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1. LUGANO, petite ville d’Italie , en Lombârdie,dans le Milanez. Elle avoit autrefois un château qui a étédémoli. Elle a passé de la domination Milanoise à celledes Suisses ; Sc c’est à présent une ville de Suisse , St lamême que celle de l’article qui suit.
2. LUGANO , ville de Suisse, dans les bailliages d’I-talie. Les Allemands la nomment Lavis Sc Laver. Elleest située dans un bailliage, auquel elle donne son nom ,& dont elle est la capitale, à la tête de la branche sep-tentrionale d’un lac, dans une situation fort agréable. Elleest médiocrement grande : on y voit, entr’autres, cleu xégli-ses ; l’une dédiée à S. François , est tout au bas de la ville ;Fautre située fur une hauteur qui commande la ville, estdédiée.à S. Laurent ; St un vieux château , qui est la ré-sidence des baillifs. * Etat &Dél. de la Suijfe , t. 3 , p. 208.
3. LUGANO, bailliage d’Italie, dans la Suisse, auxcon-fins du Milanez, au nord du lac de Mendrisio. II y a ungrand lac, d’une figure singulière, approchante de celled’une croix , dont la pointe occidentale est recourbée.La tête de ce lac , avec tout le pays qui l'environne, estdu duché de Milan ; mais ses deux branches, & le reste ,font du bailliage de Lugano. Ce lac se vuide, à l’occident,par une riviere nommée Tresa ou Tressa , qui, aprèsun cours de deux heures, va se jetter dans le lac Majeur.Le bailliage de Lugano est fort grand , St contient, outrela ville de même nom , soixante-un bourgs ou paroisses,& cent cinq villages fort peuplés. On y voit, entr’autres,CODELAGO, bon bourg, situé à la tête de la brancheméridionale du lac. C’estauísi de-là que lui vient son nom,en italien bâtard , Cô-de-Lago , pour Capo del Lago. DeCodelago à Lugano, il y a huit milles d’Italie ; ce qui estla distance de l’un des bras du lac, jusqu’à l’autre ; dureste, ce lac est étroit, & n’a guères qu’un quart de lieuede large. 11 y a près de Codelago une montagne qui estcreuse en plusieurs endroits. II fort perpétuellement duvent de ses cavernes, St les habitans mettent ce vent àprofit, bâtissant-là leurs caves , pour y tenir leur vin aufrais. Les principaux villages de ce bailliage font :
M111,, Novogìo,
Cafaro , Bironico ,
Sonvigo, Sec.
3. LUGANO : (le lac de) nous en avons parlé assezdans l’article précédent.
LUGDE , Luda St Lugda , lieu d’Allemagne , enWestphalie, dans l’évêché de Paderborn , fur l’Emmer.II est nommé Villa Luïdi , dans la Vie de Charlemagne,publiée parPithou ; Lutundi , dans les Annales de Canifius ;St on lit dans Reginon , ad ann. 784, Linhidi , au lieude Liuhidi. II est appelle Liuithi dans un ancien acte rap-porté dans les Monumenta Paderbonenjìa , p. 198, deFerdinand de Furstenberg, évêque ; St Lugethe , dans unautre acte. Ce lieu étoit qualifié ville dans ce même livre ;& on y dit que ses premiers seigneurs furent comtes deHallermund, desquels Verner, seigneur de Hombourg ,donna, en 1003 , sa fille Adélaïde en mariage à Sifroy,comte d’Eberstein, St lui accorda Lugde pour dot. Lamaison d’Eberstein en fut long-tems en possession. Albertd’Eberstein étant accablé de dettes, l’an 1212, l’offrit d’a-bord à l’abbé de Corvey, qui ne s’en soucia point, Stla vendit ensuite à l’évêque de Paderborn. Les comtes deSpiégelberg, de la Lippe , de Gleichen St de Valdec ,ont souvent disputé le comté de Pyrmont, St le bailliagede Lugde ; mais enfin, après bien du sang versé, Stbiendesdépenses , les choses furent accommodées en 1668 ; ScLugde avec sa seigneurie, St le comté de Pyrmont, fu-rent déclarés appartenir à l’évêché de Paderborn. Les eauxde Pyrmont sont tout auprès de Lugde.
LUGDUNUM, Lugodinum, Lugdunus, Lu-
GUDUNUM, LYGDUNUM , LUGODUNUM , LUCDU-NUM , nom commun à plusieurs anciennes villes. Ce noma été écrit si différemment, & a été donné à tant de vil-les , que nous croyons en devoir faire un article séparé.
