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Tome troisième. G - L.
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La division que donne le P. Brier, de Fera Gracia ,part. L, 1. ^ , est différente de celle de Ptolomée : elleajoute, entrautres, plusieurs villes au pays des Locres Epic-nemidiens.

Locres Ozoles.

’AmphiJsa.

Naupaclus , aujourd’hui Lépante.Molicria ou Molicrion.Antirrhium, promont.

1 „ ( Opus ou Opoeìs.

tiens CreS ^P un "< Atlanta^ ini'ul. aujourd’hui Talendì »

‘ (.Cynus.

(Cnemides ou Cnemis-Aíons,

1 Thronium.

Locres Epie-j Parasopia-s.némidiens. j Asopus,fiuv.

j Heraclea , cognomento Trachin,\Thermopyltz sauces .

LOCTA, nom latin de Loket, petite ville de íaBohême proprement dite. Voyez Elnbogen.

LOÇU , ville de la Chine, dans la province de Jun-nan, au département de Junnan , premiere métropolede la province. Elle est de 14 d. 46' plus occidentaleque Pékin, sous les 24 d. de latitude. * Atlas Sinenjis.

LOCUNG , forteresse de la Chine, dans la provincede Iunnan , au département de Lingan, troisième mé-tropole de la province. Elle est de 14 d. 30' plus occi-dentale que Pékin, sous les 23 d. 28^ de latitude. * AtlasSinenjis.

LOCUS. Ce mot est latin, & signifie LIEU. II est com-mun à tous les lieux du monde, dans le sens général.Nous en avons marqué l’uíage au mot Lieu; mais avecUne addition il devient propre à un lieu particulier.

LOCUS ARCssL , le lieu de l’Arche. Métaphraste,dans la Vie de S. Martinien , dit qu’il y avoit uneMontagne ainsi nommée, auprès de Céfarée, dans la Pa-lestine. C’est ne rien désigner; il y avoit plus d’une Cé-Larée dans ces cantons-là.

LOCUS-FELIX , ou Lacus-felix , ou Lacus-

FELics, selon les divers exemplaires d’Antonin , an-cien nom d’un lieu ou d’un lacdelaNorique, entre Ar-ïape & Lauriacum , à xxvi. M. P. de la premiere & àXx. M. P. de la seconde.

LOI). On lit au premier livre des Paralipomènes,c. 8 , v. 12, qu’Elphaal eut pour fils Heber , Misaam &CSamad , & qu’il bâtit Ono & Lod , &c ses filles, ou sesdépendances. Voyez Lydda.

LODABAR , ville de la Palestine. On n’en fait pasbien la situation; Miphiboseth, fils de Jonathas, demeu-roit à Lodabar, après la mort de son pere, lorsque Da-vid le fit venir à fa cour. Lodabar étoit apparemmentau-delà du Jourdain. Reg. 1 . 2, c. 9, v. 4 & 5.

Lodabar peut signifier Lod de dela’. D. Calmetqui croit que Lod est la même ville que Lydda ou Dios-polis, soupçonne qu’elle étoit la Lod d’en-deçà, & queLodabar ou Lod de dela étoit ainsi nommée par op-position.

LODDEN, bourg d’Angleterre, dans la province deNorfòlok. On y tient marché public. * Etat présent de laGr. Bretagne , t. 1.

LQDËGA, orthographe vicieuse pour Ladoga.iV oyez ce mot.

LODESAN, (LE) petit pays d’Italie, au duché deMilan, le long de la riviere de l’Adda , entre le Crémo-nois 6t le Cremasque au levant, le Milanès propre aunord, le Pavesan au couchant, & le Plaisantin au midi.II prend ce nom de Lodi, sa capitale. II est très-fertile&très-peuplé. II est présentement à la maison d’Autriche,ainsi que le reste du Milanès.

LODEVE, ville de France, au bas Languedoc,mr la Lergue, au pied des Sevennes, vers les confins duKouergue, avec un évêché suffragant de l’archevêché de

arbonne ; en latin Leuteva , Leoteva, Luteva & ForumJSeronis. Pline , /. 3 , c. 4, en nomme les habitans Lu»tevam^ opd e fi Foroneronienses ; ainsi leur ville étoit ap-pellee Luteva & Forum Neronis: ce surnom étoit le nompropre dune autre ville du peuple Tricafíini. Le mêmeauteur dit que c etoit une ville Latine, sans doute à cause

