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Tome troisième. G - L.
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LYG

Selon Léon le Sage.

Hierocaesareae ,Dalles,Stratonicffiœ ,Ceraseoruin ,Satalorura ,Gabalorum,Hermocapeliae.

Selon Hieroclés,

Sataleon,

Gordos,

Mostina.

I. LYDIENS, (les) habitans de la Lydie, en Asie.

x. LYDIENS, (les) Lydi, ancien peuple , qui,étant venu s’étabiir en Italie, bâtit quelques villes enToscane.

LYDIUS-FLUV 1 US , riviere de Macédoine. Elle fé-paroit la Macédoine St la Bottiée, selon Ortélius. Pto-lomée , /• 3 , c. i3 , en met l’embouchure après celle del’Axius, au commencement de la Piérie ; après quoi, ilplace Pydna, St tout de fuite l’embouchure de i’Aliac-mon. II nomme Amphaxitide ce que d’autres géogra-phes appellent Bottiée , parce qu’en effet elle étoit desdeux côtés de l’Axius. En ce cas, cette riviere Lidiusn’étoit point différente de I’Astr.eus, qui terminoit laPiérie au nord ; de façon que Pydna étoit entre le Ly-dïus ou l ’Aftrceus St ì’ALiacmon. Cette derniere rivieretermine au midi, mais plus avant dans les terres, l’E-mathie ou la Macédoine propre. Cela n’est pas tout-à-ípit conforme à ce que dit Hérodote, /. 7, c. 27. Xer-xès étant venu à Therma r s’y arrêta; St Ion camp oc-cupoit tout ce qu’il y a dq terrein le long de la mer,depuis Therma St la Migdonie, jusqu’au Lydias & àl’Aliacmon, qui, joignant leurs eaux dans un même lit,terminent la Bottiée & la Macédoine. J’ai déja expliquécomment ces deux rivières bornent ces deux provincesdu royaume de Macédoine. II n’est pas si aisé de com-prendre comment Hérodote a pu dire que ces deux rivièresà qui Ptolomée donne des embouchures distinguées parun assez grand espace, la ville de Pydna , St quelquesautres entre deux, ont pu joindre ensemble leurs eaux,a moins quY; rdvrò,píid-&v , iti eundem alveum , ne s’en-tende du golfe Therméen, aujourd’hui de Thessalonique,qui peut être regardé comme l’embouchure commune,non-feulement de ces deux rivières , mais encore del’Axius, du Pénée St de plusieurs autres. Le nom de Ly-dius , changé en celui de Lydias , ne fait aucune diffi-culté ; l’abbréviateur de Strabon le dit de même ; StEfchine, dans ses Harangues, ne le nomme pas autre-ment. Aujourd’hui ce fleuve s’appelle Cajloro.

LYE , bourg de France , dans le Blésois , au diocèsede Blois, généralité d’Orléans, élection de Romoren-tin.

LYG A M AH, ancien peuple de laLybie intérieure,selon Ptolomée, 7 . 4, c. 6. L’exemplaire de la Biblio-thèque Palatine, St í’ancien éditeur Latin, portent Lyn-xamatce ou Lyn{amatce & ce qui fait croire que Lin-xamatce est le vrai nom , c’est que ce peuple á beau-coup de rapport, pour le nom , St même pour la situa-tion, avec la ville de Lynxama , Aity^ap*, que Ptolo-mée place dans le même canton.

LYGDANUM, ville d’Asie, dans le Troade, selonPline, /. 5, c. 30. Quelques éditeurs disent Lygda-NUM. Le P. Hardouin , inPlin, dit LYGDAMUM , furla foi des manuscrits, St il ajoute qu’il croit qu’elle de-voir ce nom à Lygdamis, celui qui prit la ville de Sar-des , St dont Strabon, /. 1, p. 61, a parlé.

LYGII, Ligii, Lugii & Logiones, ancien peu-ple de la grande Germanie. Tacite, de Mor. Germ. ditqu’au-delà d’une chaîne de montagnes, qui coupe le paysdes Suèves, il y a plusieurs nations, entre lesquelles lesLygìens font un peuple fort étendu , & partagé entreplusieurs cantons. Qu’il suffise , poursuit-il, d’avoirnommé les Arles , les Helvecones , les Manimi , lesElyjìi, les Naharvali... Au-delà des Lygiens,sont lesGo-thons, qui ont un roi particulier. II les nomme ailleursLigiens . Strabon, L 7, fait mention des Luïens , Avhç,vaincus par Maroboduus, St dit que c’étoit un grandpeuple , ptya. ‘Edwf. Les éditeurs ont changé le motA éim en Anyíes. Ptolomée, /. 2, c. II , a fans douteauffi parlé de ce peuple , St on y trouve A 2 t ot ’opoe/,