Hadr. Vales. Notit. Gai. p. 192 , interprète le mot Lug-dunum , en tant qu’il signifie la ville de Lyon, par Monsdejìderatus , c’est-à-dire, la Montagne désirée. Plutarquele Géographe , de FLuminib. dit que Lugodunum signifie,dans la langue des Gaulois , la Montagne du corbeau ;il ajoute que cette ville fut ainsi nommée, parce que, quandon jetta ses fondemens, on vit dans ce lieu une grande
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quantité de corbeaux. Dion écrit Lugodunum , 8t d’anciennes inscriptions portent Lugudunum. Dans un Res-cript de l’empereur Constance, (ad Cerialem ) Lygdu-num est dit pour Lugdunum ; St Cujas , Observ. 1 . 27,c. 3 3 , assure que dans le manuscrit des Pandectes de la bi-bliothèque de Florence, on lit Lygdonenses , pour Lugdu-nenses ; d’où fans doute on aura fait dans la fuite LyonSt Lyonnois. Enfin Fauteur de la Vie de S. Germain écritLugdunum , St veut, avec assez peu de vraisemblance ,que ce mot soit formé du latin Lucidus , Sc du gauloisDun : comme qui diroit Lucidus mons ; c’est-à-dire, lamontagne brillante ou la montagne lumineuse. Ce qu’ily a de certain, c’est qu’il n’est guères de montagnes quiméritent moins ces épithètes, que la montagne fur laquellela ville de Lyon fut bâtie en partie ; car les eaux du Rhône& de la Saône , qui se joignent en cet endroit, y rendentl’air épais, Sc y causent des brouillards très - fréquens.D’autres préfèrent Lucdunum , pour dire Luciodunum ,c’est-à-dire, la montagne de Lucius, parce que Lucius Mu-natius Plancus y conduisit une colonie, comme on le peutvoir dans les Remarquesde Meziriac, fur le mot Lugdunum
D’après ces mêmes remarques, l’origine du mot Lu-gdunum peut être regardée comme certaine , par rapportà la ville de Lyon , qui a porté ce nom anciennement ;mais il reste de grandes difficultés par rapport aux autresvilles , qui ont été appellées de la même maniéré. Peut-être pourroit - on dire que ce nom leur a été donné , àcause de leur situation lur des montagnes ou fur des colli-nes, ou seulement par imitation.
A l’égard de la province de la Gaule, à laquelle la villede Lyon donnoit le nom de LUGDUNENSIS , Lyonnoise ,voyez au mot Gaule les divisions, les peuples Sc lesvilles de cette province.
LUGEAT, bois de France, dans le comté de Foix»dans la maîtrise des eaux Sc forêts de Pamiërs : il est dehuit cents quatre vingt-seize arpens, Sc trente-deux perches.
LUGEUS LACUS, Ahjíot marais ou lac de la Pan-nonie , selon Strabon, /. 7 ,p. 314. Lazius croit que c’estle Zirnit^er-Sie.
LUGI, ancien peuple de l’ifle de la Grande-Bretagne,selon Ptolomée , L. 2, c. 3. C’est le même que Logi.
LUGIDUNUM, ville de la grande Germanie , selonPtolomée, /. 2 , c. 11. Joachim Curceus croit que c’estGlogau, en Silésie.
LUGIENS. Voyez Ligiens.
LUGIO, ou Legio , ancien lieu de la Pannonie, se-lon Antonin, Itiner. Siniler croit que c’est Bath, ville dela basse Hongrie.-
LUGIONUM, ville de la basse Pannonie, selon Pto-lomée, /. 2 , c. 16. Lazius croit que c’est la légion d’An-tonin, fur le Danube.
1. LUGNI, bourg de France, en Bourgogne, fur unpetit ruisseau nommé le Bourbon.
2. LUGNI, chartreuse de France , en Champagne, andiocèse de Langres. Elle fut fondée en 1162, par Gau-thier , évêque de Langres, oncle de Hugues III du nom,duc de Bourgogne. Ce prélat quitta ensuite son évêchépour s’y faire religieux, Sc y mourut, l’an 1174, le jourdes Rois. * Baugier , Mém. de Champagne, t. z, p. aï.
1. LUGO, bourg d’Italie , dans l’Etat de F Eglise, auFerrarois , entre Ravenne 6c Bologne. II donne le nomà la forêt de Lugo, nommée anciennement LitanaSilva. Voyez ce mot.
2. LUGO, ville d’Espagne, dans la Galice. Les an-ciens Font connue sous le nom de Lucus Augufii ; ainsielle est ancienne. C’est le siège d’un évêché. Elle est située aubord du Minho, un peu au-dessous de fa source. Elle étoitautrefois beaucoup plus grande qu’elle ne l’est aujourd’hui,comme il paroît par la circonférence de ses murailles, furlesquelles , à ce qu’on assure , deux charrettes peuvent bienaller de front. Du tems des rois Suéves, cette ville étoitmétropolitaine ; mais il y a long-tems qu’elle nel’est plus.En 569, on y tint un concile pour régler les limites desdiocèses de Galice Sc de Portugal. II n’y a guères d’évê-chés en Espagne dont la date de Férection soit si incer-taine que celle de l'évêché de Lugo. Quelques auteurscroient que le roi Alphonse le Catholique, le fonda en746 ; mais ils se trompent ; car il est constant qu’un nomméNitigius, qui en étoit évêque , assista à un concile qui yfut tenu en 569, dans lequel Tbéodomir, roi des Suèves,proposa d’ériger une nouvelle métropole Sc de nouveaux
évêchés,