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en-Westphalie ,kau bord oriental de l’Embs. II est bornéau nord' par le pays de Meppen ; à 1 ’oriènt, pár l’évêched ? Osnabrug; au midi, par !e territoire de Bévergern,dont- il est séparé au sud-ouest pár l’Aa, & au couchantpar l’Embden. II n’y a que la ville de Lingen ; les au-tres lieux font deS bourgades ou des villages. L’an 1545»l’emperëur Charles V ôta ce comté par confiscation ,avec celai de Tecklenbourg, & la seigneurie de Reyden,au comte Gefard de Tecklenbourg, Lc en gratifia Maxi-mílien d’Egmond. Lá famille de Tecklenbourg tâcha envain' d’y rentrer , ën vertu de la transaction de Passau.Maurice, prince d’Orange, général de l’armée des états,prit la ville de Lingen, en 1597» & le marquis AmbroiseSpinola la reprit pour le roi ûEspagne, en 1605. Ellefat prise en 1674, par l’évêque de Munster, qui la ren-dit peu après. Ce comté étoit du domaine de Guil-laume III ; le roi de Truste s’en est porté héritier, & lepofféde à ce titre. '
LINGFUNG, montagne de la Chine, dans la pro-vince de Kiansi, au voisinage de la ville de Xangcao.Elle a cela de particulier , que quand il y pleut, durant lejvMj.on y- voit pendant la nuit une grande flamme ; ceqiiin’est pas, lorsque le tems est sec. * Atlas Sinenjìs.
LINGHE, (la) ou LA Linge , riviere des Pays-bas. Elle a fa source en Gueldre, dans le hautBetuve,passe à Hemmen, g. Moll, g. à Sœten, d. à Gulder-muser, g. à Tricht, d. à Deil, g. à Marienwaert, d. àRund, g. à Renoy, d. à Akoy, d. à Asperen , g. àLeerdam, d. à Hœckelum, g. à Spyck, g. à Arckel, d. àGorcun, où elle tombe dans la Meuse. * Dicl. géogr.des Pays-bas.
LINGKIEU, ville de la Chine, dans la province deChannsi, au département de Taitung , troisième mé-tropole de la province. Elle est-de 3 d. 28 ^ plus occi-dentale que Pékin, fous les 39 d. 44/ de latitude. * AtlasSinenjìs.
LINGLUNG , ville de la Chine , dans la provinced’Iunnan, au département de Munghoa, sixième mé-tropole de la province. Elle est de 17 d. io' plus occi-dentale que Pékin , fous les 23 d. "24^ de latitude. * AtlasSinenjìs. »
1. LINGO. Voyez Lingones, qui en est le plu-riel. '!
2. LINGO. Voyez Lingon. ->
LINGON, (le) petite riviere de France, dans le
Vermandois. Après avoir baigné les murs du château deNelle, elle va se joindre à la Somme. Le véritable nomde cette riviere est ì’Ingon , en latin Ingo. CommePin-son lè prononce de la mêmè maniéré que Lingonin-sensiblement on a écrit Lingon pour l’Ingon. * Hadr.Vakjii Not. Gai. p. 375.
1. LINGONES , nom d’un ancien peuple & d’uneancienne province de France , aujourd’hui le Langrois.C<Tíar est le premier qui ait fait mention des Lingones.II leur défendit de fournir du froment ni aucune autrechose aux Helvetii , qui avoient pris la fuite ; & dansune autre occasion, il leur ordonna de lui fournir à lifi-même du froment. En effet le terroir de ce pays pro-duit du bled en abondance ; ce qui a fait dire à Clau-dien, Consul. II, Stilic. v. 93 & 94 :
A ut quibus auspiciis sœcundâ Tìbris ab Arclo ,Vexit Lingonico sudatas vomert messes.
César dit encore , l. 41, que la Moselle descend exmonte Vogeso, qui ejl in finibus Lingonum ; du mont deVosge , qui est à l’extrémité des Lingons.
Strabon corrompt le nom des Lingones ; il les ap-pelle tantôt tuyyavis , tantôt A-iyyanoi , Lincajìi. Onne fauróit dire non plus dans quelle province il les placé,si c’est dans la Gaule Belgique, ou dans la Gaule Celti-que ; car s’il a décrit afiez exactement la Gaule Nar-bonnoife & l’Aquitaine, il atout confondu dans la GauleBelgique & dans la Gaule Celtique. Quelquefois il jointles Senonts avec les Rtnii , quoique les uns appartien-nent à la Gaule Celtique, & les autres à la Gaule Bel-gique ; quelquefois il met au nombre des Belges mari-times les Veneti & les Ojìsmii , quoique ces deux peu-ples n’appartiennent pas à la Gaule Belgique, mais à latroisième province Lyonnoise. Tite- Live, Lucain font
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austi mention de ces peuples, mais seulement par rap-port à rétablissement qu’ils avoient en Italie.
