LUC
ion parti, s’assemblaà Lublin, comme on peut voir dansles historiens de Pologne. En 1646, les étudians de l’aca-démie de Lublin entrerent de nuit dans dix-neuf maisonsde Juifs, les pillèrent, y tuerent huit hommes, & en bles-sèrent cinquante ; le roi envoya des commissaires pourpunir cette infâme action. * Piasec. Chron.
Le palatinat de Lublin , province de la petitePologne, à l’orient de la Vistule. II prend son nom de facapitale. II est borné au nord par la Mazovie & la Podla-quie ; à l’orient, par la Lithuanie , & par le palatinat deRussie ; au midi, par celui de Sandomir ; & au couchant,par le même palatinat, dont la Vistule, & un bout dela riviere de Viépers, le séparent. En y comprenant leterritoire de Lukow, ce palatinat comprend environ deuxmille châteaux , ou maisons de gentilshommes. L'évêquede Kiow fait fa résidence à Lublin, depuis que cette der-niere ville est en la puissance des Moscovites. II y a deuxsénateurs, lavoir , le palatin & le castellan. Les princi-pales rivières font la Vistule, qui borne le palatinat deLublin au couchant ; Sc le Viepers, qui le coupe du íitd-est au nord-ouest d’abord, & ensuite du levant au cou-chant. * Andr. Cdlar. p. 192.
LUBLINECZ, ou
LUBLINITZ , petite ville de Silésie, dans la princi-pauté d’Opelen , en tirant vers Rofenberg, & vers lesfrontières de Pologne, * Zeyler , Bohem. Topogr. p. 160.
LUBNEN , contrée d’Asie , dont parle Sérapion. Or-telius, Thesaur. soupçonne quelle étoit voisine de l’Inde.
LUBOLO , paysd’Afrique, dans l’Ethiopie orientale,au royaume d’Angola, entre la riviere de Coanza & leroyaume de Benguela. On entend par ce nom deux paysd’une étendue bien différente. Quelques-uns y compren-nent les provinces de
Quifama, , Tamba,
Lubulo , propre ; Rimba ,
Cabéíò, Sumbi,
Oacco, Scella ,
Et la haute Bembé.
D’ailtres bornent ce nom à la province de Lubolo, pro-prement dite. * Labat , Ethiopie occid. t. 1 , p. 84.
LUBOLO PROPRE , pays d’Afrique , dans l’Éthio-pìe occidentale, au royaume d’Angola. Elle est bornéeau nord , par la Coanza, qui la sépare de la pro-vince de Mofeche ; à l’orient, par celle de Cabefo ;au midi, par celle de Rimba ; & au couchant , parcelle de Quifama. C’est le repaire d’une infinité d’a-nimaux sauvages & carnaciers , selon les apparences,parce qu’ils y trouvent abondamment de quoi vivre.Elle est, pour ainsi dire, couverte de chèvres sauva-ges , & de cerfs qu’on appelle gulongo , dans le pays.On y cultive une espece de palmiers qui donnent del’huile & du vin, qui font très-rares ailleurs. Les seigneursles font cultiver avec beaucoup de peines <k de grandsfoins, par curiosité.
LUBRA, bourg d’Italie, selon ún exemplaire manus-crit de Frontin, allégué par Ortélius, Thés. II est parléde ce même lieu, dans le Martyre cle S. Abundius. 11devoir être autour de la voie Fiaminienne, à XII. M. P.de Rome.
LUBSCHUTZ , petite ville de Silésie, dans la prin-cipauté de Jagerndorff, au nord oriental de Troppaw,dans une belle campagne, qui passe pour le meilleur ter*roir de toute la Silésie. * Z tykr , Bohem.. Topogr.p. 161.
1. LUC, ancienne ville de France, au Dauphiné, furla Drome, dans le Oiois, fur la grande route des Alpes,comme ils paroît par les anciens Itinéraire, qui la nom-ment Lucas Augusti. II y a quelques siécles qu’un rocherétant tombé dans la Drome, au-dessous de cette riviere,en boucha le lit, & causa une inondation dont la villefut submergée & détruite, II est resté de cette inonda-tion deux lacs au-dessus de Die. On a bâti au-dessousde ces deux lacs le nouveau Luc, qui n’est qu’un villageou un bourg tout au plus. * Longuerue , Descr. de laFrance, p. 335.
2. LUC , bourg de France , en Dauphiné. Voyezl’article précédent.
3. LUC, bourgade de France, dans la Normandie.Les Carmes y ont un couvent où l’on a trouvé une ins*.
crîption en Phorîneur de Jules-Céfar , & ce monumentfait juger que ce lieu est ancien.
