LEU
LE\ A CI, ancien peuple de la Gaule , entre les cliensou vassaux des Nerviens, selon César, de Bell . Gall. 1 . 5,c * 39 - Nie. Sanson, après avoir averti que l’on ne peutîct marquer la position que par conjecture, trouve vrai-^nblable que le pays de la Lœuve , entre la Flandre St■Artois, ou le pays de Y/aës en Flandre , répond aun°m de ce peuple.
LEVADÌE. Voyez Livadie.
LEVANT : (le) ce mot signifie proprement le côtéou le soleil se leve. Il est ordinairement synonyme du«tôt orimt ; &t on peut dire également bien , une mai-lon tournée vers l’orient, ou vers le levant. II est op-posé au couchant, de même qu’orient est opposé à l’oc-Cl dent; mais Y orient Sc le levant diffèrent, pour le sens,certaines phrases auxquelles plusieurs écrivains ne°ut point assez d’attention.
Lorsqu’il s’agit de commerce St de navigation, on ap-Polle le levant toutes les côtes d’Asie, le long de la Mé-O'terranée , St même toute la Turquie en Asie ; ainsijoutes les échelles, depuis Alexandrie en Egypte pisqu’àra mer Noire, St même la plupart des ìíles de l’Archi-Pol, font comprises dans le levant. Un voyage du le-Vant, des marchandises du levant, Stc. Ce feroit par-ler improprement, que de dire du voyage d’orient, desmarchandises d’orient, Stc. à l’égard de ces lieux - là ;car alors par orient , on entend la Perse , les Indes,oiam, l e Tonquin, la Chine, le Japon, Stc. Ainsi lelevant est l a partie occidentale de l'Asie, & l’orient estf out ce qui est au-delà de PEuphrate. J’ai dit que cela estainsi, en fait de commerce St de navigation ; car en fait5 } Empires, d’Histoire ecclésiastique, on doit toujours dire1 orient. L’empire d’orient, l’église d’orient. Autrefoispar 1 orient on entendoit le patriarchat d’Antioche , quietoit regardé comme la capitale de l’orient.
, ,VANZO , isie d’Italie, proche la côte occidentalede la Sicile. Elle est vis-à-vis de Trapani, à dix millesde cette ville, au couchant ; à cinq de la Favognana, aunord : elle n’a que douze milles de tour , Si quelquesRameaux. Voyez Phorbantia & Bucinna. *Baudr.edit. 1705.
LEUBEN, ou Léobn, ou Leubn , Leobmm, petite
Ville d'Allemagne, dans la haute Stirie, fur la Muer, auCercle d’Autriche. Elle est jolie , assez ornée ; & c’estla capitale d’un grand comté, qui a eu ses comtes par-ticuliers de la maiíòn de Hohenwart, qui est de Bavière,£t que l’on avpelloit auffi les comtes de Schrobenhausen.Après l’extinctton de cette famille, la ville St le comtéde Leuben pastèrent à Conrad , évêque de Freisingen ,frété deSifroi,St d’Otton,comtes de Hohenwart. En 1146,il vendit ce bien, pour une bonne somme d’argent, auduc de Carinthie ; St cet-e ville a pasté avec la succes-sion de ces ducs dans la maison d’Autriche, qui en a lapropriété. En 1292, l’archevêque de Saltzbourg, & Ot-ton de Bavière prirent St pillèrent Leuben ; & au prin-terns de 1646, elle fut à moitié consumée par les flam-mes. A un quart de mille de cette ville, est Gos{, fameuseabbaye de religieuses qui font preuve de noblesse , enlatin Goffense Cœnobium. Elle est fur la Muer, & l’abbesseest fort riche. * Zeyler, Stiriae Topogr. p. 72.
LEUBUS, Leobalium, abbaye d’hommes, ordre deQteaux, dans la basse Silésie, au duché de XVolaw, furl’Oder, neuf lieues au-dessous de Breílau. Elle fut d’a-bord fondée, en 1030, par Casimir le Grand, roi dePologne, pour des Bénédictins. Elle passa, un siécle après,à Tordre de Cìteaux. Cette abbaye, depuis fa fondation,3 été l e lieu de la sépulture des princes St des grands deSilesie, St de plusieurs évêques tîe Breílau.
1. LEUCA, ancienne ville d’Italie, au pays des Sa-lentins, selon Strabon, /. 6 , p- 2.81. Elle étoit fort pe-íite, & voisine du promontoire Japygien. Lucain la nomme
aussi dans
ce vers, l. 5, v. 375 :
Antiquusque Taras , secretaque littora Leucce.
C’est présentement Sancta MARIA DE Leuca , dansla terre d Otrante.
confins de
j „ —"'rwiuus nu.:» j -• - 1 C ‘ * 7 » 1 ^
nomme Leuca , St l a met avec i>jj ermus , riviere, dansle golfe de Smyrne. Pline, l. ^ c . 29, dit: la ville de
, 2 \ L L U CA ancienne ville d’Asie , aux con1 Ionie & de 1 Eoue. Pomponius Mêla, L }, c.
Leuce, fur un promontoire quitoit autrefois une isie.
