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Tome troisième. G - L.
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coté oriental approchant de Damas. Sanutus nous avoita ppris avant lui, que le Liban ne s'éloigne point de lalrier l’espace de deux lieues, fi ce n’est auprès de Tri-P°d, où il s’en éloigne Fespace de trois, & que danscertains endroits il s’approche tellement de la mer, qu iln y a pas le moindre chemin pour paíïer. M. de laílo-que, Voyage de Syrie 6' dn Mont-Liban , t. i, p, 32, dont^exactitude est connue, ajoûte qu’on doit appeiìer le Xi-° an les plus hautes montagnes de la Syrie. Le commen-^snent de cette montagnes dit-il , est vers la ville de* "poli, Sc le promontoire appelle par Strabon , ©sb*&<rtc 7 rct , la face de Dieu , aujourd’hui le cap Rouge,à la fin au-delà de Damas, joignant d’autres monta-ges de l’Arabie déserte. Cette étendue est du couchanta lorient, environ sous le 3“j e degré d’élevation.

L’Anti-Liban, ainíi appelle, à cause de sa situationopposée à celle du Liban, est une autre suite de mon-* a gnes ? q U i s’élevent auprès des ruines de Sidon, &J’ont s e terminer à d’autres montagnes du pays des Ara-Es, Sc vers la Trachonitide, fous le 34 e d.

Chacune de ces montagnes est d’environ cent lieues. ,e circuit, fur une longueur de trente-cinq à quaranteheues ; ce qui est facile à comprendre, si on fait réflexionflu elles occupent un espace fort vaste dans trois provin-Ces , qui sont celles qu’on appelloit autrefois la Syrie pro-P re , la Codé-Syrie , & la Phénicie , avec une partie deIa Palestine.

De cette façon le Liban & FAnti-Liban pris ensem-ble, ont à leur midi la Palestine ; du côté du nord, l’Ar-^enie mineure , la Mésopotamie ou le Diarbek, avecPartie de l’Arabie déserte , à leur orient ; & la mer de^yrie du côté du couchant.

Ces deux hautes montagnes font séparées l’une de l’au-tre, par une distance presque égale par-tout ; & cette dis-tance forme un petit pays extrêmement fertile Sc agréable,auquel on donnoit autrefois le nom de Cœlé-Syrie , ouSyrie creuse. C’est une profonde vallée presque renfer-mée de toutes parts.

Pline, L 5 , c. 20, parle cl’une muraille tirée d’unemontagne à l’autre, & qui, en les joignant ensemble, fer-moit cette vallée ; mais il ne reste aujourd’hui aucun ves-tige d’un ouvrage si considérable.

En navigeant dans la mer de Syrie, ou en parcourantpar terre tout le rivage, on ne s’apperçoit presque pas dela séparation qui se trouve entre les deux montagnes. Ondiroit, à voir le Liban & FAnti-Liban, qu’ils ne compo-sent qu’une même chaîne de montagnes, dont le com-mencement íèroit à Tripoli, & le dernier terme un peuau-delà de Tyr, s'étendant du nord au midi. Cela vientde leur figure extérieure que l’on peut comparer à celled’un double triangle : les deux bases regardant la mer, &étant presque jointes , empêchent de distinguer au de-hors cette séparation, Sc de voir autre chose qu’une con-tinuité de sommets Sc de bras de montagnes, qui, en des-cendant insensiblement, forment les divers caps Sc lesports de cette mer. On parle avec éloge des cèdres du Li-ban dans les Livres sacrés ; & on en trouve encore au-jourd’hui , quoiqu’en asièz petit nombre : nous en par-lons ailleurs. * Relani, p. 320.

Cédrène, Compend. Hift. part. 2, p. 1 rq., rapporteque l’on a trouvé fur le mont Liban, en creusant la terre,des poissons pétrifiés ; ce qui prouve que cette haute mon-tagne fut couverte des eaux du Déluge. Gíycas, Annal,part. 2, p. 114 , rapporte la même cholè. Voici sesPfopres termes : Quurn enim nonnulU è cacuminibusLibani montis fax a congererent ad firucluram cedificio-rum } afferu.runt fe inter Libani concavitatem inveniffepifees induratos in limo defixos , quod etiam dixit jo-Jephus.

Les montagnes du Liban ont souvent été la retraitedes brigands, & d’une infinité de gens, qui n’avoientd autre profession que de faire des courses fur les terresdes peuples voisins. Du tems des Israélites, les Chiwœihabitoient le mont Liban ; Sc du tems de l’empereurConstantin Pogonate , les M ardasses y avoient leur de-meure. * Rdand, p . ÎZi . JudA n. 3.

Un donne aussi au temple de Jérusalem le nom de Li-ban: Liban , ouvre tes porte* & que le feu dévore tescèdres, dit Zacharie, XÍ. , , en pariant de la suture dé-solation du temple par les Romains ; Sc Ezechiel, XVII. 3*Jn grand aigle avec de grandes ailes est venu fur le Li-

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II parle de Nahu-

bàn , & a emporté la moelle du cèdre.chodonosor qui prit le temple, le brûla Sc en enleva tousles trésors. * D. Calmet. Dict.

