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Tome troisième. G - L.
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Brindes &c Otrarííe , dont elle est à‘vingt milles, & àquinze de Nardo. Les laines de Lecce étoient autrefoistrès-estimées, St connues sous le nom de laines Tarenti-nes. II y a dans le territoire de cette ville beaucoup d’a-mandiers, St d’oliviers. D. Matthéo Egitio croit queLecce est l’ancienne Lupice; mais en cela il ne s’accordepas avec Ptoíomée St Pline qui placent Lupice fur lacôte de la mer. Ainfi j’aime mieux dire avec Cluvier, queLupice est aujourd’hui San-Cataído ; St Aletium , Lecce.Lupice a été autrefois ville épiscopale ; l’évêché a ététransféré à Lecce, de-là vient qu’on dit Aletinus , ouLupiariim episcopus. C’est fans doute ce qui a occasionnél’erreur. *Baudr. éd. 1705.

LECCENA, forêt de la Gaule, dans la premiereAquitaine, où la reine Brunehault avoit une rnaiíon, se-lon Aimoin St Hugues de Fleuri , qui met cette forêtaux confins du Berri St de l’Auvergne. Hadrien de Va-lois, Notit. Gall. p. 266, dit qu il faut chercher cetteforêt Leccena ou Leccentia dans le Bourbonnois. * Or-

tel. Thés.

LECCO , petite ville d’Italie , en Lombardie, dansle Milanez , à l’endroit où la riviere d’Adda, fort du lacde Côme , fur la frontière de l’état de Venise & duBergamasque , à neuf ou dix milles de Côme, selon Ma-gin. * Baudr. éd. 1705.

LECCUM , bourg de Gréce, dans l’Attique, St com-

Î iris dans la tribu Antiochide, selon Spon , Liste de'Attique.

LECH, riviere d’Allemagne ; elle a fa foiírce au Ti-rol , furies frontières des Grisons , d’où, prenant soncours vers le nord, St séparant la Suabe de la Bavière,elle passe à Suesten , à Schongcu , à Landsperg St àAugsbourg; puis fe jette quelques milles plus bas dansle Danube, à Lechmund , près de Rain, St un peu au-dessous de Donawert. *Baudr. éd. 1705.

LECHAEUM , port fur le golfe de Corinthe ; ilfervoit de port à la ville même de Corinthe. Polybe,Strabon, Ptoíomée St Paulanias, Sc quantité d’autres enfont mention. La ville de Corinthe , comme nous leremarquons ailleurs , quoique située entre deux mers ,ce qui fait dire à Horace Bimaris Connthi , n etoit pour-tant fur le bord ni de l’une ni de l’autre ; mais elle avoitde chaque côté un lieu qui lui fervoit de port , lavoirCenchrées au levant, St Lechceum au couchant. C est pré-sentement Lejleiocori , selon Molet cité par Baudrand.

LECHE, riviere des Pays-bas , dans le duché deLuxembourg , où, après avoir arrosé Harn, elle fe jettedans un antre épouvantable , où elle fe cache l’efpacede près d’une lieue. Elle én fort ensuite auffi claire qu’au-paravant ; personne n’a été assez hardi pour le paster enbateau. Quelques matelots y étant entrés avec desflambeaux, passerent entre des rochers, au milieu des-quels seau couloir avec un bruit qui les épouvanta. Etantparvenus à un lieu qui ressembloit à un petite mer, ilsn’oferent s'engager dans des détours dont ils auroient puavoir de la peine à fe retirer. * Corn. Dict. Longuerue ,Description de la France.

LECHI, lieu de la Palestine, ainsi nommé k cause del’ufage que Samson y fit d’une mâchoire; car ce mot Le-chi signifie la mâchoire ; St voici ce qui y donna occasion.Sam ion ayant quelque sujet de n’être pas content desPhilistins, \Judic. c. 15,) lâcha fur leurs terres troiscents renards, ayant des flambeaux à leurs queues, &par ce moyen mit le feu dans toutes leurs moissons. IIles battit encore, dans la fuite, en plusieurs rencontres ;ensorte qu’ils mirent une armée fur pied, St entrerentdans les terres deJuda. Ceux deJuda leur demanderentpourquoi ils vouloient leur faire la guerre. Les Philis-tins répondirent : nous n’en voulons qu’à Samson, pourlui rendre tout le mal qu’il nous a fait. Alors trois millehommes de Juda allerent trouver Samson , St lui direntqu’ils venoient pour le lier Sc pour le livrer aux Philis-tins. Samson leur répondit : promettez - moi de ne mepoint tuer, St je me laisserai lier Sc conduire aux Philis-tins. Ils le lui promirent, & il fe laista lier.

