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Hui y élevèrent auffi une magnifique église. La ville quî,jusques-là avoir été triangulaire, devint à-peu-près car-iée, par les accroissemens qu’on y fit. En 12.65, Thierri,margrave de Lansberg, accorda aux habituas le privi-fege de se gouverner par leurs propres loix, & de nePouvoir être cités que devant leurs magistrats. Vers FanM 10 ? les échevins de Leipsig commencerent à ouvrirleur tribunal, & à décider les procès. Auguste, duc &lecteur de Saxe, régla ainsi ce collège : il y a un pré-fixent, six assesseurs, dont trois font jurisconsultes, Sttrois conseillers, avec un actuaire. L’an 1488, Albert,Xuc de Saxe, établit à Leipsig un conseil provincial, dontUn gentilhomme est président, trois gentilshommes asses-seurs , & autant de jurisconsultes, quatre avocats ordi-naires pour préparer les causes, St pour accorder à Fa-miable les parties, deux gentilshommes avec autant dejurisconsultes. La foire de Leipsig fut confimée par Fem-Pereur Maximilien I, en 1467 êt en 1469. H réglastu’on la tiendroit deux fois Fan , en automne & auPremier Janvier, avec défense, d’en tenir de pareille dansles pays de Halberstadt, de Misnie Si de Mersbourg, àla distance de quinze milles. L’université de Leipsig futformée de celle de Prague, fous sélecteur Frédéric , enI408 ; il lui accorda deux collèges. Les nations y fontdistinguées en diverses classes, qui portent les noms deMisnie , de Bavière , de Saxe & de Bologne. Jean XXIII,pape, accorda à Funiversité six canonicats, deux de i'é-vêché de Misnie, deux de Mersbourg, & deux deNaumbourg Sc de Zeitz. Les princes lui firent auffi pré-sent de trois villages. Maurice lui fit beaucoup de bienà son tour ; lui donna cinq villages, Sc y fit venir d'ha-biles professeurs. Joachim Camerarius fut de ce nombre.Le palais fut bâti, en 1^56, avec les boutiques desmarchands, Sc le poids au-dessus duquel est une grandesale où fe font les festins des personnes de distinction.Le Pleissenbourg fut commencé par Maurice, Sc achevépar Auguste. L’université de Leipsig a eu des Souverainspour ses recteurs. En 1595, Ulric , duc deSleswig Sc deHolstein, fut recteur; en 1602, ce fut Jules, ducdeStetinSc de Poméranie ; Sc deux ans après, ce fut Adplphe-Fré-déric, duc Mecklenb'ourg. Cette ville Lc son territoireont servi de théâtre à plusieurs événemens fameux, du-rant la longue guerre cl’Allemagne. * Bertius, Comment,rer. Gerrnan./. 3 , p. 501.
Ortélius croit que cette ville a été connue de Ptolo-mée, sous le nom de Cupfurdum.
LEIRAC, prieuré de France : c’est le même que Lai-rac. II y a un bourg dont le prieur est soigneur conjoin-tement avec le roi. Corneille dit que c’étoit une ville,mais qu’elle a été démantelée.
LEIRIA , ville de Portugal , dans f’Estramadoure,entre les torrens de Lis Sc de Linares, à trois lieues del’Océan, à dix-fept de Lisbonne, ÔC à onze de Coïm-bre ; il y a un évêché suffragant de Lisbonne. Le siègefut érigé, F année i ^44, par le pape Paul 111 . II y atrois paroisses Sc quelques communautés religieuses: laville est environnnée de fortes murailles, Sc défenduepar un château. * Baudrani , édit. 1705 . Descr. fuma-ria del Reino de Portugal.
LEISZNICK, petite ville d’Allemagne, danslélecto-rat de Saxe, dans la Misnie, fur la Mulde, au pays deLeipsig, à quatre milles de Meiffen, Sc à cinq de Le'-p-sig, entre ces deux villes. * Baudrand, édit. 1705.
LEITH , ou LytH , ville d'Ecosse, avec un port demer dans la province de Lothian, fur le golfe de Forth,à un mille écoffois d’Edimbourg. On y voir les ruinesd’une forteresse qui y avoit été elevee du tems de Crom-vrej: elle a été démolie comme les autres fortifiications decette place. C’est le port d’Edimbourg, Sc le plus fréquentéde toute FEcoffe. L’auteur de l’Etat de la grande Bretagne,t.l,p. 245, en parle comme d’une ville florissante. Jouvinde Rochefort, Voyage d’Angleterre , parle ainsi de cetteville. Elle est située à Fembouchure d’une rivière demême nom, qui forme un port si profond en fe déchar-geant dans l’Océan, que les plus gros vaisseaux entrentjusqu’au milieu de la ville, où ils abordent chargés, & serangent le long du quai, quelquefois au nombre ae plusde cinquante. Cettè rivière de Leith fait la séparationd’un grand fauxbourg situé à l’autre bord, où l’on pastesur un grand pont de bois, qui joint ce fauxbourg à la
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ville. C’est la demeure des pêcheurs Sc des matelots;Sc il y a des chantiers où l’on bâtit d’asltógros vaisseaux.On voit du même côté une citadelle au bord de la mer,dont les vagues ont miné les bastions, de telle maniéréque l’on n’y tient plus de garnison pour la garder. (C’estlans doute la même citadelle dont nous avons marquéci-dessus la démolition.) Ensuite de ce grand quai, il y aun môle en façon d’un pont de bois. Ce môle s’avanceplus de deux cents pas dans la mer, pour empêcher queles sables qu’elle entraîne ne bouchent l’entrée du port.
