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Tome troisième. G - L.
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LÏM

thènes on lisoit un décret des Athéniens, qui obligeoitleur roi, lorsqu’il vouioit se marier, de prendre unefemme du pays, St qui n’eût pas été mariée auparavant.

4- LIMNjE , lieu de la Macédoine , selon LaonicCalchondile , L 6, cité par Ortélius , Thcjaur.

LIMNAEA, lieu de Gréce, près du golfe d’Ambracie»selon Polybe, L 4; & Thucydide, L 2 & 3. Etiennele Géographe dit village d’Argïe , St cite Thucydide. IIetoit en effet voisin ff Argos, non pas de la ville d’Argos*|u Péloponnèse, qui donnoit le nom à ì’Argie, maiso’Argos l’Amphilochique, qui n’étoit pas loin du golfed Ambracie.

LIMNEASPHALTIS , grand lac d’Asie, dans la Ba-bylonie, selon Vitruve, L 8, c. 3. C’est le Bituminis£ons dont parle Quinte-Curse, /. 6.

LIMNIAS , lieu de la Cyrénaique, à vingt-un millePas de Cyrène , en allant vers Alexandrie, selon l’ítiné-ra 're d’Antonin.

LIMNITjE. Cedrène nomme ainsi un peuple soumisa «x Turcs. Ortélius, Thefaur. croit que c’esl le mêmeque les Diiìmnïtes. Voyez DlLlMNiT^E.

LYMNOS, isle de l’Océan Britannique. Ptolomée,A 1, c. x, la met fur la côte orientale d’Irlande, St ditqu’elle étoit déíèrte. Dans les anciennes éditions dePline, elle étoit nommée Silitnnus, L’éditson du pereHardouin porte Limnus. Pline la met avec Mona, Sc quel-ques autres entre llrlande St l’Angleíerre ; mais il y metaussi Piste de Wight, ce qui ne convientpas. Cambden ditqu’elle est nommée Symtn par les Bretons, Sc Ramseypar les Anglois, Sc qu’elle est souvent nommée Limeneiainjula dans la Vie de S. David, évêque. Bauclrand, quicite Varaus, dit que Limnos est appellée aujourd’huiÏ^UTTibey,

LIMOGES, ville de France, dans la province duLimosin, dont elle est la capitale. Cette ville que lesLatins appellent Ratiajlum , vicus Ratiatenjîs, civi-tas Ratiatica , Lemovìaz , Lemovica. urbs , civitas Lemo-vica , Lemovicina urbs , est située en partie fur une col-line , Sc en partie dans un vallon. La riviere de ViennePasse le long de ses fauxbourgs, du côté du levant.L enceinte de la ville est mal bâtie, Sc il n’y a point deplace publique d’une grandeur raisonnable. Les maisonstont de charpente, fort serrées, sombres, Sc sujettes àde fréquens incendies, On y voit quelques maisons depierre à façade Angloise, dont les fenêtres sont à arcsaigus. On partage Limoges en ville Sc cité. La cathé-drale est dans la cité ; Sc li l’on en croit les gens du payselle a été bâtie par les Anglois. L’edifice n’est pas achevé*niais ce qui est fini, est beau. On remarque dans le chœurquelques tombeaux. Le palais épiscopal est mal bâtiLa Régie est une abbaye de filles de Tordre de S. Benoît*fondée, vers Tan 817, le bâtiment est assez joli. Lesjardins en terrasse donnent fur la riviere, St l’église estbien ornée. Les Cordeliers ont un église assez grande.En y entrant on voit un crucifix de grandeur naturelle "•couyert d’une espece de robe ; on est frappé de ce spec-tacle la premiere fois qu’on le voit. L’abbaye de S. Au-gustin est dans les fauxbourgs, Sc dans une belle situation,avec de très-agréables vues. C’est une maison des pluscommodes, où les eaux vont, de tous côtés, à la cui-sine, au réfectoire, Sc au jardin. S. Martial est une églisecollégiale , très-connue, fans être belle, parce que lesLimosins ont une grande dévotion pour S. Martialqu’on croit, dans ce pays , avoir été Tapôtre de la pro-vince. L’églife paroissiale de S. Michel est dans le lieule plus élevé de la ville. Son clocher se découvre detrès-loin. C’est encore un ouvrage des Anglois, si Tonen croit les gens du pays, accoutumés à leur attri-buer les plus beaux ouvrages gothiques qui sont dans leroyaume ; fausse opinion dont toutes nos provinces'font infatuées, comme si nos architectes n’avoient pasété capables par eux-mêmes de produire de bons mor-ceaux. Le séminaire est une belle maison de pierre,bâtie sur le modèle de celui de S. Sulpice de Paris ; maisla cour est plus grande. Limoges, qoiqu’éloignée desPorts de mer, & fans riviere navigable, ne laisle pas d’ê-tre tres-marchande; c’est Tentrepòt du commerce de Pa-ris avec Toulouse, & de Bordeaux avec Lyon. Les«-chauds de Limoges font un commerce très-considé-13 1 6 j Cuirs qu ’ on sépare dans les tanneries de cetteville, des draps St qu papier qu’on fait a S, Léonard»

