LOR
Tefprit de se couler à terre, surent emportés à Lorca, oùils furent pris comme des sets. * Vair a c , Etat de I’Efpa-gne , t. i , p. 161.
1. LORCH , Lauriacum , ou Lanreacum , autrefoisville principale de la Norique , dans i’íliyrie occidentale,ôc !e siège d’un archevêché , avant que la dignité demétropole eût été transférée à Saltzbourg, & le íìégeépiscopal à Passau. Lorch, qui avoit été célébré du temsdes Romains, fut encore la capitale de la Bavière orien-tale , que l’on appelle maintenant f Autriche , au septième&au huitième siécle. S. Rupert, évêque de Saltzbourg,
& apôtre de Bavière, y sit alors beaucoup de conver-sions. Ce n’eíl plus qu’un village fur le Danube, fur lebord méridional de ce fleuve, vis-à-vis de Mathaufen ,qui est fur le bord septentrional, & où l’on passe par unpont. Comme la Lauriacum ou Laureacutn des anciensdoit avoir été l’Ens dont Lorch est assez éloigné, celafavorise le sentiment de ceux qui croient que cet ancienlieu n etoit pas à Lorch, mais à Ens. * BaiLlct , Topogr.des Saints, p. 270.
2. LORCH. Voyez Lorsch,
3. LORCH, Lorjacum , ou Laureacurn , ancienne ab-baye de Tordre de S. Benoît, dans le Wurtemberg, en-tre Schorndorff au couchant, & Gemund au levant. Plu-sieurs ducs de Suabe, Sc quelques empereurs, y ont euleur sépulture. Elle est aujourd’hui Luthérienne.
LORCHER, château de France, en haute Normandie,diocèse de Rouen, dans le pays de Caux, avec châtel-lenie , en latin Casrum-Auricherium. II est situé au hautde la côte de la Seine , fur la parodie de Gontreville, unelieue au-deíìiis de Hartìeur, & une petite lieue au-des-sous d’Oudale. Ce château bâti à Tantique, flanqué dequatre groíles ôc hautes tours quarrées , avec des fossésprofonds, ponts-levis ôc bâtimens logeables , est accom-pagné de grandes avenues d’arbres ôc d’un bosquet , aupied duquel il y a une source d’eau douce qui forme unpetit ruisseau. La châtellenie de Lorcher a trois paroisses«n seigneuries Sr patronage dans fa dépendance , savoirGonfreviîle, Rogerville & Angerville-Lorcher. Cettederniere est une très-groffe paroisse située entre Graim-bonville & Maneglife , ôc composée de cinq cents com-munians. Les terres, qui en dépendent, portent quantité degrains , de lin ôc de chanvre. Du château de Lorcheron découvre íèpt lieues de la Seine , depuis Quillebœufjufqu’au Havre ; ôc l’on volt Tabbaye de Grestain ôc laville de Honfleur qui font vis-à-vis , de l’autre côté. Endescendant du côté de Harfleur, on trouve à mi-côte unechapelle de dévotion du titre de Notre-Dame des Bois ,& au pied de la côte une'autre chapelle fondée en l’hon-neur de S. Dignefort. Ces deux chapelles font fur la pa-roisse de Gontreville. * Corn. Dict. Mémoires dressés fures lieux,'en 1704.
LORD A C, (la forêt de) forêt de France, en Lan-guedoc , dans la maîtrise des eaux ôc forêts de Pamiers :elle est de 9825 arpens.
C’est encore le nom d’une baronnie, à deux lieues ôcdemie au íud- est de Tarafcon. Cette baronnie détendvers les frontières des diocèses d’Alet & de Mirepoix. IIy a un beau château qui a donné son nom à une anciennemaison qui subsiste encore.
LORÉA , ville épiscopale d’Asie, dans FArabie , fousBostra, métropole. On la trouve dans une Notice par-ticulière du patriarebat d’Antioche , 6c dans la Noticegénérale- écrite par l’évêque de Cathare, fous le papeJean XXII.
LOREDO , ou LOEÉO , Loretum , petite ville d’Ita-lie, dans Tétât de Venise, dans le Dogmat, entre desmarais, fur un canal qui communique du Pô dans l’A-dige , à cinq ou six milles de la côte du golfe de Veniseau couchant.
LORENI, ancien peuple. d’Asie dans la Lydie, selonPline, /. 3 , c. 29. Ce peuple a disparu dans sédition duP. Hardouin.
LORENSIS ; Ortelius dit Lorenfis desenum , inter Bur-giindiam , Alemaniamque , Avaiticot ditioni adjacens.En premier lieu, il a tort de n’avoir pas mis le mot d ’E-remus , au lieu de Defertum , qui étant neutre, s’accordemal avec Lorenfis. En second lieu , Lorenfis est une fautede copiste. II faut lire Jurenfis, Voici le passage de Gré-goire de Tours, Vitce Patrum , c. 1, p. x 146 , cité parOrtelius. Hi communi consenju eremum pétun t, & aue-
LOR poi
âentes fimul inter illa Jurenfis defierti sécréta quee interBurgundiam , Alemaniamque fita Aventicce adjacent ci -vitati ,fignacida figunt , profiratiquesolo Dominum die-bus fingulis cum pfallentii modulamine dtprtcantur , g* c „
1. LOR.EO , ville dans la partie septentrionale de l’islede Négrepont, selon Corneille, Dict. qui dit que c’eítl’Oreum des anciens. II devoir dire Oreus. Voyez cemot.
