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tani , nommée Lauro y Lauron 6c Laurona , où les trou-pes de Jules-César désirent 6c tuerent Sextus- Pompeïus :Le d’autres mettent la même ville à Laurique , bourg furla même riviere, à cinq lieues de LLirias , 6c prennentLiria ou LLirias pour Leria Edeta y ou Hedeta. VoyezLeria.
LIRIMIRIS, ancienne ville de la grande Germanie ,selon Ptolomée, /.z, c. n.
LIRINAS, surnom de la ville $ Interamna , sur lefleuve Liris y qui est le Gariglan. Dans la terre de La-bour, Interamna Lirivas ne signifie que Interamna fur leLiris , pour la distinguer des autres villes de même nom.Pline, /. 3, c. 5, en nomme les habitans Interemna-tts Succajini qui & Lirinates ; ÔC c’est d’eux qu’il fautentendre ce vers de Silius Italiens , 8, v. 403 t
Ac Lirinatum dextris soda hispidus armetCommovet.
LIRIO, bourgade d’Asie en Natolie, dans l’Amasie,à l’embouchure du Cafalmac, qui, à cause de ce lieu,est nommé par quelques-uns riviere de Liris. Quelques-uns y cherchent la Thémiscyre des anciens.
LIRINENSE CŒNOBIUM, le monajlere de Lerins.Voyez Lerins.
LIRIS, riviere d’Italie. Voyez GaRILLAN.
LIRNUTIA, Aiprv-ua ., ville d’Asie, dans la Pam-philie , selon Hecatée » cité par Etienne le Géographe.
LIRON, (le) petite riviere de France, en Langue-doc. Elle a fa source dans les montagnes, au couchantde Cazouls ; serpente vers le sud- est, puis vers l’est ;passe à Puisserguier, à Ramejan, à Maureillan, à Li-ron, 6c fe perd dans l’Orbe à Béziers.
ï. LIS, (la) Legia, riviere des Pays-bas François.Elle prend fa source à Lisbourg , en Artois ; passe parles ruines de Thérouenne; arrose Aire, Saint-Venant,la Gorgue , Armentieres, Varneton 6c Commines, d’oùelle entre dans les Pays-bas Autrichiens, 6c fe rend dansl’Escaut, à Gand. Les habitans de Lisbourg jugent parla clarté des eaux de la source de cette riviere , de ladisposition du tems qu’il doit faire ; lorsqu’il doit pleu-voir , la source charrie en bouillonnant un petit sable quila brouille plus ou moins, selon la force de la pluie quidoit venir ; au contraire, quand il doit faire beau tems ,l’eau fort très-claire du sein de la terre. * Piganiol dela Force , Descr. de la France, t. 3 , p. 12Ç.
2. LIS, abbaye de France. Voyez Lys 2.
LISA, ville d’Asie, dans l’Indoustan, dans la pro-vince de Doltabat, fur la routé d’Aurangeabad á Cal-var, qui est fur la frontière de Golconde, entre Nander& Dantapour. *Tkevenot, Voyage des Indes, c. 45.
LISiE, A/élaif ville de Gréce, dans la Pallène, ouaux environs, selon Hérodote. Ortélius croit que c’estla LlSSA d’Antonin. Voyez LlSSA.
LISAN 1 CULUS ; c est le nom d’un volcan dontparle Pacien dans son Traité de Poenitentiâ & Consesfione yau rapport de Baronius, cité par Ortélius, Thefaur.
LISBONNE, ville d’Europe, en Portugal, dont elleest la capitale. Elle est située fur le Tage , à environquatre lieues de l’Océan, à soixante lieues de Séville,Le à trente-quatre de Coimbre. Une ancienne traditionnationale veut que cette ville ait été premièrement nom-mée ElysEA , 6c qu’elle ait tiré ce nom de son fonda-teur Elyfa , frere de Tubal, fils de Javan, 6c petit-filsde Noé. D’autres s'imaginent que Lisbonne eut le nomd ’Elysa, parce que les campagnes étoient les champs Ely-sées , si renommés dans les anciens poètes. Sur ce fon-dement , Fauteur de la Chrographie Portugaise , r. 1,p. 209, après avoir fait la description de l’abbaye deS. Salvador de Britìandos , située dans la province deMinho, parle, en ces termes, des champs Elysées. «Nous» savons par tradition que c’est ici le lieu où étoient les» champs Elysées, c’est-à-dire le lieu où les âmes des» justes venoient jouir d’un grand repos, après avoir» passé le fleuve de Lima, autrement le fleuve Lethè.nVoyez LETHÉ. * Divers Mémoires rectifiés par un sei-gneur Portugais.
