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Tome troisième. G - L.
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voient employer pour s’en procurer. La réponse fut qu’ildevoit retourner à Haliacarte, St tuer le premier qu’ilrencontreroit en s’en retournant. Un jeune garçon, nomméLophis, fils de Parthenomene, fut le premier qu’il trouvadans son chemin ; il tire auífi-tôt son épée St le perce ; lejeune garçon blessé courut ça St là; & par-toutoù il tombade son sang, il en sortit des fontaines, St de-là venoitle nomde cette riviere. Cette fable nous apprend au moinsque cette riviere fe formoit de plusieurs sources séparéesl’une de l’autre.

LOPIE, forteresse de la Chine, dans la province deJunnan, au département de Juenkiang, qui a rang deseptième ville militaire de la province. Elle est de 15 d.10' plus occidentale que Pékin , sous les 23 d. 53' delatitude. * Atlas Sinenjis.

1. LOPING, ville de la Chine, dans la province deChannsi, au département de Taiyven, premiere métropolede cette province. Elle est de 3 d. 4c/ plus occidentaleque Pékin, sous les 38 d. 34' de latitude. * Atlas Si-nenjis.

2. LOPING , ville de la Chine , dans la province deQueicheu , au département de Tucho, huitième mé-tropole de la province. Elle est de 10 cl. 35' plus occiden-tale que Pékin, sous les 26 d. 30' de latitude. * AtlasSinenjìs.

3. LOPING, forteresse de la Chine, dans la pro-vince de Queicheu, au département de Pingyue, qui ale rang de troisième ville militaire de la province. Elleest de 10 d. 39' plus occidentale que Pékin, sous les27 d. 19' de latitude. * Atlas Sinenjìs.

4. LOPING, ville de la Chine, dans la province deKiangsi, au département de Jaocheu, seconde métropolede la province. Elle est de o d. 8 / plus orientale que Pé-kin , sous les 29 d. 33' de latitude.

LOPOS, peuples sauvages de l’Amérique méridio-nale , au Brésil. Ils sont voisins des Motayes, petits detaille, de couleur brune, soit hommes, soir femmes,demœurs rudes Sc farouches, Sc moins semblables à deshommes qu’à des bêtes. Ils fe tiennent dans les monta-gnes, où ils vivent de pignons Sc de fruits sauvages. Cettecontrée abonde autant en métaux, St en pierres précieu-ses, qu'aucune autre de cette partie de l'Âmérique;inaiselle est si éloignée de la mer, qu’on n’y peut aller quetrès-difficilement. * Corn. Dict. D t haït , Ind. occid./. 15 , c. 4.

LOPPEN, (l’isle de) Sc la terre de Loppe.Voyez Isle & Laponie.

LOPS , ancien peuple de la Liburnie, selon Pline.Leur ville s’appelloit Lopsica. Ce lieu est d’autant plusaise à reconnoitre, qu’il s’appelle encore à présent Lop-SICO.

LOPSICA, Sc

LOPSICO. Voyez l’article précédent.

LOQUABRE; c’est la même province d’Ecosse quel’on appelle LoCH abar, Lochaber Sc Loquhabir.

LOQUERA , bourgade d’Espagne , dans la Nouvelle-Castille, aux confins du royaume de Murcie, près deCaravaca. Quelques auteurs la prennent pour l’ancienneLacuris.

LOR, nation d'Asie dans la Perse, au Kourestan.II en est fait mention dans l'Histoire de Timur-Bec,/, 2, c. 61, p. 433.

X. LORA, ville d’Espagne, dans l’Andalousie , prèsdu Guadalquivir, à sept lieues au-dessus de Séville, àl’orient, en passant par Cordoue. *Batidr. éd. 1705.

2. LORA, ville d’Espagne, au royaume de Grenade.Voyez Llora.

LORABATTO , gros village de l’iíle de Malthe, àdemi-lieue de Citta - Vechie , ou de la viedlecité, selon Corneille. II n’a pas su apparemment que Lon’est que l’article, St que le nom du village est Ra-BATTO. Quoi qu’il en soit, d ajoute : il y a dans ce vil-lage une grande église toure neuve, à côté de laquelleoh descend par plusieurs degrés, sous une plus petite,dans une grotte où l’on voir deux chapelles proche de lapetite grotte où S. Paul étant à Malthe fe retiroit. Lagrotte, qui renferme la petite , est taillée dans le rocherqui lui sert de voûtes St de murailles. Elle a environtrois toises d’étendue Sc une de hauteur. La petite, quiést à côté, en façon de petit cabiner, St où S. Paul fereposoit, n’a d’étendue qu’une toise, Sc qu’une demie,

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ou un peu plus de hauteur. Son plancher est couvert tiemorceaux St de poussière du rocher qui l’environne. Ceuxqui y entrent, ramassent de cette terre qui est blanche, Stdont on dit que, par un miracle particulier, la quantité nediminue point. Elle passe pour un préservatif contre levenin, St guérit des fièvres, du mal des yeux St d'au-tres incommodités : on en fait des médailles St de petitstableaux qu’on débite aux étrangers. La petite église, quiest au-dessus de cette grotte, est considérable par plusieursreliques , entre lesquelles on montre un bras de S. Paul»* Jouvin de Rockefort , voyage d’Italie St de Malthe.

