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LONGFORD , ville d’Irlande , dans la province deLeìnster, au comté de Longford , dont elle est la capi-tale. Elle est située fur la riviere de Camlin, à cinq mil-les, presqu’à l’ouest de Saint-Johnstown, & à six millesd’Ardagh. Elle a droit de tenir un marché public, &envoie deux députés au parlement ; mais quoiquelle aittitre de comté , cette ville est très-peu de chose. * Etatprésent d'Irlande , p. 43.
Le comté de LONGFORD, petit canton.d’Irlande,le plus au nord-ouest de toute la province de Leinster. IIa Westméath au sud, & Eastméath à Test : Letrim , quiest de la province de Connaught, & Cavan, qui est decelle d’Ulster, le bornent au nord & au nord-ouest ; & leShannon, qui le sépare de Roscommon, dans la provincede Connaugt, l’enferme à l’ouest. II a vingt-sept millesde long, & seize de large. Le comté est petit, mais ri-che & agréable. On le divise en six baronnies , savoir :
Longford, Ardagh, Rathlin,
Granard, Moydo'é, Shrowle."
LONGIDIDUNI. Dans quelques exemplaires de Pto-lomée, on lit ainsi ce mot, comme si c’étoit le nomd’un peup'e de la grande Germanie. Dans d’autres exem-plaires on lit ce nom séparé de cette maniéré, LutiDi-duni.
LONGIN! FOSSATUM, c’est-â-
dire \e sofié de Longin. Procope, ÂEdifie. 1 . } , c. 6 , ditque Justinien y fit bâtir un fort nommé le fort de Noce ,k py ç Ném, & non pas le bourg de Noé , comme lerend Cousin. Voici le passage de fa traduétion à celaprès. II sit encore bâtir à gauche, vers le septentrion,un fort qu’il appella le fort de Noce , dans un endroit qui aété nommé le fofiè de Longin, à cause que ce capitaine,qui étoit Ifaurien, y campa autrefois avec les Romainsqu’il commandoit, lorsqu’il faifoit la guerre auxTzaniens;Ce fossé étoit ou dans leur pays, ou aux frontières.
LONGISARIA, selon Baudrand; Longjfaria ,se-lon d’autres; SíLungifaria selon quelques interprètesde Ptolomée, petite ville d’Afrique, à la pointe orientaledu golfe de la Sidre. Quelques-uns croient que c'estl’Aptuchi FanuM de la Pentapole.
LONGITUDE. Ce mot qui, dans la signification ori-ginelle, ne signifie que longueur , a une signification par-ticulière en géographie, & signifie la distance du méri-dien d’un lieu proposé à un autre méridien, que l’on con-sidéré comme premier méridien à l’égard de celui-là.Nous traitons au mot Méridifn les différentes maniérésdont les géographes choisissent leur premier méridien, &nous y donnons la maniéré de les réduire à un même cal-cul. II est question d’expliquer ici ce que c’est que les lon-gitudes , St quelle est la véritable maniéré de les com-pter.
Les connoissances des plus anciens géographes ne s’é-tendoient pas fort loin vers le nord ; & ils croyoient quela zone la plus proche du pôle , c’est-à-dire la zoneglaciale, St la zone la plus proche de l’équateur, c’est-à-dire la zone torride , n’étoient point habitables, à causede l’horrible froid, ou des chaleurs étouffantes. Ovide,Metamorph. 1 . 1, v. 45 & feq. marque très-bien cepréjugé :
Utque duce dextrd ccelurn totidemqueflnìjlrâParte sécant 7g) n ce , quinta ejl ardentior illis.
Sic onus inclufum numéro diflinxit eodemCura Dei : totidemque plagce tellure premunttir.
Quarurn quez média ejl , non ejl habitabilis ces u.
Nix tegit alta diias ; totidem inter utrarnque locavil ,Temperiemqut dédit mixtd cum figure fiammd.
Corneille traduit ainsi ces vers :
Et comme au lieu céleste où brille son palais,
Cinq zones tout autour par qui fa sphère est ceinte ,Deux à droit, deux à gauche, en traversent l’enceinte,
Et que la plus ardente échauffe le milieu ;
Même ordre est pour la terre observé de ce dieu.
Autant de régions en bornent le partage,
LONE
Que de cercles au ciel coupent ce grand ouvrage*
Au milieu la torride où jamais aucun temsPar l’excès des chaleurs ne souffrit d’ivbitans.