Enfin on a donné au palais de Salomon, bâti dans Jé-rusalem , le nom de Maison du Liban, Domus j'altûsLibani , apparemment à cause de son élévation, ou dela blancheur de ses murs, ou plutôt à cause de la quan-tité de bois de cèdre S c de colomnes qui y étoient.

2. LIBAN, (la TOUR du) Salomon, dans le Canti-que des Cantiques, compare le nez de son épouse à latour du Liban qui regarde Damas. Les voyageurs par-lent d’une tour que l’on voit fur le Liban , du côté deDamas, 8c qui paroît avoir été fort haute. Benjaminassure que les pierres de cette tour, dont il avoit vules restes , avoient vingt paumes de long St douze delarge. Gabriel Sionite dit que le château avoit cent cou-dées de long, fur cinquante de large. Le ministre Maun-drell, Voyage d’Alep à Jérusalem , parle aussi de cettetour; mais il 11e la vit que de loin.

LïBANA, ville ancienne de FEspagne Tarragonnoise,au pays des Celtibériens, selon Ptolomée, X 4, c. 6;d’autres disent Lœbana.

LIBANaE , ville de Syrie , selon Etienne le Géo-graphe.

LIBANOPHOROS , c’est-à-dire la contrée qui pro-duit I’encens, pays de FArabie heureuse, selon Ptolo-mée , l. 6, c. 7.

L 1 BANOTI, bourg d’Italie, au royaume de Na-ples, dans la principauté citérieure , fur la riviere deSapri, au levant de Polycastro. On croit que c’est l’an-cienne Sapris , ville de la Lucanie. * Baudr. édit. 1705.

LIBANOVA , bourg de Gréce , dansja Macédoine ,Sc dans la province de jamboli, fur la côte du golfe deConfessa, au pied de Monte-Santo. 11 y a peu d'habitaits.Sc n’est remarquable que parce que c’est le reste de Sta-gyre , patrie d’Aristote. * Baudr. édit. 1703.

LIBARNA , ancienne ville d’Italie, dans. la Ligurie,dans FApennin , selon Ptolomée, l. 3 , c. 5 ; Sc Pline ,X 3 , c. 1. Elle est nommée Libarnum par Antonio, Iti-ner. Sc dans la Table de Peutinger. Elle étoit à xxxvM. p. de Tortone , & à xxxvi M. P. de Gènes.

LIBATTE, ou Chilongi, terme usité dans quel-ques royaumes d’Ethiopie, pour signifier un amas lemaisons, de cases , ou plutôt de chaumières peu élevées,bâties de branchages, enduites de terre grasse, & cou-vertes de chaume. Cet amas de maisons est environnéd’une haie de grosses épines, haute Sc épaisse, que lesanimauxcarnaciers, dont le pays est plein, ne peuventfranchir ni forcer. II n’y a qu’une porte que l’on a foinde fermer avec des faisceaux de grosses épines. Ces amasde maisons font en maniéré de camp , Sc presque fur lemodèle des camps des Romains ; & qui en a vu un, les atous vus. * Le P.Labat , Voyage d’Ethiopie, r. 1 ,/>. 98;à/- Py .M 1 -

Les officiers qui font chargés du foin de former cescarpps, ayant reconnu Sc remarqué le terrein qui leurest propre, le partagent en sept quartiers , dont sept desprincipaux officiers de l’état ont le commandement Scl’inspection. On éleve au milieu les bâtimens qui doi-vent servir pour la personne du prince, de sa famille,de ses officiers, de toute fa cour, Sc de ses esclaves. C’esttoujours un grand carré ; Sc les épines qui le détendent,font plantées de façon qu’elles forment une espece delabyrinthe.

Le second poste est destiné au Golambolo, c’est-à-direau lieutenant-gènèral ou capitaine des gardes. On l’ap-pelle encore Muta-Alita, c’est-à-dire le chef de la guerre,ou Muta à Ulongo, c’est-à-dire patron du navire. Cetofficier a la plus grande autorité après le roi dans l’état.Il faut que ce soit un homme de cœur Sc d’expérience.II est obligé de donner le premier dans une bataille. IIdoit être inhumain, cruel, barbare, fans compassionpour les vaincus , Sc le plus exact observateur des loiximpies des Quixilles. C’est lui qui donne les, ordresnécessaires pour les courses , pour la marche de Farinée,pour les campemens Sc décampemens. II va avec leSinghilla , qui est le chef de leur religion, reconnoîtreSc marquer le terrein des nouveuax Chilongis.

Le troisième quartier est commandé par le Tendala.C’est lui qui conduit Farriere-garde, qne 1 on appelle/co-qua. Cet officier est le premier de ceux qui ont droit