LYM

Aa'tû/ A/cTaro/, aSVo/ b fcpcr. Luti Ornant , Luti Eidum ,Luti Bitrìi. D’habiles critiques ont très-bien remarquéque, dans ce mot aottoi , le T s’est glissé mal-à pro-pos pour un r, changement fort aisé à concevoir; deforte qu’au lieu de Luti , il faut lire Lugi ou Logi-Auffi dans plusieurs exemplaires de Ptolomée y a-t-ilLongi Diduni , AÓyyot ùAl'jtt, St Longi Omani, tóyyot’o(jlo.voì , qui s’écarte peu de Aayot , Lugi ou Logi. Zo-sime, /. x, les nomme Logiones, Aoyíavn, au sujet dela guerre que leur fit l’empereur Probus. Leur pays faitprésentement partie de la Pologne, en-deçà de la Vistule,en y comprenant encore la Silésie qui répond , à ceque l’on croit, au peuple Elyjii , St une partie de la Bo-hême. Arrien, Alex and. 1.1, nomme Lyginus une ri-viere qu’Ortélius, Thés. in voce CiABRUS, conjectureêtre la même que la Morave. II se sert du mot fortè ,peut-être.

LYGOS , ancien nom de Byfance, selon Pline, /. 4,c. 11.

LYLA, ville du Péloponnèfe, dans l’Arcadie, selonEtienne le Géographe. Ortélius , Thesaur. doute si cene feroít pas la même que Lil^EA, , de Ptolo-

mée.

LYLffTJS, riviere d’Asie, dans la Bithynie, selonPline, /. 5, c. 32. L’édition du P. Hardouin porte Li-LjEUS.

LYMAX, KupJg , riviere du Péloponnèfe, dansl’Arcadie ; elle baignoir la ville de Phigalée, & se dé-gorge dans le Néda, dit Paufanias, /. 8, c. 41.

LYMBACH, place de la baffe Hongrie, fur une mon-tagne, aux frontières de la Stirie, St à un mille d’Alle-magne de la riviere de la Mure, selon Baudraod. II ya deux places du nom de Lymbach ; on les distinguepar les noms d’OBER-LYMBACH , le haut Lymbach ;St de Nider-LymbacH , le bas Lymback. 11 y a qua-tre lieues de distance de l’un à l’autre. Les Hongroisappellent le bas Lymbach Asolindua; St on croitqu’il existoit du tems des anciens, fous le nom d 'Oly-macum. II est à six milles du lac Éalaton , St à quatrede Canife.

LYMCHILL, montagne, St

LYME, riviere. Voyez LeMANUS.

LYME, ou Lyme Régis , ville d’Angîeterre , enDorfetshire , aux confins de Devonshire, fur une petiteriviere de même nom, de laquelle il est parlé dans lesanciens historiens, qui disent que le roi Kinuîphe donna,en 774,-^ l’église de Scireburne t du terrein pour bâtirune maison, près du bord occidental de la riviere deLyme , à peu de distance de son embouchure , dansla mer, asin que l’on y cuisît du sel, pour subvenir auxnécessités de cette église. Lyme a un havre qui n’estguères fréquenté que par les pêcheurs ; ce fut- là quele duc de Monmouth prit terre , lorsqu’il arriva de Hol-lande , pour se mettre à la tête des rebelles, qui vou-loient le couronner au préjudice de Jacques II. La villemême est fur une éminence ; on y tient marché public,St elle envoie ses députés au parlement. * Corn, Dict.Etat présent de la Gr. Bret. t. I , p.

LYMEN. Cambden, Britann. croit que c’est le nomBreton de LlMNOS, petite iíìe voisine de la Grande-Bretagne St de l’Irlande, entre ces deux ifles.

LYMFIORD, ou Limfiord , Limicusfinus , selonBaudrand, petit golfe du Danemarck , dans le Scager-Rack. II s’avance d’occident en orient, dans le Nord-Jutland, qu’il sépare en deux,’ à la réserve d’environquatre milles qu’il laisse entre lui St la mer d’Allema-gne. II y a quelques ifles dans ce golfe , St on voit, furfes bords, de petites places, entr’autres, Lemrick. AI- .borg n’est pas loin de l’entrée du Limfiord.

LYMINIS, ville de Cappadoce. Le comte Marcel -lin , dans fa Chronique, dit que l’empereur Zénon er 1-voya Bafilisque, avec fa femme St son fils, en exil à L y-minis , St qu’ils y périrent de faim St de mifere. Po; r.-ponius-Lœtus Ut Lemnis. Jornandes dit Slemnitj: .vï ,St Cédrene racontant le même fait , dit que ce sii ,t àCucusum. II faut , dit Ortélius , ou que ces n< jmssoient synonymes, St signifient un seul St même b ;eu,ou que les historiens ne soient point d’accord,LYMNE, lieu d’Angleterre., C’étoit autrefois une