xjues-uns disent néanmoins , qu’il y avoit dans le paysdes Brutìtns un endroit de la côte , nommé le rivage deLybie. D’autres croient que ces peuples fixèrent leur de-meure íiir le golfe de la Sidre; d’autres veulent qu’ils fesoient établis dans les ifles de la Lybie, qu’ils y ayent d’a-bord été appelles Nijdmmones , &c dans là fuite, par cor-ruption, Najammones. 11 s’en trouve qui soutiennent queces peuples, après avoir perdu leurs vaisseaux dans legolfe de la Sidre , prirent terre , & avancèrent dans l'in-térieur des terres, jusques dans le pays d’Ammon, Scqu’ils bâtirent dans le quartier des Najammones une villequ’ils nommèrent Aurela. II y en a qui avancent que lesLocres, dont il est ici question, s’emparerent, fur la côted’Afrique, d’une iíle nommée Cercina. Enfin quelqu’uns’est imaginé que dans les vers fuivans, qui, dans le fond,paroissent un peu obscurs, Denys le Périégète plaçoitles mêmes Locres fur la mer Atlantique :
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LOCRES EPICNÉMIDIENS, (les) Locri Èpicne-midii , peuples de la Gréce propre, dans la Locride. Ilscroient séparés des Locres-Ozoles par le mont Parnasse,& ils habitoient les terres qui font entre cette montagne& le golfe Maliaque. Strabon,/. 9, dit qu’ils tiroientleur nom de la montagne Cnemis ou Cnemidìls. Eus-tathe, in Perieg. v. 42.6, pour avoir mal entendu cetendroit de Strabon, veut que cette montagne soit situéeauprès du mont Œta ; mais comme Ptolomée place fur legolfe Maliaque la ville, x.wpiS'e;, Cnemìdes , ainsi nom-mée du nom de la montagne, au pied de laquelle elleétoit bâtie, il est à croire qu’il y avoit dans ce quartierune montagne appelîée CnemiS. Voyez ce mot. A moinsque l’on ne donne ce nom à cette file de montagnes,quis’érend depuis le mont (Eta, jusqu'à la mer. VoyezLOCRIS. * Cillar. Geogr. ant. t. z, c. 13.
Les Locres Epicnémidiens habitoient tout le pays,depuis les limites des Locres Opuntiens, jusqu’au golfeMa’iaque; la ville de K.tnfJíAtt, Cnemides ou Cne-mis , étoit une de leurs places maritimes. Ptolomée lamet par erreur chez les Opuntiens, dont elle étoit li-mitrophe. Le P. Briet, de Regno Mccedon. part. 1, 1 . 3,je ne fais fur quelle autorité , dit que les Locres Ozolesdescendoíent des Locres Epicnémidiens.
LOCRES OPUNTIENS, peuples de la Gréce propre,dans la Locride. Leur pays s’étendoit depuis les Locres ,jusqu’àla Béotie, en tirant vers le midi. Ils furent appellésOpuntiens , de leur capitale nommée Opus. Voyez Lo-CRIS. *Cellar. Geogr. ant. /. 1, c. 13.
LOCRES OZOLES, Locri Oçolœ ( a ), peuples dela Gréce propre, dans la Locride. On les trouve aussinommés Zephyrii , c’est-à-dire Occidentaux, parce queleur pays s’étendoit à l’occident de la Locride : il com-menqoit à R/aupacîus aujourd’hui Lepanto , & finissoitaux confins de la Phocide ; ainsi il ne comprenoit,le longde la côte de la mer , qu’un espace de deux cents stadesau plus; ce qui revient à huit lieues ou environ. Leur ca-pitale étoit Amphijja ( b ). Une partie de leur pays étoittrès-fertile ; l’autre partie étoit coupée de roches. On dé-rive leur nom du grec , sentir mauvais. Parmi le grandnombre inapplications qu’on a faites de ce surnom, les plusvraisemblables font celles qui veulent que ces peuples ayentété ainsi nommés, ou parce qu’ils demeuroient auprès d’unmarais qui répandoit une mauvaise odeur, ou parce queleurs habits fentoient mauvais; car ils étoient habillés depeaux non corroyées. Ils ne fe fervoient ras de laine commeles autres peuples de la Gréce ( c ). 11 s étoient adonnés àla sodomie ( d ). Leurs femmes étoient communes en-tr’eux ( e ). Ils faifoient des festins à la mort de leurs pa-rens. Ils crevoient les yeux aux voleurs ( f ). Si, contrela défense du médecin, un malade buvoit du vin , il avoitbeau revenir en santé , on le faifoit mourir. Ces mœurs& ces usages doivent s’entendre des tems les plus an-ciens , & avant que la Gréce fût aussi polie qu’elle le futdans la fuite. * (*) Cellarìus , Geogr. ant. /.z, c. 13.(b) Le P. Briet, de Regn. Macedon. p. 2, /. 3. ( c ) Max.Tyrius. ( d ) Athenaeus. ( e ) Heraclides. (f) ,/Èlian. inVariis, 1 . z, c. 37.