4. LUC, (le) bourg de France, en Provence àsix lieues de Fréjus, en allant vers Aix, 8t à quatre*deDraguignan. C’est un comté, St il donne à la maisonde Vintimille le titre de comtes du Luc .
5. LUC, (saint Vincent du) S. Vincentius deLuco; abbaye d'hommes, en France, désordre de S. Be-noît dans le Béarn , au diocèse, St à deux lieux d’O-leron. L’abbé a entrée aux états de Béarn.
6. LUC, bois de France, au comté de Foix, dansla maîtrise des eaux St forêts de Pamiers. II est de huitcents vingt-cinq arpens.
LUC A , abbaye d’hommes, ordre de Prémontré ,dans la Moravie, au cercle, St près de la ville de Znayrn.
LUCnom latin de Loches.
LUCAIES. Voyez Lucayes.
LUCALA, riviere de TEthiopie occidentale, au paysd’Angola. Elle a fa source aux montagnes , qui séparentDembo-Quingengo, de Dembo-Angonga ; côtoie cedernier pays ; entre dans celui de Lembo, ou de la basseIlamba, qu’elle sépare du royaume deMatamba; entredans le pays de Moíeçhe , St fe perd dans la Coanzaau,près de Massingano , forteresse Portugaise. * Carted’Angola.
LUCANIE, (la) ancienne contrée de l’Italie, nom-mée Lucania par les Romains, St Aìvv.cwu parles Grecs.Elle étoit bornée au nord par le Silaris , aujourd’hui leS Haro , qui la féparoit des Picentins, St par le Branda-nus qui la féparoit de la Fouille ; à l’orient, par le golfedeTarente; au midi, par leLaiis, aujourd’hui ïeLaïno tqui la féparoit du pays des Brutii ; St par le Sibarìs ,aujourd hui le Cochile; St à l’occident, par la mer d’E-trurie. Pline,/.z, c. 5 ; & Strabon,/. 5, disent que les Lu-caniens tiroient leur origine des Samnites. Ces derniersles établirent dans le pays, après en avoir chassé les(Enotri ; St ils eurent de longues guerres à soutenir con-tre les Grecs. Du tems de Strabon, ils étoient si assoiblis,qu’à peine leurs villes étoient-elles reconnoissables.
Pomponius Mêla étend la Lucanie jusqu’au promon-toire de Minerve , St renferme dans ces bornes les Pi -centins que Pline , Ptolomée St Strabon en reculent.II y a des géographes qui comprennent dans les bornesde la Lucanie jusqu’au golfe Scylaceus. Mais les bornesque donne Strabon, font voir que cette côte apparte-nois aux Brutiens. Lucania , dit-il, est intrk oram ma-ris Tyrrheni ac Siculi j ilïic à Silaro iisque ad Laumamntm hic à Metaponto usque ad Thurios : in conti-nente autem a Scttnnitibus usque ad isthmum , qui àThuriis ad Cerillos pertinet. * Cellarius , Geogr. antiq.I. 2, c. 9.
Pour Ptolomée, il ne connoît point de Lucaniens furla côte du golfe deTarente ; il attribue tout ce quartier-la a la grande Grece. Cela vient de ce qu’il ne distinguepoint ordinairement l’état ancien d’un pays, de l’etatoù il fe trouvoit de son tems. Quant à la côte de lamer d’Etrurie, il est assez d’accord avec Strabon & avecPline. Voici les. villes qu’il donne aux Lucaniens furcette côte ; elles marquent les bornes du pays de cecôté-là, fous l’empire des Romains :
Silari fluv. OJlia, Felia ,
Pccjlum , Buxentum,
Le P. Briet divise la Lucanie en Lucanie en-deçà del’Apennin , & en Lucanie au-delà de l’Apennin. Sousla première il comprend le pays des anciens Posidonia-tes, aujourd’hui une partie de la principauté' citérieure,& une partie de la Calabre citérieure. Sous la secondeil comprend l’ancien pays des Sybarites , aujourd’huiune grande partie de la Basilicate, & une partie de latCalabre citérieure.
Lucanie en-deçà de l’Appennin.
\'Templum Junonis Argivœ, Torre;
Portus Alburnus , Alfurno ;
Villes mariti- Podium ou Pqstdonia, ville ruinée ;mes des Posido- j Velia , Helia & Hyele , Castel-a-Marettiâtes. j délia Brucca ;
I Palinurus-Portus , Palinuro ;
\Buxentum ? Polyçastro,