LEITLAND. Voyez Letten.
LEITOMERITZ. Voyez Leutmeritz.
LELAANNGNlUS SINUS, ou plutôt Lemaan-Nonius, comme on lit dans les meilleurs manuscritsdePtolomée, /. 2, c. 5 ; golfe de Fille d'Albion, ou, cequi est la même choie, de la Grande-Bretagne ; je croisque c’est le Logh-Fyn, partie du golfe de ia Clyd, enEcosiè.
LELzEA. Voyez Ltl>ea.
LEL A LIT ANUS , ou LelaliTENSTS , siège épis-copal d Afrique, lelon la Conférence de Carthage, ci-tée par Ortélius.
LELÁNTA, ou Lelantus CAMPVS , campagnede Grèce, dans l’Eubée, au-dessus de Chalcide. Stra-bon, 1 o, p. 447 , dit qu’il y avoir des eaux chaudes
minérales, que Cornélius Syila, général des Bomains,prit pour fa santé.
1. LÉLEGES, (les) ancien peuple d'Asie. Hotnere,Iliad. 1 . 21 , dit: Altès, qui régne fur les belliqueux Lé-leges , dans la ville de Pédalé, fur les bords du Satnion.Strabon, l. 13,0. 605 , dit: quand vous aurez passé lepromontoire Lectum , vous verrez les villes les plus con-sidérables des Eoliens, & vous entrerez dans le golfed’Adramyrte, au bord duquel Fîomere place la plus
grande partie des Léleges St des Cicihens.car la
croupe, qui s‘étend depuis le promontoire de Lectumjusqu’à l'Ida , est au-destus de Feutrée du golfe, Sc c’est-là qu’Homere place d’abord les Léleges. II dit, /. ii,p. 572 - les Pélasgues, les Caucons, & les Léleges , na-tions qui parcouroient anciennement diverses paroles del’Europe.Les Gariens qui étoient autrefois éta-
blis dans les istes, St les Léleges, commencerent à ha-biter le continent, par l’affistance des Cretois. ....Les montagnards de la Pisidie, partagés de même queles Ciliciens, sous la domination de quantité de petitstyrans, s’accoummerent au brigandage ; ct on dit que lesLéleges, peuple vagabond, s’étant anciennement mêlésavec eux.,’ vivoient en leur compagnie, à cause de laressemblance de leurs mœurs. II faut remarquer que lesCiliciens de Strabon, en ce pasiage, ne sont pas ceuxqui habitaient au midi de F Asie mineure. C’étoient desCiliciens plus septentrionaux , comme il paroît par cesparoles du même géographe , qui fervent en même feinsà faire connoître que les Léleges avoint séjourné dansla Carie, Si fur-tout aux environs de Miles. Dans toutela Carie, dit-il, p. 6 ! I, Si à Miler, on montre les sé-pulcres, les forteresses Si les masures des villages desLéleges : les Ciliciens d’Homere occupoient le bord dela mer, immédiatement après les Léleges ; Si ce paysest présentement occupé par les peuples AdramyuerâAtarncei St Pitanai, jusqu’à Fembouchure du Gaïque.Ainsi on peut en conclure que les Léleges étoient un peu-ple vagabond, mêlé ensuite avec les Cariens, les Pisi-diens Si autres nations , & que la plus grande partiehabitoit le long du golfe d’Adramytte, auprès des Cili-ciens d'Homere. Strabon' croit que ces deux peuplesa voient de leurs troupes dans Famée des Troyens con-tre les Grecs, Si que si Hómere 11e les a point mis dansla liste du second Livre , c’est qu’ils ne faisoient pas uneassez grande figure.
2. LÉLEGES , ancien nom des Mégariens, selon Pau-fanias, L 1 , c. 39 , & c . 44, il dit qu’une tradition desMégariens prétetidoit, que douze générations après Ga-rés , fils de Phoronée, Lelex vingt d’Esypte, & que, sousson régne, les habitans de la Mégaride forent nommes Lé-,leges ; qu’il eut pour fils Ce son , qui fut pere de Pylas,dont le fils Sciron épousa la fille lie Pandion.
3. LÉLEGES. (les) Le même Paulamas, l. 3 , e. I,dit que le premier roi de la Laconie fut Lelex , origi-naire du pays, & que les peuples qu’il gouvernent (c’est-.
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