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Tome troisième. G - L.
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Méridionale de la Natolie, avec un port sur la côteorientale de cette iíle. Elle étoit autrefois une des troisPrincipales places; mais elle est presque réduite en vil-, depuis qu’elle est aux Turcs. Voyez LlNDUS.Oaudrand ., éd. 1705.

, EINDOCOLINA , ou Lindi -Colonia. VoyezLinûum & Lincoln.

EINDOSO, place de Portugal, dans la province d’En-lre 'puero &. Mmho. C’est un château d’un très-difficileacc es , fermé d’une bonne muraille , 8t défendu par^0 petit fort irrégulier de cinq bastions. Ce châteaune ,st gardé que par une compagnie d’infantêrie. * Le-qvien de La Neuville , Hist. générale de Portugal, t. 1,P‘ 2.8.

P *■ LINDOW, ville d’Allemagne, dans l’électorat debrandebourg. Zeyler, Brandburg. Topogr. p. 72., écritElNDAU, 6 c dit que c’est une petite ville à deux mil-*es de Neuen-Rupin, & dans le comte de Rupin, qui«st du Brandebourg. II y a en cet endroit un monastèreoe filles de qualité.

L. LINDOW ou Lindau , bourg d Allemagne, dansla Poméranie ; il a les privilèges 8c les franchises d’uneville.

LINDRE ; (l’Étang de) étang de Lorraine , àdeux lieues de Marfal , vers le levant , & à huit deNanci. Son circuit est de quatre lieues, & la rivièrede Seille en tire fa source. * Corn. Dict.

LINDSEY, contrée d’Angleterre en Lincolnshire,vu elle fait une des trois parties de cette province :comme on a vu dans l’article Lincolnshire. II estvisiblequ’elle a conservé le nom de Lindissa, anciennom de cette province : elle est entourée d’eau , & adonné le titre de comte de Lindsey à plusieurs seigneurs•Anglois.

1. LINDUM, ancienne ville de Piste de la Grande-bretagne. Ptolomée, /. 2, c. 3, la donne au peuple Co-ntani. Antonin, Itiner. la met fur la route de Londres,a Carleil, entre Causenme , aujourd’hui Nottingham, 6cStgelocus, aujourd’hui Litteburow, à vingt-six mille pasde la premiere, 6c à quatorze mille de la seconde. L’a-nonyme de Ravenne nomme cette ville Lindum colo-nial 8c par-là il nous rend intelligible une souscriptiondu concile d’A ries, où l’on trouve : Adelphius episcopusde civitate colonia Londi , fans doute pour colonia Lindi.Cela s’accorde avec Lìndicolina ou Lindocolina deBede.Par-tout là il s’agit de Lincoln. Voyez ce mot.

2. LINDUM. Voyez Lindus 6c Lindo.

1. LINDUS, ancienne ville de Piste de Rhode, se-lon Strabon, l. 14; Pomponius Mêla, l. 2, c.7; Pline,L 5, c. 31 ; 8c Ptolomée , /. 3, c. 2. Diodore de Si-cile en attribue la fondation auffi-bien que celle de Ca-mirus 6c de Jalijjus à Tlépolème, fils d’Hercule, 6cajoûte qu’après les avoir élevées il partit avec Agamem-non, pour le siège de Troye. D’autres font honneur dela fondation de ces trois villes aux Héliades, petits—filsdu Soleil, qui portoient les mêmes noms que ces vil-les , à qui chacun d’eux donna le sien.j C’est Strabon quirapporte cette opinion. Cette ville fe conserva , 6c nefut point absorbée par la capitale. Eustathe, in Perieges.Dionis.' v. 505, dit que de son teins Lindus avoit encorede la réputation. C’étoit la patrie de Cléobule, l’un dessept sages de la Gréce , 6c il y avoit un temple dontMinerve prenoit leíûrnom de Lindienne. Lactance,/. 1,e. 31, rapporte une circonstance assez remarquable. AIdnde, ville de Piste de Rhode, dit cet écrivain, il y ades sacrifices en Phonneur d’Hercule , dont les cérémo-nies sont différentes de toutes les autres ; car on ne lescélébré point par des eupkémies , comme parlent lesGrecs, c’est-à-dire par des bénédictions, mais par destnalédictions 6c des imprécations ; 8c on tiendroit cessacrifices pour profanes, si, pendant qu’on les célébré, iléchappoit à quelqu’un, même fans le vouloir, de pro-noncer une bonne parole. Lindo a été une place im-portante du teins que les chevaliers hospitaliers de saintJean de Jérusalem possédoient Piste de Rhode. L’abbéde Vertot parle du château de Lindo dans son Histoirede Malte, t. 2, L 4, p. 171, à Poccasion du grand-maî-tre Villaret qui s’en empara. Ce château, dit cet abbé,est situé fur une montagne au côté oriental de Piste, en-viron à sept milles de la ville de Rhode. Outre un bonport qui est au pied de ce château, on trouve encore au