Lorsqu’ils furent arrivés près de l’armée des Philis-tins , ceux-ci vinrent contre lui avec de grands cris.Mais l’Esprit de Dieu ayant saisi tout-d’un-coup Samson,il rompit les cordes dont il étoit lié ; & ayant trouvéune mâchoire d’âne, qui étoit à terre, il la prit; Sc fejettant fur les Philistins, il en tua mille hommes. Alors

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il chaníá ce cantique de victoire : Je ies ai défaits ayes

U2 ( e mâchoire d’âne , avec la mâchoire d’un poulam

d’âneíTè, Sc j’ai tué mille hommes. Après cela, il j etta- A ’ • «- -- n r ..u r/leva-

fa mâchoire, Sc nomma ce lieu Ramath-Lechi, 1 clevdtion de la mâchoire. Etant ensuite presté d’une g ralic ‘tsoif, il cria au Seigneur, St dit: Seigneur, c’est vousavez donné cette victoire à votre serviteur ; St m ? IIU *unant je meurs de soif, Sc je tomberai entre les mains j-ces incirconcis ; Sc le Seigneur ouvrit une des groli-,dents de la mâchoire, Sc il en sortit une fontaine,servit à désaltérer Samson, Sc qui conserva le nomLecfii , ou de mâchoire. ,

Les Hébreux donnoient quelquefois le nom de dents ( )>aux rochers nuds Sc escarpés : Dieu ouvrit donc un tocher, nommé Machùs , ou la dent mâcheliere , qui et0 ‘au lieu où Samson avoit remporté la victoire, avec unemâchoire d’âne, Sc que pour cette raison il avoit noitun eLechi, ou la mâchoire. Cette fontaine, sortie du rochesnommé la dent mâcheliere , situé au lieu nommé lu si 24 *"choire, a fait croire à plusieurs personnes ( b ), que las 0 ’ 1 'taine, doat il s’agit ici, étoit sortie immédiatement u®l’alvéole de la mâchoire d’âne.; ce qui feroit un miracfort surprenant. Mais de la maniéré, dont nous ven° slSde l’expliquer, on reconnoît le miracle de la fontaine »sortie du rocher à la priere de Samson, St on ne mu 'tiplie pas les merveilles fans nécessité. Le sentiment q uCnous avons propaíé , est suivi par Joseph, Antiq. B 5 *c. 10; par le paraphraste Jonathan, Sc par un bon nom-bre de commentateurs ( c ). Cette fontaine a subsisté long'tems, Sc subsiste apparemment encore dans la Palestins*Glycas ( d ), Sc le martyr Antonin ( e ) en parlent. St £sent qu’on la volt au fauxbourg d’Eleuthéropolis. * C)

1 . i, c. 14, v. 4, 5. Job. c. 39, v. 28. ( b ) Fatab. Dru}-Bonfrer.Grot. Bochart. alii plerique. (}}Ar. Mont. Dru}-Jun. Piscat. Amama , Cajlel. Cleric. Schrnid. ( d ) Annal. part. 2 , p. 164. ( e ) Anton. Martyr. Itinerar.

Cet article est tiré de D. Calinet.

LECHLADE, bourg d’Angleterre, dans la provincede Glocester. On y tient marché public. * Etat presiUtde la Gr. Brtt. t. I.

LECHMIUM-LOCHdEA Sc Coryphe , lieux daPéloponnèfe, aux environs de Corinthe, selon la con'jecture d’Ortélius, Thesaur. qui cite Polyen Sí Wétî'i'ranus, son interprète. II ajoure que c’est une faute Sc qu eles deux premiers noms ne sont autre chose que le nontde Lechceum diversement corrompu.

LECHNICH , petite ville d’Allemagne , dans le hautélectoral de Cologne, fur la frontière du duché de Ju-liers, à trois milles d’Allemagne,' de Cologne & Aul-pich. Le nom latin est Legionacum.

LECIv, (le) de Lecke , riviere des Pays-bas ;. à pro-prement parler , c’est moins une riviere qu’un bras oyRhin, qui prend ce nom à Wyck-te-Duerstede; arroi 0Ravenstvay, g. Bo’éíècom, g. Culenbourg, g. Everdin?»g. Hagestein , g. Viane , g. Wreeswyck, d. Leck*' <monde, g. Jaësrsvelt, d. Ameyde, g. Langerack, i‘Nieuport, Schonhove, d. Hem, d. Liesvelt, g.-Gro°j'Ainmers, g. Steeskerk, g. Leckerkerk, d. Krimpe ,où il fe perd dans la Merve. Corneille, Dicl. dit q l,ec’est le canal de Corbulon , FoJJa - Corbulonis , & cit 0Cluvier, qui ne dit rien de pareil. Cet auteur dit, au co«'traire ( a ), que le nouveau canal, dans lequel Civilis si 1couler le Rhin, est présentement le Leck, Lecca , 9 111 ?coulant à Culenbourg, à Viane, à Schoonhove , te p er ,dans la Meuse, près du village de Krimpen. II repr 011ensuite Ortélius, qui, trompé par Junius, confond I eavec la fosse de Corbulon ( b ). Un diplôme de Charle'magne, en 776, nomme cette riviere Lockia : Otto nGrand, dans un acte de 944, la nomme Lake ; mais 1 e 'vêque Burchard, dans fes Lettres de l’an 1108, dit LcC"kia. Héda dit que ce fut en 841, que l’on releva fes-bort sde fortes digues. * ( a ) De tribus R.heni alveis , c -( b ) Alting. Not. Gerin. infer. part. r, p.n 1. H

LECTOURE,Leictoure, ou Leitoure, Lactord*Ltclorium , Leclura Sc Leclurum ; jolie ville de Francs»dans le gouvernement de Guienne, généralité d A’-ic-»enclavée dans sélection de Lomagne, dont elle ne 0pend point. Elle est fur une montagne , au pied osquelle passe la riviere de Hers. Cette ville Sc fa “ e P e 'j gdance iont un pays de subvention , qui ne P a 7 e A ^trois mille livres par an de don-gratuit. II y a un eve »