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Tome troisième. G - L.
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pour gouverner avec le sénat, outre huit tribuns du peu-ple , fans qui les autres ne peuvent résoudre aucune af-faire importante, comme de religion, de guerre ou cl’al-liance. On change les magistrats, tous les ans, le jour deS. Jean-Baptiste. Les habkans font Luthériens, & ne lais-sent pas de bien vivre avec l’abbesse Sc les chanoinesses,•qui lotit Catholiques.

2. LINDAU. Voyez LiNDONT.

LINDE, petite ville de France , 3 U haut Périgord,lûr la Dordogne. Elle a pour défense une tour carrée,haute de dix pieds ou environ, de laquelle fort une fon-taine, qui fait moudre deux moulins au retour qu’elle faitprès de fa source. * Duchesne , Antiq. des villes deFrance.

LINDEMACUS, ou Limagus, nom latin du Li-mât, riviere de Suisse.

LINDESZAS, petite place de Suéde , dans le West-manland , fur un ruisseau qui tombe dans une riviere,laquelle vient de Nora, paste à Arboga, Sc fe perd dansle lac de Maler. Elle est à l’orient des montagnes oufont les mines de Lindesberg. On voit bien que lesmontagnes tirent leur nom d’une même source. * Dei’IJle, Couronnes du nord.

LINDI COLONíA,

LINDISFAR, ou Lïndish,ou Lindissi, ville épis-copale d’Angleterre , íelon Baillet. II la met dans le ter-ritoire ou comté de Lincoln, Sc avertit qu’elle est fortdifférente de Lindisfarne , qui étoit à l’extrémité duNorthumberland, du côté de l’Ecoste. II ajoûte queThéodore de Cantorberi joignit cet évêché à celui deLichfeld, dans le comté de Stafford , au royaume deMercie, pour en charger S. Céadde. Voyez Lichfeld.Je crois que cet article n’est rien moins qu’exact. 1. Lesiège épiscopal, dont Céadde fut évêque, est le mêmeque l’abbaye de Lindisfarne, dont les abbés après S. Ai-dait , réunistoient le pouvoir abbatial Sc l’épiscopal enleurs personnes. 2. Je ne trouve nulle part que Lindishou Lindissi fût une ville , encore moins une ville duterritoire de Lincoln. Maison trouve que LlNDISSAétoit une province d’Angleterre. II en est parlé en cestermes dans la Vie de S. Suibert ; Sc Bede Texpliqueencore mieux, quand il dit qu’elle s’étendoitau midi del’Humber jusqu’à la mer, & il y met une ville nomméeLindocolina. II est clair que cette ville est présente-ment Lincoln , nommée par les anciens Lindun , Sc parles écrivains du moyen âge Lindocolina, ou Linde-COLLINUM , Sc que LlNDISSA est le nom de la pro-vince nommée Lincolnshire. Nous avons vu queLincoln étoit la résidence des rois de Mercie ; Sc nousvoyons dans le Martyrologe Romain , au z de Mars,que S. Céadde étoit évêque de Mercie Sc de Lindisíarne;fur quoi le P. Lubin remarque dans ses Notes fur leMartyrologe, p. 2, que S. Céadde étoit évêque deLichfeld ou Lichsiéld, qui étoit du royaume de Mercie.

II dit, p. 9, que ce saint étoit évêque de Lindisfarne;que Lindisfarne étoit une abbaye célébré , Sc un siègeépiscopal, dont S. Céadde fut évêque , auísi-bien quede Mercie. Voyez Tarticle suivant.

LINDISFARNE , Lindisfiarni , (gen. orum,') ou Lin-disfarna , Lindisfarena , Linderfarena , Linderfareona ,Lindisfarnenjis infiula , anciennement Hahgealand , àprésent Holy-I(land , nom qui signifie l'ifle sainte , àcause du grand nombre de saints, qui y reposent, ou dessaints moines qui l’ont habkée. Le commencement deson nom a la même origine que celui de Lincoln, &vient du Breton hlyn, un lac f un marais. Cela s’accordeafïèz avec ce que Bede, /. 3, c. 5, en dit : Bis quotidieh ce c injlar insulct maris circumluitur undis ; bis renu-dato HttoTi contigua terrez redditur. La marée qui cou-vre Sc découvre deux fois par jour le terrein qui est en-tr’elle Sc la terre voisine, tantôt l’environne comme uneifle, Sc tantôt la rejoint à la terre ferme. Elie est fur lacôte du Northumberland. II y avoit dans cette ifle unmonastère fort célébré. S. Oíual, roi de Northumber-land, voulant faire fleurir le Christianisme dans ses états,s’adressa aux moines Ecossois de l’abbaye de Hy ou d’Y-comkil,qui lui envoyerent un d’entr’eux,nommé Aidam,avec quelques autres religieux. Aidam fut ordonné évê-que , Sc obtint du roi, pour son siège épiscopal, Lindis-farne, presqu’ifle que le flux de la mer réduisoit en ifledeux fois le jour. Elle est à quatre milles de Varwic, en

