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Tome troisième. G - L.
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■Kr -

LSB

■^insi laMaréoíide, ou Libye de Pline, ne répond quenPartie à la Mannarique de Ptolomée , c’esi-à-dire feu-lement pour ce qui concerne les Marmarides. V oici les«eux qu il met clans le nôme de Libye :

Tachorfa,

Azicis,Nemelium ,Tisarchi,Philonis,Sophanis,Bibliaphoriurti,Sc°pe,

Callii,

Laodamantiurrt,

Catabatmus le petit,Pedonia,

Pnigeus,

Glaucum,

Tuccitora,

Thanutis,

Pednopum,

Cl i max,

Siropum,

Mareotis.

lit canton sablonneux, avec une petite bourgade ánnel-lée Libyffa C’étoit-là qu’Annibal faisoitTSm^ldinaire ; & comme il connoissoit le peu de fermeté Scla timidité de Prusias, & qu’il craignoit toujours les Ro-mains , il avoir pratiqué de longue main, sous terresept conduits qui répondoìent tous à fa maison, & qu j *prenant tous de différens cotés, alloient aboutir fort loinpar des issues imperceptibles. Ce fut là que ce grand ca-pitaine évita, par une mort volontaire, le chagrin de f evoir livré aux Romains , & s’empoifonna, Eutrope î edit, & marque que ce fut àLibyssa, dans le voisinagecleNicomédie. Ptolomée , 5 , c. i, place Eribée entre

ces deux villes* Antonin met Libyssa fur la route de Cons-tantinople à Antioche , entre Chalcédoine & Nicomé-die , de cette manier e :

L 1 BYE-INTÉRIEURE. (la) Ptolomée, î.í, c.4,«ornnie ainsi un vaste pays, borné au nord, par les troisMauritanies d’Afrique & la Cyrénaïque ; a 1 orient, par«ne partie de la Mannarique & par TEthiopie ; fous 1 E-87 pte, au midi, par l’Ethiopie intérieure, jusqu’au grandgolfe de l’Océan , qui est aujourd’hui le grand golfe deGuinée ; Le à l’Océan, depuis ce golfe jusqu’a la Mauri-tanie Tingitane. Je me dispense d’inférer ici tout le cha-pitre ou ii traite de ce pays ; 1 - parce qu il est tres-lo A n S > 1. parce qu’à la réserve de quelques lieux de lacote , les Grecs du teins de Ptolomée n’avoient qu’uneconnoissance très-superficielle & très-incertaine de cepays, qui n’est même pas encore bien connu, si on ènexcepte les lieux maritimes que les Européens ne fré-quentent que depuis peu de siécles.

LIBYPHCENíCES. Pline, /. 5, c. 4; Solin, c. 27,ot 49 ; &£. Marianus Capelia , 6 , nomment amsi lés

Phœniciens établis en Afrique. Comme Carthage étoitune colonie deTyr, ceux qui pafferent de cette derniereen Libye , c’est-à-dire en Afrique , s’y mêlèrent avec lesnaturels du pays ; & la postérité de ces deux peuples ainsimêlés, n’étant ni d’origine Africaine tout-à-fait, ni du sangPhœnicien entièrement, fut appeilée Liby-Phœnicitns.Diodore, /. 20, les nomme Libophcenices. Ce nomLibyphœniciens, ou Libophceniciens, peut bien, indépen-damment de ce mélange, avoir été donné à ce peuple,pour distinguer ces Phœniciens établis en Afrique , desSyrophœniciens , c’est-à-dire des Phœniciens qui étoientdemeurés en Syrie, dont ia Phœnicie faifoit partie.

LIBYSONIS-TURRIS, la Tour de Ltbyfon. Pline,Z, 3, c. 7, écrit ainsi ; Ptolomée , /. 3 , c. 3 , écritTìúj>yo< AiClwovjos , ou même, comme portent des ma-nuscrits , 1 -, Turris Libijjonis ou Bijjonis. Selon

Pline, /. 3, c. 7, c’étoit la feule colonie de Tille. Co-lonia una quœ vocatur ad lurrïrn Libysonis. Dès le teinsde l’Itinéraire d’Antonin, on difoit simplement TlîRRIS,la Tour. On trouve dans l’itinéraire,

Tibidis ,

Ad Htrcukm , M. p. Lvm.

AdTurnm , M. P. xvitt.

Norarn , M- P> XVII.

Félix, son évêque, est nommé Félix de Turribus ,dans les Notices. Selon quelques-uns, il ne reste plusqu’un port nommé le port de la Tour , PoRTO DITorrÉ.. Le P. Hardouin dit que l’on croît quelle étoitau lieu où est présentement Safari.

