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Tome troisième. G - L.
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Liíví

geude de S. Saturnin, qui fait envoyer de Rome danslei Gaules Martial avec six autres évêques, fous le con-sulat de Décius & de Gratus, l’an 250; ce qui est horsde toute vraisemblance, puisqu en toute cette année il»’y a eu à Rome aucun pape, à cause de la terrible per-sécution de l’empereur Décius. Ainsi ce qui regardeS- Martial est douteux ; & on ne connoît certainement3 ucun évêque de Limoges avant Ruricius, dont SidoniusApollinaris a fait mention, &í à qui il a écrit une lettre,Tan 470.

Tous le Limosin est régi suivant le droit Romain, oule droit écrit, Scestdu ressort du parlement de Bordeaux.H y a un sénéchal d’épée pour toute h province, & il* dans l’étendue de fa charge trois présidiaux :

Limoges, Brive 3 Tulle.

Et quatre fénéchaussées :

Limoges »

Brixe,

L1M

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tulle,

Uferche.

Le roi ne jouit en Limosin d’aucun domaine en fondsde terre, parce que tout ce qui appartenoit aux vicomtes deLimoges a été aliéné par Henri IV, soit avant, soit après sonavenement à la couronne. Ce grand prince avoit préten-du que ces aliénations étoient incommutables, Sí, pour cete net, fit un édit par lequel il déclara qu’il vouloit tenirce domaine, ausix-bien que les autres, de l’on patrimoine^parement de celui de la couronne. II confirma mêmesos intentions, par une déclaration du 27 Juillet delan 1602 ; mais on n’a eu aucun égard à cet édit ni à cettedéclaration, parce que le patrimoine des rois de Francetellement uni de fait au domaine de la couronne,lorsqu’ils montent fur le trône, qu’il ne leur est pas per-1111 * d’en disposer autrement que suivant la loi du do-Hiaine, c’est-à-dire avec la faculté de radia perpétuel.

Les aides & la gabelle n’ont point établies en Limo-ln ’ Parce qu’il est réputé province étrangère ; St parconseque nt , les marchandises qui entrent & sortent par^/ontiete du bas Poitou, sont sujettes aux droits defaite foraine. Cette province est d’ailleurs sujette aux au-res droits compris dans le bail de cinq grosses fermes. Lesautres impositions, tant ordinaires qu’extraordinaíres,

ía n France' ieU danS ^ Limosin ’ comme dans le reste de

La généralité de Limoges est composée des électionse Limoges, de Tulle, de Brive , de Bourganeuf &ngouleme. Les appedations des trois premieres reselomllent a la cour des aides de Clermont.

Le commerce des bestiaux est le plus considérable dues chevaux de cetre province sont les plus, ’ „ es «™ ei f ur 5 t l u on éleve en France. 11 s ne sont

ons qu a âge de sept ou huit ans; mais quand ils ontete attendus jusques-la, ils durent plus que les autres., $ barbes & les chevaux d’Espagne sont les étalons lesplus propres pour ce pays.

« ÍL OIS grands fiefs titrés en Limosin , le vi-

se ssJh/V, - u - re st ne > le duché-pairie de Ventadour, &

Limosin X a s ine if e ^° ailies -- 11 y a dans le haut & le basLimosin des villes dont voici les plus considérables:

Dans le haut ;

Limoge capitale.Saint-Junien,Saint-Léonard,

Pìerre-Buffiere,Saint-Yrier,Chalus, &c.

Dans le bas ;

Tulle,Brive ;Uzerche,

Ussel,

Bord,Neuvi,

Le vicomté de Turenne, & c *

Le Limosin fournit d’aides-à-maçon à la plupart desatteliers de Paris & du royaume ; & on appelle en fran-qois Limosina.GE, une massonnerie grossière & mas-five, telle qu’est celle des fondemens. Cela a donsté lieu»u dicton particulier de cette province : Ton fils a-t-ìl

de f esprit ? Boute louintfjon: n en a-t-U point? 'Fichalou prêtre.

LÍMOViCES, Limovici; Voyez Lemo vices.

