Fabius Pictor, cité pac Ortéiius. Fesius ditdànsle mêmesens: Libyens campus in agro Argeo appellatus. 11 donneauffi-tôt la raison de ce surnom de Libycui : c’est que lepremier grain qu’on y sema , avoir é.é apporté de Li-bye ; c’est pourquoi, poursuit-il, Céres fut surnomméeLibyenne, Libyssa, par les Argéens.
LIBYSTINE. Voyez Colchide.
LIBYSTI. Voyez l’article suivant.
LIBYSTINI, ancien peuple d’Asrique , selon IsaceTzetzès, commentateur de Xénophon , ou plutôt selonOrtéiius, qui le cite. II ajoute qu’Avienus en fait auffimention dans son poème de la côte de la mer ; maisc’est ce que je ne trouve pas. Ce poète dit seulement,O ra marit. v. 41 5 :
Igitur columncz , ut dix tram Libyfiidis ,
Europœ in agro adversa surgit altéra.
On voit bien que Libyfiidis n’est-là que pour Libyce,nom général de l’Afrique , qu’il a pris de Denys le Pe-riégete, qui l’emploie íbuvent dans ce sens là. Macrobe,Saturnat. 1, parle d’Apollon íurnommé Libyfiinus ,c’est-à-dire U Libyen.
LICANDRUb, partie de la Capadoce. Voyez Li-PARA.
LICANIACENSIS-VICUS , village de France , enAuvergne. Grégoire de Tours, Hijl. Franc. 1. 2, c. 6,p. 71, en fait mention. Queiques manuscrits portent Li-cinianenfis.
LICAFA. Baudrand appelle ainsi une ville que lesautres géographes appellent Alicata. Voyez ce mot.
LICATES, selon Pline, /. 3, c. 10.
LICATII, selon Strabon, L. 4, p. 20 6 ; & Ptolomée,ancien peuple de la Vindélicie. Le premier ne les nommequ’entre les peuples des Alpes de qui Auguste triompha.Le second en parle comme d’un des peuples les plus tur-bulens 6t les plus mauvais de toute la Vindélicie. Ilsavoient une place forte, nommée Damafia. Le troi-sième observe qu’ils étoient aux bords du Lycias , au-jourd’hui la riviere de Leck.
LICDON, ou Saint-André de Licdon , bourgde France, dans la Saintonge, diocèse 6t parlement deBordeaux, 6t élection de Saintes.
LICH ou Licha, bourg d’Allemagne, en Vétéra-vie, dans la partie orientale, du côté de Solms, fur lariviere de "W etter , à deux lieues de la ville de Giessen,& un peu plus loin de Butzbach. * Baudr. édit. 170s.
LICHA. Ortéiius, Thesaur. soupçonne que c’étoit une■ville de Lycie, ou quelque part dans le voisinage , ôccite Thucydide, l. 8.
LICHiÉ-ARdE, autels & colomnes, dans l’Ethiopie,fous l’Egypte , lelon Strabon cité par le même.
LICHAS. Ovide dit, dans ses Métamorphoses, queDéjanire, femme d’Hercule, lui ayant envoyé par Lichasune chemise qu’elle croyoit avoir la propriété de lui re-donner dugoût pour elle , ce présent funeste empoisonnace héros , 6í lui fit souffrir des douleurs qui le forcè-rent à s’ôter lui-même la vie. Avant que de mourir, ilapperçut le malheureux domestique qui se cachoit, 8til le précipita dans la mer, où il tut changé en rocher.Ovide ajoute, /. 9, v. 226.
Nunc quoque in Euboico ficopulus brevis emicat alteGurgite & humanct servat vefiigia formez ,
Quem quafisensurum nautet calcare verentur ,Appellantque Lichan.
Corneille , le même qui a fait le dictionnaire géographi-que , rend ainsi ces vers :
Ainsi ce malheureux, dont la crainte a glacéTout le sang que le cœur a vers lui ramasté,Manquant d’humidité change en l’air de nature ;
II tombe; 8t conservant sa premiere figure,
On le voit en rocher élevé sur les flots,
Qui donne de fa chute avis aux matelots.
Ils le nomment Lichas , 8t dans ce nouvel être ,Comme si le touchant fa peine devoit croître ,
T IP
Dans la peur de lui nuire, il n’est point de nocherQui, parcourant ces mers, veuille s’en approcher.