Une autre tradition veut qu’Ulysse, après la destruc-tion de Troye, vint dans ces quartiers; qu’il y jetta lespremiers fondemens de Lisbonne, 6c que dès-lors ellefut appellée Ulysfipone ou Ulysfipo y ou même Olysjlpo.
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Mais il fe pourroít bien faire que la ressemblance desnoms auroit occasionné cette opinion. En effet, outrequ’il feroit difficile de prouver qu’Ulysse soit jamaissorti de la mer Méditerranée, le véritable nom de cetteville n’étoit pas Ulysfipo ni Olysfipo , mais OlifípÇ »comme on le voit par l’inscription iùivante , qui a etetrouvée à Lisbonne :
Imp. Caes. M. Julio.
Philippo. Fel. Aug.
Pontif. Man.
Trib. Pot. II.
PP. Cons. III.
Fel. Jul. Olisipo.
Cette inscription confirme de plus que Lisbonne, aprèsavoir reçu une colonie Romaine, prit le nom de Fdiá'tas-Julia.
L’incertitude 6c l’obfcurité dans lesquelles nous laiss el’histoire fur l’origine de Lisbonne , font une preuvecertaine de l’ancienneté de cette ville.
Lisbonne est située fur sept montagnes, qui portent l eSnoms de S. Vincent , de S. André , de S. George , desainte Anne , de sainte Catherine , 6c das Chagas , c’est"a-dire des plaies de notre Seigneur. De ces diverses inpn*tagnes on découvre la campagne, la mer, le fleuve duTage, les fort* qui le gardent, 6c un très-beau paysage*Elle forme un superbe amphitéatre par la diversité de sessomptueux bâtimens. Elle paroît d'une extrême longueur»parce que l’on a bâti un grand nombre de maisons fu sle bord du Tage, pour la facilité du commerce.
Cette ville n’étoit pas si grande autrefois. Elle n’oC-cupoit d’abord qu’une seule colline, quoiqu’elle s’éten-dît jusqu’au bord du Tage. Avec le tems elle s’accrut ;y a plus de deux cents ans qu’elle occupoit déja cinícollines, 6c l’on y comptoir jusqu’à vingt mille maisons*Elle en renferme aujourd’hui environ trente mille, qua-rante églises paroissiales , vingt monastères d’hommes ÔCdix-huit de filles. II y a en outre plus de cent trente con-fréries, qui quêtent pour les pauvres ; il entre tous sesjours dans Lisbonne, par la feule porte de S. Antaon »quinze cents bêtes chargées de farine ou de fruits, plusde mille par la porte de S. Vincent, plus de douze centspar la porte de sainte Catherine, 6c plus de neuf centspar celle de sainte Croix.
On voit dans Lisbonne un grand nombre d’édificessuperbes 6c plusieurs places publiques. II est vrai que &situation est un peu incommode, à cause des collines &-des vallées où elle est bâtie; de forte qu’il faut presquetoujours monter ou descendre, outre que les rues y so° £la plupart assez étroites 6c mal-propres.
Le port est regardé comme un des plus célébrés de F£u*rope. II a près de cinq lieues de long, à compter de San-Benito jusqu’à Cascaës ; mais l’entrée en est extrême-ment difficile, à cause des bancs de fable 6c des rochers »en récompense les vaisseaux se trouvent dans le port, p ar "faitement à l’abri des vents ordinaires , étant couvertsd’un côté par les collines fur lesquelles la ville est située f6c de l’autre par les bords opposés du Tage, qui font so r£élevés. Malgré ces avantages, ils ne laissent pas d’êtreexposés à des ouragans , qui quelquefois font de terri -blés ravages. Les vaisseaux mouillent dans le Tage, en-tre la ville 6c le château d’ALMADA, à dix-huit brassesd’eau, fur un fond de bonne tenue. Cette riviere 9 uelés Portugais appellent, o rey dos rios , c’est-à-dire **roi des rivières , a près d’une lieue de largeur dans cetendroit-là. La marée y monte ordinairement douze piedsà pic, 6c plus de dix-huit lieues en avant vers fa source*Lorsque les vaisseaux arrivent, ils font obligés de saluerd’un coup de canon la forteresse de Bélem , qui est *deux lieues au-dessous de Lisbonne.
La place publique la plus belle est celle qu’on nommeoterreiro do paqo , c’est-à-dire la place du palais,parce que lé palais royal est situé à l’un des côtés. El'eest fur la rive du Tage, bordée d’une muraille qui régnetout le long du fleuve, à hauteur d’appui ; on découvrede-là les vaisseaux^ qui font à l’ancre, le long du port»de pl^Hhn voit d’un côté le palais royal qui est à j’unedes extrémités , un autre palais qui est à l’extrémité op-posée , 5 c dans le fond un rang de fort belles maisons*Cette place est la scène où l’on célébroit autrefois la to-
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