Aux deux extrémités font les deux glaciales :
Entre elles & la chaude, en mêmes inierva’es,
Les deux autres ont place, St chacune y reçoitUn tempéré mélange St du chaud St du froid;
Ce préjugé, leur faisant regarder la terre comme inhabi-table au nord St au midi, ils concevoient que la zonetempérée, ou, ce qui revient au même dans leur système»ia terre habitée étoit beaucoup plus longue que large, &que fa longueur se devoit prendre d’occident en orient ;ils s’accoutumerent donc à nommer longitude l’étendued’occident en orient; St parla même raiofn, ils prenoientla largeur ou latitude depuis la zone torride jusqu’à la zoneglaciale. C’est la raison pour laquelle on compte les longi"tudes d’occident en orient, St les latitudes de l’équateurvers le pôle. L’nabitude étoit prise de compter ainsi îSt cette maniéré a lubsisté, quoique l’on soit revenu del’erreur qui supposoit lá zone torride St les zones gla-ciales inhabitables.
Les anciens géographes, dont les ouvrages ou les nomsfont parvenus jusqu’à nous, ont été ou des Egyptiens,ou des Grecs, ou clés Romains. II étoit naturel qu'ilsconnustènt mieux les parties occidentales de notre con-tinent , que celles qui font à l’extrémité orientale , q uln’a été connue des Européens, qu’avec le tems, ôt aprèsde longs voyages. Ils ont donc commencé par l’extré-mité la plus connue, &t ont pris de-là leur longitude »c’est-à-dire qu’ils ont commencé de-là à compter lesparties de la longueur de la terre.
L’hemisphère supérieur, par rapport à nous, est na-turellement divisé par l’équateur, ou, ce qui est la mêmechose , par la ligne que le soleil décrit, dans le tems deséquinoxes. Si donc on fuppo'e qu’une ligne, formée patsombre d’un fil tendu à plomb , au point juste de midi,soit prolongée d’un pôle à l’autre, cette ligne fera unevéritable méridienne , plus ou moins vraie à proportionque l’on aura choisi avec justesse le point précis du midi,pour l’observer. Certe méridienne est coupée par l’équa-teur en deux parties, & à distances égales des deux pôles;& il ne manque point de marques auxquelles on peut con-noître dans le ciel l’éloignement qu’il y adel’équateur au zé-nith d’un lieu dônt on peut savoir la latitude, c'est-à-dir£ atfpoint du ciel, qui est précisément au-dessus de ce lieu là;&, comme nous savons expliqué ailleurs, cet éloigne-ment, compté depuis l’équateur, est ce que l’on appellela latitude. D’un autre côté, la distance du pôle à l’équa-teur, est précisément un quart de cercle, c’est à-dire unsdistance de nonante degrés ; &c comme il est aisé de sa-voir par les instrumens de combien de degrés & de mi-nutes le pole'est élevé fur l’horizon, il est facile par-làde savoir quelle est la latitude du lieu, puisque cette la-titude & cette élévation ne font qu’une même chose.
II n’en est pas de même de la longitude. Comme lsciel tourne ou semble tourner autour de la terre, il n’ya aucun point fixe dans le ciel d’où l’on puisse commencesà la compter : il faut donc prendre ce point fixe fur laterre ; & ce point fixe est un premier méridien, d’où leprennent les distances d’occident en orient, c’est-à- direla longitude du lieu que l’on examine par rapport à cepoint fixe.
Nous avons remarqué que les latitudes se comptentjusqu’au nombre de nonante degrés, parce qu’il y 1précisément cette distance de l’équateur jusqu’au pôle,qui est un terme fixe, auquel aboutissent toutes les lignesque l’on peut tirer de l’équateur au point de ce pole^Mais il n’y a rien de pareil d’occident en orient ; ainfion compte le cercle entier, parce que l’on ne trouve riendans le ciel, qui puisse fixer ; & ainsi on parcourt de fuitetrois cents soixante degrés , qui ramènent précisémentau point fixe d’où son est parti.
Après cette explication, une personne , qui commenceà étudier la géographie, ne s’étonnera plus de voir q l,e »dans les cartes, les degrés de latitude, marqués de ba s ^”haut pour l’hémisphère septentrional, ôt de haut en