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de îa colonie à l’occasion de laquelle on î’avoît surnom-mée Forum Neronis. II parle ensuite des Arecomici ailsujet de la ville de Nîmes, Nemaujum Aremicorum. Jene vois point en tout cela ce qui a engagé le docte abbéde Longuerue, Descr. de la France , p. 248, à dire queLodeve nommée en latin par Pline Leuteva , est une an-cienne ville des peuples Arécomiques, que cet auteurassure avoir été Forum Neronis. Ce qu’il ajoûte me pa-rois encore moins fondé. Leuteva , dit-il, a été depuiscorrompu en Luteva , Loteva , Lodova & Luteba & Lu»tuba. J’aurois cru, au contraire, qu e Leuteva étoit une descorruptions du mot Luteva , & Lutevani que je trouvedans les éditions de Pline, parDalechamp, par les Elzevirs& par le P. Hardouin , lans que ce dernier ait remarquéqu’on lise autrement daus les manuscrits. Le pape Boni-face I, écrit Lutuba le nom de cette ville dans une Let-tre datée du treizième consulat d’Honorius, & du dixièmede Théodose le Jeune, & qui appartient à l’an 422, oùil parle d’une entreprise que Patrocle, évêque d’Arles ,avoit faite hors de fa province, dont le clergé & le peu-ple, Lutuenjii ecclejice chorus &plebs, s’étoient plaints ausaint siège. On prétend que le roi Louis VIII, en recon-noiffance des services qu’il avoit reçus de Pierre V, évê-que de Lodeve, dans la guerre des Albigeois, voulut qu’àl’avenir on appellât cette ville LudOVA, comme qui di-roit ville Louis. Cette idée est peu vraisemblable. Lodeveseroit un des plus anciens évêchés de Frande, s’il etoitvrai, que S. Flour, un des soixante & douze disciplesde Jesus-Christ eût été son premier évêque. Mater-nas , évêque de Lodeve, souscrivit, en 506, au conciled’Agde. Les évêques de Lodeve, fiiffragans de Narbonne,ont aflisté non-seulement aux conciles qui se sont tenusen cette métropole, mais auffi à ceux de Tolede, parceque ceux de Lodeve étoient sujets des rois des Wssi-goths, & ne furent soumis aux François que sous la racedes Carlovingiens. S. Fulcrain, évêque de Lodeve, mou-rut le 13 de Fevrier de l’an 1006; son corps s’étoit con-servé tout entier, jusqu’en 1573, que les Protestans, duranfles troubles de religion, le traînèrent par les rues, & lebrûlèrent. II en reste encore une main ík quelques autresreliques dans la cathédrale. * Pigamol de la ForcesDescr. de la France ,p. 372.

Lodeve a eu ses vicomtes aussi-bien que les autresvilles du Languedoc ; &on volt par la Vie de S. Fulcran,que, l’an 1006, Heídinus tenoit cette vicomté. Les vi-comtes de Béziers, qui sont quelquefois nommés comtes ,avoient aussi quelques portion de la seigneurie de Lo-deve , & cette portion vint aux vicomtes de Narbonne.Le vicomte Pierre donna, l’an 1192, cette portion àRaimond de Maderis , évêque de Lodeve, & à sortéglise; ce qui fut confirmé, l’annéesuivanre, par Raimond,comte de Toulouse, comme seigneur féodal. Cet évê-que avoit encore le comté de Montbrun , qui lui avoitété disputé par le comte de Rhodes , mais qui lui sotconfirmé , avec ses autes droits, par une patente du roiLouis VIII donnée, en 1226, cela le rendit seigneur do-minant de tout son diocèse.

L’acquisition du droit des comtes & du comté deMontbrun est attribuée par Piganiol de la Force,/?. %a->à l’évêque Pierre de Posquieres. II fut ensuite fermer Lo-deve de murailles à ses dépens; &, en 1160, se ro £Louis VIII lui accorda 1 e droit de régale les minesd’argent , & autres de son diocèse. Cette concession futdepuis confirmée par Philippe Auguste, avec pouvoir debattre monnoie, bâtir des tours & des forteresses, & deconnoître des causes civiles & criminelles. L’évêque deLodeve jouit encore de tous ces droits, eyceoté celui debattre monnoie.

, Le chapitre de la cathédrale est composé d’un prévôt ,d’un précenteur , d’un sacristain & de douze chanoines.Cet évêché n’a que cinquante & une paroisses, & vautdix-huit mille livres de revenu. On y compte deux ab-bayes d’hommes; celle de S. Sauveur de Lodeve . fondée,en 980, par S. Fulcran; & celle de S. Guillaume UDésert , sondée, en 804, par S. Guillaume, comte deToulouse, toutes deux ordre de 8. Benoît; & une' ab-baye de filles, savoir Gorian , fondee en 1350» ce sontdes Bénédictines.

Le diocèse de Lodeve est un pays sec & stérile, quine produit pas, à beaucoup près, assez de bled pour nour-rir ceux qui l’habitent ; cependant c’est un des plus ri-