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Tome troisième. G - L.
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au levant, ÔC îes montagnes à côté de Clermont aucouchant. C’est une plaine extrêmement fertile- St abon-dante en toutes choies, 5 c un des plus beaux pays deFrance ; ce qui est cause qu’il est fort peuplé. Grégoirede Tours appelle ce pays la Limant. Belleforêt s’est misen tête, que cet historien avoit marqué par ce nom uneriviere. II fe trompe, parce qu’il n’a eu égard qu’à unseul passage ; au lieu qu’il falloit rassembler les quatreoù il est fait mention de ce pays dans cet écrivain ; lesvoici. Dictrt enim erat solitus rtx : Vtlim , inquit, Ar-vernam Lemanem quct tantct jucunditatis gratiâ reful-gere dicìtur , oculis cernere. (Hist. Francor. L 3, c. 9.)Ce prince, qui marchoit dans un brouillard épais, re-grettoit de ne pouvoir pas voir la beauté de la Limagned’Auvergne , qu’on lui avoit vantée, ôc où il passoit,fans jouir d’une si agréable vue , à cause de l’obscuritéde l’air. II dit, L 3, c. 33, au sujet des inondationsdesquelles l’Auvergne souffrit beaucoup en 580. Arvtr-norum rtgionem diluvia magna prejjcrunt , ita ut ptrdits duodecim non ceffaret à pluviâ : tantâqut inunda-tiont Limant eji infusum , ut multos nt ftmtnttm jact-rtnt prohibtrtt. Flumina quoqut Lige r, Lcc. Voilà appa-remment le passage fur lequel Belleforêt a jugé ce motinfusum , plus propre à un fleuve qu’à un pays, au lieuqu’il devoit considérer que tjl infusum n’est pas régi parLemane , qui est l’ablatif, mais que c’est un impersonnel.L’historien parle des grandes inondations de l’Auvergne,d’une pluie continuelle pendant douze jours ; que cela ferépandit si bien dans la Limagne, qui est une plaine ,que l’on fut hors d’état de semer ; ôc après les désor-dres que causa la pluie tombée dans cette plaine , il passeaux débordemens des rivières, comme la Loire , l’Al-lier, ôcc. Limant est là au lieu de ptr Limanem. Dansson livre de la Gloire des Confesseurs, c. 31, il parled’un prêtre qui logea dans la bute d’un pauvre hommede la Limagne : ad hospitiolum cujusdam pauperis Li-manici manfionem txpttiit. II dit enfin, /. 1, c. 84, àl’occasion d’un gros amas de paille où le feu prit : Li-mant , vefiitum fegetibus , nudum habttur à filvis. LaLimagne, qui est couverte de grains, manque de bois.Belleforêt croit qu’il est ici question du Lymont ou La-mont , riviere de ce quartier là ; 6c Cou Ion , dans lesrivières de France, 1. part. p. 264, dit: aucuns tirentle nom de la riviere de Limont , qui descend du hautAuvtrgnt , passe à Saint-Fleuret, 6c entre dans l’Allierà Saint-Martin. Mais Siméoni, qui a donné une carteparticulière de la Limagne , n’y fait pas la moindre men-tion ni de Limont , ni de Saint-Fleuret, ni de Saint-Martin. Sidonius Apollinaris fait une magnifique descrip-tion de la Limagne ; voici les paroles mêmes , /. 4,Epist. aï : Tacto territorii peculiaremjucunditatem ; ta-cto illud œquor agrorum , in quo fini ptriculo quœfiuofizfiucluant in segttibus undee , quo d indufirius quisque ,quo plus fréquentât , hoc minus naufragat. Viatoribusmolli , frucîuosum aratoribus , vtnatoribus voluptuosum ;quod montium cingunt dorsa pascuis , lattra vìnttis ,ttrrtna villis , fiaxofa cafidus , opaca lujlris , aptrtaculturis , concava fontibus , abrupta fiuminibus : quoddenique hujusmodi tfi ut fitmtl vifium advenis , multispatrie oblivionem fœpè ptrfuadtat.

LIMANDUS. Curopalate nomme ainsi un canton,qu’Ortélius croit être le même canton de la Cappadoce,que d’autres nomment LAPARA. Voyez ce mot.

LIMAS, riviere de Portugal , dans l’Alentejo. Elles fa source entre la Guadiana Ôc FAndalousie, assez prèsde Moura ; 5 c, serpentant d’un cours assez semblable à ce-lui de cette riviere , elle s’en approche toujours de plusen plus, jusqu’à ce qu’elle s’y perde un peu au-dessus deMertola. On la passe à l’orient ôc à deux mille pas deSerpa, en suivant la grande route de Béja à Paymogo,qui est de i’Andalouíse. * Jaillot , Atlas.