LIMOURS, petite ville de France , dans le Hure-poix, au diocèse de Paris. II y a un prieuré simple & unchâteau royal, où Henri IV alloit souvent se délasser.C’esl un gouvernement particulier de l’tíìe de France,il y a une prévôté royale ressortissante à la prévôté & vi-comté de Paris.

i; LIMOUX, ville de France, au bas Langùedoc,áu diocèse de Narbonne, quoiqu’à une lieue d’Alet, dansle comté de RaZEZ , en latin Liinòfum. oppidum, ouLìmosus vicus, ìn comitatu Reddenfi , fur la riviered’Aude. C’est la capitale du comté de Razez, qui étoitl’apanage des seconds sils de vicomtes de Carcassmne.

Les habitans de Limoux prirent parti pour le comte deMontfort contre les Albigeois; mais leur fidélité ne duraque jusqu’en 1226; pouf lors ils favorisèrent les Albi-geois , même contre la foi qu’ils avoient donnée au roiLouis VIII ; ce qui leur attira les cenlures du concileprovincial, ténu la même année à Narbonne, où il futordonné qu’eux nommément habitans de Limoux,feroientexcommuniés, au son des cloches & à l’extinction descierges. Pmserihn illi de Limoso, extinclis canddis &pulsatis campants denunciarentur excotrimunicati. 11 y 3à Limoux une fénéchaustée, dans laquelle font deux bail-liages royaux, l’un kSault , dofit le baillis est d’épée,

& au nom duquel on rend la justice, faufl’appel à Li-moux. L’autre bailliage est celui d 'Espera\a , dont lebaillis est de robé, & où la justice se rend en son nom.Elle est assez agréable , & ses environs font abondansenbon vin blanc. Jean XXII avoit dessein d’y établir lesiège de l’évêché qu’il a établi à Alet; mais comme cetteville appartenoit potír le temporel aux archevêques deNarbonne,, il ne put y réussir. Quoique Limoux soitresté dans le diocèse de Narbonne , il a été démembréde sa recette , pour ne former avec Alet qu’une recette,qu’on appelle recette d'Alet & de Mimoux. L’archevêquede Narbonne y tient un official. L’on y fait des drapsdes ratines : c’est l’entrepôt du fer de toutes les forgesdes environs. * Piganiól de la Force , t 4, p. 36 & 272.

2. LIMOUX. II y a un autre Limoux dans le voisi-nage de Paris, anciennement nommé Limoligni , selonCorneille , Dicl. &c dépendant de l’abbaye de Chelles.

LÎMOYSE , bourg de France, dans le Bourbonnois,*à deux lieues de Bourbon. On y tient tous les ans ur.efoire, le 14 Septembre.

1. LIMPOURG, ou Limpurg, petite ville d’AI-lemagne, dans í’état de l'électeur de Trêves, & dansla W ettéravie, selon Baudrand, sur la Lohn, aux en-virons du Westerwald. Elle étoit autrefois ville libre Scimpériale ; mais dans la fuite du tems elíe a été ôtée dela matricule de l’empire, &C soumise à l'électeur de Trê-ves. Elle est entre \Vetzlar Sc Nassau , à trois milles al-lemands de la derniere.

2. LIMPOURG , ou LïMPURG , château d’Allema-gne, selon Baudrand, dans la baronnie de menue nom,dont elle est le chef-Iieu.

3. LIMPOURG, ou Limpurg, petit état d’Alsema-

gne, selon Baudrand, au cercle de Franconie, quoiqu’en-clavé dans la Suabe, au midi de Hall. II peut avoir sixlieues de long, & deux ou trdis de large, Gaildorf,Chombert ScTe château de Limpourg en sont les prin-cipaux lieux. .

LIMUSA, ville ancienne de la balle Pannonie. An-tonin , Itiner. la met fur la routé de Sirniium à Lauria-curn , entre Soppiantz & Silacenœ , a trente-deux mil-les de la premiere, & à seize de la seconde.

LIMYRA, ville d’Asie, dans la Lycie, auprès d'unsriviere de même nom. D’autres nomment Limyruscette riviere de la Syrie dans l’Asiemineure. Pline,/, sc. 27, dit qu’elle reçoit les eaux du fleuve Arycandus.Elle coule à l’orient des ruines de la ville de Myre Scavoit fur fa rive orientale une ville nommée Limy*ra,Velleïus Paterculus, /. 2, c. 102, dit que Caïus mou-rut de maladie, dans une ville de Lycie, nommée Zi-myra , in urbe Lyciœ Limyram nommant ; quelques-unsVisent Lymiram. On lit dans les Métamorphosés d’Ovide,/. 9, v. 643:

Jam Cragon 6* Lymìren , Xantiqne rdfucrat undas.

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