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temr. duc de la basse Lorraine ; mais Henri, son fils, futprivé de ce duché par l’empereur, 6c il ne lui resta queJî "Uché de Limbourg. Valeràn II, qui descendoit de. enr * en ligne directe, épousa en secondes noces l’hé-^itiere de Luxembourg, dont le comté passa à son fils du^^ond lit, Henri ; mais le duché de Limbourg appartientsu fils de la premiere femme , nommé auffi Henri , quijmta le duché de Limbourg à ses descendans, dont leermer mâle, qui fut Adolphe de Limbourg, comtej f Vergue , près de Cologne , ayant hérité du duché dehambourg, parce qu’Hermengarde de Limbourg, fille du^Valcran III étoit morte lans enfans, transporta cé, *ì c he, 5 c tous les autres biens de son oncle Valeran ;j*Jean I, duc de Brabant, 6c dès-lors le duché deLim-otirg f ut un ; à celui de Brabant, ôc le duché de Lim-ourg f u£ nomm é le pays d'Outre-MeuJe. Le territoire demrbourg est fort fertile, abondant 6c bien peuplé. II* Point d’autre ville murée que Limbourg. Louis XIV,o} de France, l’affiégea en personne, 6c la prit l’an 1675 ;
environ deux ans après, les Hoilandois 6c leurs al-les menaçant d’un second siège là ville de Mastricht,? n , en fortifia la garnison, en y mettant les troupes quiRotent à Limbourg que l'on fit démanteler. Le payseineura sous l’obéiffance des François jusqu’à la paix deà ’ par ^quelle le duché de Limbourg fut rendu
aiaes II, roi d’Espagne. Après fa mort, on fit forti-allí' Cet ’ te vile de nouveau, 6c les impériaux 6c leurss en emparèrent, l’an 1701. Elle est demeurée à laai ,°M Autriche, par les traités de Rastadt 6c de Bade,ij )res T ' esc I ue l s CharlesVI, voulant gratifier sélecteur Pa-ln Jean- Guillaume-Joseph, son oncle 6c son allié, qui,Par les traités de paix avoit été obligé de restituer à l’é-e ei é r de Bavière le haut Palatinat, avec la dignité depremier electeur séculier, il lui donna le duché de Lim-ourg ôc ses annexes, l’an 1715 ; mais les états de ce du-^e, 5 c ceux de toutes les provinces des Pays-bas, sé-ant . opposés à Cette aliénation, cet électeur mourut fansav °ir pu terminer ce différend.
LIME, ville d’Angleterre. Voyez Lyme-Regis»y" LIME , riviere de la Turquie en Asie, dans laNa-° ie 5 c dans la province de Becsangil. Elle se rend dansa mer Noire, entre Penderachi 6C Lippo. De l’Iste enmet la source auprès de Castromena, 6c l’embouchureAuprès d’Elen, dont elle prend auffi le nom de riviered'ELen.
LIMEIL , Lìmonium , petite ville de FranCe, dans lePérigord, fur la Vézere, qui s’y jette dans laDordogue,entre les villes de Sarlat 6c de Bergerac.
LIMENA. Voyez Limenopolis.
LIMËNE. Voyez Lemène.
LIMENEIA, ou Lxmenia, ville de l’ifle de Cypré,dans les terres, selon Strabon, L 14, p. 683. Le lieuoù elle étoit, conserve encore à-peu-près l’ancien nom,&c s’appelle Limnat. Ce n’est plus qu’un simple village.*Ortélius,
LIMENÉOCHUS : Pauteur de PEtymologique donnece nom au cap Héracléen , près de l’embouchure duThermodon , selon Ortélius. Voyez HeracleumcROMONTORlUM 3.
. LIMENOPOLIS, ville de p Asie mineure, de laquelleil est fait mention dans la Lettre que les évêques de cecanton là écrivirent à l’empereur Léon ; Lettre qui setrouve dans la Collection des conciles. Ortélius, qui four-nit ce nom 6c cette autorité, soupçonne que cette villeétoit dans la Bithynie ou dans la Phrygie. Ce doit êtrelu même ville que LlMENAL, ville de Pifidie,
qui est marquée dans la Notice de Hieroclès. Celle deLéon le Sage, n’en dit rien. Elle étoit épiscopale, 6c re-connoissoit pour métropole Antioche de Pisidie.
LIMENÓTIS , presqu’isle de la Celtique, dit Etiennede Byzance. Elle n’en est pas plus connue par cette dé-finition.