Voilà donc l’origine fabuleuse du rocher Lichas, q uletoit entre l’Eubée ôc la Gréce propre. Pline, I.4, c -nomme les Lickades au pluriel. Strabon, /. 9, p- 4,*dit bien formellement que les Lichades, ainsi nomméesde Lichas , étoient au nombre de trois ; il les. place u irla côte des Locres Epicnénmhens. I! avoit dit aupar avant, l. 1, p, 6o, fur la garantie de Démétrius de Ca-latia , que , dans un des tremblemens de terre , arriyÇ sdans la Gréce, une partie des istes Lichades ôc du Le-nee avoit été submergée.
LICHEN!, peuple ancien de l’Arabie heureuse» I e ”Ion Pline, l. 6, c. 28. ,
LICHFELD , ville d’Angleterre, en Staffordshire, adix milles de Stafford au couchant, à quatre-vingt'q ua rtorze de Londres, selon Baudrand, édit. 1705. Elle fi íde l’ancien royaume de Mercie, ôc est ainsi nomm ee ’comme qui diroit le champ des corps , selon Bailles, To'pogr. des Saints , p. 265 , à cause de la multitude uSSmartyrs qu’on y avoit fait mourir , du teins de Dioà e “tien ôc de Maximien- Hercule , avant que Constance'Chlore fut césar. Théodore de Cantorbery, primat d’An'gleterre, y mit le siège de l’épiscopat du royaume neMercie, vers l’an 669, ôc y établit S. Céadde pour évjjj'que. II y joignit auffi l’évêché de Lindish ou Lindifi 1 ’autrement Lindisfar, au comté de Lincoln, qu’il ne fautpas confondre avec Lindisfarne. Le siège épiscopal futtransféré de Lichíeld à Chester, l’an 1075, ÔC, quelquetems après, de Chester à Coxventry ; mais ayant été re-mis à Lichfeld, en 1148, on y bâtit une église en l’hofl-neur de la sainte Vierge ôc de S. Céadde.
LICHINDUS , ville de Sicile, selon Etienne le Géo-graphe.
LICH1NG , ville de la Chine, dans la province deChannsi, au département deLugan, quatrième métro-pole de la province. Elle est de 3 d. plus occidentaleque Pékin , fous les 37 d. 20' de latitude. * Atlas Si“nenfis.
LICHNENI, ancien peuple de l’isle de Corse, selonPtolomée, l. 3, c. 2. Ses interprètes croient qu’ils habi-toient la vallée nommée aujourd’hui Val-de-Niolo.
, LICHNION, ouLichnium , lieude Gréce, dansl’Attique, près d’Athènes, selon Ttetzès fur Lycophron*
LíCHO , riviere de l’Asie mineure, dans la Turquie»Baudrand, édit. 1705, dit qu’elle coule dans la provincede Germian; qu’elle passe àLADiCHiA, & sc jette dansle Madre. C’est le Lycus de Phrygie. Voyez cet arti-cle.
LICHOS, fleuve de la Phœnicie, selon Pomponiu*Mêla, /. 1, c. 12. C’est le Lycos de Pline. Voyez c®mot. Les éditions postérieures à celles qu’a vues Ortéiiusont Lycos. Je n’aurois pas fait cette remarque, si ce sa-vant homme , par une trop grande défiance de sc s lu-mières , n’eût douté que le Lichos de Mêla fût le Ly c ° sde Ptolomée. II ne risquoit rien à prononcer. Ladestie est excessive , quand elle porte à douter de ce q ulest clair.
LICHTENAU , petite ville d’Allemagne, dans l aSuabe, près de la rive orientale duRhin. Elle est com-prise dans le pays d’Ortnau, fur les confins du margra-viat de Bade. *D'Audifret, Géogr. t. 3. Robert de V’oA"gondy, Atlas.
1. LICHTENBERG, château de France, dans la baffeAlsace, au diocèse de Strasbourg, fur une montagne dedifficile accès, à cinq lieues à 1 occident de Haguenau-C’étoit autrefois une place assez forte ; mais les Fran-çois l’ayant prise, en 1678, elle a été démantelée. C’effle chef-lieu d’un comté de même nom , dans lequel so ntPaffenhoven , Bromt & Busveiler. Ce comté appartse ntau comte de Hanau, qui en fait hommage à la France >depuis 1681. On y entretient un gouverneur & unetat-major.
2. LICHTENBERG, bailliage d’Allemagne. C’est u»des cinq qui composent le duché de Deux-Ponts-
LICHTENBOURG, petite ville d’Allemagne,l’électorat de Saxe. Ce heu a un château , où î’ e ,| ^èurdouairière Palatine, veuve de Charles, dernier e ede la maison de Simmeren, 6c fille de Frédéric 1 >