LIMAT, (le) riviere de Suisse. Elle a fa source aucomté de Sargans, fur les confins des Grisons, auprèsdes Alpes. De-là, circulant vers l’orient, ôc ensuite versl’occident , elle fe jette dans le lac de Wallenstat.Scheuchzer ne la nomme pas Limât , ni Limmet en cetendroit, mais Weifi-Tann. Elle sort du lac, au couchant,auprès de "Vesen, d’où , coulant le long du canton deGlaris, elle reçoit une riviere qui vient du midi, ôc quipasse près de la ville de ce nom ; de-là elle se rend, enserpentant, dans le lac de Zurich. Elle traverse ensuite

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la ville même de Zurich, d’où elle porte bateaux,navigable jusqu’à Baden , où elle passe, partageant aville en deux , ôc va, une lieue au-dessous de Windis cl >se perdre dans l’Aar, dé j a grossie des eaux de la R® us ;Ainsi on peut aller par eau de Zurich à Bade, de stade aKlingnau, 5 c de Klingnau j usqu’au Rhin. L’auteur1 Etat & Délices dt la Suif t dit, après Ruchât, le Li^ 1mtt. Nous disons ep françois le Limât. ,

LIMAT A , ancien lieu d’Afrique. II y avoit un e veché. S. Optât, dt Sckismatt Donatifiar , 1 . 1, c - U’parle d’un certain Purpurius , accusé d’homicide ,dit : homicida Purpurius qui inttrrogatus dt filiis j° r0 'ris sue , quòd tos in car art Milei nteaffe diceretur , co fi.fijjus tfi diçtns ; & occidt 6* occido non tos solos J e& quicumqut contra me fccerit ; fur quoi Dupin obf er ^que S. Augustin parle aussi d’un évêque de Limata, fique c’est peut-être le même siège, qui est nommé L*'miggiçenfis dans la Notice.

L 1 MBET, (le) petite riviere de l’Amérique, ° al j*l’iíle de S. Domingue, au quartier des François, abande du nord. Elle prend fa fourçe , comme toU s ® sles autres , dans les hautes montagnes qui couvrentmilieu de cette grande isle ; ôc, après un cours delieues dans ces belles vallées, formées par ces montagnes, elle fe jette dans la mer entre le port Margotle port François, ôc donne le nom à une colonie, ° uhabitation, qui est entre cette riviere Ôc la riviere Rong e *

LIMBOURG , ville des Pays-bas, au duché do slelle est la capitale, ôc auquel elle donne son nom, * uune montagne, près de la petite riviere de Vese, qu>lave le pied, avec un vieux château , aux frontières y el’état de Liège , dont elle est à six lieues, à quatre d’A 1 *'la-Chapelle, ôc à sept de Mastricht. ..

Le duché de Limbourg est borné au nord,à l’orient par le duché de Juliers; ôc du même côté , |Jconfine avec le territoire d’Aix la Chapelle. Au midi,^a le marquiíat de Franchimont, qui est du pays de Liège!ôc à l’occident, la Meuse le sépare du pays ôc del’évê'ché de Liège. De ce même côté,cet;e province est bor'née par le territoire de Mastricht. On appelle ce memCpays le pays d'Outre-Meus e , à cause de ía situation aU-delà de cette riviere, à l’égard du Brabant ; ôc il n’ace nom, que depuis que les ducs de Brabant l’on t p oS 'fédé. Cette province comprend le duché , autrefo 1 *comté de Limbourg, ôc les trois seigneuries annexees,qui font Dalem ou Dalhtim , Rolleduc ou Rodleduc ,en allemand Hert^ogenrod ; ôc Fauquemond , en ail®'mand Valkenbourg. * Longueruc , Description deFrance, z. part. p. 119.

Le duché de Limbourg proprement dit, par les trai-tés faits entre Philippe IV, roi d’Espagne, ôc les états*généraux des Provinces-Unies, étoit demeuré entiers”ment au roi Philippe ; & les trois autres seigneuries firent partagées entre le roi ôc les états généraux, p a )traité de la Haye, conclu le 19 de Décembre 1 6o l *ôc ces teigneurses, ou la plus grande partie, ont app a j”tenu à d’autres qu’aux ducs de Limbourg. Le duché'®ce nom est situé fur les confins du marquisat de Fra®'chimont ; il a pris le nom de fa capitale Limbourg , 4 ®*n’étoit d’abord qu’un château bâti fur un rocher, da®?le pays d’Ardenne. On ne voit point qu’il ait été h at ?avant le dixième siécle ; mais seulement queavoit le titre de comte de Limbourg dès l’an 1073, con®?on le voit par la Chronique des evêques de Liège, é crlt fpar Egidius ou Gilles , moine d’Orval, dont l’extrait ®rapporté par Duchesne,dans les preuves de l’Histoite®^Luxembourg ôc de Limbourg. Son fils, Henri II, lui suc-céda au comté de Limbourg. Quelques-uns disent, fimême Duchesne, que ce comte prit le titre de duc «Limbourg , dès l’an 1093, ôc prétendent le prouver P a *une Charte rapportée parFréhérus,en ses origines du P a "latinat ; mais cette Charte est fauíle ; 5 c on a marqué a 1 ®marge, dans l’ouvrage de Duchesne , qu’elle est *° rdouteuse. Ainsi on ne voit point que Henri II, con 1 ^de Limbourg , ait pris le titre de duc, avant que l’ernp e _reur Henri 111 ou IV, fait créé duc de la basse I..orrai?®?ôc quoique son fils Henri IV ou V l’ait depuis dépoi” ^de ce duché, ôc de son ancien patrimoine, ^ orS '^fm-même duc Henri fe fut remis en possession de ^bourg, il continua à prendre le titre de duc , q u 1 ,à ses successeurs. Valeran, son fils, fut, durant 4®- 4