Les Lingones , austi-bien que les JEdui,. eurent se se - ,tre d 'alliés des Romains ; ce qui fait que Pline ses ap-_pelle Lingones fcederati. 11 les met dans la Gaule Belgi-que. Ptolomée & Aimoin les y placent pareillement,mais Ptolomée les appelle Aóyywt;. On voit, par ce»témoignages, que, du tems de Pline & de Ptoîonsee,les Lingones étoient attribués à la Gaule Belgique. ‘Dansla fuite, ils furent mis dans la Gaule Celtique. Comme ilsfont situés aux limites de ces deux Gaules , il n’est PjJ sétonnant qu’ils ay en t été attribués, tantôt à l’uné, tantôtà l-’autre. D-ailleurs Céfar.ayant ditqueles Gaulois étoientséparés des Belges par la Marne par la Seine il n e 'toit pas aisé de décider fi les Lingones, qui se trouvoientà la source de la Marne, dévoient être regardés commeCeltes, ou-comme Belges.
Taci te , Hijì. 1 . 1, fait mention de civitas LingonVs J&t Frontin, Stratag. 1 . 1 , dit que ce pays étoit très-opulent, & qu’il fournit soixante & dix mille homme*armés à l’empereur Domitien. Cependant, par le motcivitas, on ne doit pas entendre la capitale précisément,mais encore tout le pays qui est très-vaste. On trouveSOLUM LingonXCUM dans Euménius, in Paneg. a< *Conjl.-Cas. COMITATUM Lingonicum dans les An-nales de S. Berlin, ad an. 839, & PAGUM LingONI'CUM. Dans deux Lettres-de l’an 1225, on lit : NuL-LEIUM IN LONGOINNE, & NULLElUM EN LaN'GONE. Dans Langoinne & dans Langone on trouve destraces de pagus Lingonicus, austi-bien que dans LlBR-ELingonico , monnoie vulgairement appellée LanGO*NES, du nom de la ville de Langres. Cette vendue fidfaite pour trois cents livres Ae LangontS, Dans des Let-tres de l’année 1255, on lit : dix livres d’EfìeventinS ,ou de Lìingoines, c est-à-dire dix livres dìEjlitnnes oUde Langones. Ces Estiennes étoient des écus de Dijon,ainsi nommés du nom de l’église de S. Etienne de cetteville.
Dans la Notice de l’Empire on lit : Praficlus lœto~rum Lingonenfium per diverfa Belgicee prima disperser’rum ; & fur d’anciennes médailles Romaines : Cohorsse -cunda Lingonum ; Cohors II T Lingonum ; Cohors JOClXLingonum in Armeniâ. L’empereur Galba usa d’unegrande sévérité envers les Lingons & envers ses Trtviritparce qu’ils avoient été attachés à Néron.
Les évêques de ce diocèse, autrement les évêques deLangres, furent anciennement très-puiffans. Odon, comtede Nevers & de Tonnerre, leur fit hommage pour secomté de Tonnerre ; & Marguerite , reine de Sicile, &femme du roi Charles, leur fit le même hommage : d*investirent Hugues , duc de Bourgogne, d’une partie dela terre de Châtillon-sur-Seine, de Moíitbar, &c. Lesrois de Navarre & les comtes de Champagne reíevoie sttd’eux, à cause de Bar-sur-Seine, de Bar-sur-Áube, de laFerté-sur-Aube, de Chaumont, de Noigent, de MoU*tigney, Stc ; de forte qu’ils comptoient parmi leurs vas-saux, non-seulement des comtes & des ducs, mais en-core des rois.
On met une grande quantité de pays fous la dépen-dance des anciens Lingones, savoir, le pays des Attud'rii, 1e Duesmois, le Lecois, le Maimont, le Da-nois, aujourd’hui le Dijonois ; le pays de l’Ouche, seTonnerrois, le Baísigni, le Pagus Portuenjìs , ou P° r 'tenfis , peu connu à présent ; le pays de Bar-sur-Seine.,& celui de Bar-sur-Aube. Presque tous ces pays étoientanciennement compris fous la dénomination de PaguSLingonicus. ' ‘ '
2. -LINGONES , peuples de la Gaule Cispadane. E*tiroient leur nom des Gaulois Lingolns, qui avoientpassé en Italie avec les Boïens. Voyez au mot GaVL&‘Ils étoient tellement liés avec les Boïens, qu’ils semblentn’avoir formé qu’une feule nation avec- eux. C’est ce q lUa fait dire à Polybe, l- 2 , que les Boïens étoient voisin*des Senones. Cependant originairement c’étoient deu*peuples distingués l’un de l’autre. Du côté du septentrionils étoient séparés des Veneti par le Pô ; du c ô,té tsel’orient, ils avoient pour borne le fleuve Montone ; àcôté du midi , l’Apennin les séparoit de la Toscane ;& du côté du couchant,-la riviere d’Idice les séparoitdes Boïens. * Briet, Antiq. Ital. p. 2, V. 5-.
Leur pays comprenoit ainsi une partie du BOLO-