LlBYSSA. Voyez ce mot.

LEBUSS, Lebus ouLibus, ville d’Allemagne,dansle Brandebourg ( a ) , entre Custrin St Francfort-sur-l’O-der, a un nulle d Allemagne de la premiere, St à deuxde ia seconde. Les premiers ducs Chrétiens de Polognepassent pour en être les fondateurs. Elle est entre deuxpentes montagnes, fur l’une desquelles on voit l'ancienchâteau de l’évêque, à qui cette ville apparfenoit ; i! aété brûlé St il n'en reste plus que des masures ( b ). Celieu a été le siège d’un évêché fondé, en 966, par Miecis-lasv, duc de Pologne. Casimir I, roi de Pologne, yfonda, l’an 1044, un monastère de Tordre de Clugni ,qù’il dota richement. Boleslas, duc de Silésie, mit, en1178, des Bernardins dans ce monastère, St le dota en-core plus richement qu’il ne l’étoit. Boleílas le Chauve, filsde Henri le Pieux, duc de Silésie, étant réduit à de grandesextrémités, à cause des guerres qu’il avoit fur les bras »engagea ou vendit Lebus St Ion territoire- à Jean St Ot-ton,'marquis de Brandebourg, vers Tan 1260; St de-puis ce tems-là cet évêché demeura au pouvoir & sousIa protection de la maison de Brandebourg, qui sel’ap-propria enfin Tan 1336. 11 est sécularisé. *( a ) Zeyler ,Brandeburg,Topogr. p. 71. Q>) Ckytrcei , Saxon. p. 955.

LECCA , Tun des canaux par lesquels le Rhin té renddans l’Océan. Voyez Leck.

LECCE, Alttìum , ville d’Itahe, au royaume de Na-ples, dans la terre d’Otrante, dont elle est la principale.C’est la résidence du gouverneur & le siège d un évêchésuffragant de Tarchevêché d’Otrante. Quoiqu elle n’aitpomt de riviere St qu’elle soit meme a iépt^ou huitmilles du golfe de Venise, elle ne laisse pas d être fortgrande. Elle passe pour la ville la plus peuplée de toucIe royaume de Naples, St est presquau milieu, entre

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