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septentrion une grande baie, dont le fond est net!, ferme6c sablonneux ; 6c un peu plus loin, il y a un endroit ap-,pelle triande ou le canton des serpèns , au-dessous du-quel on trouve une fort bonne rade, où les vaisseauxfont à l’abri des vents d’orient 61 de fud-est.

2. LINDUS, rivière d’Asie, entre la Carie6t la Ly-cie , auxquelles elle servoit de bornes, séparant ces deux 'provinces, au rapport de Quintus Calabet, l. 8. Orté—lius soupçonne que c’est le CaLbis de Ptolomée. .

1. LING , ville de la Chine, dans la province ,deChannton, au département de Cinan , premiere mé-tropole de la province. Elle est de o d. 2Ó / plus occiden-tale que Pékin, fous les 37 d. 4^ de latitude. * Atlas .Sinenjìs.

2. LING, ville de la Chine , dans la province deHuquang, au département de Hengcheu, dixième mé-tropole de la province. Elle est de 4 d. 56' plus occiden-tale que Pékin, fous les 16 d. 52' de latitude. * AtlasSinenjìs.

1. LINGA. Voyez TinGIS.

2. LINGA. Voyez Lingen. '' 1

1. LING AN, ville de la Chine, daris.la province

de Junnan, dont elle est la troisième métropole.'Elleest de 14 d. 19' plus occidentale que Pékin, fous le*24 d. 6 1 de latitude. Cette métropole a fous fa dépen-dance dix cités 6e neuf forteresses.

Lingan,

Smping,

Kienxui ©,

. Tunghai,

Xeping ©,

Hess,

Omi ©,

Siégo,

Ning ©,

Mungçu.

Forterejses.

Naleu,

Kichu ^

Kiahoa,

Suto,

Vanglung,

Çoneng ;

Hiyung,

Locung,

Gsnnsiiit

C’est contre l’ufage ordinaire, que cette métropolea dans fa dépendance toutes ces forteresses. La raisonen est qu’elle se trouve voisine du royaume de Tunkin,& que l’empereur de la Chine est obligé de tenir quan-tité de troupes dans ces quartiers, pour être eh état defaire tête , en cas de besoin, aux Tonkinois. En effet leroi de Tunkin s’est emparé de toutes les terres qui fontà l’orient de cette ville ; 6c elles font actuellement fousfa domination. * Atlas Sinenjìs.

Anciennement ce pays faisoit partie du royaume deKingting. Lorsque la famille Han l’eut soumis , elle enfit une principauté qui fut appellée Ciangho. II devint en-suite une dépendance du royaume de Mung; & le lieuoù est située Lingan , fut appellé Tunghai. La familleSunga le nomma Lieuxan, & la famille Juen en fit uneville très-bien fortifiée 6c assez grande. Son territoire estdiversifié de plaines, de collines 6c de montagnes ; ilrenferme auffi deux grands lacs : il est coupé par quel-ques rivières ; 6c on y trouve une grande quantité devilles , de forteresses , de châteaux 6c de villages. Dansla partie septentrionale de la ville, il y a un fort beaupont que fit bâtir la famille Juen.

2. LINGAN, ville de la Chine, dans la provincede Chékiang, au département de Hangcheu, premieremétropole de la province. Elle est plus orientale quePékin de 2 d. 38', par les 30 d. 15' de latitude. * AtlasSinenjìs.

LINGEN, petite place d’Allemagne, dans la West-phalie. Elle donne le nom à un comté, dont elle est lechef-lieu, à l’orient de la riviere d’Embs. Elle est encla-vée entre cette riviere , l’évêché de Munster 8c celuid’Osnabrug ; elle appartenoit à Guillaume III, roi de laGrande-Bretagne, 6c est possédée présentement par leroi de Prusse. Corneille a tort de dire qu’elle est de laFrise , 8c frontière d’Allemagne. II falloit dire tout lecontraire. Elle est en Allemagne, 8c frontière de laFrise. Elle est à huit lieues de Coëvorde, 6c à seize deMunster. Selon Cluvier, cette ville est l’ancienne Asca «linjium , capitale des Dulgibins.

Eingen, (le comté de) petit pays d’Allemagne.

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