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Les doux à ferrer les chevaux, qu’on fait â Limoges,font regardés comme les meilleurs qu’il y a st : sos maré-chaux de Paris , & des principales villes du royaume,en font venir pour leur fourniture. Le fer de ce paysétant très-doux & ployant, le fil en est excellent. Onfait des émaux fur clu cuivre , qui mériteraient l’atten-tion des curieux, si ceux qui y travaillent, étoient plushabiles qu’ils ne sont dans le dessein St la peinture ;car- on prétend que les eaux de Limoges ont une pro-priété singulière pour embellir les émaux. On travailloitautrefois beaucoup en épingles dans cette ville ; mais ,depuis quelque teins, cette manufacture est presque tom-bée. Le prélidial de Limoges fut créé en 1551, St ren-ferme dans son ressort environ quinze lieues de pays,dans lequel il n’y a aucune lénéchaussée royale , maisseulement plusieurs prévôtés, ou justices seigneuriales.Les prévôtés, ou justices royales subalternes, sont cellesde Limoges, de Solognac , de Chalucet, de Catnpanac,de Rai von St de Coudon. Celle de S. Léonard est enpariage entre le roi l’évêque de Limoges, St celle deS. Irier, entre le roi St le chapitre de cette ville. Lesprincipales justices seigneuriales du ressort de ce prési-dial, sont la cité , la sale épiscopale , l’iste de S. Junien,Esmoutiers, S. Léonard pour la partie qui appartientà Tévêque, S. Germain, Bénévent, PierrerBuffierre ,Escars, Châteauneuf, Lastour, Bonneval, Charlus,Aire, Solon, Porchère, Vie, S. Vaury , St quantitéd’aqtres moins considérables. II y a à Limoges des jugesdes traites-foraines, & un bureau établi entre cette ville Sccelle de S. Junien, dans un lieu appellé la Barre , quiest dans une petite partie du Poitou, enclavée dans leLimosin. On prétend que ce bureau des traites rap-porte fort peu au roi, Se est très-préjudiciable au public.Le bureau des finances de Limoges étoit un des plusétendus du royaume, avant qu’on en démembrât lesélections de Saintes Sc de Cognac, qui furent d’abordjointes à la généralité de Bordeaux, Sc ensuite à cellede la Rochelle. On a aussi démembré sélection deS. Jean-d’Angely , pour Punir à cette derniere généra-lité. Les trésoriers de ce bureau des finances fe font main-tenus dans la jurisdiction qui est attribuée aux bureauxdes finances. Ils connoissent des matières du domaine,&t reçoivent les foi St hommage ; mais il n’est pas d’u-sage qu’aucun d’eux assiste au département des tailles,comme il se pratique dans plusieurs généralités. II y en atoujours un qui assiste à la visite St adjudication desponts St chaussées. * Piganìol de la Force , Descriptionde la France, t. 6 , p. 364, 367, 368, & 373.

La ville de Limoges tomba au pouvoir des Visigoths,dans le cinquième siécle, St fut prise sur eux par lesFrançois, avec le reste de TAquitaine, fous Clovis. Sousles enfans de ce roi St ses petits-fils, elle changea plu-sieurs fois de maîtres jusqu’au régne de Clotaire II, Stde Dagobert, après quoi, elle fut toujours sujette desrois de Neustrie, jusqu’à ce qu’Eudes, duc d’Aquitaine,s’y rendit absolu St souverain. Ses successeurs, HunaudSt Gai fie, furent aussi le maîtres de la même ville, jus-qu’à ce qu’elle sot prise par Pépin, dans le huitième sié-cle. Dans le suivant, après la division que les enfans deLouis le Débonnaire firent de ses états, cette ville de-meura avec toute TAquitaine à Charles le Chauve ; Stses successeurs en jouirent jusqu’à ce que Louis d’Outre-mer la cédât à Guillaume nommé Tête - d'Etoupes ,comte de Poitiers St duc d’Aquitaine, avec tout le Li-mosin , qui n’étoit pas alors de fort grande étendue, parceque la Marche n’en étoit pas encore séparée. Les succes-seurs de Guillaume au duché d’Aquitaine , ont eu lamême ville jusqu’à Eléonore, duchesse propriétaire d’A-quitaine, qui apporta en dot tous ses états a son secondmari Henri II, roi d’Angleterre ; St après fa mort, ilsappartinrent successivement à ses enfans Richard Cœur-de-Lion, St Jean-fans-Terre. Ce fut fur celui-ci que Li-moges fut prise, vers Tan 1105 , par Philippe Auguste.Mais S. Louis ayant fait, Tan 1159» une paix perpé-tuelle avec Henri 111 , roi d’Angleterre, il rendit St cédaà ce prince les villes de Saintes, de Périgueux, de Li-moges, de Cahots St d’Agen, avec toutes leurs dépen-dances , à la charge que le roi d’Angleterre lui en fe-rait hommage, comme de tout le reste de TAquitaine.Ensuite, par le traité de Bretigny, conclu en 1360, l aFrance céda à T Angleterre, non-seulement la propriété •Tome III. O 0 0 o o ij *