LOCRI ( a ) , ville de la grande Gréce , au midi de fapartie occidentale, auprès du promontoire Zephyrium ,
LÔC
en tirant vers le nord. Ptolomée !a nomme Assise'; Locn-Tite-Live la met chez les Brutiens . Pline, 1 . 3 if' Odit que les Locres étoient surnommés Epirephyrii , 3caule du promontoire Zephyrium , dont ils étoient voi-sins ( b ). Au reste Locri étoit autant le nom de la ville»que celui d un peuple: c’est pourquoi Strabon, l. 6 , du -m Ttó’htt tií oxp 01 oì b7îiìpq>úe)L0 ^ urbs Locri Epipphy ri1 ’Le même géographe juge que Locri fut bâtie par, les Lo-cri OJo ce. II y a plus d’apparence néanmoins qu’elle íutfondée par les Epicnémidiens , dont Naray, ou Nary-cum étoit la ville. En effet Virgile, ALneid , 1 . 3, v- 399 ’faisant mention des Locri d’ítahe, dit :
Hic & Narycii posuerunt meenia. Locri.
Ovide, 15, Métam. v. 705, donne même le nom deNaricia à la ville de Locri. * (“) Ortel.ûi&.. ( b )
■lar. Geogr. ant. L z, c. 9.
Le nom du peuple étoit Locri & Locrenses ; car ostlit dans Tire Lave, hb. zz, extremo. Metapontirà , Cropionien/es , Locriqite ; & hb. ZZ, c. 30: Locrenses dejci -vere ad Pocnos. Le territoire & le pays étoit appelleles Grecs aok, ' , Locride , puisque Strabon dit *.:■*tíç AOKtd'o;, promontorium Locridis , le promontoire dsla Locnde.
Quelques écrivains prétendent que la ville Locri f utd’abord bâtie fur le promontoire Zephyrium ; qu’eniuh®elle fut transférée dans l'endroit où l’on volt aujourd’huiGieru^o ou Cirace , ôc qu’il y passoit une rivière à l’eist -bo u chute de laquelle étoit PORTUS Locrorum. La ri-vière Alex, aujourd’hui Alece, bornoit d’un côté le paysdes Locres, & e féparoit du pays de Rheginum, aujourd’huiRhegio , & la rivière Sagra le bornoit du côté du nord.Les Locres ne laissèrent pas pourtant de bâtir la ville deCauloniae ntre cette rivière & le promontoire Cocintumtils poiléderent aussi Peripolium , ville fur l’Alex, & quel’o.i croît être aujourdhui Mendolia. * Pkil. Cluvtr. hal-ant. I. 4.
LOL.RIS, ou Locride, contrée de l’Achaïe. LeParnaste, selon Strabon, /. 9, la partageoit en deux par-ties. Cellarius , Geogr. ant. 1. z, e. 13 , dit que celle quiétoit en-deqà de ce mont, étoit habitée par les LocresOboles , & bornée par l’Etolie & par la Phocide: la par-tie au-delà du Parnasse, s’étendoit vers le détroit desThermopyles, le long de la côte de l’Euripe, vis-à-visde l’Eubée. Les Locres, qui habitoient au-delà du Par-nasse, étoient divisés en deux peuples, savoir les LocresOpuntiens fur la mer d’Eubée, & les Locres Epicnémi-diens , qui avoient pris leur nom de la montagne Cné-mifë. Strabon appelle encore les Locres Oboles, íairtnHAoipo;, Locres occidentaux , pour les distinguer des Lo-cres d’au-delà du Parnaste, qui étoient dans la partisorientale de l’Achaïe. II y a des écrivains qui n'admettentpas la division des Locres d’au-delà du Parnnasse: ils lesappellent en général Locres Epicnémidiens. Le Scholiastede Pindare est de ce nombre. Voici ce qu’il dit inOlymp .O d. 11 : Locrorum tria Junt généra , Epsephyrii , Op>-Ice , Epicnemidii. Ex his Epbyphyni Locri junt in Ita-liâ; Ôpolce ad ALtoLiam ; Epicnemidii juxta Eubœàm•Cependant la plupart des géographes divisent les Locresau-delà du Parnasse en Locres Opuntiens & en LocreSEpicnémidiens. Ptolomée est du nombre de ceux qui lesdivisent. Voici les villes qu’il attribue à chacun de cespeuples. Voyez Locres.
Locres Ozoles.
Villes mariti-mes.
pMolycria.
\Antirrhium Promont .< Naupacius.
I Evanthia.
'-Chaleus.
Dans les terres .{Amphisa.
s Villes mariti-H Cnemides.
LocresOpun- mes. (Cynus,
tiens.
(Dans les terres. {Opus.
Í Villes mariti- C Boagrijluv. ojlidtmes. \Scarphia.
Dans les terres.
i