Ces deux auteurs , & Strabon , /. 14, p. 647, q U ; j anomme Leuca: au pluriel, s accordent à la meure auprèsde Phocée. Diodore de Sicile, /. 15, la met entre Cu-mes St Clazomènes, mais plus près de la premiere quede la seconde.
3. LEUCA; mot que les Gaulois ont employé dansla basse latinité , pour exprimer la forte de lieue , dontils se servoient pour mesurer les chemins. Saint Jé-rôme , dans son Commentaire sur le prophète Joël,dit : il n’est pas étonnant que chaque nation ait desnoms particuliers, pour signifier la mesure par laquelleelle exprime les distances des lieux ; les Latins ont leursmilles; les Gaulois, leurs lieues ; les Perses , leurs para-sanges, Stc. Qtium & Latini mille pajsus vocent, & Gallileucas, & Perses paraíangas, & raflas univerfa Germa-nia. Ces mots leuca ou leuga , ou même lega , ont étéinconnus aux auteurs de la bonne latinité. Ammien-Marcellin, en parlant du confluent du Rhône St de laSaône où est Lyon, dit, /. 15, c. 28 : de-Ià on ne compteplus par mille pas, mais par lieues : Exinde non millenispajjlbus , sc d leucis itinera metiuntur. Paul ÙVarneínd,communément Paul le Diacre, dam le quinzième livrequ’il a ajouté aux quatorze livres d’Eutrope dit : on ar-riva de part & d’autre dans la plaine de Châlons-sur-Marne, qui a, dit-on , cent lieues de longueur fur so : -xante St dix de largeur, selon la maniéré de compu rdes Gaulois : convenitur ex utrâque parte in campos C i~talaunìos , qui cer.tum in longitudine leucis & ex ! t.tu-dine jeptuaginta , ut Galli s mos eft metirì seruntur. Jor-nandès, dans son Histoire des Goths, deReb. Get. c. 36,nous apprend quelle étoit i'étendue de la lieue Gauloise :Leuca gallica mille & quingentortim pajjuum quant:tatemetitur. On voit par-là qu’Ihdore, dans se . Origines, n’estpas exact, lorsque, vers Ja fin du quinzième livre, 1 dit:Leuca snitur passibus quingentis ; il est tout visible quele mot mille a eié omis par les copistes. Voyez au motLeg, où nous remarquons qu'il est airivé à Surita deprendre des lieues pour des légions dans l’ítinéra'red’Anîonin. Voyez auffi Lieue St Mesurés itiné-raires.
4. LEUCA. Voyez Leucopolis.
1. LEUCADE, ancien nom de Piste de Sainte-Maure , dans la mer Ionienne , fur la côte de la basseAlbanie , à l’entrée septentrionale du détroit qui séparel’iste de Céphalonie de la terre ferme. C’étoit ancienne-ment une presqu’ifle. Homère la nomme rivage d’Epire fc’est-à-dire de l’Acarnanie, comme Pexplique Strabon,/. 10. Ce poëte y mer trois villes , Nericum , Crocylée& -dgyllpe, dont la premiere, savoir Vericum, ou, selond autres , Neriton , fut transposée par les Corintsiiensqui percerent Pisthme, St mise à Pendroit où avoit étéPisthme ; & ce lieu ayant été creusé , en prit le nomde Dioryclos , àifvr.ro!; nom grec que Pline, /.s,c. 3, emploie sans changement, St qui signifie canal oudétroit; Scylax de Cariatide, parlant de Leucade, dit:c’est maintenant une iíle, depuis qu’on en a coupé Pisthme.Thucydide ne parle ni de l’iíle ni de la coupure dePisthme : cela a donné lieu à Vofsius de conjecturerqu’elle n’étoit point encore une iste de í'ontems; cepen-dant cet historien parle de Pisthme en plus d’un endroit.Tite - Live nous apprend que , la même année qu’ 0 nlivra bataille à Philippe II, roi de Macédoine , c’est-à-dire Pan de Rome 557, selon Varron, Leucade étoitencore une presqu’isle. Dodwel, de PeripU Scylacisœtate, p. 53, croit qu’on n’en fit une ifle que lorsqueles Romains ôterent Leucade de la juridiction de l’Acar-nanie ; ce qui arriva, Pan de Rome, selon Varron 387,lorsque Perlée fut réduit à l’obéissance des Romains, àcaulë de la faction des Acarnaniens qui favorisoìent fer-lée , au préjudice des Romains, II convenois alors auxhabifans de la presqu’iste , qui venoient d’être détachésdes Acarnaniens, St déclarés libres ; il leur convenoit,dis-je, de lë retrancher par ce fossé contre leurs anciensmaîtres. Scylax, dont nous avons le Périple^vecut aprèsce tems-là, Sc par conséquent il ne sauroit etre plus an-cien que Polybe. Ovide, Metam. L 13, v. 289; Tite-Live, /. 33, c. 17; St Strabon, 4 10, en parlent commedune iste. Ovide dit :
Leucada. continuam veieres habuere Coloni ,
N une fréta circumeunt.
Tome lll, Iiiij