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Tome troisième. G - L.
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LEZAT, petite ville de France, dans le haut Langue-doc, au pays de Foix, au diocèse de Rieux , sur la ri-vière de Lèze, St qui donne ion nom au canton de Lé-yadois. 11 y a dans ce lieu une abbaye d’bommes, ordrede S. Benoît: elle est cle la congréation de Cluny, Sttire son nom de la riviere de Lèze qui y passe. Elle aété fondée, Fan 842, par A thon, vicomte de Bigorre,qui s’y fit moine. On y conserve le chef de S. Antoine,qui y a été apporté de Constantinople par deux religieux,de même que les corps des SS. Calix St Cyprien, martyrs,St des reliques desSS. Albin, Crespin St Crespinian.

LEZAY, bourg de France, dans le Poitou, électionde Poitiers, au couchant, St près de Rom , à deuxlieues au sud-ouest de Lusignan.

LÈZE, (la) petite riviere de France , au haut Lan-guedoc. Elle prend sa source d’une fontaine qui est prèsde Cadarcet ; pasie à Lezat, à Saint-Sulpice , à Beau-rnont, St se perd dans l’Arriège , entre Verne St laGardelle.

LEZERT, (lf.) petite riviere de France. Elle prendfa source dans leRouergue, à la montagne de Laidarole ,passe à Sauveterre St Gasteí-Marie , où elle sépare leRouergue du Languedoc ; eniuite elle íe joint au Violerdans le Mirandol.

LEZ 1 GNAN , petite ville de France, au bas Lan-guedoc entre des collines, à trois lieues de Narbonne,en allant vers Carcalîonne. * Baudrand , édit. 1705.

Hubner qui a confondu cette ville avec Lusignan, s’estavisé de la placer dans le Poitou.

LEZON : (lf.) c’est le nom que porte la riviere deTouques, depuis ía source jusqu’à Litìeux.

LEZOUX, petite ville de France, en Auvergne, dansla Limagne, près de FAllier , à deux lieues de Tiers Stâ quatre de Clermont. II y a une collégiale fous l’invoca-tion de S .Pierre. L’air de Lezoux est très-sain, St lesenvirons sont très-fertiles. Cette ville est sort ancienne.

LEZUZA, village cFEspagne, dans la Nouvelle-Cas-tille, à quatre lieues d’Alcaraz. On y a trouvé une an-cienne inscription , qui donne lieu de croire que c’est unreste de l’ancienne Libisoca , ou Libijona des Romains.

LHCEGllIA. Si nous en croyons Walsingham citépar Ortélius, on appelioit autrefois ainsi cette partie deI’iíle de la grande Bretagne, qui est à présent nomméeP Angleterre.

Ll, ville de la Chine, dans la province de Xensi, audépartement de Cunghang, cinquième métropole de laprovince. Elle est plus occidentale que Pékin de 10 d.12/, par les 35 d. 45' de latitude. * Atlas Sinenjis.

L 1 ACOUR.A, montagne delaGréce, dans la Liva-die propre, auprès de Castri 011 des ruines de Delphes.C’est la même que le Parnasse , st fameux dans les écritsdes poètes anciens St des modernes. Voyez Parnassus.

LÍAMPO , ville de la Chine, dans la province deChecchiara. Elle donne son nom à un cap célébré, le

É lus oriental qui l’e trouve dans ce continent. * Corn.)ict.

Le P. Martini ne connoît ni la ville de Liampo , ni laprovince de Checchiara.

LIANCOURT , belle maison de campagne, au duccle la Rocliesoucaud, aux environs de Paris. Elle est en-tourée de fossés de pierre de taille. La principale porteest ornée d’un bossage qui fait un assez bel effet, St ac-compagnée de deux niches, dans chacune deíquelles il y aune statue. A gauche est un grand corps de logis, dont laprincipale face donne fur le jardin. Le haut est occupé parune longue galerie couverte, ornée fur le devant d’unrang de pilastres St cle frontons, dont les uns font à anglesSt les autres en demi-cercies ; tout cela est soutenu parsept arcades ouvertes des deux côtés. Au fond de lacour sont deux ailes ou corps de logis, qui donnentprincipalement du coté du grand parterre. Le petit corpsavancé qui en occupe le milieu, est à quatre étages, ter-miné par un fronton , St par les deux ailes qui sont endemi-cerce. Les deux pavillons qui sont au bout,adroite£í à gauche sont de la même hauteur, St terminés par unecoupe carrée, chargée d’une petite lanterne. Les quatrecoins du château sont occupés par autant de grands pa-villons carrés. * Piganiol de la Force , Descr. de laFrance, t. 3 , p. 5 Y

Les cascades sont belles. Les nappes d’eau St les deuxgrands bassins font un agréable effet. Le plus grand est