LORACíNA , petite riviere d’ítalie, auprès d ' Antiurn,selon Tite-Live, l. 23 , c. 6 ; ou du moins elle n’en de-voir pas être fort éloignée, puisque le préteur Lucretiu*pouvoit en conduire l’eau à Antium.

LORA STERE, ville d’Asie, dans la Perse, au Lord'tan. * Hijl. de Timur-Bec , 1 . 4, c. 30.

LORBUS, ville d’Afnque , au royaume de Tunis,en Barbarie. Elle est ancienne , St située dans une belleplaine , à soixante lieues de la ville de Tunis , vers I emidi, du côté de la Numidie St de la Libye. Ceux dupays disent qu’elle est une colonie des Romains , qu’oflappelloit Turrides. Ce mot Lorbus est un mot corrompud 'Vrbs. Les campagnes, dont elle est environnéesont sifertiles en bled St en pâturages. qn’elles fournissent I<*ville de Tunis, St une partie de la Numidie. Quand lesGoths entrerent dans le pays , ils assiégèrent, prirent Stsaccagèrent cette place, où la noblesse Romaine s’étoitretirée. Après avoir été long tems déserte, elle fe repeu-pla à la façon d’un grand village ; St l’on y volt encoreaujourd’hui les ruines des anciens édifices, de grandesstatues de pierres , des tables d’albâtre avec des inscrip-tions latines, des niches dans les murs qui étoient tousde grosses pierres de taille. II y reste encore un châteauoù l’on voit quelques canons de bronze. Le roi de Tu-nis y tient garnison St un gouverneur, tant pour la sûretéde la place, que pour garantir la campagne des coursésdes Arabes qui viennent l’été de Numidie, pour y fairepaître leurs troupeaux , St s’en retournent i’hyver char-gés de bled. Entre ce château St les deux quartiers quisont peuplés dans la ville, passe un courant d’eau par uncanal fait d’albâtre. Cette eau , qui fait moudre plusieursmoulins , vient d’une fontaine qui est environ à un jet depierre de la place. Les habitans sont tous laboureurs outisserait, St payent de grands droits au roi de Tunis.On a remarqué qu’ils sont amoureux du changement Stennemis du travail. * Marmol , Afrique ,t.i,l.6,c. 3c.

LORCA , ville d’Efpagne , au royaume de Murcie ,en tirant vers le royaume de Grenade, à six lieues de lamer , sor une hauteur, au pied de laquelle coule le Gua-dalentin. Cette ville est honorée du, titre de Cité, maisfort délabrée, quoique située dans un terre!n très-fertile.Ses habitans sont presque tous des Maures convertis Stbaptises, que les Espagnols appellent Chrjjìianos nuevos ,St dont ils font sort peu de cas ; ce qui fait que, faute d’ê-tre admis dans le commerce de la vie civile fur le mêmepied que les vieux Chrétiens, ils sont grossiers, impolis,Si peu accueillans ; car comme ils sont fort mépriiës deceux qui font parade de I’ancienneté de leur Christianis-me , ils tachent de fe dédommager en leur rendant la pa-reille. Autrefois cette ville étoit le siège d’un évêché , íòusle nom d ’Eliocroca , mais il y a long-tems qu’elle ne i’estplus ; c’est Carthagene qui jouit en partage de cette di-gnité avec Murcie , comme nous le disons ailleurs.Cette ville n’a d’ailleurs rien de fort considérable. Aucommencement du siécle passé, les Maures, qui furentchassés par le redoutable édit de Philippe III, tâchoientdefe venger par de fréquentes coursés, le long des côtesde Murcie St de Grenade, dont les habitans en étoientsouvent incommodés. Comme la campagne de Lorcaétoit une des plus exposées aux incursions de ces cor-saires , elle en souffroir extrêmement. Un jour unebande de ces misérables s’y étant jettée brusquement,ils enlevèrent un haras de chevaux avec le garçon quiles gardoit, lequel feignant de ne pas pouvoir courir ,les pria de lui permettre de monter à cheval , afin deles pouvoir mieux suivre ; ce qui lui fut accordé. Apeine fut-il monté fur une jument qui étoit en chaleur,qu’il donna des deux , St commença de courir au grandgalop vers la ville. Les chevaux suivirent la jument; &les Maures n’ayant ni des brides pour les gouverner, ni