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LUD
LUC
maison de campagne de Lucullus. 11 ajoute que l’ancienneédition de Calsiodore porte Lucullanum.
LUCULLI HORTI, ou les jardins de Lucullus , jar-dins d’íîalie , dans la Campanie ; il en est fait mentiondans fa Vie écrite par Plutarque ; St l’on croît qu’ilsétoient à Pendrait qu'on nomme aujourd'hui Cento-Ca-MERELLE. On peut voir ce qu’en dit Mazella dans fesAntiquités de Pouzzol.
1. LUCULLI VILLA , ou la maison de campagne deLucullus. Elle est nommée Lucullana Villa, parSuétone, in Tibcr. qui dit que l’empereur Tiberey mou-rut. Dion Calstus, A 58 , p. 638 , dit que Tibere mourutà Misène. Tacite, /. 6 , c. 50 , fournit de quoi les mettred’accord, St dit que Tibere mourut près du promontoirede Misène , dans la maison de campagne de Lucullus. Oncroît que le lieu où étoit cette maison, s’appelle présen-tement Pagni d’Agnano.
2. LUCULLI VILLA. Ce même Lucullus , le plusriche & le plus magnifique de tous les Romains, avoirune autre maison de campagne dans le Latium. Le comteMarcellin l’appelle Lucullanum Cajlellum , au rapportd’Ortélius, Thés. qui confond cette place avec le Lucul-lanum d’Auguste ; cependant il dit que le Biondo St Léan-dre croient que c’est Frascati.
LUCULLIANUS COLLIS , colline d’Italie , selonAndré Bacci, qui dit qu’elíe est auprès de Naples , aubord du golfe , fur la droite ; & qu’on l’appelle présente-ment Piryo-Falcone .,
LUCUNDIU. Voyez Leuci Camini.
LUCUS ; ce mot est latin, St signifie un bois ; & l’an-tiquité pavenne avoit l’usage de consacrer les bois auxdivinités ; de-ià vient qu’il y a tant de noms de divinitésjoints avec le mot Lucus. La staterie y a joint quelque-fois des noms d’empereurs.
1. LUCUS AUGUSTI , ville de la Gaule Narbon-noise. Elle étoit alliée des Romains, selon Pline, l. 3 ,c. 4. C’étoit la ville de Luc en Dauphine. Elle est nom-mée Lucus Vocontiorxm par Tacite, Hijl. 1 . 1 , qui n’enfait qu’un municipe.
2. LUCUS AUGUSTI, ancien lieu d’Espagne, furh route de Prague à Astorga, selon Antonin, Itiner. entreMariiez St Timalinum , à seize mille pas de la premiers,St à vingt-deux de la seconde.
3. LUCUS AUGUSTI, lieu de la haute Allemagne ,lî l’on en creit une inscription gravée sur le marbre , &rapportée par Smétius. Elie se trouve auffi dans la Géogra-phie ancienne de Cellarius, dans le Recueil de Gruter. t. r,p. 302 , St dans les Mifctllan. Erudit. Antiquit. de Spon ,p. 810, n. 10, p. 188.
LUCUS ANGITLE. Voyez AngitIéE.
LUCUS ASTURUM , nom latin d’Oviédo , villed’Espagne dans l’Asturie.
LUCUS DIANjE lULIENSIUM. Hygenus, cité parOrtélius, nomme ce lieu , mais fans désigner en quel pays.
LUCUS FERALIS; Junius, in Batav. nomme ainsiun bois voisin de la Haye en Hollande, & qui étoit inac-cessible , à cause de l’horreur dont on étoit saisi en y en-trant. Le bois de la Haye n’a plus rien de pareil, supposéque Junius ait dit vrai.
LUCUS FERONLE. Voyez Feroni^E.
LUD , ou Lod. Voyez Lydda.
LUDÁY , ville de la Turque , en Asie , dans la Na-tolie , au Begsangil. Elle est réduite à un fort petit nom-bre d’habitans. Baudrand la nomme en latin Ludaïa ,Alydda Sc Aludda.
LUDE, (le) ville de France, en Anjou, aux fron-tières du Mairie, dans sélection de Baugé, au bord duLoir, à quatre lieues de la Flèche. Elle a un bon château.Elle fut autrefois érigée en duché-pairie en faveur de Henride Daillon, grand-maître de l'artillerie. Cette pairie est àprésent éteinte , Sc la terre appartient au duc de Roque-laure. Sa juridiction s’étend fur huit paroisses.
LUDERS : les Allemands nomment ainsi l’abbaye deEure.
LUDIANORUM INSULstE. Voyez Ludinorum.
LUDIAS , Aïcf/af, riviere de Macédoine, dans le voi-sinage de Pella, selon l’Epitome de Strabon, /. 7. On lanommoit auffi Lczdias. Voyez Lydius.
LUDICjE, Atjj',** , ville de Thrace, dans la pro-vince nommée Europe , selon Procope, JEdific. 1 . 4.
