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sa source dans le fleuve Lethé, qui coule aux enfers, se-lon la Mythologie :
Et se dilecta Trìtonida dixit ab undd ,
Qitam juxtà Lethes tacitus pmlabìtur undaInfernis , ut fama , trahens oblivia venis.
Voyez Lethon.
2. LETHÈS, fleuve d’Espagne, selon Strabon, /. 3,p. 153 , qui dit que quelques-uns le nomment LiMjEA.Le passage de Pline est remarquable. On s’est, dit -il,trompé à l’égard des rivières fameuses. Depuis le Minhoil y a deux cents mille pas, au rapport de Varron, jus-qu’à E/Eminius , que quelques-uns placent ailleurs,& appellent LiMjEA ; il a été appellé le fleuve d'Oublipar les anciens, & on a bâti beaucoup de contes à sonoccasion. Erratum & in amnibus inclytis. Ab Minioquem supra diximus CCM. pajs. sut auclor efl Varro )ab t fl ALminius , quem alibi quidam intelligunt & Li-m<zam vacant , oblivionis antìquis diclus , multùmquefabulofus. Le P. Hardouin dit que cette riviere est pré-sentement I’Agueda, nom qui lui est commun avec laville qu’elle arrose. Baudrand croît que c est présente-ment la Lima , riviere de Portugal, laquelle passe àPuente de Lima , entre le Minho & le Duero. VoyezLima. C’est apparemment de cette riviere que SiliusItaliens, /. 1, v. 235 , dit :
Quìque super Gravios lucentes volvìt arenasInfernœ populis reserens oblivia Lethes.
Strabon, L 3 , p. 153, rapporte que les Celtiques & lesTurdules ayant fait une course de ce côté-là, & ayant■passé la riviere de Limée, il s’éleva entr’eux une sédi-tion ; & leur chef étant mort sur ces entrefaites , ilss’arrêterent en cet endroit, dispersés comme ils étoient,& que de-là vint à cette riviere le nom S Oublis ouLethes.
3. LETHES, ancien nom d 'El Rio Guadalete,'riviere d’Espagne, dans l’Andalousie, selon Baudrand ,édit. 1682, qui cite Strabon.
LETHON, riviere d’Afrique, dans la Cyrénaïque,selon Pline, l. 5, c. 5. Ptolomée, /. 4, c. 4, écrit La-thon. Le P. Hardouin crois que c’est le Lethtzus fluvius,que Strabon place chez les Libyens occidentaux. VoyezLetHjEUS FLUVIUS 4. Pline & Ptolomée font cetteriviere voisine de la ville de Bérénice. Voyez aussi Le-THES. 1. Athenée nomme cette riviere Lethon, AjÍ tm „.
LETI, Awîs/j ancien peuple de la Gaule , chez quiZosime /. 2, dit que vivoit l’empereur Magnence. Vi-gnier croît qu’il faut lire Rceti : ne vaudroit-il pas mieuxlire Helyeti ? II est pourtant fait mention de Leti dansles Notices de l’Empire.
C’est article est d’Ortélius. Je ne trouve point dansZosime que Magnence ait vécu chez un peuple qui eûtun nom approchant, mais seulement qu’il eut la penséede prendre le chemin de la Rhétie , parce que ce paysétant situé du côté de la Gaule, &c dans le voisinage del’Illyrie , il comptoit d’en employer les troupes, selonses vues.
LETIÀ & Urta ; ce font deux rivières dans le paysdes Ardennes. II en est parlé dans la Vie de S. Monon,fur quoi Ortélius dit Y Urta est l’OuRT : Letia est peut-être la Lesche.
LETO, (le) ou Leto-Morto, petite riviere d’I-talie , dans l’Etat de l’Eglise, ôt dans la Marche d’An-cone. Elle vient de l’Apennin , & passe près deFerino,puis se jette dans le golfe de Venise, un peu au-dessousde la ville de Venise.