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octogone. L’eau, qui s’éleve du milieu, forme une gerbequi tombe en rond, par cinq différens sauts ; St quatre sn-tons jettent l’eau d’autant de côtés. Le jardin à Heursest bien garni: le carré est une grande p>éce d’eau, fer-mée par des arbres qui forment des arcades de feuillage»ôt au milieu est une iste ronde où l’on va avec de peti-tes barques. On trouve dans cette iste une sale ronde,formée de leuillages, St percée de plusieurs arcades. Lepré des fontaines est tout entouré d’eau, orné de plu-sieurs jets , S 1 d’une belle gerbe qui s’éleve au milieu, &tombe par différentes cascades. On trouve encore biendes choies gracieuses St bien ménagées dans cette bellemaison , comme le jeu de longue paume, le bassin oval,le canal de l’escot, la sale d’eau, le pré des tilleuls, lesdix-sept fontaines, Ôte.

LIANE, Etna , petite riviere de France, en Picar-die, dans le Boulenois. Elle tire fa source des frontièresde i’Artois,d’où, courant à l’occident, elle se jette dans laManche, au-dessoqs de Boulogne. * Baudr. édit. 17oV

L 1 ANUM, ville de Sarmatie, en Europe, selon P tcrlomée , /. 3 , c. 5.

LIASTO, lac ou petit golfe de Fille de Sardaigne»nommé par ceux du pays Lago, Liaflo, ou Lico, St Porto -Lugoduni , en latin Lugudone, Ligiúdonis, ou Liguido'nenjìum Portus. II est à ì’embouchure de la petite rivierede Cedro, St au levant de la ville de Sargano. * Corfl’Dict. Maty , Dict. de Holl. 1701.

1. LÍBA, iste de la Carmanie, selon Ptolomée, /. 6»c. 8. Elie est dans la mer des Indes.

x. LÍBA, lieu d* Asie , du côté de Nicomédie, selon Ce*drène cité par Ortélius, Thejaur. Ce dernier conjec-ture que c’est peut-être le Liburn de l’Itinéraire d’Ast"tonin.

i. LIBAN, (le) montagne célébré d’Asie , aux con*

fins de la Palestine St de la Syrie. L’écriture sainte donneà cette montagne le nom d c Liban: d’autres néanmoinsaiment mieux ì -dppdier Anti-Liban, nom que l’on donneà cette file de montagnes, qui est séparée du Liban parune longue vallée, comme l’on dit le Taurus St Y And -Taurus , le Cragus St l’ Anti-Cragus , le Cajius St Y Art'ti-CaJïus ; mais le sentiment de ceux qui veulent que I eLiban termine la Palestine, semble le plus raisonnable. Eneffet, suivant le témoignage des écrivains anciens Scmodernes, il semble que le Liban est différent del’Anti*Liban, St qu’il touche, du moins en quelques endroits?aux frontières de la Palestine. D’ailleurs le nom d 'And'Liban paroît devoir être donné à cette montagne, doiikla situation est opposée à celle du Liban ; de sorte qu'^convient d’appeìier Liban toute cette suite de monta-gnes, qui prend depuis le bord de la mer, St s’étend I elong des confins de la Palestine, St qui n’est ni opp 0 'see au Liban, m séparée du Liban par une vallée. * fa*lundi , Paiasstina , p. 311.

Quant au nom Liban, on ne peut douter qu’il ne vien nede la blancheur des neiges dopr cette montagne est cou-verte ; comme le nom des Alpes a été formé du latNAlpus ou Albus , qui signifie blanc, de même LibA*vient du mot hébreu Leban, qui veut dire blanc. * D.met , Dict.

Les anciens géographes ne s’accordent pas fur la situa-tion du Liban St de FAnti-Liban. Strabon, /. 16, leSdécrit de maniéré, que l’une St l’autre de ces monta'gnes commencerait à Foccident, /assez près de la mer d ePhénicie, St s’étendroit vers Forient, jusques dans le voi-sinage de Damas. Pline, /. 5, c. 20, semble placer le Libaffi& FAnti-Liban, de façon que ces deux montagnes s’éteO'droient du midi au septentrion. Ptolomée étend leLiban SCFAnti-Liban du couchant au levant, de sorte ce pendantqu’il s’étendroit aussi du septentrional! midi ; sentiment q ulapproche plus du témoignage des écrivains St des voya-geurs modernes qui ont examiné les lieux. Euseube,Onomafiico , dit enfin que le Liban est plus occidental?St s’étend le long de la mer de Phénicie , & quel’An'ti-Liban est plus oriental, St doit être placé dans le voi-sinage de Damas.

Quelques auteurs modernes nous ont donné beaucoupplus exactement la situation du Liban St de l’And-D

ban. Maundrell, Itinér. p. 203, dit que le Liban refss

le long du rivage de la nier Méditerranée, du midi aJseptentrion, St que FAnti-Liban, qui en est séparé par 'V?®vallée, s’éíendpareillement du midi au septeiUTio» ? 1