Corneille a tort d’appeller cette ville Loreo ; elle senomme Oreo.
2. LOREO. Voyez Loredo.
LOLES ; (les) 1 historien de Timur-Bec nommeainsi les habitans du Lorestan 6c du Curdistan.
LORESTAN, ou le pays de Lor , ou Loi/r , pay sde Perse , dans le Khouzistan dont il faifoit partie.D’Herbelot, Biblioth. orient, en parle ainsi : il ne fautpas confondre le pays de Lor avec celui de Lar ou JeLaristan , qui s’étend le long du golfe Persique ; celuíde Lor ou de Lour est montagneux, aux confins des deuxLaques, F Arabique 6c la Persienne. II dépendoit autre-fois du Khouzistan qui est l’ancienne Susiane. Ce payss’est peuplé peu-à-peu par des colonies de Curdes ; deforte qu’il est aujourd’hui compris dans ce que nous ap-pelions le Curdifian qui fait partie de l’Assyrie. Le paysde Lor est très-abondant en toutes sortes de fruits. Saprincipale forteresse s’appelle Berougierd,qm est fort pro-che de Hamadan. Depuis les auteurs que D’Herbelot asuivis, il faut que les choses ay en t bien changé, ou queDe l’Iste ait été bien trompé par les Mémoires qu’il asuivis dans fa Carte de Perse, en 1724. Selon lui,Bu-rugerd, qui est le Berugierd de D’Herbelot, fe trouvepresqu’au milieu de l’Irac-Agémi, ou Laque Persienne,6c par conséquent, bien loin de Láurestan, dont Del’Iste qui écrit ainsi: ce nom ne fait qu’un canton très-petit, qu’il sépare du Choufistan ou Khousistan par unechaîne de montagnes, au sud-ouest. La rivière d’En-dian ou de Tab en est la borne aufud-est , ÔC une ligneimaginée depuis cette riviere jusqu’au Zenderoud achevéd’enfermer ce pays vers le nord. Le Zenderoud a fa sourcedans le Laurestan, auprès d’une fontaine nommée AbKurren ; plus loin , au nord oriental de cette fontaine,est la capitale qui donne le nom au pays. De T Lie lanomme Laurefian «somme le pays. Mais le nom mêmede Laurefian ou Lorefian ne veut dire que le pays deLor, ou Laur; 6c Lor, ou Laur, ou Lour, est lenom de ia capitale. Vers la pointe méridionale du paysest le mont Aderwan qui est un volcan. Sanfon , mif-fionaire apostolique, écrit aussi Laurefian , 6c dit quec’est le royaume des Elamites , où Chordorlahomorrégnoit dès le tems d’Abraham. II confine, dit-il, à laseigneurie de Goulpakan à l’orient, à la Susiane au midi ,au fleuve Tigre à i’occidcnt, 6c à la Médie inférieureau septentrion. Courmabat est sa ville capitale. Cen’est qu’une forteresse qui n’a rien de considérable quele palais du gouverneur, 6c des boutiques magnifiquesque le dernier Vali y a fait bâtir. Ce Vali fut déca-pité à Casbin. Le Laurestan de Sanfon 6c celui de Del’Iste n’ont rien de commun que le nom ; mais celui deSanfon paroît plus autorisé. Le missionnaire avoitfait un long séjour en Perse; il avoit même fréquentéle Vali du Laurestan dans fa capitale , 6c est fort croya-ble dans ce qu’il en dit : outre cela, l’idée qu’il en donnes’accorde avec CherefedinAli, qui, dans l’Histoire deTimur-Bec, l. 3 , c. 32, dit : ensuite il envoya despartis de cavalerie en tous les quartiers de ce royaumede Lorestan , pour en exterminer les perturbateurs ÔCles voleurs de grands chemins, ÔC faire cesser les désor-dres. Timur étant parti de devant Coram Abad , (c’estCourmabat de Sanfon,) marcha du côté de Tostar; 6cd’abord qu’il prenoit son logement à la fin de la jour-né, il mettoit de braves gens en embuscade dans desdétroits proche des chemins ; 6c le soir , à mesure queles voleurs Lores defeendoient des montagnes pour feretirer en leurs cabanes , ils leur ôtoient la vie à coupsde cimeterres 6c de lances. Ces LORES de l’historienArabe ne font aucunemept différens de ce que l’Histoiredde la derniere révolution appelle la nation des Lor-riens. Le P. du Cerceau, Jésuite, qui, pour le dire enpassant, est Fauteur de dette Histoire, dit, t. 1, p, gyqu’il avoit, à quelques lieues de la ville d’Iípahan ? deuxnations fort braves, qui y vivoiént sous des tentes, à la