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Ecosse. Le P. Lubin, dans fes Notes fur le MartyrologeRomain, dit que, dans l’ifle de Lindisíarne, étoit une vi .nommée de même, Sc qu’on l’appelloit aulsi Augujtó ~dia Sc Haguílaldia ; qu’il y avoit en cet endroit un a-meux monastère Sc un siège épiscopal, dont les evequeétoient quelquefois nommés évêques de Lindisferne ,quelquefois évêques de Hagujlald ; mais il y a une dit»culté. On lit dans l’histoire de l’ordre de S. Benoit, t. Li. 3, c. 7, §. 6, que S. Wilfrid bâtit l’églife de Hagus-tald, que l’on regarde depuis comme un miracle d ar-chitecture, Sc qui fut le siège d’un évêché. On voite»'fuite que la reine Audri, qui étoit la protectrice de fa' 11 ^'Wilfrid, étant morte; Sc Egfrid, roi de Northumbe r 'land, ayant épousé Ermenburge en secondes noces,cette princesse ne put souffrir le pouvoir Sc le crédit »»saint prélat ; Sc fous prétexte qu’il étoit plus avantageuxau Northumberland d’avoir plus d’un évêque, elle sugagea l’archevêque Théodore à le déposer Sc à su bis 1 'tuer à ía place deux religieux , Bofa pour gouvernesle pays des D Lires , Sc avoir son siège dans Y orejt 'Sc S. Êat pour être le pasteur des Berniciens , Sc résideà Lindisfarne , ou dans Hagtilfîald. Eat ayant fifij^résidence à Lindisfarne , l'on mit\ encore Tumbert àgujìald, Edhed à Rippon Sc Trumwin dans l’égîife de*JPictes. Un peu après, dans la même histoire, ©n v °*que S. Wilfrid étant rétabli par le même archevêqueThéodore, qui l’avoit déposé, il reprit la conduite de*monastères de Hagustald Sc de Rippon qu’il avoit fo 1 }"dés. On peut juger par ces différens passages, qufmonastère de Lindisfarne Sc celui d’Hagustald étoif ndifférens. S. Wilfrid, fondateur du second, étoit à pej 11 ?né, lorsque S. Aidam fonda le premier. D’ailleurs il n ypas vraisemblable qu’une ifle, comme celle de Hoty'‘ s 'Land , ait eu deux évêques Sc deux sièges épiscopaux; fi*l’évêché d’Hagulstald subsista encore long- tems. 0»compte Tumber, Acca, S. Eat, entre fes évêques-n’est pas que ces deux sièges n’ayent pu être possédés p 3sun même évêque. On voit qu’après la mort de S. ǰ.íbert, évêque de Lindisfarne, arrivée en 687, S. Wim 1 ®gouverna cette église conjointement avec celle de H 3 'gustald. On ordonna ensuite Edbert, évêque de Linch*'famé. S. Wilfrid conserva fans doute l’autre église, pub'qu’en 709, un peu avant que de mourir, il marqua qvffouhaitoit que le prêtre Acca en eût la conduite apr e *lui. Ce fut par Tordre de cet Acca,. évêque d’Haguj*'tald que le moine Eddi écrivit la vie de S. Wilfrid. LÇ'gîife de Lindisfarne fut ruinée en 793, par les Danoi*qui tuerent ou emmenerent captifs la plupart des rel 1 'gieux. L’an 868, ils revinrent à la charge, Sc ravagè-rent de nouveau cette église. Enfin , vers Tan 88r, ’fsiège Sc les reliques de S. Cuthbert furent transférées 3Chester, Sc de-Jà, en 99s, à Durham, où est encot el’évêché. Voyez Duriiam.

Outre cette ifle de Lindisfarne, qui est maintenaisappellée Haly-Ijland , c’est-à-dire l'Ijle-Sainte , il y 3 »en luivant la côte vers le fud-esi, d’autres iíles plus p etrtes, dont la plus grande est Tiflede Farne , où S. Cuti]'bert fe retira pour y vivre dans la solitude , comme »avoit fait, avant que d’être évêque de Lindisfarne. L'his-torien de Tordre de S. Benoît, l. 3 , c. 9, §. 3 , dit :après avoir exercé douze ans la charge de prieur, il ^retira dans l’ifie de Farne, avec la permission de son ab-bé ; cette ifle est à deux lieues de la péninsule de Lin-disfarne. Ce fut de cet endroit qu’on Tarracha, maigrelui, après neuf ans, de solitude pour le faire évêque; Sc H yretourna, pour y attendre fa mort qui arriva deux a»*après fa consécration. De Tlíle dit: Tille de Farne, ou Lin-disfarne, pour désigner cette petite ifle, Sc nommesim - -plement Holy-lland, ou fLJle-Sainte, la grande ifle- »fe trompe, Holy-Isiand ou l’Ifle-Sainte est la même queLindisfarne cù étoit l’abbaye , & est très-différente ^Farne où S. Cuthbert mourut. La premiere est une id eassez petite , dont l’air n’est pas sain, ni le terroir fer-tile ; de-là vient qu’elle est mal peuplée; il n’y aqu'u»bourg, un château & une église. Le havre est assez bon>

Sc défendu par un fort. L’ifle de Farne n’est qu’un ro-cher inhabité. Voyez Farne.

LlNDISSA. Voyez Lindisfar.

LINDKOPING , ville de Suéde. Voyez Ln)K0-

PING.

LINDO, petite place de Tille de Rhodes, vers la côte

méridionale