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11 y est question d’Antonin Pie, qui fit élargir le che-nu n entre ces deux villes , en coupant les montagnes,au pied desque(les coule le Lycus. Pline , /• 5 , c. 20;6 c Mêla, /. 1, c. 12, en font mention. Ç’est aujour-d’hui la riviere du Chien.
17. LYCUS. Quinte- Curie fait couler à Célènes ,dans la Phrygie, une riviere nommée Lycus. II fe trompe »c’est le Maríyas.
18. LYCUS, fosséd’Egypte, qui établissoit la com-
munication des eaux du Nil, avec celles du lac Maréo-tide. II en est parlé dans l’Histoire de Calliste, 8,
c. 41 ; St dans i’Histoire .trip.artite.
LYDA, Voyez Chyda.
LYDDA ( a ), en hébreu Lud , ou Lod , en grec Lydda ,ou Diospolis , ancienne ville de la Palestine, fur le che-min de Jérusalem à Céíarée de Philippe. Elle étoit à l’o-rient de Joppé , St à quatre ou cinq lieues de cette ville;cette ville appartenois à la tribu d Ephraim. II íemblequ’elle fut habitée par les Benjamites ( b ), au retour de lacaptivité de Babylone. Lydda est une des trois topar-chies , ou seigneuries, qui furent démembrées de la Sa-marie ( c ), pour être données aux Juifs. S. Pierre étantvenu à Lydde ( d ), y guérit un homme paralytique,nommé Enée. Baudrand dit que cette ville subsiste en-core fous le nom Rama , St que les Arabes Pont rebâtiedepuis le tems de Mahomet : d’autres voyageurs Pontdit avant lui ; cependant la chose n’en est pas plus vraie.Le P. Nau, Jésuite , les distingue très-bi en, & met Rame.( c’est ainsi qu’il nomme Rama dans son Voyage nou-veau de la Terre sainte , 1 . 1 , c. 6, p. 3 1 ») à plus de troislieues de Jasa, qui est la même que Joppé , comme nousle disons ailleurs. II dit dans le chapitre suivant, p. 41 ;comme nous étions à Rame le Métoualli du saint sépulcre,ayant appris que M. l’ambastâdeur étoit arrivé, & qu’ilavoit dessein de visiter Lydde , lui envoya témoigner la/oie qu’il auroit de l’y voir. Nous partîmes l’après-dînée,6 c nous nous y rendîmes en une heure de tems. I). y adonc une heure de chemin de distance entre ces deuxvilles. Lydde est aujourd’hui appeíiée Leudde , selon lemême voyageur. II remarque qu’elle tenoit le cinquièmerang entre les onze toparchies de la Judée. On y volt-encore une égide de S. George : ce n’est pas celle quePempereur Justinien avoit fait bâtir, St qu’il avoit prisplaisir d’orner richement. Les Mahométans l’abbatirent àl’arrivée de Godefroi de Bouillon, & des autres sei-gneurs croisés , de peur qu’ils ne fe servissent de cet édi-fice contre eux. Celui dont on volt aujourd’huj les restes,fut depuis bâti en fa place. 11 n’a plus rien d entier qu’unpeu du fond de la nef, où les Grecs ont fait ún autel àleur maniéré : ce fond de nef même est ruineux, 6 c nerésistera pas long-tems aux pluies & aux orages de i’hy-ver. Devant la cloison qui cache l’autel, on a élevé unquarté de pierre , où, dit-on , étoit autréfois la tête deS. George , avant qu on la transportât à Rome , où elleest dans une église qui porte le nom de ce saint. Le re-venu, qui fe tire de cette ville 6 c de toutes ses dépendan-ces est assigné en partie pour l’entrétien de l’hôpital deJérusalem, en partie pour quelques frais de la caravanede la Mecque. Le Métoualli du lai n t fépulchre, (c’est-à-dire celui qui en a l’intendance,) a foin de recueillir cesrevenus, ôí il ne le fait pas fans peine ; car il a affaireà des paysans 6 c à des Arabes indociles qui ne donnentpas volontiers. II y a même des montagnes assez peu-plées , qui bornent les plaines de Leudde, cloìi le Turc,tout habile qu’il est à tirer de l’argent de tout, ne peutavoir que peu de chose. Les paysans, qui les cultivent,& qui ont leurs Scheïckks ou Mesckaïekhs, (c’est ainsi qu’onnomme les principaux de la nation , principalement ceuxqui gouvernent, ) savent manier l’épée auffi-bien que lacharrue; & ils reçoivent ceux qui leur viennent deman-der plus qu’ils n’ont envie de donner, d’une maniéré quifait perdre l’envie, ou du moins la hardiesse de les in-quiéter. Ces montagnards s’appellent Aouahed , du notnde leur principale demeure qui e&Ahoud. *( a ) CalmetDict. ( b ) Esdras, L z, c. n. ( c ) Maccab. 1 . 1 , c . 11!Joseph. Antiq. L 14, c.'S. (°) AB. Ap. c. 9, v . 33.