L 1 BYSOSA, ou Libysosana coloni a. Voyez Li-bysoca. .

LIBYSSA ou LiBISSA, ancienne ville maritime d A-sie, dans la Bith.rie. Ptolomée écrit Libïjja par un i,à la premiere & a la féconde syllabe ; mais Pline écritpar un y dans la seconde. Pline en parle comme d’ur.eville qui u’existoit déja plus de son tems, & où il ne fevoyou, plus rien que íe tombeau cTAnnibal. Plutarque,(Hommes iliujl- cs , t. 3 , p. 383 , trad. de D acier , édit.de Hollande , ) dans la Vie de Flaminius , dit quelqueparticularité de Libyssa , qui mérite d’être inférée ici.' 11y avoir, fur la mort d’Annibal, un ancien oracle qui di-io" '-'-a terre Libyjjh engloutira le corps d’Annibal. LesCarthaginois ne doutoient point que i’oracie ne parlâtde la Libye, fk qu'il ne lui prédit qu ii íeroit enterré àCarthage , où vraisemblablement il devoit finir ses jours ;mais dans la Bithynie, allez prò? de la mer, il y a unpe-

Chalcedonia ,

Panùchium , M. P. XV.

Libyfam, M. P. XXIV.

Nicomediam , M. P. XXII.

"Z

L’Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem , fuit bien lemême ordre, mais compte les distances autrement: deConstantinople, y clit-011, vous pasíèz la mer ; vous ve-nez à Chalcédoine, &£ vous marchez dans la Bithynie.

NaJJete ,Pandiúà ,Pontamus ,Libïjja ,

M. vil. S.M. Vil. S.M. XIII.M. IX. *

Ibi pojitus efl rex Annibaliantis qui fuit Ajrorum,

Brunga, M- xil.

Nicomedia, M. xiil.

La Table de Peutinger fuit ausii'le même ordre, savoir,Chalcédoine xxxvn; Livissa xxm ; Nicotnédie.

La différence qui est entre ces distances, pour les nom-bres , vient de ce qu’en partant de Chalcédoine, pourvenir à Libyssa , il n’y avoit que trente-sept lieues endroiture, en ne pastànt point par Pandïciao 11 Panti-chium , & trente-neuf en y passant ; il en coûtoit deuxmilles de détour, pour passer en ce lieu-là. De Pandi-chium à Libyssa il y avoit vingt-quatre mille pas, selonTltinéraire d’Antonin. II y en avoit du moins autant enpassant par Pontamus ; cependant Tltinéraire de Bor-deaux n’en met que vingt-deux ; c’est ce qui me rendsuspect le neuf, qui fuit le mot Libyjja; &£ je fuis per-suadé qu’il faut lire onqe, & non pas neuf; car alors cesonze , & les treize qui font entre Pandicia ík Pontamus,font ensemble le nombre de vingt-quatre. Nous avonsdit que Libyssa étoit une ville maritime ; cela est con-forme à ce que dit Etienne le Géographe, qui dit ex-prestément que c’étoit une forteresse maritime. On a vule passage de Plutarque. La maniéré, dont il s’expliqueclans le grec, met la situation de ce lieu dans ce que nousappellerions des dunes en Hollande & en Angleterre.Ce n’étoit qu’une bourgade d’abord, & du tems d’An-nibal. Son tombeau la rendit célébré ; il s’y forma uneville, qui fut fortifiée avec le tems ; elle if étoit pas loinde la mer ; cela suffit pour la nommer maritime - ellen’étoit pas précisément au bord ; cle-là vient que Ptolo-mée la met dans les terres. Bellon, voyageur, dit avoirencote vu, de fcn tems, le tombeau d Annibal, dont nousvenons de parler. Selon lui, ce lieu fe nomme Uiarìbé.Pierre Gilles , qui dit que c’est un village, le nommeDiacikyjfa. Busbeque dit que le nom moderne est Ge-byfe. Leunclave dit Lebuj'a. Voyez l’article L eeusa &Gebise. Appien, in Syriac. p. 130, ne cannoît en celieu ni ville, ni bourg, ni Village, mais simplement une ri-vière nommée Cette rivière d e-Libyfus coule,

selon'lui, en Bithynie, &: donne le nom a la campagnequ elle arrosoir, laquelle, en fut nommée Plaine de Li-byfle , Libyfus agcr ou campus. Mais qui ernpeche qu iln’y ait eu un village, puis une ville, une campagne &une riviere de même nom ? .

1. L 1 BYSSUS, riviere d’Asie, dans la Bithynie. Voyezl’artiçle précédent.

L. L.IBYSSUS,lieu de.la ville de Rome. On le nommaaulfi Argœus, Ce fut ensuite la rue de Toscane, fcloix

■Tome III, L 1111