LUDIM, peuple descendu de Ludim, fils de Miraïm.
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Joseph a prétendu que les descendans de Ludìm ne íub-sistoient plus, il y avoit long-tems, St qu’,[ s aV oieit étédétruits dans les guerres d’Éthiopie. Le para,,h aste Jéro-í'olomitain, traduit Ludim par les habitans de la Maréotepartie d’Egypte. Bochart soutient qu’il faut lire i q pays deMéroê , ou de Miroite. Le paraphraste Jonathan le tra-duit par ceux du canton de Neut ou Neout , dans i’E-gypte ; i’Arabe , par ceux de Tenese , près de Péluse. Ezé-chiel met les Ludim avec Chus Sc Phut ; SC ailleurs, avecPhut Sc Pharas , ou peut-être Pathros. Ces peuples étoientdans l’Egypte ; mais il n’est pas aisé de marquer précisé-'ment le lieu de la demeure des Ludim . * ( a ) D. Calmetp.Dict. (b) Genes. c. 10, v. 17.
LUDINORUM INSULAE, istes d’Asie, aux environsde la Lydie, selon Varron de Re ruft. ad calcem. II fautdire Lydiorum ; SC Fulvius Ursinusï’a corrigé ainsi. Sca-liger aime mieux Ludìanorum. Voyez l’article Cala-minée.
LUDLOW , ville d’Angleterre , en Shropshire , auxfrontières du pays de Galles. Elle est fermée de murailles ,Sc défendue par un château. C’est à Ludlow qu’on tenoitla cour des Marches du pays de Galles, pour le jugementdes causes de son ressort, jusqu’à ce qu’eile fût suppriméepar acte de pralement, sous Guillaume III. * Etat présentde la Gr. Bretagne , t. 1 , p. T04 St 105.
Cette ville a séance au parlement.
LUDON , (le) riviere de France, en Gascogne, Ellea fa source dans le Marsan , aux confins du bas Armagnac ,à Loubens ; d’où, passant à Hontans, Sc , serpentant versle nord-ouest, elle se jette dans le Midou , avec lequelelle arrive au mont de Marsan. * Robert de Vaugondy ,Atlas.
LU FAN, ville de la Chine, dans la province de Quei-cheu , au département de Queiyang , premiers métro-pole de la province. Elle est de 11 d. 9' plus occidentaleque Pékin , sous les 25 d. 23 ' de latitude. * Atlas Sinenjîs.
LUG , riviere d’Angleterre. Elle a fa source au paysde Galles, en Radnoshire ; de -là elle entre Heresordshire ,Sc va ensuite mêler ses eaux avec celles de la W yé, au-dessous de la capitale de cette province.
LU G AN, ville de taChine, dans la province de Channsi,la quatrième ville métropolitaine de cette province.Elle est de 4 d. 20' plus occidentale que Pékin, sous les37 d. 13' de latitude. L’empereur Yu unit ce pays à laprovince de Kickeu. La famille Cheu y établit ensuite unroi, qui donna le commencement au royaume de Likeu,Lorsque les rois Han s’en furent emparés, ils lui donnè-rent le nom de Ckao. Après l’extinction de tous les rois,le premier empereur de la famille de Cin appella cetteville Xantang. La famille de Tarn la nomma Chaoy; celle .de Sum lui donna le nom de Chaote ; Sc le nom d qLu-gan, qu’elle porte aujourd’hui, lui a été donné par celle deTaminga. Un des empereurs de cette famille y établit unde ses parens, avec le titre de roi , Sc lui fit bâtir un pa-lais magnifique ; ce qui rendit la ville riche Sc puissante.* Atlas Sinenjîs.
Elle est située fur la ri ve septentrionale du fleuve C H ANG,dans un endroit fort agréable. Son territoire n’est pas desplus grands ; mais fa petitesse est récompensée par la beautédu pays. Elle ne cède en rien à aucune autre ville ; Scon trouve dans son territoire tout ce qui est nécessaire pourse nourrir Sc pour se vêtir. On éompte huit cités de làdépendance :
Lugan ,Changce,Tunlieu,Siangheng ,
Luching,Huquan ,Liching,Pingxun.
LUGANA, vallée d’Italie. C’est le pays des anciensLuganiens, dit Corneille, qui ne nous donne d’autre auteurde ces anciens Luganiens, que de Seine , libraire Fran-çois , établi à Rome, Sc auteur d’un Voyage d’Italie. Cettevallée a, dit ce dernier auteur, dix-huit milles de longueurSc deux de largeur, Sc est dans l’état de la république deVeusse; au bout de cette vallée, fur les hauts monts de Pri-molano , qui font la séparation de l’ítalie d’ave . l’Allema-g e, est le fort. de la Scala, que les Vénitiens entre-t ennent dans un passage important, où peu de ge, s arrê-teraient une armée d’étrangers. * Corn. Dict. de Seine.V oyage d’Italie.