LYDIA, ou Mçeonia , province de l’Afie mineure.Presque tous les géographes conviennent que la Mœoniaà la Lydia font la même province, 6 c que les Lydiensfont ceux qu’Homere appelle Mfaya.ç 3 Méonas ì Méoniens >
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Hérodote , /. I, c. 7 , nous apprend que tóus les rois #qui régnèrent dans ce pays, étoierit descendus de Ly-dus, fils d’Atys, qui avoit donné son nom à tout lépeuple que l’on appelloit auparavant Mœones , les Méo-niens. Strabon, L xz , dit que les Lydiens qu’Homereappelle Moconas, furent nommés dans les siécles fuivansMœones.
Cependant Ezeeh. Spatrheìm (Ad Callimach. Hymn,in Del. vers. 2^0,) a observé que quelquefois on avoitdistingué les Méones des Lydiens; que la Lydie supé-rieure avoit anciennement été appellée Méonie propre ,dans laquelle fe trouvoit le mont Tmoïus , & où pre-noit fa source le fleuve Pactole ; que cette distinctionavoit fait que Callimaque avoit donné le surnom daMœonìus au Pactole ; qu’Homere avoit dit que les Méo-niens habitoient leTmolus; 6 c Denis le Périegete placela Méonie au pied du mont Tmolus. 11 ajoute que lesLydiens avoient habité la Lydie inférieure, savoir ia par-tie du pays , qui tiroit du côté de la mer, & que c’étoitpar cette raison qu’Hérodote, lib. 1, c. 141, avoit avancé,en parlant d’Ephèle, de Colophone , & de Lébédos,que ces. villes étoient dans la Lydie.
II est vrai qu’on parloir anciennement de ta forte ; maisce ne fut pas un usage constant. Les habitans de la basseLydie furent auffi quelquefois appellés Méoniens, & onnomma Lydii ceux qui habitoient la haute Lydie. Dansla fuite, la colonie des ioniens s’étant multipliée, insen-siblement le nom des Méoniens fe perdit. La Lydie infé-rieure prit le nom à'Ionie , 6 c la Lydie supérieure retintle nom de Lydie ; ce qui fut observé du teins des Grecs,6 c même du tems des Romains, aulfi-bien que dans lesnotices des églises 6 c des évêchés.
La Lydie inférieure ne fut pas distinguée non plus dal’Ionie. C’étoit le royqume des Lydiens , principalementdes derniers rois. II s’étendoit depuis le fleuve Halys,jusqu’à la mer rEgée. Dans une lettre de Darius à Alexan-dre , on lit Halys amnis qui Lydiam terminât. Curtius ,l. 4 , c. 11.
Pline, lib. 5, c. 39, donne les bornes suivantes à laLydie prise dans toute son étendue : « Du côté du Le-» vant, dit-il, elle est voisine de la Phrygie, de la Mysie» du côté du nord , & ,de la Carie du côté du midi,» Ptolomée décrit les villes de cette province de la sorte :
Pepere,
Mosteni,
Hiero-Caefarea,
Nacrafa,
Thyatìra,
Magnesia, pris de Sipylum,
Metropíis.
Juliogordus ,Aëgara,Hypaepa,Sardìs,Philadelphia,J o vis Fanum,
Les Notices Ecclésiastiques ajoûtent Tripoli, que Pto-lomée place dans la Carie. Les Notices de l’empereurLéon le Sage St de Hiéroclès, diffèrent auffi entr’elles ;l’une met vingt-fept évêchés dans la Lydie : l’autre n’yen met que vingt-trois. Les voici toutes deux :
Selon Léon le Sage.
Selon Hièroclis.
Sardensium,
Sardis,
Philadelphie ,
Philadelphia ,
Tripoleos,
Tripolis,
Thyatirorum,
Thiatera,
Settorum ,
Sitae ,
Aureliopoleos ,
Mœonia,
Gordorum,
’Julianopolis,
Troallorum,
Tralles,
Salorum ,
Aurelíopolis,
Silandi,
Attalia ,
Mœoniae ,
Hermocapelia,
Apoilinis-Fani,
Ocrafus ,
Arcanidis,
Apollinis-Fanum
Mustines ,
Talaza,
Acrasi,
Bagis,
Apolloniadis,
Cerafe-Meso,
Attaliœ ,
Tymellus ,
Bages,
Balandi ,
Appollortes,
Hierocastellía ,
Mesotimoli,
Mystene,
Tome III, Dddddd