LIMERA. Voyez EpidaurE 3 *
LIMERAY, bourg de France, dans la Touraine, élec-tion d’Amboise.
LIMERICK., ou Limrick, Limerìcum , ville d’Ir-lande, dans la province de Munster, dans un canton au-quel elle donne le nom de comté de Limerick , 5 c dontelle est la capitale. On la nomme auffi Lough-Méath.Elle a droit de tenir marché public, envoie deux dépu-tés au parlement, 6c est un siège épiscopal. Elle est belle,
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riche, grande, bien peuplée & très-forte, située en par-tie fur une iste que forme le Shannon , & divisée endeux villes, ìa haute ÔC la basse. On entre dans la hauteoù est le château ôc la cathédrale par deux grandes por-tes , à châcune desquelles il y a un beau pont de pierre,dont Pun conduit à l’est , ôc P autre à Pouest, avec desboulevards 6c des ponts-levis. La basse ville fortifiéed’une muraille 6c d’un château, n’a qu’une porte, 6c sejoint au pont de la haute, qui conduit à l’est. Quoi-qu’elle soit à cinquante milles de la mer, de gros vais-seaux de charge peuvent venir jusqu’à ses murailles. Elleest d’ailleurs à environ nonante-cinq milles presqu’à
I ouest de Dublin. Elle essuya deux sièges fort rudes,en 1690 6c 1691 ; & par le dernier, elle fut obligée dese rendre à Guillaume III. Thomas Dungan est comtéde Limerick. *Etat présent de l’Irlande , p. 52..
Le comté de Limerick, ou de Limrick , con-trée d’Irlande, dans la province de Munster. Ce comtéa le comté de Tipperari à Porient ; celui de Kerry, aucouchant ; le Shannoh qui le sépare du comté de Tho-mond, avec un petit quartier de celui de Tippérari, aúnord; 6c le comté deCorck, au midi. IIaquarante-huitmilles de long, 6c vingt-sept de large. Ce pays est fer-tile 6c bien peuplé . mais il y a peu de bonnes villes ; ilest montagneux à Pouest , mais plein 6c uni par - toutailleurs. On le divise en neuf baroniiies, savoir;
Clonello, Connaught,
Kenry, Clanv/illiam,
Limerick, Smal-County,
Ownyheg, Coshma,
6c Coshléa.
II n’a proprement que quatre villes, qui méritent d’êtrenommées ainsi, savoir:
Limerick,Askéaton,
Áthdora,
Ktìllmalock.
LIMES ; ce rrtot latin répond au mot Limites , quenous en avons emprunté, 6c signisi ebornes; l’extrémitéqui sépare un champ , un pays, d’avec un autre. Ce motappartient proprement à la topographie, c’est-à-dire àla description des lieux particuliers. DaAs les pays quiétoient distribués aux colonies, les champs étoient par-tagés entre les habitáns à qui on les donnoit à cultiver t6c on les féparoit par des limites qui étoient ou un che-min battu par un homme à pied, ou des pierres poséesaux extrémités. Ces pierres étoient sacrées , 6c on népouvoit les déplacer fans crime. Frontin 6c Hygin onttraité de ces sortes de limites, fur-tout lé dernier qui eitfait un livre intitulé de Lìmitibus conjlituendìs.
Le mot Limes signifie aussi la frontière , lorsqu’il estquestion d’un état entier , 6c ceci fournit un point degéographie fort important pour l’històire.
Auguste, se voyant maître de l’empire, en partagea lesprovinces entre lui 6c le sénat. II lui donna toutes cel-les qui étoient paisibles , 6c où il n’y avoit aucun besoind’armées ; il se réserva celles où l’on pouvoit craindrequelques mouvemens ; 6c fous ce prétexte, il avoit tou-jours les troupes dans les provinces qui lui étoient af-fectées. II distribua donc les légions Romaines dans cespays , 6c établit neuf limites , à chacune desquelles ildonna un Certain nombre de légions» pour les défendreen cas de besoin. Les empereurs fuivans y en ajoûterentà mesure que les frontières de l’empire changeoient.Voici ces limites :
Sous Auguste,
En Espagne, III légions.
Dans la Germanie inférieure, fur le Rhin, IV lé-gions.
III. Dans la haute Germanie, fur le Danube, IV lé-
gions.
IV. Dans la Dalmatie, II légions.
V. Dans la Pannonie, III légions.
VI. Dans la Syrie , IV légions.
VIL En Egypte, II légions.
VIII. En Afrique , I légion. .
IX. Dans la Moelle, fur le Danube , II légions.
En tout XXV légions.
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