C’est ainsi qu’on lit dans Baudrand, édit. 1705; & ily a une faute visible, puisqu’il n’y a rien de communentre la riviere qui coule auprès de Fermo & la villede Venise. La Carte de la Marche d’Ancone , par Ma-gin, fait couler au midi, & assez près de Fermo, untorrent nommé dans tout son cours Leta-Vivo ; il re-çoit , assez près de Fermo, un ruisseau moins considéra-ble , qui est peut-être Leta-Morto. Mais ce nom ne pa-roît point fur la Carte. Baudrand a pris le nom deMono de l’article d’Ortélius , Thejaur. qui dit Leta Pi-ceni fluvius fie olim diclus : nunc Morto , fi crediturFrancisco Adamo in Firmanorum Geflìs. Cette mauvaiserépétition du mot Vmise est venue de ce qu’on a copié
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Maty sans l’entendre. II dit : « elle coule dans la Mar"» che d’Ancone , à l’orient de la ville de Fermo, & le» décharge dans le golfe de Venise, un peu au-dessous ds» cette ville,» c’est-à-dire de Fermo, & non pas Venise*II n’y a rien de pareil dans l’article latin de Baudrand*On y dit : ex Apennìno monte , per agrum Firmanutn ittHadriaticum mare influens tefle Francisco Adamo. L*citation est prise d’Ortélius. Ce que Maty ajoute, q u ®cette riviere coule à l’orient de la ville de Fermo, n ®s’accorde point avec les Cartes de Magin. Elle yj couleau midi.
LETO A, iste de la merde Libye, près de Tille deCrète , selon Ptolomée, 4, extremo. C’est une deíifles adjacentes de celle de Candie. Ses interprètes di-sent que le nom moderne est Chriftiana.
LET(EUS, quartier de la ville d’Alexandrie, sel ostEtienne le Géographe, qui cite Triphon.
LETOIA. Voyez Lotoa.
LETOIS, Aitìoïr, métairie d’Asie, près d’Ephèse*sur la montagne. C’est où venoit le vin vanté sous 1 ®nom de vin Prammien , selon Athénée, cité par Orle-lius, Thesaur.
1. LETRIM, contrée d’Irlande, selon Y Etat préfetde L Irlande , p. 30, dans la province de ConnaughOau nord-est de cette province , avec titre de comté. EH®est bornée à l’est ou nord-est par Cavan & Fermanagh»qui sont du comté d’Ulster, par Slégo & Roscommost»àì’ouest, où elle a très-peu d’étendue, par l’océan, ÔLune petite partie de Diinégal, qui est du comté d’Uls-ter ; au nord & au su d-ouest par Longford, dans le comt®de Leinster. Elle a quarante-quatre milles de long, & dix-huit de large. C’est un pays montagneux, qui abonde estexcellens pâturages, & où l’on nourrit quantité de gf° s& menu bétail. On le divise en cinq baronnies :
Rosclogher , Carrigallen,
Drumhaïr , Letrim ,
& Mohil.
2. LETRIM , ville d’Irlande, dans la province deConnaught, dans le comté dont elle est la capitale, ÔCauquel elle donne son nom. Elle n’est pas fort éloignéedu Shannon, & non pas fur cette riviere, comme le ditBaudrand qui la qualifie seulement château. Elle n’est pasgrand’ chose à présent, & est à près dé trois milles deCarrick-Drumrush , 8c à soixante 8c quinze de Dublin** Etat présent de VIrlande , p. 30.
LETTEN , (le pays DE) Lettonia ( a ), petit cantostde l’empire Rulsien, dans la Livonie. On la nomst lCauffi Lethland , en latin Lethlandia ou Lithlandia. EH®a l’Estonie au nord ; au midi la Duna, qui la sépare d®la Semigalle , quoiqu’à parler exactement, elle ait ust®petite lisière en-deqà de cette riviere. Ses principallieux sont:
Riga, capitale;Venden,Dunemunde,Cobronschants.Salis ,
Segewald,"Wolmar,Linbourg,Kokenhausen ,Dunebourg.
Les ifles d’CEsel & de Dagho sont de cette province ( b )*A l’égard de Kokenhausen, les Saxons, après le ma/'heureux siège de Riga, en 1701, firent fauter en l’ai fcette forteresse. * s~) Matt. Strubycsù, Livon. Livoniedescript. (M Cellar. Geogr. nostri tempor. p. 106.
LETTÈRE, petite ville du royaume de Naples, dan*le Picentin, & dans la principauté citérieure , fur 1 ®mont Laclarius , du côté de Stabia , aujourd’hui Cafiel"lamare : elle a un évêché suffragant d’Amalfi, &est assez marchande. On y voit une source d’eau soufrée»au rivage de la mer, près de l’église des Carmes. Les Jé-suites y avoientun collège. * D. Mattheo Egitio , Lettreà M. Lenglet du Fresnoy.
1. LETUS, montagne d’Italie, dans la Ligurie, fi'Ion Tite-Live & Valere-Maxime. Léandre dit que ceíaujourd’hui YAlpi del Pelegrino.
2. LETUS, génitif du mot grec Leto, Atíld, LatoP e ‘Voyez Latorum URbs.
LETUS-POLIS , ville d'Egypte, Voyez au mot La
TONE.
LEVACI,